Je me dois d'aller à contre-courant des avis postés ici...
Même si je ne me reconnais pas vraiment dans les bandes dessinées écrites par Jim, je dois lui concéder quelques qualités : l'auteur est très en phase avec son époque, son œuvre est malheureusement plutôt crédible et proche des préoccupations des quadras aisés et blasés à la recherche de sensations et de drames, et les dessinateurs qui travaillent avec lui parviennent sans difficulté à restituer son style pictural, d'une grande clarté et d'une grande lisibilité.
Mais franchement, j'ai trouvé ce diptyque insipide et mauvais.
Commençons par le personnage principal, Simon, qu'on ne cesse de nous présenter comme étant "un type bien", droit et gentil. Je m'insurge : Simon est une caricature de loser antipathique qui pense que l'argent peut tout acheter, qui ne s'intéresse à rien d'autre qu'à ses problèmes de merde. Indécis et mollasson, il est aussi d'un égoïsme maladif (sa façon ridicule et lâche de s'échapper de son propre mariage), dépourvu de valeur morale et de constance (son rapport avec Éloïse, l'indifférence qu'il éprouve pour son ex, son père et son fils qui vient de naître et dont le nom ne figure même pas sur les 140 pages), qui s'entoure mal (José, le "super pote", ne parle absolument QUE de sexe et n'a qu'un rapport de faire-valoir)... Non, soyons lucides, Simon n'a rien d'un type bien. C'est un mec prêt à tout pour s'échapper de "sa" réalité, pathétique comme il le dit lui-même, et qui n'a selon moi rien de rien d'attachant.
On retrouve de nombreux fils narratifs d'Une nuit à Rome, que j'avais trouvé plus ''captivant'' à défaut de me reconnaître dans les personnages. "Héléna" pourrait être une lecture agréable de vacances (le postulat des "trois heures ensemble" aurait pu donner lieu à des échanges intéressants si les personnages eux-mêmes avaient eu de l'intérêt ou une psychologie plus riche) si le rythme n'était pas aussi lent et les personnages imbuvables.
Allez, je reconnais que ça se lit bien et que c'est accrocheur comme un tube de la radio mais c'est quand même digne des pires comédies romantiques et des mauvais téléfilms à suivre quand rien d'autre de bien ne passe à la télé.
Et pour info, Jim, la fidélité, c'est pas mal non plus hein... Les histoires d'amour qui sont profondes, vraies et qui durent ne sont pas aussi chiantes que tu sembles le croire, loin de là.
A éviter !
Emmanuelle est probablement une des histoires érotiques les plus connues tant M6 a multi diffusé les différents épisodes pendant des années. Delcourt a édité l'adaptation en BD. Et si les films sont cultes, il n'en est pas de même pour cette adaptation.
En général dans la catégorie BD / film pour adulte, on est pas bien regardant sur le scénario, on a coutume de dire qu'il n'y en a pas, ou plus exactement que le scénario n'est qu'un prétexte à introduire les scènes de sexe. Ici on ne s'est pas embarrassé avec une pseudo histoire, il n'y en a pas. Je ne sais pas comment était le roman d'origine, je ne me rappelle pas des films, mais ici on enchaîne les séquences sans transition, et Emmanuelle passe d'une soirée privée chez un ami, à un après midi dans un jardin puis à une expérience avec des bonzes dans un temple. Surtout il ne faut pas essayer de comprendre quelque chose, ni chercher de fil conducteur, car il n'y en a pas.
Reste alors à profiter du dessin, et là aussi c'est un peu raté. Les planches sont trop chargées, trop de cases et trop de découpages originaux nuisent à l'expérience de lecture. On est parfois perdu dans la page et on ne s'est plus dans quel sens on doit lire. Trop souvent il y a des flèches qui indiquent quelle est la case suivante pour essayer d'aider le lecteur dans le labyrinthe narratif proposé. Mais même avec ça, on a du mal à lire les bulles dans le bon ordre. Et enfin si les corps des jeunes femmes sont plutôt réussis, ce n'est pas du tout le cas des visages qui sont étirés et paraissent déformés.
Au final pas vraiment de quoi nous titiller les hormones...
J'ai abandonné au premier tome. Certes le dessin est absolument sublime et on s'attarde à chaque planche pour essayer de capter les détails de cet univers.
Le gros problème, c'est le rythme et le scénario. On s'ennuie ! Les dialogues sont inintéressants, "l'intrigue" poussive et mal amenée. Sans parler des transitions, je me suis retrouvé tellement de fois à revenir en arrière en pensant que j'avais manqué une page, mais non.
De plus on est largué sans filet. L'histoire démarre comme si on devait prendre le train en marche, on est assommé de vocabulaire, de personnages, de choses nouvelles qui empêchent de rentrer pleinement dans le récit. J'avais du mal à croire qu'il s'agisse du tome 1.
Tout cela est bien mal amené et maîtrisé comparé à un L'Incal ou La Quête de l'Oiseau du Temps.
Je reste perplexe devant des Bd de ce calibre, ça me cloue complètement et ça me fait perdre mes mots, je ne sais donc trop quoi dire tant c'est déroutant et surprenant.
Je peux dire abruptement que je ne goûte pas du tout ce genre de bande qui affiche un air surréaliste avec une succession de séquences étranges... et d'un autre côté, je sens qu'il y a une volonté de recherche et d'inventivité, mais tout ceci me dépasse..
C'est une folle atmosphère de carnaval des faits mystérieux à Ostende, maléfique décor qui lorgne vers Lovecraft... Mais ça ne m'étonne absolument pas de la part d'un scénariste comme Bucquoy, c'est bien dans son style, il n'y a que lui pour inventer de tels récits aussi hallucinatoires.
Je suis surpris que J.F. Charles illustre ce type de délire fantastique, c'était juste avant qu'il entame sa série Les Pionniers du Nouveau Monde ; son dessin n'a pas encore sa forme définitive, mais on perçoit son style graphique par ci par là qui commence à se construire.
En tout cas, ce genre de Bd n'est clairement pas pour moi..
Je précise que j'ai lu le vieil album de 1981 édité chez Glénat.
C'est toute la SF que je déteste, des astronefs, des fusées, des nébuleuses, des androïdes, une planète où il ne fait pas bon vivre, de l'exploration galactique... bref des éléments classiques mais avec des personnages inconsistants et une intrigue mille fois vue dans des films de série Z parfois mieux foutus comme le Guerrier de l'Espace, Metalstorm, les Mercenaires de l'espace..j'en passe et des meilleurs. On dirait que ça veut ressembler à la Guerre des Etoiles qui tenait le haut du pavé à l'époque, mais c'est pathétiquement plat et sans intérêt, et tous ces plans d'appareils sont ennuyeux à la longue. Le dessin de Gimenez qui lorgnait un peu vers Moebius en 1981, aurait mérité mieux..
Ce n'est guère folichon ! Je n'ai absolument pas aimé cette nouvelle aventure écrit par Ozanam. Je deviens un habitué. Il n'y a rien à faire: c'est un effet de style qui nous perd complètement à commencer par les témoignages des divers protagonistes qui remplissent des pages entières.
En effet, je n'ai rien compris à cette histoire qui n'a ni queue ni tête car la construction de ce récit a été sans doute assez mal opéré. Les tribulations loufoques de cette jolie tueuse angélique de la région PACA au service de Dieu ne m'a guère inspiré d'où une notation sans concession.
Bon ben voila, j'aurais essayé de l'urban fantasy, et je m'aperçois que je suis totalement pas réceptif à ce genre et à ce type de Bd. Au contraire de séries dans le même univers comme Ekhö, monde miroir que j'avais un peu plus appréciée pour sa poésie et son côté merveilleux, ou comme 666 qui faisait preuve d'un véritable délire plus axé vers le fantastique maléfique, ici je ne retrouve ni poésie, ni merveilleux, ni folie délirante... je me suis ennuyé comme un rat mort..
Le scénario est confus, les lieux de l'action changent sans cesse sans transition, les personnages sont creux et sans intérêt, le mélange de genres et de personnages est trop accentué, bref ça ne m'a aucunement emballé. J'ai tenté cette aventure en voyant le nom de De Vita, et son dessin, bien que différent du style plus propre et lisse vu sur James Healer que j'avais tant apprécié, n'a pas le même vernis, c'est moins joli aux entournures, tout en restant esthétique.
Dès le premier album, ça m'a assez vite surpris et ennuyé, j'ai lu cette histoire à contrecoeur pour voir où ça menait, la lecture des 2 suivants fut très pénible, j'ai donc laissé tomber, n'en pouvant plus, tout ceci n'est pas du tout dans mes goûts, je n'aime vraiment pas..
Je ne suis pas parvenu à comprendre le fondement de cette Bd, je ne sais pas ce que Sfar essaie de démontrer ici, même s'il soulève quelques questions sur la religion juive ; où veut-il en venir ? quel est l'intérêt de ce sujet ? Bah j'avoue être très dubitatif.
Au départ, ça pouvait être intéressant, mais l'ensemble sombre vite dans une anarchie scénaristique, ce n'est pas construit, c'est brouillon, il n'y a pas de scénario linéaire, c'est plus une succession de scènes sans trop de lien qui ne mènent à rien, il y a même des séquences complètement inutiles ou stupides, bref c'est très très moyen et je n'ai pris aucun plaisir à cette lecture.
De plus, l'époque sous-entend un langage adapté à cette Judée sous occupation romaine après la crucifixion de Jésus-Christ ; or on voit de nombreux dialogues qui ne sonnent absolument pas Ier siècle de notre ère, mais qui tirent plutôt vers le langage des banlieues de notre monde moderne. Certains sont même très maladroits ("C'est complètement connard ce qu'on fait" ou "T'as vu comme elle est bonne !").. c'est bien simple, j'avais l'impression d'entendre les petits branleurs de mon quartier , je ne peux donc pas accepter ce type de dialogue dans un tel décor.
C'est sûrement dommage, je suis certain que Sfar aurait pu faire mieux en soulevant des questions importantes sous couvert d'humour s'il avait été plus subtil et mieux construit. Le dessin est pourtant bon, c'est un trait sobre qui adopte une sorte de Ligne Claire assez séduisante et qui utilise la technique traditionnelle du gaufrier à 6 cases larges par page, une structure immuable de découpage qui étonnamment ne fige pas la rythmique.
Une bande décevante pour moi, en plus inachevée, et pour laquelle j'ai du mal à comprendre les notes si favorables..
Je ne sais pas ce qui se passe sincèrement dans l’esprit de Joann Sfar depuis quelques années et notamment depuis qu’il est passé à la réalisation du biopic sur Gainsbourg mais il y aura clairement eu un avant et un après.
Si le propos d’origine est tentant avec des clins d’œil appuyés à l’œuvre de Voltaire et notamment de son Candide sur la question grave de l’esclavage, j’ai vite décroché avec les pages suivantes et un mélange improbable cul-esclavage.. Oui oui vous avez bien lu !
La curiosité et les propos du récit sont donc alternés de façon complètement hétérogènes au point même de perdre complètement de vue l’histoire principale (d’ailleurs y en a-t-il une vraiment ?).
Je suis plutôt open sur pas mal de sujets et aurai souhaité y trouver un intérêt mais à priori cet album n’aura pas de suite, Sfar l’avait développé en vue de l’adapter pour le cinéma mais c’est tombé à l’eau… Il est donc clair et net que le monsieur ayant déjà du mal à boucler ses séries cohérentes, on peut légitimement garder moins d’espoirs pour celle-ci qui aurait pu bénéficier de deux étoiles sans cette affreuse couverture d’une rare laideur mais là ce n’est juste pas possible…
Une déception de plus pour l’enfant chéri des critiques branchés parisiens mais qui s’éloigne encore un peu plus d’auteurs français comme Blain, Larcenet et Trondheim qui produisent moins mais de bien meilleure qualité… À éviter ? Non mais à fuir surement !
Il n'y aura pas de dialogues dans cette bd totalement muette. L'impression sera en quadrichromie. Les images sont simples et il faudra deviner les actions loufoques de ces trois compères.
L'humour est censé côtoyer le tragique mais l'effet est plutôt désopilant. On sent bien une ode contre les industries qui polluent notre monde. C'est plutôt un court essai comme une expérimentation.
C'est le Conseil des arts du Canada qui a financé cette publication étrange car inclassable. L'auteur qui avait passé une licence d'art plastique à Strasbourg est publié pour la première fois. Il vit désormais à Paris et illustre des livres pour enfants.
Pour autant, je n'ai pas aimé car je n'ai pas eu ce qu'on pourrait appeler un bon moment de lecture. Cela ne m'a rien apporté. Les rois du pétrole ne vont pas marquer le destin du monde pour une fois.
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Héléna
Je me dois d'aller à contre-courant des avis postés ici... Même si je ne me reconnais pas vraiment dans les bandes dessinées écrites par Jim, je dois lui concéder quelques qualités : l'auteur est très en phase avec son époque, son œuvre est malheureusement plutôt crédible et proche des préoccupations des quadras aisés et blasés à la recherche de sensations et de drames, et les dessinateurs qui travaillent avec lui parviennent sans difficulté à restituer son style pictural, d'une grande clarté et d'une grande lisibilité. Mais franchement, j'ai trouvé ce diptyque insipide et mauvais. Commençons par le personnage principal, Simon, qu'on ne cesse de nous présenter comme étant "un type bien", droit et gentil. Je m'insurge : Simon est une caricature de loser antipathique qui pense que l'argent peut tout acheter, qui ne s'intéresse à rien d'autre qu'à ses problèmes de merde. Indécis et mollasson, il est aussi d'un égoïsme maladif (sa façon ridicule et lâche de s'échapper de son propre mariage), dépourvu de valeur morale et de constance (son rapport avec Éloïse, l'indifférence qu'il éprouve pour son ex, son père et son fils qui vient de naître et dont le nom ne figure même pas sur les 140 pages), qui s'entoure mal (José, le "super pote", ne parle absolument QUE de sexe et n'a qu'un rapport de faire-valoir)... Non, soyons lucides, Simon n'a rien d'un type bien. C'est un mec prêt à tout pour s'échapper de "sa" réalité, pathétique comme il le dit lui-même, et qui n'a selon moi rien de rien d'attachant. On retrouve de nombreux fils narratifs d'Une nuit à Rome, que j'avais trouvé plus ''captivant'' à défaut de me reconnaître dans les personnages. "Héléna" pourrait être une lecture agréable de vacances (le postulat des "trois heures ensemble" aurait pu donner lieu à des échanges intéressants si les personnages eux-mêmes avaient eu de l'intérêt ou une psychologie plus riche) si le rythme n'était pas aussi lent et les personnages imbuvables. Allez, je reconnais que ça se lit bien et que c'est accrocheur comme un tube de la radio mais c'est quand même digne des pires comédies romantiques et des mauvais téléfilms à suivre quand rien d'autre de bien ne passe à la télé. Et pour info, Jim, la fidélité, c'est pas mal non plus hein... Les histoires d'amour qui sont profondes, vraies et qui durent ne sont pas aussi chiantes que tu sembles le croire, loin de là. A éviter !
Emmanuelle
Emmanuelle est probablement une des histoires érotiques les plus connues tant M6 a multi diffusé les différents épisodes pendant des années. Delcourt a édité l'adaptation en BD. Et si les films sont cultes, il n'en est pas de même pour cette adaptation. En général dans la catégorie BD / film pour adulte, on est pas bien regardant sur le scénario, on a coutume de dire qu'il n'y en a pas, ou plus exactement que le scénario n'est qu'un prétexte à introduire les scènes de sexe. Ici on ne s'est pas embarrassé avec une pseudo histoire, il n'y en a pas. Je ne sais pas comment était le roman d'origine, je ne me rappelle pas des films, mais ici on enchaîne les séquences sans transition, et Emmanuelle passe d'une soirée privée chez un ami, à un après midi dans un jardin puis à une expérience avec des bonzes dans un temple. Surtout il ne faut pas essayer de comprendre quelque chose, ni chercher de fil conducteur, car il n'y en a pas. Reste alors à profiter du dessin, et là aussi c'est un peu raté. Les planches sont trop chargées, trop de cases et trop de découpages originaux nuisent à l'expérience de lecture. On est parfois perdu dans la page et on ne s'est plus dans quel sens on doit lire. Trop souvent il y a des flèches qui indiquent quelle est la case suivante pour essayer d'aider le lecteur dans le labyrinthe narratif proposé. Mais même avec ça, on a du mal à lire les bulles dans le bon ordre. Et enfin si les corps des jeunes femmes sont plutôt réussis, ce n'est pas du tout le cas des visages qui sont étirés et paraissent déformés. Au final pas vraiment de quoi nous titiller les hormones...
Le Cycle de Cyann
J'ai abandonné au premier tome. Certes le dessin est absolument sublime et on s'attarde à chaque planche pour essayer de capter les détails de cet univers. Le gros problème, c'est le rythme et le scénario. On s'ennuie ! Les dialogues sont inintéressants, "l'intrigue" poussive et mal amenée. Sans parler des transitions, je me suis retrouvé tellement de fois à revenir en arrière en pensant que j'avais manqué une page, mais non. De plus on est largué sans filet. L'histoire démarre comme si on devait prendre le train en marche, on est assommé de vocabulaire, de personnages, de choses nouvelles qui empêchent de rentrer pleinement dans le récit. J'avais du mal à croire qu'il s'agisse du tome 1. Tout cela est bien mal amené et maîtrisé comparé à un L'Incal ou La Quête de l'Oiseau du Temps.
Le Bal du rat mort
Je reste perplexe devant des Bd de ce calibre, ça me cloue complètement et ça me fait perdre mes mots, je ne sais donc trop quoi dire tant c'est déroutant et surprenant. Je peux dire abruptement que je ne goûte pas du tout ce genre de bande qui affiche un air surréaliste avec une succession de séquences étranges... et d'un autre côté, je sens qu'il y a une volonté de recherche et d'inventivité, mais tout ceci me dépasse.. C'est une folle atmosphère de carnaval des faits mystérieux à Ostende, maléfique décor qui lorgne vers Lovecraft... Mais ça ne m'étonne absolument pas de la part d'un scénariste comme Bucquoy, c'est bien dans son style, il n'y a que lui pour inventer de tels récits aussi hallucinatoires. Je suis surpris que J.F. Charles illustre ce type de délire fantastique, c'était juste avant qu'il entame sa série Les Pionniers du Nouveau Monde ; son dessin n'a pas encore sa forme définitive, mais on perçoit son style graphique par ci par là qui commence à se construire. En tout cas, ce genre de Bd n'est clairement pas pour moi..
L'Étoile noire
Je précise que j'ai lu le vieil album de 1981 édité chez Glénat. C'est toute la SF que je déteste, des astronefs, des fusées, des nébuleuses, des androïdes, une planète où il ne fait pas bon vivre, de l'exploration galactique... bref des éléments classiques mais avec des personnages inconsistants et une intrigue mille fois vue dans des films de série Z parfois mieux foutus comme le Guerrier de l'Espace, Metalstorm, les Mercenaires de l'espace..j'en passe et des meilleurs. On dirait que ça veut ressembler à la Guerre des Etoiles qui tenait le haut du pavé à l'époque, mais c'est pathétiquement plat et sans intérêt, et tous ces plans d'appareils sont ennuyeux à la longue. Le dessin de Gimenez qui lorgnait un peu vers Moebius en 1981, aurait mérité mieux..
Seconde chance
Ce n'est guère folichon ! Je n'ai absolument pas aimé cette nouvelle aventure écrit par Ozanam. Je deviens un habitué. Il n'y a rien à faire: c'est un effet de style qui nous perd complètement à commencer par les témoignages des divers protagonistes qui remplissent des pages entières. En effet, je n'ai rien compris à cette histoire qui n'a ni queue ni tête car la construction de ce récit a été sans doute assez mal opéré. Les tribulations loufoques de cette jolie tueuse angélique de la région PACA au service de Dieu ne m'a guère inspiré d'où une notation sans concession.
Wisher
Bon ben voila, j'aurais essayé de l'urban fantasy, et je m'aperçois que je suis totalement pas réceptif à ce genre et à ce type de Bd. Au contraire de séries dans le même univers comme Ekhö, monde miroir que j'avais un peu plus appréciée pour sa poésie et son côté merveilleux, ou comme 666 qui faisait preuve d'un véritable délire plus axé vers le fantastique maléfique, ici je ne retrouve ni poésie, ni merveilleux, ni folie délirante... je me suis ennuyé comme un rat mort.. Le scénario est confus, les lieux de l'action changent sans cesse sans transition, les personnages sont creux et sans intérêt, le mélange de genres et de personnages est trop accentué, bref ça ne m'a aucunement emballé. J'ai tenté cette aventure en voyant le nom de De Vita, et son dessin, bien que différent du style plus propre et lisse vu sur James Healer que j'avais tant apprécié, n'a pas le même vernis, c'est moins joli aux entournures, tout en restant esthétique. Dès le premier album, ça m'a assez vite surpris et ennuyé, j'ai lu cette histoire à contrecoeur pour voir où ça menait, la lecture des 2 suivants fut très pénible, j'ai donc laissé tomber, n'en pouvant plus, tout ceci n'est pas du tout dans mes goûts, je n'aime vraiment pas..
Les Olives noires
Je ne suis pas parvenu à comprendre le fondement de cette Bd, je ne sais pas ce que Sfar essaie de démontrer ici, même s'il soulève quelques questions sur la religion juive ; où veut-il en venir ? quel est l'intérêt de ce sujet ? Bah j'avoue être très dubitatif. Au départ, ça pouvait être intéressant, mais l'ensemble sombre vite dans une anarchie scénaristique, ce n'est pas construit, c'est brouillon, il n'y a pas de scénario linéaire, c'est plus une succession de scènes sans trop de lien qui ne mènent à rien, il y a même des séquences complètement inutiles ou stupides, bref c'est très très moyen et je n'ai pris aucun plaisir à cette lecture. De plus, l'époque sous-entend un langage adapté à cette Judée sous occupation romaine après la crucifixion de Jésus-Christ ; or on voit de nombreux dialogues qui ne sonnent absolument pas Ier siècle de notre ère, mais qui tirent plutôt vers le langage des banlieues de notre monde moderne. Certains sont même très maladroits ("C'est complètement connard ce qu'on fait" ou "T'as vu comme elle est bonne !").. c'est bien simple, j'avais l'impression d'entendre les petits branleurs de mon quartier , je ne peux donc pas accepter ce type de dialogue dans un tel décor. C'est sûrement dommage, je suis certain que Sfar aurait pu faire mieux en soulevant des questions importantes sous couvert d'humour s'il avait été plus subtil et mieux construit. Le dessin est pourtant bon, c'est un trait sobre qui adopte une sorte de Ligne Claire assez séduisante et qui utilise la technique traditionnelle du gaufrier à 6 cases larges par page, une structure immuable de découpage qui étonnamment ne fige pas la rythmique. Une bande décevante pour moi, en plus inachevée, et pour laquelle j'ai du mal à comprendre les notes si favorables..
Les Lumières de la France
Je ne sais pas ce qui se passe sincèrement dans l’esprit de Joann Sfar depuis quelques années et notamment depuis qu’il est passé à la réalisation du biopic sur Gainsbourg mais il y aura clairement eu un avant et un après. Si le propos d’origine est tentant avec des clins d’œil appuyés à l’œuvre de Voltaire et notamment de son Candide sur la question grave de l’esclavage, j’ai vite décroché avec les pages suivantes et un mélange improbable cul-esclavage.. Oui oui vous avez bien lu ! La curiosité et les propos du récit sont donc alternés de façon complètement hétérogènes au point même de perdre complètement de vue l’histoire principale (d’ailleurs y en a-t-il une vraiment ?). Je suis plutôt open sur pas mal de sujets et aurai souhaité y trouver un intérêt mais à priori cet album n’aura pas de suite, Sfar l’avait développé en vue de l’adapter pour le cinéma mais c’est tombé à l’eau… Il est donc clair et net que le monsieur ayant déjà du mal à boucler ses séries cohérentes, on peut légitimement garder moins d’espoirs pour celle-ci qui aurait pu bénéficier de deux étoiles sans cette affreuse couverture d’une rare laideur mais là ce n’est juste pas possible… Une déception de plus pour l’enfant chéri des critiques branchés parisiens mais qui s’éloigne encore un peu plus d’auteurs français comme Blain, Larcenet et Trondheim qui produisent moins mais de bien meilleure qualité… À éviter ? Non mais à fuir surement !
Les Rois du pétrole
Il n'y aura pas de dialogues dans cette bd totalement muette. L'impression sera en quadrichromie. Les images sont simples et il faudra deviner les actions loufoques de ces trois compères. L'humour est censé côtoyer le tragique mais l'effet est plutôt désopilant. On sent bien une ode contre les industries qui polluent notre monde. C'est plutôt un court essai comme une expérimentation. C'est le Conseil des arts du Canada qui a financé cette publication étrange car inclassable. L'auteur qui avait passé une licence d'art plastique à Strasbourg est publié pour la première fois. Il vit désormais à Paris et illustre des livres pour enfants. Pour autant, je n'ai pas aimé car je n'ai pas eu ce qu'on pourrait appeler un bon moment de lecture. Cela ne m'a rien apporté. Les rois du pétrole ne vont pas marquer le destin du monde pour une fois.