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Les dernier avis (87736 avis)

Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Le Tueur - Affaires d'Etat
Le Tueur - Affaires d'Etat

La suite de la série Le tueur n'était pas de ces BD que j'attendais, la série mère se finissant sur un dernier volume qui était parfait à mes yeux, avec tout ce qu'il fallait de noirceur et de considérations sociétales très marquées par le dégoût d'une humanité. C'est donc un peu circonspect que je me suis penché sur ce nouvel opus qui semble inaugurer une nouvelle ère du Tueur. Et c'est relativement bon pour l'instant ! Si la série démarre en douceur, avec ce qu'il faut d'action et de considérations sociétales, on se penche plus directement sur les affaires internes de la France et la façon dont certains problèmes sont réglés de manière bien rude. Ce n'est toujours pas la série que je recommande au déprimé ou à ceux qui ont envie de découvertes joyeuses : entre la morale politique et les échanges bien acides sur la façon de diriger un pays, on est dans une BD qui tire à boulet rouge sur le pouvoir, ses armes et ses protagonistes. Encore une fois, c'est à charge envers l'humanité, mais avec un ciblage plus précis sur les arcanes du pouvoir et ses différents personnages, tous aussi pourris. Le ton du récit laisse envisager une suite potentiellement surprenante, et j'ai hâte de découvrir ce que Matz nous prépare dans la suite. Le dessin est toujours aussi bon, il n'y a pas à tortiller : précis et vif, dans l'action et parfaitement en adéquation avec le propos. Rien à redire de plus dessus. Bref, une nouvelle série qui a de bonnes idées et qui démarre fort, j'ai bien envie de découvrir la suite du Tueur !

18/02/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Aujourd'hui est un beau jour pour mourir
Aujourd'hui est un beau jour pour mourir

Un gros album qui m'a pris une grosse partie de la matinée pour le lire. Je rejoins l'avis de Mac Arthur. Je trouve dommage que je n'ai pas réussi à trouver le récit captivant parce que je vois bien que l'auteur a mis tous ses efforts dans cet album et qu'il a des choses à dire. Il présente une galerie de personnages intéressants qui ont tous une personnalité bien distincte et le monde futuriste qu'il a créé est pas mal à défaut d'être original. Le principal problème est que je trouve que l'action est lente. Lorsque je suis arrivé au tiers de l'album je me demandais quand est-ce qu'il y va avoir de l'action parce qu'on a surtout des personnages qui parlent et qui parlent. Même lorsqu'il y avait de l'action le rythme était lent. Il y a des bonnes réflexions, mais d'autres m'ont laissé indifférent. Vers le milieu de l'album, mon intérêt variait selon quel personnage apparaissait dans la scène que j'étais en train de lire, parce qu'à la longue j'ai fini par me lasser de certains d'entre-eux. Dommage parce que c'est vraiment une BD ambitieuse. Le dessin et la mise en page sont bons. Bref, un autre album que je trouve moyen et que j'aurais aimé plus apprécier.

18/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Monkey and the Living Dead
Monkey and the Living Dead

On est là typiquement dans la création underground, et même si tout ceci a été écrit dans les années 1990, on croirait cet album sorti tout droit d’une publication des années 1970. Nous suivons l’errance (dans tous les sens du terme) de Monkey, personnage très naïf qui se retrouve dans plusieurs situations glauques, et qui ne se pose pas trop de question lorsqu’elle doit faire face à une demande surprenante (faire une fellation à un inconnu, faire la gogo-danseuse, etc.). Monkey et quelques autres personnages sont des chats, et ils se mêlent aux humains sans que ceci ne gêne la narration. C’est présenté – et admis par le lecteur – de façon très naturelle. Non, ce qui m’a plus gêné, c’est la relative pauvreté de l’intrigue, assez linéaire. A part éventuellement choquer le lecteur, je n’ai pas toujours bien compris où Julie Doucet voulait en venir. A noter qu’une dernière petite histoire occupe, de manière surprenante, la quatrième de couverture. C’est le seul album de Julie Doucet que j’aie eu l’occasion de lire pour le moment, et je ne sais pas si je ferai l’effort d’approfondir ma découverte de cette auteure canadienne. En effet, je trouve que ce Monkey, une fois sorti de son contexte underground, et d’une certaine volonté de provoquer, manque singulièrement de fond (ou de poésie, ou d’humour, je ne sais trop quoi en fait).

18/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Dinozor Apokalips
Dinozor Apokalips

Mouais. Jusqu’au bout je me suis demandé où Jean-Christophe Menu voulait en venir, avec cette histoire de dinosaures se disputant un territoire. Un diplodocus a bouffé une plante – la seule disponible ! – sur le territoire des stégosaures, et une bestiole volante se présentant comme un journaliste (sic !) va cafter, et l’on pressent que ça va foutre la merde dans le monde semblant bien ordonné des dinosaures. Mais voilà, arrivé à la fin de l’histoire, je n’ai toujours pas eu la réponse à la question posée au début, et donc c’est un peu circonspect, voire déçu, que je quitte cette Patte de Mouche, Menu n’ayant pas réussi à faire sortir son histoire d’un convenu un peu vide. Il aurait fallu un peu plus d’humour, ou d’action, ou de poésie, je ne sais pas, mais il me manque clairement quelque chose pour apprécier davantage cette petite aventure préhistorique. Qui se laisse lire toutefois. Note réelle 2,5/5.

18/02/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Quelques pincées de désir
Quelques pincées de désir

Encouragé par l'avis d'Erik, je me suis procuré cet album à Angoulême, et effectivement cette BD a quelques jolies choses pour elle, même si je serai moins enthousiaste. C'est un regroupement de petites histoires, donc on a les défauts inhérents à ce genre de récit, le premier étant, selon moi, la longueur des histoires qui suffit souvent à peine à développer le récit. Ce qui n'empêche pas d'avoir des bonnes idées d'histoires, très bien mises en images ! C'est ce que je retiens surtout de l'ensemble de la BD : les images, magnifiques, et des planches avec des traits originaux et souvent bien trouvés. C'est un petit réservoir de talents que je vais me garder dans un coin de la tête, parce qu'elles ont toutes un petit quelque chose d'original ou de notable. Je laisse les gens jeter un oeil à la galerie, même si toutes ne sont pas représentées. Niveau histoire, ça fluctue et je n'ai pas été marqué par toutes. Il y a quelques bonnes idées, comme dit, et certaines histoires flirtent avec le sensuel et l'érotisme, on est dans du léger en terme de sexe, mais ça dégage quelque chose de sensible et d'agréable. Je ne regrette pas l'achat (et la très jolie dédicace), notamment pour son superbe dessin, et je vais regarder d'un peu plus près ce qu'il y a d'autre de la part de ces auteures qui me semblent très prometteuses. Une petite découverte bien sympathique !

18/02/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Paul à la maison
Paul à la maison

Bien que je n'ai pas lu l'intégralité des tomes de la série Paul, je suis effectivement très surpris par le ton de ce récit. C'est bien plus noir et sombre que les précédents opus, et dégage une ambiance bien plus fataliste que dans les autres récits, toujours orientés sur le positif et l'optimisme. Et pour autant, j'ai apprécié cet opus qui s'inscrit dans un tout autre contexte de celui des autres, un peu plus proche et également plus réaliste. Ce que j'ai beaucoup aimé dans la série des Paul, c'est que c'est réellement une tranche de vie, un point de vue de la société via ce personnage et ses considérations. Et c'est tout l'intérêt de voir la vie de ce bonhomme, le dépaysement de la Belle Province et de ses idiomes de langage, mais aussi la façon dont il envisage la vie et se développe au fur et à mesure des tomes. Celui-ci est d'un ton totalement différent, donc, mais je l'ai trouvé aussi très mélancolique. Paul est ici vieillissant, avec tous les aspects de la vieillesse que l'on peut envisager : la solitude (très marquée dans le livre), les soucis physiques, la considération du temps qui a passé, la coupure entre l'individu et la société qu'il a du mal à comprendre ... C'est très nettement un roman graphique qui considère que le temps passé et que son personnage (très proche de l'auteur probablement, plusieurs parallèles sont menés dans le livre) ne semble plus avoir sa place dans ce monde-ci. La moitié des choses semblent incompréhensibles ou ineptes à ses yeux, et j'ai trouvé très juste et touchant le rapport qu'il entretient avec ce qu'il reste de son monde. La bande-dessinée comme métier, sa famille éclatée ... On sent que Paul s'accroche aux restes de son monde mais qu'il fait également le deuil d'une grande partie de sa vie. Et j'ai été touché par cela, comme si Rabagliati représentait déjà la vieillesse qui vient avant l'heure dans la vie d'un homme. Et j'ai été sensible aussi à un message que je sens dans le récit, et qui concerne plus la société dans son ensemble. Notamment l'accélération technologique ou la perte de repères d'une génération en mal de vivre et vieillissante. Quelle place a encore un père de famille après son divorce ? Que doit-il faire vis-à-vis de sa fille lorsqu'elle part à l'étranger de son propre chef ? Quelle place a un auteur plus âgé dans le monde jeune de la bande-dessinée ? Comment parler de son métier, de sa passion à des jeunes ? Et je sens aussi tout le drame de l'absence de dialogues, présent dans toute la BD. Paul ne peut plus dialoguer, ni avec sa famille ni avec ses voisins. Ni même avec sa mère ou sa sœur, et c'est le silence lourd durant toute la BD. Une métaphore assez sentie lorsque Paul imagine jeter tous les téléphones d'un bus pour obliger les gens à parler. J'aime bien cette scène, parce qu'on sent toute la frustration de se sentir dans une société où la communication a remplacé le dialogue. On ne parle plus, mais on communique en tout sens. Et c'est d'autant plus intéressant avec la mise en abime entre la BD (qui est un média et donc un moyen de communiquer) mais aussi le fait que les études de Paul sur le design technique et la communication soit présentes par petites touches. Paul à la maison, c'est tout une représentation de la communication ou le dialogue. Bref, sans être un grand fan de la série, du moins pas encore, je me suis senti touché par cet opus qui renferme beaucoup de choses en peu de mots. Et surtout c'est incroyable comment Rabagliati arrive à faire passer l'émotion en peu de mots. Les personnages, que l'on a suivis sur plusieurs tomes, ont ici bien changé, et si toutes les clés de cette évolution ne sont pas encore connues, j'ai envie de savoir et de continuer à les suivre. Un nouvel opus réussi pour l'auteur, et qui appelle une suite, lorsqu'elle viendra !

18/02/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Timothée O. Wang
Timothée O. Wang

Un album que je voulais lire parce que j'aime bien le dessin de Luc Warnant, un dessinateur qui a abandonné le monde de la bande dessinée après avoir malheureusement très peu produit. C'est un album qui s'adresse aux enfants donc le ton est naïf. Le scénario est basique, mais je trouve qu'il se lit tout de même bien. Il n'y a que les tentatives d'humour (notamment les jeux de mots foireux) qui sont lourds selon moi parce qu'on tombe souvent dans de le style tarte-à-la-crème qui ne me fait pas rire. Le coté historique de l'album est intéressant, et oui, le trait de Warnant est dynamique et montre que selon moi il a sa place parmi les meilleurs dessinateurs de l'école Marcinelle. J'adore surtout lorsqu'il met les marges des pages en noir, cela fait mieux ressortir son dessin. Je trouve d'ailleurs que toutes les scènes nocturnes sont les plus réussies de l'album. Le personnage de Wang est pas mal même si sa personnalité semble un peu effacée si on le compare avec ses deux compagnons. Donc un album pas indispensable, mais qui est intéressant à lire car il montre le potentiel d'un auteur qui a quitté la BD trop tôt selon moi.

18/02/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Les Guerilleros (Los Guerrilleros)
Les Guerilleros (Los Guerrilleros)

2.5 J'ai lu l'album paru chez Long Bec qui apparemment regroupe toutes les histoires de la série. Cet album m'intéressait vu que je suis un amateur de western, mais au final je ne l'ai pas trouvé palpitant à lire tellement les trames se révèlent souvent trop classiques pour moi. Le personnage de Ray manque de charisme et il est typiquement le genre de héros propre sur lui et amoureux de la justice qui me tombe rapidement sur les nerfs. Yuma l'indien m'a semblé effacé la plupart du temps. Le seul personnage principal qui m'a intéressé est Pedro, qui est un bandit avec tout de même un bon cœur, et qui du coup a une personnalité plus amusante et moins lisse que les deux autres héros. C'est le capitaine Haddock de la série en gros. Donc comme je l'ai dit le ton de la série est très classique, il suffit de voit comment les femmes sont traitées ! Ça se lit du moment qu'on apprécie le western, mais c'est clair qu'il y a bien mieux dans le genre et vers la fin j'en avais un peu marre de lire ce gros album. J'aime bien le trait du dessinateur quoique je trouve que les scènes d'action manquent de dynamisme. À lire si on est fan de western style 'Jerry Spring'.

18/02/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Pop, histoire d'un marin
Pop, histoire d'un marin

J’ai acheté cet ouvrage (publication sous forme de 4 fascicules en Italie) en janvier 2019 à Angoulême et j’ai laissé cette intégrale trainer sur ma table de nuit pendant 1 année presque jour pour jour ! C’est en mettant un peu d’ordre dans ma chambre que j’ai redécouvert cette BD !!! Je suis dingue d’avoir laissé en jachère celle-ci ! 208 pages merveilleuses qui se lisent d’une seule traite, tellement l’aventure est passionnante. Un petit bijou bluffant ! Fabiano Ambu vous entraine dans son monde où Popeye côtoie Corto Maltese ! Le crayonné est délicat et précis. L’atmosphère sombre et violente est mise en exergue par une colorisation adaptée. A découvrir au plus vite !

17/02/2020 (modifier)
Par Berkan
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Voyageur
Le Voyageur

Belle surprise cette lecture! Particulièrement apprécié l'ambiance qui rappelle un peu Moebius. Traits sobres et monde futuriste en déclin. Puis le mystère qui entoure notre voyageur jusqu'aux dernières planches nous pousse à poursuivre la lecture sans interruption jusqu'à la fin. Il m'a peut-être manqué un peu plus de développement psychologique du héros et son évolution face à son éternel problème, mais je pense que l'auteur souhaitait garder cette histoire à un niveau de 1er degré. Tel un simple récit où ce sont les ressentis du lecteur qui combleraient les vides.

17/02/2020 (modifier)