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Les dernier avis (87768 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Lily a des nénés
Lily a des nénés

Cette BD raconte quelques jours dans la vie de Lily, une jeune fille de 10 ans, vivant dans un petit port de Bretagne, qui a un tournant de sa vie puisqu'elle entre dans la puberté et commence à avoir des seins. Cela la met mal à l'aise car elle voit cela comme un handicap pour affronter le regard des autres et cela lui pose un vrai soucis vis-à-vis du garçon dont elle est secrètement amoureuse. Ce dernier est un petit caïd, chef d'une toute petite bande, et il se trouve justement que le frère jumeau de Lily voudrait entrer dans cette bande. et comme elle et lui se ressemblent beaucoup, elle pourrait éventuellement prendre sa place, sur un malentendu. C'est une histoire sympathique mais pas très marquante. J'aime bien son graphisme quoique je trouve parfois que son manque de détail et sa façon de réaliser les ombrages et les couleurs lui donnent un côté un peu flou. Lily est plutôt attachante. Et quand on voit son joli minois, on se dit qu'elle aurait bien tort de penser qu'elle ne peut pas plaire aux garçons qui l'intéressent. Sauf que forcément, elle a choisi le moins sympa de tous. L'histoire de sa tentative de se faire passer pour son frère n'est pas mal mais je ne sais pas si elle est très crédible dans le fond. Et anatomiquement parlant, j'avoue m'interroger sur la scène où elle doit faire pipi sur un chat depuis un balcon... Quant au récit sur son passage vers la puberté, il est correct même s'il ne me parle pas vraiment en tant que garçon. Agréable donc, mais pas indispensable.

23/02/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Chèvre de Monsieur Seguin (Barman)
La Chèvre de Monsieur Seguin (Barman)

Cette BD est une adaptation directe du conte d'Alphonse Daudet, mais contrairement à la plupart de ces adaptations, celle-ci est complète. Cela ne change rien à l'histoire de la chèvre elle-même mais cela ajoute un cadre au récit sous la forme d'une introduction où le narrateur, probablement Alphonse Daudet, est en pleine discussion avec son ami Gringoire autour d'un café et lui conseille fortement d'accepter un métier de chroniqueur plutôt que de vivre une vie de poète insouciant. C'est pour illustrer son conseil qu'il lui raconte l'histoire de cette petite chèvre qui aimait trop la liberté au point d'en oublier le danger du loup. Et ce sont ces personnages qu'on retrouve à nouveau en fin d'album une fois l'histoire racontée. C'est bien, cela donne un cadre moral plus général et plus adulte à la fameuse fable que tous les enfants connaissent. Le dessin d'Adrienne Barman est amusant. Elles donnent de drôles d'allures à ses personnages, comme s'ils étaient coincés dans le cadre des bords de leurs cases de BD et qu'ils devaient se tordre et se pencher pour y tenir correctement. En outre, elle leur donne volontairement des tronches assez débiles, avec des sourires béants et des yeux de tailles inégales. Ça me fait assez rire et lire l'album avec le sourire. Du coup, autant le fond de l'histoire est raconté avec respect de son contenu et de son texte, autant la mise en scène est bien plus légère et divertissante. Du coup, j'ai bien aimé cette adaptation qui, si elle n'a rien d'indispensable, fait passer un bon moment et présente de belle manière le récit complet de Daudet.

23/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Trouille
Trouille

Mouais. J’ai lu sans déplaisir, mais aussi sans enthousiasme cet album. Je ne sais pas ce qui a été conservé du roman originel (que je n’ai pas lu), mais il n’en reste ici qu’une vague brume, quelque chose que j’aurais sans doute rapidement oublié. L’histoire en elle-même n’est pas inintéressante, mais je l’ai trouvé trop squelettique – et le dessin, avec un rendu de crayonné, de brouillon mal dégrossi, n’a fait qu’ajouter (inutilement) au dépouillement de l’ensemble. Nous suivons donc un type qui passe son temps à fuir. Fuir une « apparition » (la mort probablement) qui le poursuit, qui frappe certains de ses proches, dont la présence annonce le malheur. Fuir les prédictions qui ne lui laissaient pas de chance d’échapper à son destin. On a donc là un démarquage de la fatalité antique, de l’histoire d’Œdipe. Je n’ai pas réussi à m’attacher au héros. Reste que passé ce constat, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent (texte et rebondissements assez rares). L’aspect polar revendiqué par la collection passe ici au second plan. Album d’ambiance donc, qui ne m’a pas vraiment convaincu. Note réelle : 2,5/5.

23/02/2020 (modifier)
Par Blue boy
Note: 2/5
Couverture de la série Le Rapport W
Le Rapport W

Il arrive parfois qu’une œuvre déçoive, et quand les attentes sont grandes, cette déception est d’autant plus forte. L’auteur, Gaétan Nocq, n’a pourtant pas ménagé ses efforts pour donner un écho à cette histoire vraie, se rendant même sur le site d’Auschwitz pour s’imprégner du lieu et en reproduire les sensations à travers ses pinceaux. Le projet est d’une nature réellement artistique, quasi expérimentale, bien éloigné des canons habituels de la BD, et c’est aussi cela que l’on recherche face à une production toujours pléthorique. En décrivant de façon clinique le quotidien de l’espion polonais Witold Pilecki au sein du camp d’Auschwitz, Gaétan Nocq a fait preuve d’un minimalisme tout à fait adapté aux conditions de vie très spartiates des prisonniers, avec des pastels monochromes balayant une gamme de couleurs variées au fil des pages du gris au bleu en passant par le rouge-orangé. On est parfois plus dans la peinture que dans la BD, et certaines planches laissent entrevoir de façon convaincante le talent de l’artiste. Là où le bât blesse, c’est sur le plan de la narration, qui apparaît quelque peu en décalage par rapport au parti pris artistique. A ce titre, les visages, dilués sous les couleurs, sont assez peu expressifs et pas suffisamment différentiables les uns des autres, ce qui pose un vrai problème étant donne le grand nombre de protagonistes — et le fait que notre espion porte deux noms (le sien et son nom d’espion) n’arrange rien à l’affaire… Tout cela finit par perdre le lecteur, qui finit par se contrefoutre du sort des personnages et de l’issue de l’intrigue, d’autant que le récit reste globalement assez monotone. Le cadrage, plutôt digne d’intérêt, ne suffira hélas pas à tempérer cette impression. Et là on peut se demander si le parti pris artistique était vraiment justifié. Originalité ne veut pas forcément dire qualité, et dans le cas présent, il faut se rendre à l’évidence, « Le Rapport W » n’est pas un projet suffisamment abouti, malgré toute la bonne volonté de l’auteur. Notons que le livre est augmenté d’une postface assez consistante d’Isabelle Davion, historienne et maîtresse de conférences à la Sorbonne, certainement utile pour ceux qui auront été déroutés par la narration — et de quelques jolies aquarelles de Gaétan Nocq.

22/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Game Over
Game Over

Autant j’ai beaucoup aimé Kid Paddle qui est, comme ma photo de profil le fait deviner, ma série de bd préférée autant je n’ai, mais alors pas du tout, aimé « Game Over ». L’intérêt de l’apparition du Petit Barbare dans Kid Paddle était d’être un gag récurrent sans être tout le temps dans l’album, c’était drôle et ça passait très bien. Mais une série entière basée uniquement sur ce personnage qui meurt tout le temps ? Non merci. Je ne vois pas pourquoi cette série existe, ce personnage joue très bien son rôle dans Kid Paddle, il n’avait pas besoin d’apparaître dans une série longue de 17 tomes si je ne m’abuse. J’aimais la bd aussi pour sa diversité de gags , Horace , le guichet etc. Là c’est toujours la même chose, c’est très répétitif. J’ai le malheur de dire que cette série a été créée juste pour faire de l’argent, elle ne sert à rien. Midam aurait pu s’en passer. Sinon le dessin est toujours aussi bon.

22/02/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Clinton Road
Clinton Road

C'est à Angoulême cette année, alors que je trainais sur le stand des éditions Ankama que j'ai été attiré par cet album dont la couverture m'a tout de suite accroché. Une nuée de corbeaux et un pastel vert qui augurait du meilleur. L'auteur étant en dédicace je n'ai pas hésité et grand bien m'en a pris. La Clinton Road, imaginez donc une portion de route sensée être la plus hantée des États Unis: des disparitions inquiétantes y surviennent bien souvent et des phénomènes paranormaux s'y produisent. Un ranger du comté, John, patrouille tous les jours après avoir pris un café chez son pote Sam. Qui plus est, Benjamin, son fils, a été vu pour la dernière fois sur cette route. Entre fantasmes et réalité et une impossibilité à faire son deuil John est bien en peine d'y voir clair. Vous aimez Stephen King ? Vous avez particulièrement accroché à la saison un de True Detective ? Si oui alors cet album est pour vous, il y règne un climat, une atmosphère envoutante. L'album se lit relativement rapidement mais il possède un pouvoir hypnothique évident qui fait qu'une fois la lecture entamée vous ne lâcherez plus le truc. Tout en pastel, la colorisation donne au graphisme aux traits acérés un je ne sais quoi qui provoque un sentiment d'étouffement, d'oppression, bref on ne rigole pas dans cette histoire qui jusqu'au retournement final vous prend aux tripes. Certains pourraient trouver le scénario un peu mince, alors certes, mais il se dégage une telle ambiance de l'ensemble que je ne saurais que trop vous conseiller cette lecture et assurément un auteur à suivre, ce que pour ma part je ferai.

22/02/2020 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série Aldobrando
Aldobrando

Avec une couverture aussi évocatrice et un titre très bien trouvé, les auteurs ont tapé dans le mille, car celle-ci résume parfaitement son contenu. D’abord, ce jeune homme fluet galopant, épée à la main, dans un décor champêtre révélant un château fort à l’horizon, le tout dans d’apaisants tons orangés, constitue une véritable invitation au voyage dans un univers que l’on devine médiéval. Le titre de l’album ensuite. « Aldobrando », nom du jeune homme en question, un mot à la rythmique imparable qu’on adore prononcer et donne la cadence à cette aventure pleine de promesses. Découvrir au dessus du titre, en plus petit, les noms Gipi et Critone constituera indubitablement le dernier argument pour convaincre tout lecteur avisé de franchir le pas. Les auteurs italiens apparaissent depuis un moment comme des références dans le petit monde du neuvième art. Gian Alfonso Pacinotti alias Gipi s’était fait remarquer en 2006 pour le prix du meilleur album (Notes pour une histoire de guerre), et plus récemment avait reçu le prix de la critique pour La Terre des fils. Luigi Critone quant à lui nous a offert plus une adaptation réussie du roman magistral de Jean Teulé, Je, François Villon. Gipi abandonne cette fois les pinceaux à Critone pour se concentrer sur la narration. Le résultat est plutôt concluant. Le charme du trait délicat de Critone opère rapidement. Ce dernier sait révéler la grâce ou le ridicule d’un visage, en glissant une dose de caricature quand il s’agit notamment de Brudagone, le roi tyrannique du Royaume des Deux Fontaines. Immédiatement identifiable, le personnage tout fluet d’Aldobrando est très attachant dans sa candeur et sa fragilité. La mise en couleurs de Francesco Daniele et Claudia Palescandolo est très réussie. On reste contemplatif devant ces superbes aquarelles produisant de chaleureuses atmosphères en clair-obscur. L’histoire est celle d’une quête initiatique assez classique, mais s’avère bien construite avec des retournements imprévus et pourtant sans esbroufe, sans dragons ni magiciens (ouf !) avec des ellipses judicieuses qui nous évitent les habituels combats interminables (la scène finale dans l’arène). Du coup, plutôt que de surfer sur la mode de l’heroic fantasy, cette quête au demeurant très sobre préfère puiser dans le roman de chevalerie traditionnel — si l’on exclue le fait qu’il n’y ait pas de chevaux, Gipi ayant pris soin de détourner les clichés liés au genre —, s’appuyant sur une morale philosophique se résumant à cette formule : peu importe le trophée, seul compte le chemin emprunté pour le décrocher. De plus, l’amour n’a pas été oublié, avec deux histoires parallèles, celle d’Aldobrando et Beniamino, remettant malicieusement en question une pseudo théorie bêtasse sur les couples assortis. Pour toutes ces raisons, « Aldobrando » est un one-shot sympathique, très plaisant. Certes, cela ne va pas révolutionner la bande dessinée, mais le côté légèrement décalé de ce récit picaresque s’avère au final plutôt réjouissant.

22/02/2020 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 3/5
Couverture de la série Les Blagues belges
Les Blagues belges

Les blagues en elles-mêmes sont quasiment toutes connues, mais le dessin fait qu'on s'en amuse souvent encore. Le point fort, c'est justement le dessin qui est très valable pour ce type de série. Pas franchement novateur, mais efficace, dans la catégorie "gros nez" très expressif. Le/les dessinateurs n'ont visiblement pas bâclé le boulot contrairement à d'autres séries œuvrant dans les mêmes eaux. Les expressions typiques du cru sont traduites. Il ne manque plus qu'un petit glossaire pour les récapituler toutes avec la prononciation de chacune. Perso, étant nordiste et sachant un peu "causationner" le néerlando-flamand, j'arrive souvent à m'en passer, mais c'est loin d'être le cas de tout le monde. C'est fort gentillet et ça se laisse lire. Néanmoins, ne pas lire trop de pages d'un coup. Hélas, une fois de plus, l'éditeur a diminué le nombre de pages, sachant que le 1er gag est en page 3 et le dernier en page 38, soit 38-3+1=36 gags, soit 8 de moins que dans la plupart des albums de BD belge.

22/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Ruines
Ruines

L’album – largement inspiré par l’expérience personnelle de l’auteur (comme il le précise dans une postface), narre le très long séjour que celui-ci a effectué à Oaxaca, au Mexique, en compagnie de sa femme. Entrecoupés par des pages muettes illustrant la longue migration des papillons monarques, les chapitres nous présentent le couple, l’évolution de leur relation (désaccord à propos de l’éventualité d’avoir un enfant), mais aussi la société mexicaine de cette ville, sujette à des manifestations violemment réprimées par l’édile local, corrompu et manquant clairement de finesse. L’histoire se laisse lire – quelques passages poétiques autour des papillons aèrent le récit. Mais l’album est surtout destiné à plaire aux fans de roman graphique pur et dur – même si les aspects sociaux développés peuvent aussi dynamiser la lecture. Le dessin est sympa (malgré certaines couleurs criardes parfois) et fluidifie la lecture. A lire à l'occasion.

22/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Marqué par le diable
Marqué par le diable

C’est le dessin de Sergio Tisselli, plus que le scénario de Corteggiani, qui m’a intéressé ici. Car c'est bien lui qui m’a semblé le plus original. Il est en effet peu courant de trouver ce type de trait (une sorte d’aquarelle) dans un western réaliste. Son trait est beau et bon – même si quelques cases manquent un peu de visibilité. De très beaux rendus dans les tempêtes de neige par exemple (je suis un peu moins enthousiaste concernant certains visages, ou corps, Tisselli est plus à l’aise pour les décors, les paysages). Pour ce qui est de l’histoire développée par Corteggiani, cela reste trop linéaire à mon goût. Il y manque des aspérités : ma remarque est valable pour l’intrigue elle-même, mais aussi pour les personnalités des protagonistes, insuffisamment développées. Du coup, j’ai eu l’impression d’une fin bâclée, expédiée. Au final, on a là un album qui se laisse lire, mais qui n’a pas la force nécessaire pour en faire une nécessité d’achat. Un emprunt en bibliothèque, pour les amateurs de western, suffira amplement je pense.

22/02/2020 (modifier)