Les derniers avis (39940 avis)

Par Singe
Note: 5/5
Couverture de la série Miracleman
Miracleman

Cette histoire était à l'origine éditée en 1982 dans "Warrior" en Angleterre (sous le nom "Marvelman"). Seulement le premier tome et un peu du tome 2 ont été imprimé dans "Warrior", avant qu'il ne soit mis fin à la publication. Eclipse Comics a réimprimé ces épisodes et par la suite ils ont continué les histoires par Alan Moore, qui est parti après le 16ème tome. Moore a été remplacé par Neil Gaiman, qui a orienté le comic sous un angle très différent. Après le numéro 24 Eclipse Comics a fait faillite, l'histoire de Miracleman a été laissée dans les limbes et le titre disparut dans l'activité légale. Le numéro 25 a été fini, mais il n'a jamais été publié. Prenant un vieux super héros des comics des années 40, Alan Moore le place dans un environnement moderne (moderne en 1982...). C'est l'histoire du super héros qui a oublié son mot magique, de ce qu'il se produit quand il le redécouvre, comment il fait face à ses nouvelles puissances trouvées, et son voyage pour devenir un dieu. Le dessin dans les premiers épisodes par Garry Leach (à mon avis un artiste très sous-estimée) et Alan Davies semble un peu démodé quand on le compare avec le dessin des comics d'aujourd'hui. Mais rappelez-vous l'âge du livre (et la technologie "primitive" de l'impression utilisée en les années 80) - dans ce contexte, il est d'une haute qualité. Le dessin de Chuck Beckum dans le tome 2 n'est pas si bon (quand l'histoire continuait après les épisodes de "Warrior"). Ceci est rectifié quand Rick Veitch lui succède, mais son travail est parfois très graphique (en particulier la controversée naissance). Le 3eme Tome, "Olympus", est dessiné dans un style très différent par John Totleben, et il est le meilleur, graphiquement parlant, de la série. Ensuite Mark Buckingham suit avec un style plus moderne, également très agréable. L'écriture est toujours du niveau le plus élevé. Alan Moore montre son talent pour prendre l'extraordinaire et le mettre dans les situations ordinaires, une combinaison qui produit des histoires où on nous incite à penser et questionner. Ceci est la première déconstruction du genre des super héros par Alan Moore. Les comparaisons avec "Watchmen" sont inévitables, mais c'est un style d'histoire très différent. Le seul super héros dans "Watchmen" (avec des puissances) est Dr Manhattan, et il est trop détaché de l'humanité pour que l'on puisse s'identifier avec lui. Miracleman est très humain, avec les failles humaines, et il est plus facile de s'identifier à lui. Imaginez que vous découvriez que vous avez les super-puissances - vous feriez quoi ? Comment cela affecterait-il vos proches ? L'histoire commence avec l'examen de ces thèmes, quand le héros redécouvre son origine et qu'il fait l'apprentissage de ses puissances. Au tome 3, les événements rendent Miracleman éloigné de l'humanité. C'est ce tome qui contient la meilleure histoire de la série - il commence 5 années dans le futur (le monde a beaucoup changé), et l'histoire est racontée par Miracleman, qui écrit ses mémoires. Quand Neil Gaiman commence l'écriture de l'histoire, le sujet s'éloigne de Miracleman et sur les événements que se produisent dans le "nouveau monde" qu'est créé. La série finit avant que l'histoire entière ne soit racontée. Il est possible que Miracleman soit encore imprimé - probablement par Marvel Comics. Le gain de Gaiman pour son récent "1602" pour Marvel va favoriser la récupération de Miracleman. Très ironique, parce que c'est Marvel qui a forcé les auteurs à changer "Marvelman" pour "Miracleman" (bien que l'original de Marvelman ait été publié avant de Marvel Comics ait existé). Il est un peu difficile de trouver ces livres maintenant, mais ils valent l'effort. Je vais maintenant essayer de me rappeler mon mot magique...

06/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Donjon Potron-minet
Donjon Potron-minet

Dans la catégorie des Donjons, voilà une série qui ressort un peu du lot par son style et qui intéresse plus que vivement par son histoire : la génése du Donjon. Bon le dessin est égal à lui-même, simpliste sans tomber dans le gribouillage hyéroglyphique de l'innommable Donjon Crepuscule qui n'aurait jamais dû voir le jour. On a droit à moins d'humour et beaucoup plus d'intelligence dans le scénario qui reste intéressant. Une très bonne série au final, qui reste la découverte de la semaine.

06/03/2004 (modifier)
Par huracan
Note: 5/5
Couverture de la série Betty Blues
Betty Blues

Dillies nous offre là un chef-d'oeuvres, déjà un incontournable de la BD. Tout y est, à peine commencée, on pénètre tout entier dans cette histoire s'écoulant sur un air de Jazz. Même si il est souvent comparé à du Blain, du Sfar ou du Trondheim, j'ai trouvé le dessin très original, exceptionnel, possédant quelque chose de vraiment touchant. La colorisation est, elle aussi, très réussie et permet de s'imprégner encore plus de l'ambiance que dégage cette BD. On ne peut faire autrement que s'attacher à ce petit canard, virtuose de la trompette au coeur brisé. Je n'ai pas pu non plus contenir une larme à la fin du récit. INDISPENSABLE!

06/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Krän
Krän

C'est rien que du bon, des dialogues instinctifs, des actions très "brut de décoffrage". Mais passées les apparences brutes et sans cerveau, on peut trouver des notes d'humour très profondes. Je suis en attente du numéro 7. Si vous avez des infos contactez-moi, merci d'avance.

06/03/2004 (modifier)
Par fourmi
Note: 4/5
Couverture de la série Où le regard ne porte pas...
Où le regard ne porte pas...

Que dire de plus si ce n'est qu'on se laisse littéralement charmer par cette BD. Son histoire, ses personnages, son atmosphère douce et qui pourtant se révèle d'une "grande" violence, ce petit village italien, etc, etc. Cette BD ne m'attirait pas d'un premier abord, des dessins trop "classiques", une histoire presque trop "gentille", mais les deux auteurs arrivent à nous happer par je ne sais quelle magie... J'exagère peut-être mais c'est vraiment le sentiment que j'ai ressenti. Une BD toute en émotion, on plonge dans notre vision d'enfant et je crois que c'est ça le secret de cet album. En attente de la suite et la fin de cette histoire.

06/03/2004 (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série Aymeric
Aymeric

Je ne suis peut-être pas objectif, car je reconnais que cette bd fait tout de même bien penser à un tome de "l'histoire de France en bandes dessinées", qui n'est tout de même pas un chef d'œuvre. Mais c'est un genre que j'affectionne particulièrement tant il a bercé mon enfance. Ici, l'histoire d'Aymeric, un gamin puis un jeune homme du pays toulousain, n'est pas des plus recherchée, mais bon, le récit historique en lui-même est très bien documenté. On pourrait juste regretter que l'aspect religieux des Cathares ne soit que très peu abordé, et de façon complaisante en plus. Ce n'étaient pas des tristes non plus, mais non violents, tout de même.

05/03/2004 (modifier)
Par Altaïr
Note: 5/5
Couverture de la série Jonas Fink
Jonas Fink

Cette BD est un petit bijou, le chef d'oeuvre de Giardino. L'histoire est parfaitement crédible, extrêment bien documentée, et les personnages sont tellement naturels qu'on a l'impression de vivre à leurs côtés tout le long de l'histoire. Quant au dessin, c'est du Giardino typique, donc un style classique mais gracieux, élégant, naturel. Le premier tome reçut en son temps le prix du meilleur album étranger à Angoulême. Et le deuxième est à mon sens encore meilleur... Le seul problème est le rythme de parution. Très lent ! Le premier est paru en 94, le deuxième en 1997... et le troisième et dernier, Dieu seul sait quand il paraîtra !

05/03/2004 (modifier)
Par fourmi
Note: 5/5
Couverture de la série Carnets de Joann Sfar
Carnets de Joann Sfar

Que dire de ces 3 carnets ?? Au début, très septique sur ce genre, avec beaucoup d'a prioris négatifs, et la grosseur des volumes, rien ne m'aguichait pour lire ces BD, et pourtant, j'me suis dit : "fais un effort, c'est quand même du Sfar..." Quelle éééénorme surprise. On rentre tout bonnement dans l'univers de Sfar, et quel univers ! Fait d'imagination, de rencontres connues ou inconnues, de musique. On plonge littéralement dans son intimité, du moins celle qu'il veut nous donner. Par exemple, les passages avec sa fille sont tout simplement jubilatoires. Drôle, émouvant, parfois technique, souvent (trop même, cela nous donne presque des complexes !!) intelligent, il nous fait partager ses réflexions, sa vision de son métier et du monde, sa curiosité, son acharnement à casser les oreilles de ses potes. Bref, nous découvrons un VRAI passionné, et c'est là la force de ses BD. Juste un petit reproche, quand même, c'est la taille des textes ... Mon grand âge me dote d'une vision approximative et j'avoue que parfois j'ai regretté de ne pas avoir de loupe ... Ces trois carnets m'ont appris tout plein de choses et notamment celle de toujours dépasser ce qui, d'un premier abord, nous rebute. Un seul mot pour qualifier ses petits carnets que j'emprunterai au maître Sfar : "génie" !

05/03/2004 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série La Semaine des 7 Noël
La Semaine des 7 Noël

J'ai hésité à mettre 4, me souvenant avoir trouvé un passage à moitié ennuyeux, je ne sais plus où, vers le début je crois. Je n'ai pas lu Houppeland non plus, donc pas de comparaison possible, en tout cas il n'y avait pas l'air d'y avoir de problème à l'époque, à en lire la préface de Tronchet. La logique somme toute implacable de la mise en place de ce Noël perpétuel pour relancer l'économie est assez poilant, avec tous les jours le même rituel. C'est quand même très con. Surtout quand on voit une famille qui est forcée d'accueillir un squatter, et qui manque de courage car elle n'ose rien dire. Un beau petit conte de Noël avec des bouts de policier dedans.

04/03/2004 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Bonne Fête Maman !
Bonne Fête Maman !

Très bon petit album que voilà. Un portrait très noir d'un tueur psychopathe sans aucun état d'âme. C'est bien prenant, peut-être pas aussi abouti psychologiquement que "le tueur" quoique... L'album est découpé en plusieurs chapitres, le dessin en noir et blanc est réussi et bien dans le ton funèbre de l'ensemble.

04/03/2004 (modifier)