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Les dernier avis (87722 avis)

Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Fédération (Soleil)
Fédération (Soleil)

Hey ! En voilà une bonne surprise que cet album de SF ! Passé l'impression un peu figée que m'a laissé le dessin en début d'album, on est vite captivé par le scénario de cette adaptation de roman des années 90'. Cette enquête menée tambours battants dans un futur où l'espèce humaine a perdu sa suprématie est sacrément bien fichue. On est vite happé par les ramifications galopantes que la simple mort d'un extra terrestre dans un hôtel de luxe sur Terre pouvait laisser supposer. C'est en effet en 2029 que cette Fédération Spatiale fait son apparition proposant à l'humanité un test pour savoir si elle était digne d'en faire partie. Ce fût un échec retentissant qui laissa notre espèce au bord d'une nouvelle route pourtant prometteuse, tant au niveau technologique qu'économique. Cela n'a pas empêché la Fédération de profiter du meilleur de ce qu'était capable d'offrir notre bonne vieille planète... C'est dans ce contexte qu'un tout jeune inspecteur se voir dépêché sur la mort suspecte d'un extra terrestre. Ce bleu bite armé de sa seule bonne volonté et de quelques coups de pouces inattendus va finir par remonter bien haut et se retrouver dans les rouages d'une machine aux ramifications beaucoup plus complexes que ce que cette simple enquête pouvait laisser supposer... Comme je le disais, si dans un premier temps le côté un peu statique des personnages m'a un peu accroché, l'ambiance générale et les décors très réussis m'ont permis de me laisser porter par ce scénario très accrocheur. Reste à voir ce que donnera la suite, mais c'est pour l'instant une très bonne surprise et j'ai hâte de lire la suite ! *** tome 2 *** Voilà un deuxième tome qui m'aura un peu déçu. Je pensais reprendre la suite le l'enquête précédemment menée, mais le scénario bifurque pour nous proposer un épisode se déroulant dans une cité sous-marine qui va être le théâtre d'attentats. Cette ville sous-marine où collaborent des scientifiques humains et extra terrestre va rapidement plonger en plein chaos. Tout se resserre petit à petit autour de la jeune Jenna, une fillette de 8 ans, dont le cerveau légèrement différent pourrait être la prochaine évolution de l'espèce humaine... Alors oui, l'intrigue est sympa, mais quand on s'attend à reprendre le fil d'une enquête qui pour moi n'en était qu'à ses prémisses, la déception est forcément au rendez-vous. Surtout que j'avoue été moins intéressé par ce huis-clos sous-marin. J'avais grandement aimé les décors urbains assez grandioses du premier tome, là, si la cité sous-marine offre quelques vues extérieures sympathiques, je m'y retrouvais plus dans le New York de 2029 du premier opus. On sent que le fil conducteur de la série n'a pas livré tous ses secrets et qu'elle a un gros potentiel, reste qu'il va falloir se recentrer un peu plus à mon goût pour nous donner le meilleur et raccrocher les wagons. Je laisse ma note à 3 en attendant de voir ce que la suite nous réserve, en espérant que l'intrigue principale reprenne des couleurs.

10/05/2018 (MAJ le 17/02/2020) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Artilleuses
Les Artilleuses

Pierre Pevel, connu comme étant l'auteur des romans Les Lames du Cardinal, était avant cela à l'origine d'une autre trilogie, le Cycle Ambremer, renommé ensuite le Paris des Merveilles. Il s'agit d'un récit de fantasy uchronique où notre monde réel est relié depuis la Renaissance au monde magique où règnent fées, gnomes, dragons et autres ogres, et où les humains et ces créatures magiques ont appris à vivre ensemble. C'est l'occasion de mettre en scène une ville de Paris de la Belle Epoque entre urban fantasy et steampunk où le décor classique de la capitale que nous connaissons se mêle à différents éléments magiques et où les races fantastiques côtoient au quotidien les humains. Les Artilleuses n'est pas une adaptation de ces romans mais la BD se déroule dans le même univers et reprend ce décor d'un Paris merveilleux pour mettre en scène ses héroïnes dans une série musclée et pleine d'action. Ces fameuses héroïnes sont un trio de braqueuses de banque, adeptes des flingues et explosifs en tous genre. Mais comme ce serait trop banal si cela se résumait à cela, il faut ajouter que l'une d'entre elles est magicienne et qu'une autre est une fée mineure. L'idée d'un monde uchronique mêlant réalité historique et fantasy n'est certes pas inédite (je suis un vieux joueur du jeu de rôles Shadowrun) mais l'urban-fantasy reste un terrain imaginaire encore suffisamment peu exploitée pour offrir de belles perspectives. Aussi est-ce avec plaisir que je me suis plongé dans ce Paris fantastique où se mêlent de nombreuses ambiances, un peu Western, un peu Steampunk, un peu Heroic-Fantasy, un peu Complots politiques, un peu Brigades du Tigre et un peu Steampunk. Il y a de quoi faire avec autant d'influences. Pourtant, après lecture du premier tome de la série, je demande encore à être convaincu. Les ingrédients d'un bon récit et d'un bon univers sont là, mais la mise en scène manque de finesse pour le moment. Le graphisme est appréciable au premier coup d’œil, dynamique et lumineux. Pourtant, à y regarder de plus près, je lui trouve un léger manque de soucis du détail et une focalisation sur les personnages au détriment de décors un peu restreints, comme pour une série davantage destinée à la jeunesse qu'à un lectorat plus âgé. Les expressions faciales des héroïnes manquent également de subtilité ce qui est bien dommage. Les trois héroïnes sont campées dans des rôles assez convenus : on a la lady mature et protectrice, la coriace qui joue du flingue, et la jeune mignonne un peu fofolle au passé semi-mystérieux. L'intrigue sort peu des sentiers battus pour le moment, avec nos voleuses qui se retrouvent en possession d'un bijou volé que de nombreuses personnes convoitent et qui doivent fuir à la fois la police et des forces plus dangereuses. Et surtout leur manière de faire, pétaradante pour dire les choses simplement, est certes énergique mais manque d'élégance et de finesse. Cela donne surtout un côté assez immature et peu crédible à certaines parties du récit où elles se sortent de situations très compliquées dans un grossier fracas de munitions, d'explosions et d'une pointe de magie bien pratique. Néanmoins, comme dit plus haut, les bases d'un bon récit sont posées, le graphisme reste tout à fait plaisant, et, à supposer que ce premier tome ne soit qu'introductif, peut-être la suite révélera-t-elle plus de profondeur et me convaincra davantage.

17/02/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Mausart
Mausart

Assez fan du travail de Gradimir Smudja que j'avais découvert il y a quelques années avec son premier album Vincent et Van Gogh puis plus récemment avec Wilfrid Lupano avec un album jeunesse Cheval de bois, cheval de vent, j'étais curieux de voir ce qu'il allait cette fois-ci nous proposer avec cet intrigant "Mausart". On reste dans un registre jeunesse avec un album court de 32 pages nous racontant comment Mausart, petite souris issue d'une famille de mélomanes vivant dans le piano du musicien officiel de la cour, un loup du nom de Salieri, va devenir le musicien attitré du roi. Profitant un jour de son absence, Mausart qui rêve de jouer sur un vrai piano, va se risquer et jouer un air qu'il n'avait composé que dans sa tête. La reine passant dans la rue à ce moment et le trouvant fort agréable va demander à Salieri de venir lui rejouer à la cour pour son anniversaire... Ce dernier va forcément se trouver dans une situation délicate et va donc devoir tout faire pour que cette satanée souris joue la musique qu'elle a composé, tout en s'en attribuant les mérites. L'histoire est somme toute assez simple, mais l'idée est bien trouvée et comme toujours avec Gradimir Smudja, magistralement réalisée. Son coup de crayon et sa mise en couleur sont un régal pour les yeux ! Et puis moi qui suis très difficile sur les bd aux personnages zoomorphes, j'ai ici été conquis. Ne serais-ce que pour la magnifique double page du concert avec la tête effarée du couple royal et de tout ses sujets, j'en redemande ! Un album à mettre entre toutes les mains ! *** tome 2 *** Après la très bonne surprise du tome 1 qui avait placé la barre assez haute, j'avoue que j'ai été un peu déçu par ce deuxième opus. Le talent de Gradimir Smudja est toujours au rendez-vous, mais c'est le scénario qui m'a beaucoup moins emballé. Sa prévisibilité m'a un peu gâché ma lecture car j'ai rapidement mis le doigt sur le ressort de l'intrigue et l'effet de surprise voulu est du coup tombé un peu à plat. Je veux bien croire que cette BD s'adresse avant tout à des enfants, mais là c'est quand même un peu cousu de fils blanc. Alors oui on sent que Gradimir Smudja s'est fait plaisir graphiquement au fil de ses planches à nous proposer une Venise de carnaval bouillonnante et grouillante, où s'égaye toute une population animalière bigarrée. C’est beau, rien à redire à ce sujet, mais l'inconsistance du scénario ou plutôt sa prévisibilité font rapidement retomber le soufflé. Dommage. (je passe donc ma note globale à 3.5)

25/10/2018 (MAJ le 17/02/2020) (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Cyberwar
Cyberwar

Tiens, un bon vieux gros scénario catastrophe, ça faisait longtemps ! En même temps par les temps qui courent, y'en a bien un qui va décrocher le gros lot ! "Cyberwar" nous plonge en pleine cyber attaque du territoire américain. Lors d'un match de baseball auquel assistait le président et sa famille survient une gigantesque panne de courant. Pensant à un incident isolé la famille est tout de même évacuée, jusqu'à ce que l'administration prenne rapidement conscience de l'étendue des dégâts. Tout le pays est coupé d'électricité, d'approvisionnement en eau et de communication : le chaos peut commencer à s'installer ! Les USA viennent de subir la première attaque cybernétique d'envergure. Lors de cette première phase, Jack qui rentre chez lui en sortant dudit match se voit remettre par un inconnu qui vient d'être agressé une clé USB qui doit être remise au président en personne pour éviter une troisième guerre mondiale... Les cartes sont posées, ne reste plus qu'à dérouler, laisser le chaos s'installer et le gouvernement américain trouver les fautifs, essayer de reprendre le dessus sur le chaos qui s'installe dans toutes les grandes villes et essayer d'empêcher que celui-ci ne gagne la planète. Alors oui pourquoi pas, c'est plutôt prenant comme récit, mais ça commence quand même par une grosse incohérence qui parasite le tout. Comment diable les téléphones et réseaux de certains peuvent-ils fonctionner si le courant ne fonctionne pas ??? Là moi ça me fait tiquer. Je ne suis pas expert en la matière mais j'ai du mal à y croire. J'ai quand même poursuivi ma lecture malgré cet élément perturbant en me laissant porter par le rythme soutenu de la narration et les multiples rebondissements qui s'enchainent. Le dessin de Denys est quant à lui plutôt réussi dans son genre réaliste, ce qui colle plutôt bien à ce genre de scénario, et la colorisation de Jean-Paul Fernandez lui rend honneur, les ambiances qu'elle apporte sont bien senties. Alors bon, je ne sais trop quoi penser de cette série, car si la narration et le rythme du genre sont bien là, le défaut majeur que je soulevait plus haut laisse quand même grandement à désirer question crédibilité, surtout dans ce genre de scénario. (2.5/5 en attendant de lire la suite) *** Tome 2 *** Bon, et bien la suite reste dans la même veine : cascades, rebondissements en série, et chaos ambiant, tout cela sur fond de traque pour retrouver les responsables de cette cyberattaque d'envergure qui a plongé les USA dans cette joyeuse pagaille généralisée. Alors ça se laisse lire, car il faut admettre que le rythme est bon, la narration fluide et dynamique. Après, ça ressemble un peu trop pour moi à ces bons vieux films d'action aux péripéties peu crédibles mais haletantes qui accrochent son public à coup de rebondissements et de scènes choc. Du bon block buster divertissant mais auquel il manque à mon goût une grosse touche d'originalité et un peu plus de crédibilité. (je reste sur ma note de 2.5/5)

05/11/2018 (MAJ le 17/02/2020) (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Alice Matheson
Alice Matheson

Les livres sur les zombies, c'est comme les zombies : quand y'en a plus y'en a encore ! Cette fois-ci c'est Jean-Luc Istin qui quitte ses terrains de prédilections de la fantasy et le monde celte pour nous proposer du zombie à midi ! Il est accompagné d'un dessinateur que je ne connais pas Philippe Vandaële. Son trait tire un peu vers le comics, tout en gardant un style réaliste agréable. Son découpage est bon et donne tout l'élan nécessaire pour impulser le rythme soutenu à la narration. Car on va forcément aller de rebondissements en rebondissements, avec ce petit côté "qui va y passer avant la fin de la page ???" qu'avait imposé la référence du genre Walking Dead. Moi qui aime bien me faire surprendre de bout en bout par un album, je me suis surpris à apprécier la présentation des protagonistes proposée en 2e de couverture (autre point commun avec Walking Dead d'ailleurs). Alors, qu'est-ce qui fera la différence pour cet énième album du genre ? Peut-être l'attention portée à la psychologie des personnages. On sent qu'Istin a essayé d'y porter un grand soin. Peut-être le fait que notre héroïne soit une sociopathe patentée ? C'est sûr que c'est quand même con de ne vivre que pour faire et voir mourir les gens, et que tout à coup, ces derniers reviennent "à la vie" ^^ Ce premier album pose plutôt bien les choses, j'attends de voir la suite pour me faire un avis complet. *** tomes 2 à 6 *** Et bien voilà, je viens de finir cette série, et j'avoue que je l'ai trouvé prenante et réussie. On se laisse embarquer par ce personnage de psychopathe malmenée en pleine épidémie de zombie dans un Londres contemporain. Les personnages gravitant autour d'Alice sont bien trouvés et assez originaux. Le suspens quant à leur survie possible ou leur rôle plus ou moins secondaire dans l'intrigue est géré intelligemment et apporte souvent quelque chose au scénario. Car au fil de ses rencontres plus ou moins inopinées, Alice évolue non sans mal dans sa quête qui compose l'intrigue centrale ; ça avance doucement mais certainement au fil des tomes jusqu'à sa conclusion plutôt bien trouvée. Voilà donc une série qui aura su sortir son épingle du jeu de très belle manière dans la production actuelle de séries s'intéressant aux zombies.

09/06/2015 (MAJ le 17/02/2020) (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Le Retour de l'éléphant
Le Retour de l'éléphant

Horrible ce dessin ligne claire réalisé pourtant par un Américain. Horrible ce scénario sans queue ni tête qui reste métaphysique. Horrible cette vacuité des mini-récits. Horrible cette réflexion philosophique sur le sens de la vie et qui n’a de sens que pour son auteur. Horrible cet ennui ressenti à la lecture. Horrible cette perte de temps. HORRIBLE et médiocre à la fois.

17/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Cartes sur table
Cartes sur table

Baladi revient dans la collection Patte de Mouche, avec ce « Cartes sur table », dans lequel apparaît furtivement au début l’un des personnages de L'Histoire de la Balafre, publiée quelques années plus tôt dans la même collection (les couvertures des deux albums se font d’ailleurs un petit clin d’œil). Là aussi c’est une tranche de vie qui nous est contée, deux copines allant consulter une voyante, qui use d’un dialecte incompréhensible. Le découpage des planches – plus que des cases – est encore atypique et intéressant. Mais, même si cela dynamise un peu l’intrigue, cela peine quand même à en faire ressortir quelque chose, cette petite histoire manquant quand même de profondeur. Cela se laisse lire, mais je ne sais pas si tout le monde y trouvera assez de poésie, sera assez intrigué, à part les fans de cet auteur suisse. Note réelle 2,5/5.

17/02/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Tokyo therapy
Tokyo therapy

J’aime bien ce type de manga qui est presque de nature professionnelle sur l’exercice de la psychologie. Ceux qui font des études de psycho pourront aisément le lire. On fait tout de suite connaissance avec une thérapeute très sympathique qui ne veut que le bonheur de ses patients. On aura droit dans le premier volume à trois cas distincts, à savoir la mère de famille qui n’arrive pas à faire son deuil, l’homme qui est violent subitement dans son couple par rapport à un fait de son adolescence, et enfin la victime d’une prise d’otage à l’étranger qui s’est très mal passée. Si le premier cas était plutôt classique dans sa résolution, les deux autres seront moins simples et plus inattendus. Le graphisme est très beau avec des personnages et des décors assez bien réalisés avec une bonne qualité dans l'édition. Cela rend la lecture assez agréable par rapport à sa fluidité. Il est vrai que les différents personnages ont de la consistance, à commencer par notre psychologue clinicienne qui n'hésite pas à dévoiler sa vie privée ou bien à critiquer les dires de son prédécesseur sur un cas. Il est vrai que cela ne plaira pas forcément aux membres de cette confrérie. Le pompon est certainement la scène où elle visionne une scène de caméra vidéosurveillance au mépris des lois concernant la protection des données personnelles. Certains troubles psychologiques seront mis en avant comme par exemple le syndrome de Horner, la schizophrénie, le syndrome de Münchhausen, la résistance du surmoi, les troubles de stress post-traumatique... A noter que cela se termine au second tome alors que cela aurait pu continuer aisément. C’est un peu dommage pour une fois qu’un manga était assez intéressant à tous points de vue.

17/02/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série WahcommO
WahcommO

2.5 Selon l'éditeur, c'est une oeuvre moderne qui renouvelle le genre fantasy. Moderne, je le vois bien. Il suffit de voir la narration très fluide. En revanche, je ne suis pas certain que cela renouvelle bien le genre. Je vois juste une autre histoire avec deux ados, dont une fille très garçon manqué qui veut afficher son indépendance et se rebelle contre un système patriarcal, partir dans une quête réputée dangereuse et au cours de leurs voyages ils affrontent des ennemis, se font des alliés et subissent des épreuves qui vont les faire grandir et entrer dans l'âge adulte. Ça se laisse lire et j'aime bien les révélations finales, mais ça ne m'a pas trop captivé, probablement parce que je ne suis pas un grand fan de fantasy et que le déroulement de l'intrigue m'a semblé un peu banal. L'auteur a travaillé dans l'animation et le jeux vidéo et ça se voit à la mise en scène très cinématographique de l'album. J'avais d'ailleurs deviné qu'il avait travaillé dans l'animation juste en regardant les scènes d'action. Le dessin a un style que je n'apprécie pas trop, c'est un peu froid et ça sent un peu trop l'ordi, mais c'est bien fait. À lire pour les fans de fantasy.

17/02/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Shangri-La
Shangri-La

J'ai beaucoup de sympathie pour cet album qui possède beaucoup de qualités malgré ses quelques défauts assez visibles. Mais ceux-ci ne sont pas suffisants pour m'empêcher d'aimer cette BD sincèrement, parce que je la trouve réussie sur le message qu'elle porte et la volonté première, mais parce que j'ai un réel plaisir à la relire, pour la qualité de ses planches et son ambiance. C'est un ami qui me prêta la première fois cette BD, et je suis tombé sous le charme de cette histoire futuriste caricaturant à gros traits la nôtre. Entre les panneaux de publicités rappelant certains produits d'une société à la pomme bien connue, la classification des individus, le racisme (lié ici à une nouvelle race d'humains croisés avec des animaux) ou la politique, on sent les influences et les caricatures que l'auteur met en avant. Certes, elles sont parfois grossières ou très visibles, mais cela ne m'a pas dérangé, puisqu'on sent la volonté première de faire une histoire dans un contexte très identifiable. Ce monde est fait pour être détesté, et l'auteur ne prend pas de gant pour le faire. L'histoire est assez bien menée, même si je suis un peu déçu de la toute fin (les dernières pages réellement), qui ne m'ont pas satisfait au niveau de la conclusion du récit. Et c'est dommage, parce que tout ce qui tourne autour de la révolution et du chaos social m'a bien plu : ce n'est pas fait de façon manichéenne, en y allant à gros sabots : "la révolution c'est trop bien, faut la faire". Les scènes violentes et les réflexions qui sont menées nuancent le propos d'une révolution, surtout dans un espace tel que celui-ci. Et d'autres petits détails m'ont plu, notamment au niveau des personnages et de ce John, qui connait une évolution et un final surprenant. Pour le coup, je ne m'attendais réellement pas à cette fin pour lui. Le dessin m'accroche bien, à chaque relecture je me penche un peu plus sur les détails dans le fond, la façon de cadrer ou les mises en place dans la page. Régulièrement il renforce les scènes, notamment lors des violences ou des scènes finales, et la colorisation renforce le tout. Et c'est plaisant de voir un auteur s'être fait plaisir dans sa représentation de l'espace, d'une société en station spatiale et d'un futur. On sent plusieurs sources d'inspiration mais l'auteur les réarrange à sa sauce, et l'ensemble a une certaine homogénéité qui convient tout à fait au genre du récit. C'est une BD qui a de très belles qualités, comme je l'ai dit au début, et si certaines choses peuvent sembler grossières (la critique d'Apple n'est même pas déguisée, avec l'histoire de l'I-phone 6 et 7 sortis en même temps), j'aime bien le fait qu'il intègre pas mal de messages divers dans une BD de science-fiction qui prend le temps de poser un propos politique, des personnages crédibles et une ambiance de dictature voilée. C'est bien mené, et même si je n'ai pas été très fan des dernières pages du récit et de la façon un peu facile de conclure, je reste sur l'impression générale qui se dégage dans les relectures, et j'apprécie toujours de me refaire un petit tour dans l'espace !

17/02/2020 (modifier)