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Les dernier avis (87781 avis)

Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Dépôt de bilan de compétences
Dépôt de bilan de compétences

D’habitude je choisi mes BD par rapport au graphisme. J’apprécie particulièrement quand celui-ci est détaillé, fouillé et coloré. Le style de David Snug est tout autre, le dessin est simpliste et en noir et blanc. Hum hum ça commence bien ! j’ai une heure devant moi. Je décide néanmoins de plonger dans la lecture de cette BD. S’inspirant de son propre parcours professionnel depuis l’école jusqu’à sa vie d’adulte, David Snug se met donc en scène pour une critique décalée du travail. On le suit ainsi dans son cursus d’Arts appliqués et ses divers petits boulots précaires. Et franchement, on se laisse rapidement glisser dans cette narration personnelle humoristique. Des passages vraiment cocasses qui font que cet album se révèle un divertissement plaisant. Une belle surprise que je recommande.

24/02/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série France Info, 30 ans d'actualité (Le jour où...)
France Info, 30 ans d'actualité (Le jour où...)

Je suis partagé pour noter cette BD, et au final je préfère mettre un 2/5 en rapport avec mon ressenti final qui est beaucoup plus tiède que la démarche, que je trouve pourtant louable. Le souci que j'ai eu avec cet album est le principe même : laisser les auteurs choisir une date significative dans les dernières vingt années et l'illustrer. Sauf que cela donne, comme souvent dans une compilation, à boire et à manger. Et dans le cas présent, même si je n'ai pas noté particulièrement de pages mauvaises, je dois bien dire que je n'en ai quasiment plus aucun souvenir après l'avoir refermée. Et c'est triste, parce que ça aurait pu être beaucoup mieux, à mon avis. Niveau dessin, chaque auteur a sa propre patte et si l'on cherche à en découvrir, c'est très sympathique. Mais je n'aurais rien à dire dessus, c'est très différent pour chaque auteur mais généralement en adéquation avec son propos. Non, le souci que j'ai, c'est réellement que la BD ne m'intéresse pas vraiment sur le concept de base, et que dans la réalisation il n'y a rien de plus, si ce n'est quelques petits points de détails supplémentaires ajoutés par textes. Mais encore une fois, ce n'est pas suffisant pour m'intéresser, et au final la BD n'est pas mauvaise mais complètement oubliable. Et pour une BD documentaire, c'est vraiment dommage.

24/02/2020 (modifier)
Par Sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Mécanique céleste
Mécanique céleste

Personnellement j'ai beaucoup apprécié cette BD, je n'analyse pas vraiment pourquoi, mais c'est sans doute en grande partie grâce à l'originalité de la chose. Je n'ai pas comme le posteur précédent pensé à "Hunger Games", film pour ados dont j'ai vu le premier volet cinématographique, et dont je garde le souvenir d'un truc gentillet avec un méchant, Donald Sutherland, sublime acteur, mais qui ici en fait des caisses. Je crois que c'est le graphisme qui m'a accroché en premier, et pourtant il n'est pas spécialement dans ma zone de confort, pourtant les planches dégagent une énergie folle, trépidante sans que le lecteur ne frôle la crise d’épilepsie. Il se dégage du dessin et surtout de la colorisation une ambiance chaude voire chaleureuse, le trait est précis et dynamique. Le scénario est finalement assez classique (David contre Goliath), mais cette idée de régler les problèmes en jouant à la balle au camp, pour naïve qu'elle soit, m'a beaucoup plu. Une BD qui ne va pas révolutionner le genre, mais distrayante, qui m'a procuré un agréable moment de lecture.

24/02/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
Couverture de la série Formica - Une tragédie en trois actes
Formica - Une tragédie en trois actes

C'est bien la première fois que je suis un peu déçu par un titre de Fabcaro. Il utilise un humour encore plus corrosif que d'habitude, pour être dans la lignée du fameux succès Zaï Zaï Zaï Zaï mais sans vraiment l'égaler. On va suivre une tragi-comédie familiale en 3 actes, sachant que le second sera très court. C'est organisé en huis clos à la manière d'une pièce de théâtre. Je n'ai pas beaucoup souri par rapport aux meurtres des enfants comme si de rien n'était, en plein milieu d'un repas familial dont la tension est constituée par l'absence de sujets. Certes, c'est absurde mais ce n'est pas très marrant. Par contre, il y a encore quelques petites trouvailles qui m'ont bien fait rire. Les thèmes exploités sont intéressants, comme la vacuité de certaines existences, l'indifférence, la bienséance hypocrite... Certaines répliques sont inattendues, ce qui fait dans l'originalité de cet auteur remarquable.

24/02/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les 5 Terres
Les 5 Terres

J'attendais une série comme celle-là depuis bien longtemps. Il faut dire qu'elle a tout pour plaire avec ces personnages animaliers anthropomorphes, dans un univers médiéval-fantastique. Il y a également un croisement avec une intrigue à la Game of Thrones dont les auteurs s'inspirent sans se cacher. Le premier tome se termine sur un coup de théâtre ahurissant. A chaque fois, le lecteur est pris de court. Il croit s'imaginer qu'une scène se terminera comme il se l'imagine mais ce n'est pas le cas. Il y a un véritable effet de surprise à de nombreuses reprises qui déjoue les pronostics. Le second tome se poursuit en complexifiant davantage la situation entre les différents protagonistes. Il faut dire qu'il y a une multiplication de personnages et chacun joue un rôle bien particulier qu'il nous faut suivre pour bien comprendre l'intrigue qui gagne d'ailleurs en profondeur. On peut dire que le scénario est assez bien ficelé, avec également des personnages qui sont très intéressants. Mention spéciale également pour un graphisme digne d'intérêt. C'est franchement splendide. Au final, une saga qu'il nous faut suivre en espérant que la qualité se maintienne toujours.

24/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Les Voisins
Les Voisins

Comme dans Les Vagues différentes, avec lesquelles j’avais découvert cet auteur, nous avons ici (mais dans un format encore plus restreint il est vrai) une petite réflexion plus ou moins philosophique. C’est tout en douceur, à peine relevé par un léger humour fataliste. C’est une sorte de fable, emplie de questionnements tout à fait d’actualité : sur la vie, sur la possibilité de rencontrer une vie ailleurs que sur Terre, sur le mode de fonctionnement de cette vie extra-terrestre. Si Denis Bourdaud introduit peu à peu – et pas trop ni trop longtemps – une sorte de vie humaine, c’est pour la subordonner à une nature, une sorte de flore dominante, éternelle, l’homme et ses ambitions ne faisant finalement que passer. La conclusion est très calme : on n’est pas ici dans une science-fiction violente, ni dans un space opera flamboyant. C’est juste une tranche de vie – de plusieurs dizaines d’années quand même. Amateurs d’action et de rebondissements saccadés, de dessins chiadés et de mise en page novatrice s’abstenir. Mais c’est une petite lecture reposante et pas dénuée d’intérêt.

24/02/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Tambours de Srebrenica
Les Tambours de Srebrenica

Cette BD relevant à la fois de l'historique, du roman graphique et du documentaire, est essentielle. Elle est adaptée du roman éponyme du scénariste Philippe Lobjois et si elle est essentielle c'est qu'elle nous montre la lâcheté des instances internationales, du Département d'Etat américain et j'en passe. L'histoire est complexe mais permettez moi d'aider à y voir un peu plus clair. En juillet 1995 donc les troupes serbes s'emparent de l'enclave bosniaque de Srebrenica, en vue d'étendre leur territoire national et surtout de se venger des musulmans qui y vivent afin (si, si) de venger un conflit datant de plusieurs siècles lors de l'invasion ottomane. Les casques bleus envoyés sur place (parmi eux un contingent de hollandais, dont nous reparlerons), sont tous pris en otages. Une force de réaction rapide est créée par la communauté internationale pendant que les forces croates tentent de reprendre les territoires perdus autour de Sarajevo. A la Haye on lance les premiers actes d'accusation contre les criminels de guerre. Au bureau du TPI, un Français, Hugo Bedecarrax enquête sur les massacres et les viols perpétrés par Zelko Parakan. Son chef lui explique cependant que Parakan ne fait pas partie des priorités du TPI. Au même moment Hugo Bedecarrax apprend la mort de son ami journaliste Max Bourgougnous assassiné chez lui. Hugo part mener l'enquête. Cette BD est le premier roman graphique sur la guerre en ex Yougoslavie. Les auteurs sont reporters tous les deux. Philippe Lobjois, grand reporter, a couvert le guerre de 1991 à 1995. Elliot Raimbeau est BD reporter et réalise des illustrations pour l'émission "Envoyé Spécial". Tous deux nous proposent un polar haletant sur le génocide de Srebrenica et ses enjeux géopolitiques. Extrêmement bien documenté grâce à des acteurs de l'époque, la journaliste Florence Hartmann et le commissaire de police Jean-René Ruez dont l'action sur place a permis l'identification des auteurs du massacre. Le héros va découvrir les affres de la realpolitik au cours de son enquête sur les massacres de la population masculine de Srebrenica par les Serbes, il y croisera des noms connus comme celui de Boutros Boutros-Ghali, le général français Morillon, mais aussi Mladic et Karadzic. Le traitement graphique tout en noir et blanc est très beau, curieux de dire cela car le sujet ne s'y prête guère. C'est noir, désenchanté, et comme la guerre, abominable, mais au bout de ces 150 pages j'ai l'impression d'être un peu moins idiot mais aussi peu rassuré sur l'âme humaine. Évidemment à lire d’où le coup de cœur.

24/02/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Jules B : l'histoire d'un Juste
Jules B : l'histoire d'un Juste

Cette BD a pour vocation de faire découvrir à la jeunesse qui ont été les Justes parmi les nations, ces non-juifs qui ont sauvé des juifs durant la seconde guerre mondiale. Mais pourtant, je m'interroge sur l'adéquation entre le récit et l'âge cible du public visé. Je ne vois aucun soucis à parler de sujets graves et sérieux à des enfants, mais c'est l'écart entre la forme, le fond et l'ambition qui me laisse perplexe ici. Sur la forme, ça ressemble à une série pour les jeunes écoliers, avec des personnages animaliers ronds et assez mignons et des couleurs joyeuses. Sur le fond, par contre, je doute que le contexte du récit ne parle à des enfants de cet âge. Sur fond de réquisition, de collaboration, de traîtres et de police française réalisant les rafles à la place des Allemands, et comme la BD n'explique pas ce contexte, il faudra forcément un adulte pour aider un enfant à comprendre. Et puis ce n'est pas le genre de sujet qui va passionner les dits enfants. Du coup, on peut imaginer que l'album se destine plutôt aux jeunes adolescents, collégiens notamment, qui connaissent déjà un peu l'histoire de cette période, mais alors je doute que le dessin les séduise vraiment. Maintenant, en ce qui me concerne, j'ai trouvé cette lecture plutôt agréable. Elle reste à la surface des choses, ne rentre pas trop dans les explications, et je suis un peu frustré sur la fin car j'aurais aimé savoir ce qu'il allait advenir du héros après la dernière case, mais j'ai trouvé la lecture plaisante et plutôt bien racontée. Son intrigue ne surprend pas et se résume un peu vite mais c'est pas mal.

24/02/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
Couverture de la série E.V.A  Chroniques de l'inframonde
E.V.A Chroniques de l'inframonde

Nous sommes en 3125. Toute la population vit sous la surface de la Terre sur quatre niveaux. Nous nous trouvons au plus profond, le quatrième. C'est le niveau le plus proche du centre de la Terre. Ceux qui y vivent sont principalement tous des cyborgs dont les membres artificiels résistent aux hautes pressions infra-terrestres. C'est ici qu' E.V.A vit. Dans ce monde de dictatures et de répressions, la jeune femme projette de découvrir les niveaux supérieurs et voir pour la première fois ce que l'on appelle le soleil. Il est interdit de vouloir s'échapper de son niveau et de la capitale Janis. Alors qu'une campagne électorale bat son plein pour la réélection du maire, E.V.A va trouver de l'aide lors de son ascension en la personne de Lavinia une redoutable terroriste très appréciée par la population. Elle croise également l'équipier de cette dernière, Nachzehrer, un vampire qui n'est en fait qu'un humain de la surface ayant subi une terrible transformation physique. Un autre personnage intervient, un mercenaire, Luka, au service d'un mystérieux commanditaire. Il devient évident qu'un grand nombre d'éléments, mensonges, manipulations, faux-semblants seront des obstacles pour E.V.A lorsqu'elle devra affronter une terrible révélation. L'auteur Marco Turini a débuté sa carrière par des productions érotiques, et cela se sent dans cet album dans sa manière de mettre en avant le corps féminin. Ce qui m'empêche de mettre une note supérieure à ce récit c'est le côté parfois confus et décousu de l'histoire. Une kyrielle de personnages se croisent, certains ayant manifestement des liens antérieurs au récit, ce qui ajoute au fait que le lecteur peut se trouver rapidement largué. Quand en plus l'auteur empile les thématiques (trans-humanisme, religion, identité, métaphysique), ce qui aurait pu donner de le profondeur au récit, s'avère au contraire produire l'effet inverse et rend le récit opaque. En ce qui concerne le graphisme, j'ai trouvé une grande influence du travail de Juan Gimenez. La colorisation quant à elle propose un boulot à l'aquarelle dans des teintes bleutées et verdâtres. Le style de Marco Turini est celui qu'il fallait pour dépeindre ce monde froid et désincarné dont la logique m'a parfois échappé. De belles illustrations en fin d'album dans l'édition de Graph Zeppelin.

24/02/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Vagabond des Étoiles
Le Vagabond des Étoiles

Encore une adaptation d'une histoire de Jack London que je ne connaissais pas. Ce romancier que je connais peu était vraiment prolifique. J'attendais avec impatience de lire cet album, non seulement parce que les avis sur ce site étaient très positifs, mais parce que j'adore le dessin de Riff Reb's, qui fait partie selon moi des meilleurs dessinateurs actuels. Je ne fus pas du tout déçu. London décrit bien la dureté du milieu carcéral de son époque et aussi l'absurdité de notre société car le personnage principal, qui est lui-même loin d'être un ange, car il a tout de même tué quelqu'un, va subir les pires tortures en prison, pour avouer quelque chose qu'il ne sait pas du tout et personne ne va le croire ! La description du milieu pénitentiaire et des souffrances du personnage principal est bien faite et tout le long j'ai ressenti ses émotions. Le récit est captivant et le personnage principal a une personnalité à la fois intéressante et intrigante. J'ai tout de même un peu peur pour la suite. Pour s'en sortir, le héros finit par s'évader de la réalité pour s'imaginer qu'il a vécu dans d'autres époques (quoique pour l'instant je trouve que c'est un peu ambigu et que ce n'est pas certain s'il imagine tout ça ou s'il s'est vraiment réincarné des centaines de fois au fil de l'histoire de l'humanité). Ces passages ne sont pas mauvais (j'aime beaucoup celui qui se passe en Égypte), mais je trouve que c'est moins passionnant que ce qui arrive dans le présent. J'ai donc un peu peur que le second album porte principalement sur ça et que je finisse par trouver le récit moins bon. En tout cas, pour l'instant c'est excellent et un des meilleurs albums de 2019 que j'ai lus jusqu'à présent.

23/02/2020 (modifier)