J'avais déjà remarqué à la lecture de Petites éclipses du même auteur que je ne me sentais proche d'aucun de ses personnages et que j'étais très éloigné de leur manière de penser, et donc probablement de celle de Jim. Ce sentiment a été franchement exacerbé à la lecture d'Une nuit à Rome où j'ai foncièrement détesté les deux personnages principaux, au point de les insulter mentalement à chacune de leurs nouvelles décisions.
Mon ressenti réel vis-à-vis de cette lecture serait donc de dire que je ne l'ai vraiment pas aimée, mais vraiment pas. Ce diptyque m'a énervé, m'a gonflé et j'en suis venu à survoler les pages à partir du second tome, cherchant juste à atteindre la fin pour savoir où allait en venir l'auteur.
Pourtant, objectivement, il a de bonnes qualités.
Le dessin est un peu inégal, avec des visages parfois bizarrement bâclés, au point de ne pas reconnaître celui de la copine du héros quand elle danse dans le premier tome par exemple, mais d'autres fois très réussis. Les décors sont bien rendus (quoique je n'ai pas compris la narration du tout début indiquant que l'action se passe à Gif-sur-Yvette alors que c'est très visiblement Paris et que Gif n'a rien à voir avec ça, mais ça n'a aucune importance). La colorisation aussi est bonne. Bref, c'est graphiquement joli.
La narration également est de qualité. On suit l'histoire avec fluidité et les atermoiements psychologiques du héros, qui est tenté mais veut résister, sont bien mis en scène.
Bref, il y a là les bases techniques d'un récit capable de séduire son lecteur... pour peu qu'il n'en fasse pas un vrai rejet.
Car ce fut mon cas tant j'ai sincèrement méprisé les protagonistes et au-delà d'eux le message que j'avais le sentiment que l'auteur voulait me faire passer. J'ai détesté le caractère bobo urbain trentenaire/quarantenaire instable du héros et de ses proches, avec leurs réflexions permanentes sur l'infidélité et la fragilité des couples. J'ai détesté l'égoïsme et le mépris des autres dont fait preuve l'héroïne, dont le caractère m'aurait donné des envies de violence si j'avais eu à la côtoyer dans la vraie vie. J'ai détesté les décisions du héros, même si dans le récit lui aussi affirme à plusieurs reprises qu'il se déteste pour ça. J'ai détesté le message répété plusieurs fois dans le second tome comme quoi il faut être infidèle pour pouvoir vivre des moments forts. J'ai détesté leur vision de la vie et de l'amour.
Tout cela est tellement loin de ce que je suis foncièrement que ça m'a saoulé au plus haut point, allant jusqu'à m'énerver en cours de lecture.
D'une certaine manière, l'auteur peut éventuellement se sentir flatté que son oeuvre ne m'ait pas laissé indifférent, mais ce qui est sûr, c'est que je n'en conseillerais ni l'achat ni la lecture.
Ah si, cette BD a peut-être une autre qualité : elle a su me donner envie de passer quelques longues vacances en Italie... avec ma femme et mes enfants.
Bon, je n'irai pas par quatre chemins, cette BD n'est pas faite pour moi !
J'ai déjà fait l'effort de terminer le premier tome en m'ennuyant ferme et en me demandant ce qui pourrait me séduire dans cet album... Je reconnais que le graphisme de Marianne Maury Kaufmann n'est pas désagréable, voire intéressant, mais par contre, je suis un mec et là, les histoires de shopping, les problèmes de soutifs pas assortis aux culottes, les plans culs racontés aux copines et autres drôleries du genre me passent complètement au dessus.
Bref, j'ai essayé... mais j'ai pas aimé. Même si c'est con à dire, à réserver à un public féminin urbain dans la tranche quarantaine, pour espérer avoir une chance de se reconnaître dans le personnage de Gloria...
Mon dieu, quel ennui...
Je n'ai pas réussi à aller au bout, donc, sanction maximale pour cet album. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé de m'accrocher, mais rien à faire, je tournais en rond, et la motivation m'a peu à peu quitté.
Il faut dire que l'ouvrage est assez hermétique, les pages défilent, il ne se passe rien, et on ne voit pas où l'histoire veut nous mener.
C'est très bavard, beaucoup trop, la narration est très chargée, très déséquilibrée par rapport à l'action, inexistante, tout au moins au début vu que je n'ai pas lu jusqu'au bout.
Pour charger encore la barque, le graphisme est assez morne, noir et blanc, et le trait, approximatif, plus ou moins gribouillé, ce qui amplifie cette impression d'ennui qui ne m'a jamais quitté. J'ai vu en défilant les pages qu'à la fin, c'était coloré, mais aucune envie d'aller jusque là.
Cet album souffre cruellement du manque d'accroche que toute BD digne de ce nom doit offrir au lecteur. Rendu rapidement à la bibliothèque.
(283)
Mais quel gâchis cette BD!!!
Avec un beau dessin comme celui-ci et une idée, certes déjà maintes fois vue ou lue ailleurs, il y avait matière a créer une belle oeuvre. A renouveler le genre.
Ce qui frappe en premier c'est cette débauche de fausses provocations autour du sexe et de la violence. C'est purement gratuit et grossier. Aucun message philosophique ou délire artistique mais juste une vieille ficelle marketing pour booster les ventes : si tu n'as rien à dire et tu ne sais pas comment le dire, alors dessine une nympho en action et un gamin bersek.
Et puis quand on se tape les pages les une après les autres, c'est une évidence. Les dialogues manquent de réalisme et du coup le scénario parait encore plus absurde.
Pour résumer, c'est une histoire inintéressante qui est très mal racontée avec un joli dessin.
Alan Moore figure en gros sur la couverture: les fans seront ravis de sa nouvelle oeuvre. Il n'y a même pas le nom du dessinateur. Et pourtant, quand j'ai lu cette bd, c'est seulement ce dessinateur qui trouve grâce à mes yeux grâce à un dessin qui est au-dessus de la moyenne. Quant au scénario, cette version de La belle et la bête (très à la mode en ce moment grâce à la sortie d'un film français) ne vaut pas un clou. On dirait un travail de commande.
Alan Moore est l'un de ces artistes qui vivent sur leur succès d'antan et qui essayent de multiplier des scénarios originaux pour surprendre le public. J'ai eu l'impression de rentrer dans un monde à la Andy Warhol. Non, Christian Dior fait mauvais ménage avec cette société futuriste qui connait un hiver nucléaire et qui a d'ailleurs un accent assez punk. Le mélange est franchement indigeste. Rien ne donne envie. La belle peut aller se coucher.
Aie, grosse déception pour moi… J’attendais beaucoup de ce diptyque, dont le deuxième tome s’est tout de même retrouvé dans la sélection officielle du festival d’Angoulême.
J’ai lu le premier tome en suivant avec intérêt, pendant quelques dizaines de planches, le petit Naïm. Complètement dépaysé, je trouvais l’introduction du récit bien foutue. Mais le problème est arrivé quand le corps du récit n’est, selon moi, jamais arrivé. En gros, j’ai fermé le premier volume en me demandant pourquoi j’avais toujours l’impression d’être dans une introduction… Il en fut de même dans les premières dizaines de planches du deuxième tome, que j’ai fini par refermer en toute indifférence.
Dommage, d’autant que le dessin est super beau, en particulier sur certaines planches où le travail est tout simplement sublime…
Malgré cette belle qualité graphique, vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout accroché !
Je vais m’attirer quelques foudres mais tant pis… Et bien, pas moyen d’accrocher à cette série pourtant si bien cotée. Le pitch pouvait être sympa mais j’ai trouvé son traitement enfantin et humoristique. C’est con mais c’est sans doute cela qui m’a déçu. J’aurais voulu de la fantasy plus dure, plus adulte, moins niaise.
En outre, les quelques longueurs dans l’histoire auront eu raison de ma lecture.
Dommage, les dessins n’étaient pas mauvais mais j’ai pas accroché, tout simplement. J’ai même réessayé, pour vous dire…
Mais non de Zeus, qu’est ce que j’ai trouvé cela surfait !
Faudrait-il simplement mentionner «Lanfeust» dans un titre pour penser faire de la qualité ? Je ne vais pas m’appesantir sur cette suite/cross-over que je considère simplement comme une tentative commerciale de faire revivre la série mère: Lanfeust De Troy.
J’ajoute également que cette série est arrivée après Trolls De Troy qui a su garder une certaine originalité et qualité, ce qui n’est pas le cas ici.
Vous l’aurez compris, je n’ai pas lu la série dans son entier car je m’y suis très rapidement désintéressé. Si je veux du «Troy», je lis Lanfeust De Troy, point barre !
Bof, bof, bof,
Je dois avouer que j’attendais beaucoup mieux de cette série. Je ne suis jamais rentré dans l’histoire que j’ai trouvée banale et confuse. Si les scènes d’action ne manquent pas de rythme, on ne peut pas en dire autant de l’intrigue générale trop hachée et brouillonne.
L’ambiance graphique plutôt réussie du New York des années 70 sauve un peu la série. Le ton est sombre et les décors joliment travaillés. Malheureusement, les personnages n’ont pas subi le même soin ; ils sont souvent peu reconnaissables (ce qui ajoute encore de la confusion à l’histoire) et assez laids (problèmes de proportion des corps et d’expression des visages).
Ruden est au final une série médiocre dont la lecture est largement dispensable.
c'est encore pire que dans les autres récits d'Antiquité galactique imaginés par V. Mangin comme Le dernier Troyen ou Le Fléau des Dieux. C'est probablement la série qui transforme et dénature le plus l'univers de Rome antique, dont il ne subsiste que des bribes. Et en plus, l'idéologie fasciste développée ici est contestable et ne me plaît pas.
Sans aucune vraie orignalité, le scénario est un fourre-tout où la scénariste a balancé du tout venant, un fatras d'éléments sans consistance d'où surgissent une ouverture faisant penser à Terminator, puis un dictateur de type mussolinien, un Colisée qui ressemble à un parking circulaire moderne du 13ème arrondissement de Paris, des monstres reptiliens qu'on croirait sortis de la série V, des vaisseaux spatiaux en pagaille, et un mélange hétéroclite d'architectures ancienne et industrielle. Bref, une véritable folie hallucinatoire qui utilise tout ça pour masquer l'indigence de son postulat, qui n'est même pas passionnante, et aux personnages incolores.
Seul le dessin pourrait à la rigueur me plaire, encore que comme le dit Ro, il est informatisé pas toujours de belle façon, mais s'il était mis au service d'une véritable histoire et d'un véritable univers, ça pourrait le faire. Je ne vois vraiment pas pourquoi Mangin a besoin de mêler des relents romains à ce type de SF, ce genre étant suffisamment riche pour se suffire à lui-même.
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Une nuit à Rome
J'avais déjà remarqué à la lecture de Petites éclipses du même auteur que je ne me sentais proche d'aucun de ses personnages et que j'étais très éloigné de leur manière de penser, et donc probablement de celle de Jim. Ce sentiment a été franchement exacerbé à la lecture d'Une nuit à Rome où j'ai foncièrement détesté les deux personnages principaux, au point de les insulter mentalement à chacune de leurs nouvelles décisions. Mon ressenti réel vis-à-vis de cette lecture serait donc de dire que je ne l'ai vraiment pas aimée, mais vraiment pas. Ce diptyque m'a énervé, m'a gonflé et j'en suis venu à survoler les pages à partir du second tome, cherchant juste à atteindre la fin pour savoir où allait en venir l'auteur. Pourtant, objectivement, il a de bonnes qualités. Le dessin est un peu inégal, avec des visages parfois bizarrement bâclés, au point de ne pas reconnaître celui de la copine du héros quand elle danse dans le premier tome par exemple, mais d'autres fois très réussis. Les décors sont bien rendus (quoique je n'ai pas compris la narration du tout début indiquant que l'action se passe à Gif-sur-Yvette alors que c'est très visiblement Paris et que Gif n'a rien à voir avec ça, mais ça n'a aucune importance). La colorisation aussi est bonne. Bref, c'est graphiquement joli. La narration également est de qualité. On suit l'histoire avec fluidité et les atermoiements psychologiques du héros, qui est tenté mais veut résister, sont bien mis en scène. Bref, il y a là les bases techniques d'un récit capable de séduire son lecteur... pour peu qu'il n'en fasse pas un vrai rejet. Car ce fut mon cas tant j'ai sincèrement méprisé les protagonistes et au-delà d'eux le message que j'avais le sentiment que l'auteur voulait me faire passer. J'ai détesté le caractère bobo urbain trentenaire/quarantenaire instable du héros et de ses proches, avec leurs réflexions permanentes sur l'infidélité et la fragilité des couples. J'ai détesté l'égoïsme et le mépris des autres dont fait preuve l'héroïne, dont le caractère m'aurait donné des envies de violence si j'avais eu à la côtoyer dans la vraie vie. J'ai détesté les décisions du héros, même si dans le récit lui aussi affirme à plusieurs reprises qu'il se déteste pour ça. J'ai détesté le message répété plusieurs fois dans le second tome comme quoi il faut être infidèle pour pouvoir vivre des moments forts. J'ai détesté leur vision de la vie et de l'amour. Tout cela est tellement loin de ce que je suis foncièrement que ça m'a saoulé au plus haut point, allant jusqu'à m'énerver en cours de lecture. D'une certaine manière, l'auteur peut éventuellement se sentir flatté que son oeuvre ne m'ait pas laissé indifférent, mais ce qui est sûr, c'est que je n'en conseillerais ni l'achat ni la lecture. Ah si, cette BD a peut-être une autre qualité : elle a su me donner envie de passer quelques longues vacances en Italie... avec ma femme et mes enfants.
Gloria
Bon, je n'irai pas par quatre chemins, cette BD n'est pas faite pour moi ! J'ai déjà fait l'effort de terminer le premier tome en m'ennuyant ferme et en me demandant ce qui pourrait me séduire dans cet album... Je reconnais que le graphisme de Marianne Maury Kaufmann n'est pas désagréable, voire intéressant, mais par contre, je suis un mec et là, les histoires de shopping, les problèmes de soutifs pas assortis aux culottes, les plans culs racontés aux copines et autres drôleries du genre me passent complètement au dessus. Bref, j'ai essayé... mais j'ai pas aimé. Même si c'est con à dire, à réserver à un public féminin urbain dans la tranche quarantaine, pour espérer avoir une chance de se reconnaître dans le personnage de Gloria...
Aller-retour
Mon dieu, quel ennui... Je n'ai pas réussi à aller au bout, donc, sanction maximale pour cet album. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé de m'accrocher, mais rien à faire, je tournais en rond, et la motivation m'a peu à peu quitté. Il faut dire que l'ouvrage est assez hermétique, les pages défilent, il ne se passe rien, et on ne voit pas où l'histoire veut nous mener. C'est très bavard, beaucoup trop, la narration est très chargée, très déséquilibrée par rapport à l'action, inexistante, tout au moins au début vu que je n'ai pas lu jusqu'au bout. Pour charger encore la barque, le graphisme est assez morne, noir et blanc, et le trait, approximatif, plus ou moins gribouillé, ce qui amplifie cette impression d'ennui qui ne m'a jamais quitté. J'ai vu en défilant les pages qu'à la fin, c'était coloré, mais aucune envie d'aller jusque là. Cet album souffre cruellement du manque d'accroche que toute BD digne de ce nom doit offrir au lecteur. Rendu rapidement à la bibliothèque. (283)
Je suis un vampire
Mais quel gâchis cette BD!!! Avec un beau dessin comme celui-ci et une idée, certes déjà maintes fois vue ou lue ailleurs, il y avait matière a créer une belle oeuvre. A renouveler le genre. Ce qui frappe en premier c'est cette débauche de fausses provocations autour du sexe et de la violence. C'est purement gratuit et grossier. Aucun message philosophique ou délire artistique mais juste une vieille ficelle marketing pour booster les ventes : si tu n'as rien à dire et tu ne sais pas comment le dire, alors dessine une nympho en action et un gamin bersek. Et puis quand on se tape les pages les une après les autres, c'est une évidence. Les dialogues manquent de réalisme et du coup le scénario parait encore plus absurde. Pour résumer, c'est une histoire inintéressante qui est très mal racontée avec un joli dessin.
Fashion Beast
Alan Moore figure en gros sur la couverture: les fans seront ravis de sa nouvelle oeuvre. Il n'y a même pas le nom du dessinateur. Et pourtant, quand j'ai lu cette bd, c'est seulement ce dessinateur qui trouve grâce à mes yeux grâce à un dessin qui est au-dessus de la moyenne. Quant au scénario, cette version de La belle et la bête (très à la mode en ce moment grâce à la sortie d'un film français) ne vaut pas un clou. On dirait un travail de commande. Alan Moore est l'un de ces artistes qui vivent sur leur succès d'antan et qui essayent de multiplier des scénarios originaux pour surprendre le public. J'ai eu l'impression de rentrer dans un monde à la Andy Warhol. Non, Christian Dior fait mauvais ménage avec cette société futuriste qui connait un hiver nucléaire et qui a d'ailleurs un accent assez punk. Le mélange est franchement indigeste. Rien ne donne envie. La belle peut aller se coucher.
Kililana Song
Aie, grosse déception pour moi… J’attendais beaucoup de ce diptyque, dont le deuxième tome s’est tout de même retrouvé dans la sélection officielle du festival d’Angoulême. J’ai lu le premier tome en suivant avec intérêt, pendant quelques dizaines de planches, le petit Naïm. Complètement dépaysé, je trouvais l’introduction du récit bien foutue. Mais le problème est arrivé quand le corps du récit n’est, selon moi, jamais arrivé. En gros, j’ai fermé le premier volume en me demandant pourquoi j’avais toujours l’impression d’être dans une introduction… Il en fut de même dans les premières dizaines de planches du deuxième tome, que j’ai fini par refermer en toute indifférence. Dommage, d’autant que le dessin est super beau, en particulier sur certaines planches où le travail est tout simplement sublime… Malgré cette belle qualité graphique, vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout accroché !
Zorn & Dirna
Je vais m’attirer quelques foudres mais tant pis… Et bien, pas moyen d’accrocher à cette série pourtant si bien cotée. Le pitch pouvait être sympa mais j’ai trouvé son traitement enfantin et humoristique. C’est con mais c’est sans doute cela qui m’a déçu. J’aurais voulu de la fantasy plus dure, plus adulte, moins niaise. En outre, les quelques longueurs dans l’histoire auront eu raison de ma lecture. Dommage, les dessins n’étaient pas mauvais mais j’ai pas accroché, tout simplement. J’ai même réessayé, pour vous dire…
Lanfeust des Etoiles
Mais non de Zeus, qu’est ce que j’ai trouvé cela surfait ! Faudrait-il simplement mentionner «Lanfeust» dans un titre pour penser faire de la qualité ? Je ne vais pas m’appesantir sur cette suite/cross-over que je considère simplement comme une tentative commerciale de faire revivre la série mère: Lanfeust De Troy. J’ajoute également que cette série est arrivée après Trolls De Troy qui a su garder une certaine originalité et qualité, ce qui n’est pas le cas ici. Vous l’aurez compris, je n’ai pas lu la série dans son entier car je m’y suis très rapidement désintéressé. Si je veux du «Troy», je lis Lanfeust De Troy, point barre !
Ruden
Bof, bof, bof, Je dois avouer que j’attendais beaucoup mieux de cette série. Je ne suis jamais rentré dans l’histoire que j’ai trouvée banale et confuse. Si les scènes d’action ne manquent pas de rythme, on ne peut pas en dire autant de l’intrigue générale trop hachée et brouillonne. L’ambiance graphique plutôt réussie du New York des années 70 sauve un peu la série. Le ton est sombre et les décors joliment travaillés. Malheureusement, les personnages n’ont pas subi le même soin ; ils sont souvent peu reconnaissables (ce qui ajoute encore de la confusion à l’histoire) et assez laids (problèmes de proportion des corps et d’expression des visages). Ruden est au final une série médiocre dont la lecture est largement dispensable.
Imperator
c'est encore pire que dans les autres récits d'Antiquité galactique imaginés par V. Mangin comme Le dernier Troyen ou Le Fléau des Dieux. C'est probablement la série qui transforme et dénature le plus l'univers de Rome antique, dont il ne subsiste que des bribes. Et en plus, l'idéologie fasciste développée ici est contestable et ne me plaît pas. Sans aucune vraie orignalité, le scénario est un fourre-tout où la scénariste a balancé du tout venant, un fatras d'éléments sans consistance d'où surgissent une ouverture faisant penser à Terminator, puis un dictateur de type mussolinien, un Colisée qui ressemble à un parking circulaire moderne du 13ème arrondissement de Paris, des monstres reptiliens qu'on croirait sortis de la série V, des vaisseaux spatiaux en pagaille, et un mélange hétéroclite d'architectures ancienne et industrielle. Bref, une véritable folie hallucinatoire qui utilise tout ça pour masquer l'indigence de son postulat, qui n'est même pas passionnante, et aux personnages incolores. Seul le dessin pourrait à la rigueur me plaire, encore que comme le dit Ro, il est informatisé pas toujours de belle façon, mais s'il était mis au service d'une véritable histoire et d'un véritable univers, ça pourrait le faire. Je ne vois vraiment pas pourquoi Mangin a besoin de mêler des relents romains à ce type de SF, ce genre étant suffisamment riche pour se suffire à lui-même.