Auréolé par le prix du patrimoine au dernier festival d'Angoulême, voici donc cowboy Henk. C'est un peu l'anti-Tintin, le mec le plus con de l'histoire de la BD européenne qui résout tous ses problèmes par l'absurde...
Qu'il soit coiffeur, journaliste, médecin ou peintre, ça finit presque toujours en membres coupés, relations sexuelles trashissimes ou étrons partagés avec des inconnus... J'avoue, PAS UNE SEULE FOIS je n'ai esquissé un sourire, malgré la clarté du gag. C'est juste trop con pour moi.
Le dessin est loin d'être désagréable, mais ne parvient tout simplement pas à rattraper le néant et la vacuité de la série.
Je ne comprends pas comment une telle purge a pu obtenir un prix à Angoulême 2014... Ah si, le Grand Prix précédent s'appelait Willem...
Voilà une bd typique pour le bobo parisien plein de tunes qui s'ennuie à mourir dans sa complaisance et qui flirte avec des sentiments pour le moins bizarres. Oui, c'est à vomir sur toute la ligne notamment au niveau de la moralité. Il est vrai que c'est une question de partage de certaines valeurs et j'en suis aux antipodes. Mais bon, admettons et allons plus loin !
Je veux bien des rapports à la limite de l'incestueux entre frères et soeurs (c'est à la mode avec Game of thrones). Cependant, que dire de l'adoption d'une mère alors qu'on en possède déjà une qui s'est saignée aux quatre veines pour vous ? Bon, on me dira que ces jeunes qui sortent de l'adolescence se cherchent encore. Bref, ces satellites ne tournent pas rond.
Sur la forme, aucune finesse du dessin avec une colorisation des plus ternes ! Sur le fond, un scénario aussi ennuyeux que stérile. Un album taillé pour les petits bourgeois et qui ont sans doute d'autres préoccupations que les vôtres et qu'il faut tout de même respecter.
Parti sur une bonne impression générale avec la collection DC Nemesis qui propose un récit inédit mettant en avant l’une des bêtes de foire de l’asile d’Arkham et après avoir lu l’intéressant « La Revanche de Bane » ou l’intriguant « La Splendeur du Pingouin », j’étais donc confiant avec cette histoire hissant Double-Face, l’avocat Harvey Dent horriblement défiguré et à la trouble personnalité d’autant plus que les talents combinés d’un Sean Phillips (Criminal, Fatale avec Brubaker) et Jae Lee (La Tour sombre et autres marvelleries) auraient du produire des étincelles !
Las ! Je n’ai jamais été opposé à ce qu’une œuvre soit réalisée par différents dessinateurs (ce phénomène est même chose courante pour les comics) mais l’alchimie attendue ne marche ici pas du tout. Les styles de ces deux auteurs reconnus ne se marient effectivement pas et particulièrement sur le personnage de Double-Face qui de réaliste et macabre dans la version Jae Lee (pour la première moitié) devient grotesque et cartoonesque dans la seconde réalisée par un Sean Phillips en toute petite forme.
Mais passons, malgré une introduction des plus mystérieuses (des citoyens de Gotham sans histoire ni passé judiciaire commettent des meurtres atroces), on bascule très rapidement dans une histoire des plus simplistes qui soit et cumule une impression de déjà vu et de somnolence assez conséquente.
Grosso modo, Batman va interroger un Double-Face emprisonné (pas pour très longtemps) avant de réaliser que ce dernier souhaite empoisonner la ville entière et rendre la population aussi démente que lui. Certaines scènes de flash-back sur l’enfance de Harvey Dent sont intercalées sans grosse continuité pour révéler le « twist » final que l’on aurait pu deviner dès le second chapitre et Batman tombe dans des pièges grossiers et où l’occasion de l’anéantir à jamais et/ou de révéler son identité n’iront bien sur jamais à leur terme.
Et que dire d’un Bruce Wayne pleurnichard, d’un Jim Gordon déclarant le plus sérieusement du monde qu’une femme s’est décapitée elle-même avec une fourchette ( ????) ou d’une morale à deux balles sur le tabac comme produit aussi addictif que la drogue de Double-Face ?
On parsème l’ensemble de quelques fautes d’orthographe ou d’accords que le traducteur français n’a dû voir venir (la relecture de l’ensemble devait également lui être pénible) et d’une mise en scène peu folichonne pour se rendre compte du gâchis incroyable de talents dans un livre qu’il m’a fallu reprendre à plusieurs fois avant d’en voir la fin…
Une œuvre bien mineure dans un univers qui ne compte pas que des chefs d’œuvre visiblement et surement le récit le plus décevant lu sur le Chevalier Noir... A éviter de toute urgence.
Je n’ai rien contre l’absurde si celui-ci est traité d’une manière poétique ou humoristique (et pour bien faire, un peu des deux). Malheureusement, dans le cas présent, ce conte onirique ne m’est absolument pas apparu amusant (je ne crois pas que c’était le but, d’ailleurs) mais pas spécialement poétique non plus.
On est embarqué dans une histoire sans queue ni tête dont le sens semble être : fais ce que tu veux, ton destin est de toute façon tout tracé.
Le dessin est de qualité dans ce genre crayonné et m’a permis de terminer ma lecture. Je pense sincèrement qu’un dessin plus hermétique m’aurait totalement dissuadé de continuer ma lecture. Les planches consacrées aux déambulations du héros dans la maison inversée sont d'un strict point de vue technique très bien maîtrisées.
Quoiqu’il en soit, c’est trop absurde à mon goût, pour une morale que je n’apprécie pas des masses. j'aurais pu dire "bof" mais la vérité est que je me suis franchement ennuyé durant cette lecture, que j'ai eu du mal à la finir et que je n'y reviendrai pas.
Je n'aime pas les histoires de stupéfiants de manière générale. On part vite dans des délires psychanalytiques qui ont été maintes fois vus. Cela sera encore le cas en l'espèce avec en prime un dessin assez grossier et mal détaillé. Bref, le fond et la forme qui font défaut.
Pour le reste, on pourra souligner une bonne idée de départ mais assez mal exploitée au final. Le mode djeun's m'a horripilé au plus haut point. On passera son chemin et on ne touchera pas à la drogue même la plus douce qui soit. Après, chacun fait comme il veut dans le cadre de la loi.
La déception est grande. C'est désuet à pleurer, mais plus que le récit c’est le graphisme de Civiello que j‘ai envie de pleurer, tout ce travail pour raconter « ça ! »
Je ne veux pas critiquer le choix des auteurs, mais bon là, c’est difficile d’adhérer. Et ce n’est pas le petit mot d’introduction sur la colonisation qui va relever le niveau. C’est même pire, car faire le lien entre cette histoire et la colonisation c’est limite insultant pour les colonisés.
Côté scénario je trouve ça juste mauvais, pourtant les toutes premières planches étaient prometteuses, jusqu’à l’arrivée au village où tout bascule, on se croirait subitement dans un récit d'horreur pour enfants, tant c’est naïf et facile.
Je ne sais pas ce que vaut l’œuvre originale comparativement à cette adaptation, mais je peux dire que par moments les scènes de transition sont inexistantes, trois fois j’ai dû revenir en arrière pensant avoir tourné deux pages à la fois.
Je n’ai accroché à rien, ni aux personnages sans intérêt et aucunement attachants, sans parler de cette imagination de fou nécessaire à pondre un monde peuplé d’un genre de grenouilles préhistoriques mutantes passablement bêtes mais gentilles et de lémuriens juste cons, oui, c'est le mot. Ni les décors au final assez dépouillés, ni les dialogues ras du sol. Plus les quelques incohérences ou ficelles bienvenues qu'on y trouve : jouer du Bach pour éloigner les lémuriens ou encore le robot plein d’acide que l’autre prend à bras le corps sans se bruler.
La seule chose qui mérite un peu de considération c’est le fabuleux dessin et si ma note reste au plus bas malgré lui, c'est qu'elle reflète parfaitement le grand vide que j’ai ressenti en lisant cette B.D.
Je n’ai pas envie de connaître la suite, mais uniquement pour le plaisir de regarder le travail de Civiello je feuillèterai la B.D. en librairie.
Sans intérêt. Tout l'humour de la saga MP3 disparaît ici. La bd n'est tout simplement pas un support approprié, l'humour de Naheulbeuk dépendait en bonne partie de sa dimension audio qui forçait l'auditeur à imaginer à partir des seuls sons les aventures de cette bande de bras cassé. Point de vue imaginaire ça marchait, dès que c'est illustré le charme n'opère plus et l'univers devient simpliste et laid. A noter l’extrême platitude du dessin qui est d'une nullité achevée. Une création purement commerciale surfant sur le succès de la saga MP3 (gratuite, elle).
Conclusion: laissez de côté cette daube ainsi que les romans Naheulbeuk, affreusement mal écrits et peu inspirés et téléchargez la saga MP3 qui, elle, en vaut vraiment la peine.
PS: critique à copier coller pour reflets d'acide.
Je n'y arrive pas avec Warren Ellis. Ses oeuvres beaucoup trop complexes me sont impénétrables. Le plaisir de la lecture s'en ressent fortement. On sent bien qu'il y a des effets de mises en scène pour amener l'action via ce savant fou.
Cependant, cela ne produit pas l'effet escompté car le lecteur s'est totalement perdu en chemin. Il y a certainement de bonnes idées mais assez mal exploitées. Au final, la déception domine nettement.
A l'instar de son précédent bouquin Fun Home, Alison Bechdel a placé sa famille au centre de son oeuvre. cette fois-ci ce n'est pas son père, mais sa mère qui est concernée.
Et je dois dire que l'intérêt de l'entreprise me laisse rien moins que dubitatif. Certes, on sent que son histoire familiale interroge énormément Alison, qui ramène parfois trop de choses à son homosexualité. Visiblement son analyse n'est pas terminée, car elle inclut non seulement sa mère, son père et ses frères et ses petites amies dans son histoire, mais aussi ses psychanalystes... Si encore elle parlait de la façon dont tout ça influait sur son oeuvre, du moins son versant fictionnel, pour peu qu'il y en ait un, mais elle aborde très peu cet aspect.
Non, ce sont pour l'essentiel des retranscriptions de conversations avec toutes ces personnes, et je dois avouer que c'est d'un ennui... abyssal. J'ai même sauté quelques passages où elle citait et faisait l'exégèse de psychanalystes plus ou moins célèbres. il y a quelques raccords avec des auteurs, comme Virginia Woolf, mais seul ce vernis psy est présent.
Seul le dessin a finalement trouvé grâce à mes yeux ; il est clair, expressif, mais au final cela ne suffit pas à faire passer la pilule de près de 300 pages...
Tout ce qui a un rapport avec Chroniques de la lune noire ne peut que me rebuter, j'aurais donc dû ne pas m'intéresser à "Methraton", mais je suis incorrigible.
Ce genre de Bd se veut très picturale avec ses grandes cases aérées ; ses visions apocalyptiques visent à l'inscrire dans un genre de fantastique très torturé, et j'y reconnais le délire de Froideval.
Le dessin en lui-même n'est pas désagréable mais ce genre de bande qui appuie sur l'aspect mystique et se vautre dans les effets faciles, ça me saoule très vite ; j'ai failli refermer rapidement l'album, mais j'ai continué un peu et feuilleté les 2 autres tomes qui offrent de belles images comme la double page de Memphis dans le tome 2, et finalement, il m'est impossible de rentrer dans cet univers, ça fait partie des Bd que je ne comprends pas et qui ne m'apportent aucun plaisir de lecture. C'est bien d'y avoir jeté un oeil pour me faire une idée, mais c'est exactement ce à quoi je m'attrendais, c'est un type de fantasy que je n'aime pas, et je passe mon chemin pour trouver mieux ailleurs...
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Cowboy Henk
Auréolé par le prix du patrimoine au dernier festival d'Angoulême, voici donc cowboy Henk. C'est un peu l'anti-Tintin, le mec le plus con de l'histoire de la BD européenne qui résout tous ses problèmes par l'absurde... Qu'il soit coiffeur, journaliste, médecin ou peintre, ça finit presque toujours en membres coupés, relations sexuelles trashissimes ou étrons partagés avec des inconnus... J'avoue, PAS UNE SEULE FOIS je n'ai esquissé un sourire, malgré la clarté du gag. C'est juste trop con pour moi. Le dessin est loin d'être désagréable, mais ne parvient tout simplement pas à rattraper le néant et la vacuité de la série. Je ne comprends pas comment une telle purge a pu obtenir un prix à Angoulême 2014... Ah si, le Grand Prix précédent s'appelait Willem...
Les Satellites
Voilà une bd typique pour le bobo parisien plein de tunes qui s'ennuie à mourir dans sa complaisance et qui flirte avec des sentiments pour le moins bizarres. Oui, c'est à vomir sur toute la ligne notamment au niveau de la moralité. Il est vrai que c'est une question de partage de certaines valeurs et j'en suis aux antipodes. Mais bon, admettons et allons plus loin ! Je veux bien des rapports à la limite de l'incestueux entre frères et soeurs (c'est à la mode avec Game of thrones). Cependant, que dire de l'adoption d'une mère alors qu'on en possède déjà une qui s'est saignée aux quatre veines pour vous ? Bon, on me dira que ces jeunes qui sortent de l'adolescence se cherchent encore. Bref, ces satellites ne tournent pas rond. Sur la forme, aucune finesse du dessin avec une colorisation des plus ternes ! Sur le fond, un scénario aussi ennuyeux que stérile. Un album taillé pour les petits bourgeois et qui ont sans doute d'autres préoccupations que les vôtres et qu'il faut tout de même respecter.
Les Tourments de Double Face
Parti sur une bonne impression générale avec la collection DC Nemesis qui propose un récit inédit mettant en avant l’une des bêtes de foire de l’asile d’Arkham et après avoir lu l’intéressant « La Revanche de Bane » ou l’intriguant « La Splendeur du Pingouin », j’étais donc confiant avec cette histoire hissant Double-Face, l’avocat Harvey Dent horriblement défiguré et à la trouble personnalité d’autant plus que les talents combinés d’un Sean Phillips (Criminal, Fatale avec Brubaker) et Jae Lee (La Tour sombre et autres marvelleries) auraient du produire des étincelles ! Las ! Je n’ai jamais été opposé à ce qu’une œuvre soit réalisée par différents dessinateurs (ce phénomène est même chose courante pour les comics) mais l’alchimie attendue ne marche ici pas du tout. Les styles de ces deux auteurs reconnus ne se marient effectivement pas et particulièrement sur le personnage de Double-Face qui de réaliste et macabre dans la version Jae Lee (pour la première moitié) devient grotesque et cartoonesque dans la seconde réalisée par un Sean Phillips en toute petite forme. Mais passons, malgré une introduction des plus mystérieuses (des citoyens de Gotham sans histoire ni passé judiciaire commettent des meurtres atroces), on bascule très rapidement dans une histoire des plus simplistes qui soit et cumule une impression de déjà vu et de somnolence assez conséquente. Grosso modo, Batman va interroger un Double-Face emprisonné (pas pour très longtemps) avant de réaliser que ce dernier souhaite empoisonner la ville entière et rendre la population aussi démente que lui. Certaines scènes de flash-back sur l’enfance de Harvey Dent sont intercalées sans grosse continuité pour révéler le « twist » final que l’on aurait pu deviner dès le second chapitre et Batman tombe dans des pièges grossiers et où l’occasion de l’anéantir à jamais et/ou de révéler son identité n’iront bien sur jamais à leur terme. Et que dire d’un Bruce Wayne pleurnichard, d’un Jim Gordon déclarant le plus sérieusement du monde qu’une femme s’est décapitée elle-même avec une fourchette ( ????) ou d’une morale à deux balles sur le tabac comme produit aussi addictif que la drogue de Double-Face ? On parsème l’ensemble de quelques fautes d’orthographe ou d’accords que le traducteur français n’a dû voir venir (la relecture de l’ensemble devait également lui être pénible) et d’une mise en scène peu folichonne pour se rendre compte du gâchis incroyable de talents dans un livre qu’il m’a fallu reprendre à plusieurs fois avant d’en voir la fin… Une œuvre bien mineure dans un univers qui ne compte pas que des chefs d’œuvre visiblement et surement le récit le plus décevant lu sur le Chevalier Noir... A éviter de toute urgence.
Le Colporteur
Je n’ai rien contre l’absurde si celui-ci est traité d’une manière poétique ou humoristique (et pour bien faire, un peu des deux). Malheureusement, dans le cas présent, ce conte onirique ne m’est absolument pas apparu amusant (je ne crois pas que c’était le but, d’ailleurs) mais pas spécialement poétique non plus. On est embarqué dans une histoire sans queue ni tête dont le sens semble être : fais ce que tu veux, ton destin est de toute façon tout tracé. Le dessin est de qualité dans ce genre crayonné et m’a permis de terminer ma lecture. Je pense sincèrement qu’un dessin plus hermétique m’aurait totalement dissuadé de continuer ma lecture. Les planches consacrées aux déambulations du héros dans la maison inversée sont d'un strict point de vue technique très bien maîtrisées. Quoiqu’il en soit, c’est trop absurde à mon goût, pour une morale que je n’apprécie pas des masses. j'aurais pu dire "bof" mais la vérité est que je me suis franchement ennuyé durant cette lecture, que j'ai eu du mal à la finir et que je n'y reviendrai pas.
Pills
Je n'aime pas les histoires de stupéfiants de manière générale. On part vite dans des délires psychanalytiques qui ont été maintes fois vus. Cela sera encore le cas en l'espèce avec en prime un dessin assez grossier et mal détaillé. Bref, le fond et la forme qui font défaut. Pour le reste, on pourra souligner une bonne idée de départ mais assez mal exploitée au final. Le mode djeun's m'a horripilé au plus haut point. On passera son chemin et on ne touchera pas à la drogue même la plus douce qui soit. Après, chacun fait comme il veut dans le cadre de la loi.
Rayons pour Sidar
La déception est grande. C'est désuet à pleurer, mais plus que le récit c’est le graphisme de Civiello que j‘ai envie de pleurer, tout ce travail pour raconter « ça ! » Je ne veux pas critiquer le choix des auteurs, mais bon là, c’est difficile d’adhérer. Et ce n’est pas le petit mot d’introduction sur la colonisation qui va relever le niveau. C’est même pire, car faire le lien entre cette histoire et la colonisation c’est limite insultant pour les colonisés. Côté scénario je trouve ça juste mauvais, pourtant les toutes premières planches étaient prometteuses, jusqu’à l’arrivée au village où tout bascule, on se croirait subitement dans un récit d'horreur pour enfants, tant c’est naïf et facile. Je ne sais pas ce que vaut l’œuvre originale comparativement à cette adaptation, mais je peux dire que par moments les scènes de transition sont inexistantes, trois fois j’ai dû revenir en arrière pensant avoir tourné deux pages à la fois. Je n’ai accroché à rien, ni aux personnages sans intérêt et aucunement attachants, sans parler de cette imagination de fou nécessaire à pondre un monde peuplé d’un genre de grenouilles préhistoriques mutantes passablement bêtes mais gentilles et de lémuriens juste cons, oui, c'est le mot. Ni les décors au final assez dépouillés, ni les dialogues ras du sol. Plus les quelques incohérences ou ficelles bienvenues qu'on y trouve : jouer du Bach pour éloigner les lémuriens ou encore le robot plein d’acide que l’autre prend à bras le corps sans se bruler. La seule chose qui mérite un peu de considération c’est le fabuleux dessin et si ma note reste au plus bas malgré lui, c'est qu'elle reflète parfaitement le grand vide que j’ai ressenti en lisant cette B.D. Je n’ai pas envie de connaître la suite, mais uniquement pour le plaisir de regarder le travail de Civiello je feuillèterai la B.D. en librairie.
Le Donjon de Naheulbeuk
Sans intérêt. Tout l'humour de la saga MP3 disparaît ici. La bd n'est tout simplement pas un support approprié, l'humour de Naheulbeuk dépendait en bonne partie de sa dimension audio qui forçait l'auditeur à imaginer à partir des seuls sons les aventures de cette bande de bras cassé. Point de vue imaginaire ça marchait, dès que c'est illustré le charme n'opère plus et l'univers devient simpliste et laid. A noter l’extrême platitude du dessin qui est d'une nullité achevée. Une création purement commerciale surfant sur le succès de la saga MP3 (gratuite, elle). Conclusion: laissez de côté cette daube ainsi que les romans Naheulbeuk, affreusement mal écrits et peu inspirés et téléchargez la saga MP3 qui, elle, en vaut vraiment la peine. PS: critique à copier coller pour reflets d'acide.
Doktor Sleepless
Je n'y arrive pas avec Warren Ellis. Ses oeuvres beaucoup trop complexes me sont impénétrables. Le plaisir de la lecture s'en ressent fortement. On sent bien qu'il y a des effets de mises en scène pour amener l'action via ce savant fou. Cependant, cela ne produit pas l'effet escompté car le lecteur s'est totalement perdu en chemin. Il y a certainement de bonnes idées mais assez mal exploitées. Au final, la déception domine nettement.
C'est toi ma maman ?
A l'instar de son précédent bouquin Fun Home, Alison Bechdel a placé sa famille au centre de son oeuvre. cette fois-ci ce n'est pas son père, mais sa mère qui est concernée. Et je dois dire que l'intérêt de l'entreprise me laisse rien moins que dubitatif. Certes, on sent que son histoire familiale interroge énormément Alison, qui ramène parfois trop de choses à son homosexualité. Visiblement son analyse n'est pas terminée, car elle inclut non seulement sa mère, son père et ses frères et ses petites amies dans son histoire, mais aussi ses psychanalystes... Si encore elle parlait de la façon dont tout ça influait sur son oeuvre, du moins son versant fictionnel, pour peu qu'il y en ait un, mais elle aborde très peu cet aspect. Non, ce sont pour l'essentiel des retranscriptions de conversations avec toutes ces personnes, et je dois avouer que c'est d'un ennui... abyssal. J'ai même sauté quelques passages où elle citait et faisait l'exégèse de psychanalystes plus ou moins célèbres. il y a quelques raccords avec des auteurs, comme Virginia Woolf, mais seul ce vernis psy est présent. Seul le dessin a finalement trouvé grâce à mes yeux ; il est clair, expressif, mais au final cela ne suffit pas à faire passer la pilule de près de 300 pages...
Methraton
Tout ce qui a un rapport avec Chroniques de la lune noire ne peut que me rebuter, j'aurais donc dû ne pas m'intéresser à "Methraton", mais je suis incorrigible. Ce genre de Bd se veut très picturale avec ses grandes cases aérées ; ses visions apocalyptiques visent à l'inscrire dans un genre de fantastique très torturé, et j'y reconnais le délire de Froideval. Le dessin en lui-même n'est pas désagréable mais ce genre de bande qui appuie sur l'aspect mystique et se vautre dans les effets faciles, ça me saoule très vite ; j'ai failli refermer rapidement l'album, mais j'ai continué un peu et feuilleté les 2 autres tomes qui offrent de belles images comme la double page de Memphis dans le tome 2, et finalement, il m'est impossible de rentrer dans cet univers, ça fait partie des Bd que je ne comprends pas et qui ne m'apportent aucun plaisir de lecture. C'est bien d'y avoir jeté un oeil pour me faire une idée, mais c'est exactement ce à quoi je m'attrendais, c'est un type de fantasy que je n'aime pas, et je passe mon chemin pour trouver mieux ailleurs...