Lu la Belle Mort de Mathieu Bablet chez Ankama.
Déception. Tel est le mot qui me vient à l'esprit après la lecture de ce livre. Commençons par le positif. C'est un one shot, l'objet est beau et j'aime le dessin (avec une influence manga indéniable) mais surtout les couleurs. L'histoire est basique. 3 personnages puis 4 doivent lutter pour survivre dans un univers apocalyptique dominé par les insectes. Vous me direz : c'est pas original c'est vu mille fois. Vous n'avez pas tort et apriori l'auteur s'en est aperçu aussi mais j'y reviendrai plus tard.
Pour ma part, j'adore les bds, films et romans avec une ambiance fin du monde et des survivants luttant contre l'adversité. Comme cela me vient en tête Mad Max, La route, Je suis une légende, Walking dead, Les eaux de Mortelune ou encore le dernier Rivage. Cela permet toujours un climax tendu, un développement de la psychologie des personnages et aussi du grand spectacle. La thématique est simple mais pourquoi vouloir toujours faire compliqué quand la recette initiale est succulente
C'est malheureusement ce qu'a voulu faire l'auteur. Les premières pages de cette bd sont brillantes. Tendues, surprenantes. 3 hommes survivent dans une ville en ruine. Une menace semble planer. On ne la voit pas au début. On la devine. Des insectes géants ont pris le pouvoir et déciment la planète. Les caractères des personnages sont bien troussés et on prend plaisir à suivre ces anti héros. Et puis patatra.
L'auteur à mi parcours semble être pris de doute. Houlala, on va me reprocher d'être un copieur. Ma bd n'est pas originale pour un sou. Il faut que je trouve un truc. Et là pris d'un délire d'intellectualisme du plus mauvais effet, l'auteur semble transformer sa bd en indigeste essai philosophique. Et que je développe la théorie du surhomme, d'une pensée supérieure qui survivrait au corps (l'âme je présume), la nature qui reprend ses droits quand l'homme n'est plus là, des réflexions sur la place de l'homme etc. Bref dès la mi livre c'est à dire presque quand la fille survient, on commence à ne plus rien comprendre. J'ai rien contre les réflexions philosophiques. J'adore le film Ghost in the shell ou même si j'avais pas tout compris à la sortie du film, j'étais sur un nuage. Les images restées. Les propos aussi. Plusieurs semaines après j'y repensais. Ici il me reste le sentiment d'un indigeste gloubi boulga incompréhensible. C'est qui la fille? C'est quoi cette fille? Pourquoi connait elle l'avenir des persos? Et puis ce final soit disant 150 ans après. Pourquoi est-elle toujours en vie? Pourquoi son enfant est il toujours petit?
Bref je pense que l'auteur a voulu péter plus haut que son cul et s'est emmêlé les pinceaux. Quel gâchis!! Cormac Mc Corthy a compris lui avec la route qu'avec un talent d'écriture une histoire simple au demeurant se suffit d'elle même. Pas d’esbroufe. Pas de chichis.
Verdict bd à revendre 1/5 pour le début.
J'ai été attiré par la couverture: le nom de Loisel et une maquette ressemblant fort à celle de La Quête de l'Oiseau du Temps (j'avais même cru reconnaître une petite Pelisse sur cette couverture...). Mais, contrairement à ce que je croyais, Loisel n'est qu'au scénario...
Des animaux qui parlent ? Pourquoi pas ! Mais ici rien du merveilleux qui aurait permis d'y "croire". Et rien pour l'expliquer (alors que la première page ne le présuppose pas).
D'ailleurs rien ne se passe, en fait. C'est insipide, les dialogues m'ont paru niaiseux. Et pourtant, ils ne semblent pas forcément s'adresser à un public très jeune ?
Ca se lit très vite, heureusement. J'avoue ne pas avoir aimé du tout. Ni compris grand chose... Si c'est le premier album de Loisel que vous lisez, dites vous bien qu'il a fait bien mieux ailleurs (au dessin et/ou au scénario).
Je déteste ce genre de BD surréaliste où l’auteur, sous couvert d’un dessin complètement barré réalisé sous l’effet de psychotropes (surtout pour la 2ème partie), veut faire passer un message philosophique, politique ou humaniste que sais-je ! Je n’ai rien compris ou j’ai l’impression d’être complètement con.
Pourtant ça ne démarrait pas trop mal. Dans un monde où la race humaine à quasiment disparue suite à une invasion extraterrestre d’insectes (de type Starship Trooper), un petit groupe de trois mecs tente de survivre façon « 28 semaines plus tard » en se cachant dans la ville abandonnée où la végétation reprend peu à peu ses droits.
Le scénario est vu et revu mais j’aime bien les survival horror alors ça passe bien de mon côté même s’il faut reconnaître qu’il ne se passe pour ainsi dire rien du tout dans cette 1ère partie. Heureusement que le dessin est sympa et inédit avec des personnages aux traits anguleux, un style différent de ce que j’ai l’habitude de voir.
Mais le changement intervient à partir du moment où le groupe rencontre une survivante qui on l’imagine bien, va un peu foutre l’ambiance à plat… et le scénario aussi du coup. A ce moment là, je crois que l’auteur s’est pris un gros trip aux champignons mexicains parce qu’entre l’histoire de l’élu qui ressemble à Naruto et qui grimpe des façades d’immeubles à pieds, la gonzesse qui est en fait une allié des extraterrestres, les flashs back inutiles et ennuyeux, le type mi-homme mi-insecte, moi j’ai rien capté et trouvé le tout lourdingue.
Attention !… Hé... ho.. j’ai dit : ATTENTION !!… Une série à ne pas mettre sous tous les yeux. Car là, on entre de plain-pied dans du scabreux et du sado-masochisme cru de chez cru.
Les aventures de Marie-Gabrielle ne sont VRAIMENT pas faites pour les petits n’enfants.
Je connaissais Pichard pour « Paulette » et « Blanche Epiphanie », mais ici gloups !…- ça m’a vraiment surpris. Pichard « rentre dans le lard » des bien pensants, des grenouilles de bénitier ; fustigeant la religion comme personne, je pense, ne l’avait encore fait.
Il embarque son héroïne dans des pratiques sado-masochistes où les pires supplices succèdent aux pires supplices. Cette libertine moderne bénéficie –c’est Pichard- d’un graphisme vraiment sensuel, où la patte de cet auteur est directement reconnaissable.
Pichard règle ici ses comptes avec le rigorisme, les faux-culs, la religion dans des scènes non dénuées d’humour et dans une mise en scène piquante.
Certains ont crié au chef-d’œuvre de Pichard, d’autres d’avoir réalisé une œuvre vraiment pornographique.
Personnellement, je n’ai pas aimé. Ben non. Même si ces histoires sont réalisées haut la main, que nombres de scènes sont vraiment des tableaux, je n’ai pas apprécié ce à quoi cet auteur réduit son héroïne, à savoir la femme en tant que telle : un garage à bites !
Je n’ai vu que de la cruauté dégradante, l’avilissement du sexe féminin.
Certains boutonneux feront vraisemblablement l’exégèse de ces deux volumes (je ne compte pas l'intégrale), criant au nirvanha de la dépravation de bon ton. Personnellement, l’ensemble m’a autant ému qu’un vieux reste de soupe froide.
J’ai dit et maintiens : pas aimé.
Je n'ai jamais joué aux jeux vidéo (pas trop ma tasse de tisane) de la licence. Par contre je connais leur qualité graphique et c'est principalement mu par celle ci que j'ai commencé à lire cette série.
Comment peut on passer de cette "œuvre graphique" vidéoludique avec des cinématiques de toute beauté à ce dessin que la décence m'empêche de qualifier. Dieu que c'est laid. Mais bon on pourrait s'en accommoder si ce n'était pas le crayon qu'on est venu chercher.
Et comme l'histoire, entre sauts temporels et multiplications des axes, part dans tous les sens et ce avec bien peu d'intérêt, il n'y a pas grand chose à sauver.
Et messieurs les éditeurs, la technique de la couverture magnifique mais trompeuse sur la qualité graphique des planches commence à devenir un grand classique pas forcément appréci(able)é.
Je ne sais pas vraiment à qui s'adresse cette BD d'exploitation commerciale sinon aux jeunes joueurs addicts??
J'avais bien aimé Le Goût du paradis, un peu moins Coney Island Baby. Eh bien encore moins Tonight.
Tonight ou la vacuité.
Rien dans cet album, la narration est lamentable. On passe d'une scène à l'autre sans s'en rendre compte. Cela raconte les soirées de djeun's, avec un point de vue original à savoir du côté du vestiaire des filles, auteur fille oblige. Si c'est ça la jeunesse d'aujourd'hui ça fait peur, et moi je passe pour un vieux con. Si c'est ça la nouvelle vague d'auteurs, il faudrait qu'elle se trouve d'autres sujets.
Il reste le dessin qui reste pas mal et les couleurs qui ont un petit côté un peu rétro je trouve, ça donne une ambiance années 70. Pour ma part je trouve la couverture assez laide en plus.
Bien sûr il y a de grandes chances que cet album se retrouve dans la sélection d'Angoulême 2013...
Bref passons notre chemin cahin caha.
Merci Soleil, il n'y avait que vous pour oser publier de pareilles calamités.
On aura rarement vu une équipe de héros dont on se fiche aussi éperdument ; et quelles péripéties entre : trouver un bateau, aider une jeune femme amoureuse d'un dauphin, sortir d'un labyrinthe... Wahouuuu !
J'ai l'impression que Crisse n'a qu'une histoire et qu'il nous la ressert à différentes époques : Canari chez les mayas, Atalante dans la Grèce antique, Zorya et l'épée de cristal, Luuna chez les indiens.... toujours le même mode opératoire avec une bimbo écervelée à moitié à poil et des petits personnages sensés être drôles pour faire une quête sans intérêt.
Je ne sais pas s'il pense rendre hommage aux femmes en les représentant de la sorte mais personnellement je n'y vois que des poupées sans cerveau en simple fantasme pour adolescents fans de "loft story" (en plus elles ne cuisinent même pas).
Cette fois ci l'auteur ne prend aucun risque, les albums peuvent se lire indépendamment les uns des autres. C'est bien parce qu'on a l'habitude qu'il ne finisse jamais ses histoires. Là de toute façon on s'en fout. On voit bien qu'il ne sait pas du tout où il va, lorsqu'il a du temps il dessine un album et le met en vente, purement commercial.
Atalante c'est Pamela Anderson qui incarne Alice au pays des merveilles dans la série Hercule. C'en est bête que c'en est insoutenable.
Alors que le cinquième tome arrive je me demande ce que sera le 6ème ?
Atalante sur l'île de la tentation de Kho Lanta ? Atalante et les ch'tis à Mikonos ?
Vraiment j'ai hâte.
J'oubliais de parler du dessin, c'est pas mauvais mais c'est limite malsain (Atalante se fait attraper par un centaure..... bof même sans avoir d'arrières pensées), il y a beaucoup de couleurs (trop peut-être), ça fera certainement plaisir aux enfants, mais passé dix ans... .
Que je suis réellement déçu alors que je me faisais une joie de découvrir la nouvelle oeuvre du peu prolifique Fabrice Néaud. Il faut dire que son oeuvre phare Le Journal m'avait captivé dans un genre totalement différent. On passe de l'introspectif à un récit de science-fiction se passant dans un contexte géopolitique plus qu'improbable (comme si le Yellowstone pouvait d'un coup rayer les USA de la carte).
Je n'ai pas aimé la coordination de cette histoire d'anticipation. Je n'ai pas aimé les dialogues qui m'ont paru soporifiques à souhait. J'ai cherché un peu de subtilité et j'ai eu beau chercher, je n'ai trouvé que violence et cruauté. Où est passé ce que j'avais tant aimé chez cet auteur ? Je ne ferai pas dans la demi-mesure de bon aloi. Ma note reflète ma déception de lecture.
Ce qu'il y a de bien chez cet auteur c'est que les oeuvres se suivent et se ressemblent mais pour la dernière histoire que j'aurais lue de Manara (en trouver une satisfaisante et pas forcément érotique me ferait sûrement plaisir néanmoins), le fait d'avoir repris à son compte et sur un versant féminin la célèbre histoire de Gulliver permet de trouver un "mince" intérêt scénaristique.
Ben oui le titre annonce la couleur tout comme le triste Pinocchia de Francis Leroi : on prend un héros célèbre, on le rend attrayant en lui donnant le beau sexe et comme il s'agit d'une adaptation, le matériel est déjà là et on peut le pimenter de prestations érotiques.
Voilà le "pitch" est là, pour les plus courageux, rappelons que Gulliver narre les aventures d'un marin devenu géant dans un monde de lilliputiens et qu’il s’agira d’un prétexte pour voir la demoiselle en gros plan et de façon dénudée sous tous les angles….
Et sinon ? Ben je préfère cet univers à celui des années chic et choc et surtout kitschissimes des années 80 du Déclic ou du Parfum de l’invisible mais sorti de là, pas d’érection ni d’intérêt plus que le temps de la lecture qui doit approximativement approcher des 15 minutes en prenant mon temps ou mon mal en patience….
Euh un point positif ? Oui : Manara dessine bien les femmes et son héroïne en particulier mais bâcle encore plus les décors qu’à l’accoutumée.
Une anecdote ? La couverture de la récente réédition intégrale de Borgia du même auteur ressemble curieusement à cette vieille édition des Humanos que j’ai actuellement en mains et qui va finir d’ici peu chez mon beau-frère peu regardant sur le contenu mais sur les formes. Au moins Gulliveriana fera un heureux dans mon entourage. ;)
Sacré Manara, il reprend l’idée du Déclic et la décline sous la variante suivante : on remplace le machin qui excite les nanas par un mec invisible qui les honore !!!!!
Du coup la mise en scène est presque strictement la même puisqu’il s’agit d’une succession de scènes émoustillantes où le désir des femmes en plein onanisme (ou tout comme) est représenté de la même façon : les yeux fermés, sourcils en demi-lune et poses suggestives !
Ok les nanas sont super bien dessinées mais se ressemblent toutes et les situations ou esquives de scénario complètement à côté de la plaque… Manara est l’équivalent de David Hamilton en un peu plus explicite mais on a toujours autant envie de bailler et au final il n’y a rien à retenir d’une histoire qui aurait du s’insérer dans le déclic.
Manara n’aura jamais le déclic en matière de scénariste et il faudra attendre l’extrême inspiration de Jodorowski avec Borgia pour lire quelque chose qui ne plaira pas au plus grand nombre mais sera vraiment différent.
Cet auteur aurait dû se contenter d’illustrations polissonnes au lieu de s’acharner sur des scénarios insipides…. Bref on s’emmerde grave et la perfection physique des demoiselles laisse finalement de marbre par faute d’excès et de répétitivité…. Un bien beau livre d’images fades, ça vous branche ?
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La Belle Mort
Lu la Belle Mort de Mathieu Bablet chez Ankama. Déception. Tel est le mot qui me vient à l'esprit après la lecture de ce livre. Commençons par le positif. C'est un one shot, l'objet est beau et j'aime le dessin (avec une influence manga indéniable) mais surtout les couleurs. L'histoire est basique. 3 personnages puis 4 doivent lutter pour survivre dans un univers apocalyptique dominé par les insectes. Vous me direz : c'est pas original c'est vu mille fois. Vous n'avez pas tort et apriori l'auteur s'en est aperçu aussi mais j'y reviendrai plus tard. Pour ma part, j'adore les bds, films et romans avec une ambiance fin du monde et des survivants luttant contre l'adversité. Comme cela me vient en tête Mad Max, La route, Je suis une légende, Walking dead, Les eaux de Mortelune ou encore le dernier Rivage. Cela permet toujours un climax tendu, un développement de la psychologie des personnages et aussi du grand spectacle. La thématique est simple mais pourquoi vouloir toujours faire compliqué quand la recette initiale est succulente C'est malheureusement ce qu'a voulu faire l'auteur. Les premières pages de cette bd sont brillantes. Tendues, surprenantes. 3 hommes survivent dans une ville en ruine. Une menace semble planer. On ne la voit pas au début. On la devine. Des insectes géants ont pris le pouvoir et déciment la planète. Les caractères des personnages sont bien troussés et on prend plaisir à suivre ces anti héros. Et puis patatra. L'auteur à mi parcours semble être pris de doute. Houlala, on va me reprocher d'être un copieur. Ma bd n'est pas originale pour un sou. Il faut que je trouve un truc. Et là pris d'un délire d'intellectualisme du plus mauvais effet, l'auteur semble transformer sa bd en indigeste essai philosophique. Et que je développe la théorie du surhomme, d'une pensée supérieure qui survivrait au corps (l'âme je présume), la nature qui reprend ses droits quand l'homme n'est plus là, des réflexions sur la place de l'homme etc. Bref dès la mi livre c'est à dire presque quand la fille survient, on commence à ne plus rien comprendre. J'ai rien contre les réflexions philosophiques. J'adore le film Ghost in the shell ou même si j'avais pas tout compris à la sortie du film, j'étais sur un nuage. Les images restées. Les propos aussi. Plusieurs semaines après j'y repensais. Ici il me reste le sentiment d'un indigeste gloubi boulga incompréhensible. C'est qui la fille? C'est quoi cette fille? Pourquoi connait elle l'avenir des persos? Et puis ce final soit disant 150 ans après. Pourquoi est-elle toujours en vie? Pourquoi son enfant est il toujours petit? Bref je pense que l'auteur a voulu péter plus haut que son cul et s'est emmêlé les pinceaux. Quel gâchis!! Cormac Mc Corthy a compris lui avec la route qu'avec un talent d'écriture une histoire simple au demeurant se suffit d'elle même. Pas d’esbroufe. Pas de chichis. Verdict bd à revendre 1/5 pour le début.
Pyrénée
J'ai été attiré par la couverture: le nom de Loisel et une maquette ressemblant fort à celle de La Quête de l'Oiseau du Temps (j'avais même cru reconnaître une petite Pelisse sur cette couverture...). Mais, contrairement à ce que je croyais, Loisel n'est qu'au scénario... Des animaux qui parlent ? Pourquoi pas ! Mais ici rien du merveilleux qui aurait permis d'y "croire". Et rien pour l'expliquer (alors que la première page ne le présuppose pas). D'ailleurs rien ne se passe, en fait. C'est insipide, les dialogues m'ont paru niaiseux. Et pourtant, ils ne semblent pas forcément s'adresser à un public très jeune ? Ca se lit très vite, heureusement. J'avoue ne pas avoir aimé du tout. Ni compris grand chose... Si c'est le premier album de Loisel que vous lisez, dites vous bien qu'il a fait bien mieux ailleurs (au dessin et/ou au scénario).
La Belle Mort
Je déteste ce genre de BD surréaliste où l’auteur, sous couvert d’un dessin complètement barré réalisé sous l’effet de psychotropes (surtout pour la 2ème partie), veut faire passer un message philosophique, politique ou humaniste que sais-je ! Je n’ai rien compris ou j’ai l’impression d’être complètement con. Pourtant ça ne démarrait pas trop mal. Dans un monde où la race humaine à quasiment disparue suite à une invasion extraterrestre d’insectes (de type Starship Trooper), un petit groupe de trois mecs tente de survivre façon « 28 semaines plus tard » en se cachant dans la ville abandonnée où la végétation reprend peu à peu ses droits. Le scénario est vu et revu mais j’aime bien les survival horror alors ça passe bien de mon côté même s’il faut reconnaître qu’il ne se passe pour ainsi dire rien du tout dans cette 1ère partie. Heureusement que le dessin est sympa et inédit avec des personnages aux traits anguleux, un style différent de ce que j’ai l’habitude de voir. Mais le changement intervient à partir du moment où le groupe rencontre une survivante qui on l’imagine bien, va un peu foutre l’ambiance à plat… et le scénario aussi du coup. A ce moment là, je crois que l’auteur s’est pris un gros trip aux champignons mexicains parce qu’entre l’histoire de l’élu qui ressemble à Naruto et qui grimpe des façades d’immeubles à pieds, la gonzesse qui est en fait une allié des extraterrestres, les flashs back inutiles et ennuyeux, le type mi-homme mi-insecte, moi j’ai rien capté et trouvé le tout lourdingue.
Marie-Gabrielle de Saint-Eutrope
Attention !… Hé... ho.. j’ai dit : ATTENTION !!… Une série à ne pas mettre sous tous les yeux. Car là, on entre de plain-pied dans du scabreux et du sado-masochisme cru de chez cru. Les aventures de Marie-Gabrielle ne sont VRAIMENT pas faites pour les petits n’enfants. Je connaissais Pichard pour « Paulette » et « Blanche Epiphanie », mais ici gloups !…- ça m’a vraiment surpris. Pichard « rentre dans le lard » des bien pensants, des grenouilles de bénitier ; fustigeant la religion comme personne, je pense, ne l’avait encore fait. Il embarque son héroïne dans des pratiques sado-masochistes où les pires supplices succèdent aux pires supplices. Cette libertine moderne bénéficie –c’est Pichard- d’un graphisme vraiment sensuel, où la patte de cet auteur est directement reconnaissable. Pichard règle ici ses comptes avec le rigorisme, les faux-culs, la religion dans des scènes non dénuées d’humour et dans une mise en scène piquante. Certains ont crié au chef-d’œuvre de Pichard, d’autres d’avoir réalisé une œuvre vraiment pornographique. Personnellement, je n’ai pas aimé. Ben non. Même si ces histoires sont réalisées haut la main, que nombres de scènes sont vraiment des tableaux, je n’ai pas apprécié ce à quoi cet auteur réduit son héroïne, à savoir la femme en tant que telle : un garage à bites ! Je n’ai vu que de la cruauté dégradante, l’avilissement du sexe féminin. Certains boutonneux feront vraisemblablement l’exégèse de ces deux volumes (je ne compte pas l'intégrale), criant au nirvanha de la dépravation de bon ton. Personnellement, l’ensemble m’a autant ému qu’un vieux reste de soupe froide. J’ai dit et maintiens : pas aimé.
Assassin's Creed
Je n'ai jamais joué aux jeux vidéo (pas trop ma tasse de tisane) de la licence. Par contre je connais leur qualité graphique et c'est principalement mu par celle ci que j'ai commencé à lire cette série. Comment peut on passer de cette "œuvre graphique" vidéoludique avec des cinématiques de toute beauté à ce dessin que la décence m'empêche de qualifier. Dieu que c'est laid. Mais bon on pourrait s'en accommoder si ce n'était pas le crayon qu'on est venu chercher. Et comme l'histoire, entre sauts temporels et multiplications des axes, part dans tous les sens et ce avec bien peu d'intérêt, il n'y a pas grand chose à sauver. Et messieurs les éditeurs, la technique de la couverture magnifique mais trompeuse sur la qualité graphique des planches commence à devenir un grand classique pas forcément appréci(able)é. Je ne sais pas vraiment à qui s'adresse cette BD d'exploitation commerciale sinon aux jeunes joueurs addicts??
Tonight
J'avais bien aimé Le Goût du paradis, un peu moins Coney Island Baby. Eh bien encore moins Tonight. Tonight ou la vacuité. Rien dans cet album, la narration est lamentable. On passe d'une scène à l'autre sans s'en rendre compte. Cela raconte les soirées de djeun's, avec un point de vue original à savoir du côté du vestiaire des filles, auteur fille oblige. Si c'est ça la jeunesse d'aujourd'hui ça fait peur, et moi je passe pour un vieux con. Si c'est ça la nouvelle vague d'auteurs, il faudrait qu'elle se trouve d'autres sujets. Il reste le dessin qui reste pas mal et les couleurs qui ont un petit côté un peu rétro je trouve, ça donne une ambiance années 70. Pour ma part je trouve la couverture assez laide en plus. Bien sûr il y a de grandes chances que cet album se retrouve dans la sélection d'Angoulême 2013... Bref passons notre chemin cahin caha.
Atalante - La Légende
Merci Soleil, il n'y avait que vous pour oser publier de pareilles calamités. On aura rarement vu une équipe de héros dont on se fiche aussi éperdument ; et quelles péripéties entre : trouver un bateau, aider une jeune femme amoureuse d'un dauphin, sortir d'un labyrinthe... Wahouuuu ! J'ai l'impression que Crisse n'a qu'une histoire et qu'il nous la ressert à différentes époques : Canari chez les mayas, Atalante dans la Grèce antique, Zorya et l'épée de cristal, Luuna chez les indiens.... toujours le même mode opératoire avec une bimbo écervelée à moitié à poil et des petits personnages sensés être drôles pour faire une quête sans intérêt. Je ne sais pas s'il pense rendre hommage aux femmes en les représentant de la sorte mais personnellement je n'y vois que des poupées sans cerveau en simple fantasme pour adolescents fans de "loft story" (en plus elles ne cuisinent même pas). Cette fois ci l'auteur ne prend aucun risque, les albums peuvent se lire indépendamment les uns des autres. C'est bien parce qu'on a l'habitude qu'il ne finisse jamais ses histoires. Là de toute façon on s'en fout. On voit bien qu'il ne sait pas du tout où il va, lorsqu'il a du temps il dessine un album et le met en vente, purement commercial. Atalante c'est Pamela Anderson qui incarne Alice au pays des merveilles dans la série Hercule. C'en est bête que c'en est insoutenable. Alors que le cinquième tome arrive je me demande ce que sera le 6ème ? Atalante sur l'île de la tentation de Kho Lanta ? Atalante et les ch'tis à Mikonos ? Vraiment j'ai hâte. J'oubliais de parler du dessin, c'est pas mauvais mais c'est limite malsain (Atalante se fait attraper par un centaure..... bof même sans avoir d'arrières pensées), il y a beaucoup de couleurs (trop peut-être), ça fera certainement plaisir aux enfants, mais passé dix ans... .
Nu-Men
Que je suis réellement déçu alors que je me faisais une joie de découvrir la nouvelle oeuvre du peu prolifique Fabrice Néaud. Il faut dire que son oeuvre phare Le Journal m'avait captivé dans un genre totalement différent. On passe de l'introspectif à un récit de science-fiction se passant dans un contexte géopolitique plus qu'improbable (comme si le Yellowstone pouvait d'un coup rayer les USA de la carte). Je n'ai pas aimé la coordination de cette histoire d'anticipation. Je n'ai pas aimé les dialogues qui m'ont paru soporifiques à souhait. J'ai cherché un peu de subtilité et j'ai eu beau chercher, je n'ai trouvé que violence et cruauté. Où est passé ce que j'avais tant aimé chez cet auteur ? Je ne ferai pas dans la demi-mesure de bon aloi. Ma note reflète ma déception de lecture.
Gulliveriana
Ce qu'il y a de bien chez cet auteur c'est que les oeuvres se suivent et se ressemblent mais pour la dernière histoire que j'aurais lue de Manara (en trouver une satisfaisante et pas forcément érotique me ferait sûrement plaisir néanmoins), le fait d'avoir repris à son compte et sur un versant féminin la célèbre histoire de Gulliver permet de trouver un "mince" intérêt scénaristique. Ben oui le titre annonce la couleur tout comme le triste Pinocchia de Francis Leroi : on prend un héros célèbre, on le rend attrayant en lui donnant le beau sexe et comme il s'agit d'une adaptation, le matériel est déjà là et on peut le pimenter de prestations érotiques. Voilà le "pitch" est là, pour les plus courageux, rappelons que Gulliver narre les aventures d'un marin devenu géant dans un monde de lilliputiens et qu’il s’agira d’un prétexte pour voir la demoiselle en gros plan et de façon dénudée sous tous les angles…. Et sinon ? Ben je préfère cet univers à celui des années chic et choc et surtout kitschissimes des années 80 du Déclic ou du Parfum de l’invisible mais sorti de là, pas d’érection ni d’intérêt plus que le temps de la lecture qui doit approximativement approcher des 15 minutes en prenant mon temps ou mon mal en patience…. Euh un point positif ? Oui : Manara dessine bien les femmes et son héroïne en particulier mais bâcle encore plus les décors qu’à l’accoutumée. Une anecdote ? La couverture de la récente réédition intégrale de Borgia du même auteur ressemble curieusement à cette vieille édition des Humanos que j’ai actuellement en mains et qui va finir d’ici peu chez mon beau-frère peu regardant sur le contenu mais sur les formes. Au moins Gulliveriana fera un heureux dans mon entourage. ;)
Le Parfum de l'Invisible
Sacré Manara, il reprend l’idée du Déclic et la décline sous la variante suivante : on remplace le machin qui excite les nanas par un mec invisible qui les honore !!!!! Du coup la mise en scène est presque strictement la même puisqu’il s’agit d’une succession de scènes émoustillantes où le désir des femmes en plein onanisme (ou tout comme) est représenté de la même façon : les yeux fermés, sourcils en demi-lune et poses suggestives ! Ok les nanas sont super bien dessinées mais se ressemblent toutes et les situations ou esquives de scénario complètement à côté de la plaque… Manara est l’équivalent de David Hamilton en un peu plus explicite mais on a toujours autant envie de bailler et au final il n’y a rien à retenir d’une histoire qui aurait du s’insérer dans le déclic. Manara n’aura jamais le déclic en matière de scénariste et il faudra attendre l’extrême inspiration de Jodorowski avec Borgia pour lire quelque chose qui ne plaira pas au plus grand nombre mais sera vraiment différent. Cet auteur aurait dû se contenter d’illustrations polissonnes au lieu de s’acharner sur des scénarios insipides…. Bref on s’emmerde grave et la perfection physique des demoiselles laisse finalement de marbre par faute d’excès et de répétitivité…. Un bien beau livre d’images fades, ça vous branche ?