Un superbe comic doté d'un scénario pointu, captivant et fidèle à l'esprit originel de Batman, servi par un dessin surprenant et torturé à souhait. Je conseille vivement cette série aux fans de Batman comme aux non-initiés. De plus, Semic nous gratifie de couvertures soignées.
Un album dans la même veine qu'Adèle Blanc-Sec. Le scénario est à la fois noir, cynique et plein d'humour. Les personnages sont exagérés, loufoques, certains affreux de laideur, mais également amusants dans leurs excès. Et au milieu de tout ça, Brindavoine a l'air d'un paumé sympathique qui évolue sans trop rien comprendre.
J'aime l'ambiance de cette histoire étrange avec Iron City, histoire que je trouve presque onirique.
J'aime à comparer cette série avec Adèle Blanc-Sec puisqu'elles se recoupent à un moment donné quand dans la série Adèle, Brindavoine rencontrera Adèle. Le dessin y est un peu moins beau, mais moi j'aime toujours autant. Il y a de plus grans espaces, plus d'air : d'une certaine manière, Brindavoine, ça ressemble aux aventures d'une Adèle Blanc-Sec qui sortirait de Paris et irait vivre la grande aventure dans des terres inexplorées.
Cette BD est presque un délire, une histoire loufoque, onirique et également pleine d'humour. J'étais complètement plongé dedans et dans son ambiance quand je l'ai lu la première fois, adolescent. D'une certaine manière, c'est cette histoire qui a su pour moi donner de la profondeur à son autre série, Adèle Blanc-Sec, et me faire apprécier les deux.
Tout d'abord, il y a le dessin de Tardi. Il faut aimer, notamment au niveau des personnages qui ont des sales gueules (même si c'est voulu), mais il faut admettre que le Paris du début du siècle tracé sous la plume de Tardi, c'est assez exceptionnel. Ca donne envie d'y être (quoiqu'il neige tout le temps, on dirait :o) ).
Puis vient le scénario. Il est souvent loufoque, souvent noir, et empli d'un cynisme et d'un humour très présents malgré les thèmes pas toujours gais. On a du mal à accrocher au départ au personnage d'Adèle Blanc-Sec, mais finalement quand on voit l'univers dans lequel elle évolue, on se dit qu'elle a bien du courage et on se met à bien l'aimer.
Tous les albums ne sont pas du même niveau à mon goût. Mes préférences vont à "Adèle et la Bête", "le Démon de la tour Eiffel", "Momies en Folie" et "le Secret de la Salamandre".
Et puis il faut admettre que cette série, c'est tout une ambiance, un style. Tout le monde n'apprécie pas, et moi-même, je ressens un certain malaise à lire certains albums. Mais je reconnais que c'est du grand art et pour une fois j'arrive à l'apprécier peut-être à sa juste valeur.
Décidement, j'aime cette série!
Bon au début, j'avoue que je n'étais pas spécialement emballée (surtout au niveau des dessins) et puis j'ai ouvert un tome...Et là, l'histoire m'a complétement submergée! Mais c'est surtout au niveau de Navis que j'ai été impressionnée. Enfin une vraie jeune femme est dépeinte ici! Si elle est drôle et attachante, elle a cependant un caractère de cochon! Son aspect casse-cou ne fait pas d'elle un "garçon manqué". Au contaire, elle cherche à séduire et à être séduite. Si elle est féministe, elle n'en déteste pas pour autant les hommes, elle est tout simplement une femme avec ses contradictions, ses faiblesses et ses forces. Son personnage ne cesse d'évoluer et un peu plus à chaque tome, nous découvrons de nouveaux aspects de sa personnalité complexe.
Mais il n' y pas que le personnage! Navis évolue dans un univers fantastique certes, mais ô combien réel par ses injustices et déchirements. Et le convoi "sillage" n'échappe à la règle! Quant aux personnages secondaires, ils sont charismatiques et on voit bien que l'auteur ne s'est pas contenté d'en faire de simples "marionnettes", ils possédent eux aussi leur personnalité propre et travaillée.
Si les aventures ne sont pas réellement liées les unes aux autres, il y a tout de même une trame de fond que l'on suit au fil des tomes, notamment l'origine de Navis, et ses soupçons vis-à-vis du convoi.
En ce qui concerne les dessin, et bien je m'y suis attachée! En fait ce sont plus les couleurs qui me dérangent, je ne les aime pas! Trop fades, pas assez travaillées, bref trop"plates". Mais ce n'est qu'un infime détail car une fois plongé dans cette série, vous n'en resortirez plus! (malgré une légère baisse de niveau du dernier tome en date).
Maintenant, j'attends avec impatience la série dérivée, "Navis"(déjà sortie en n&b) traitant de l'enfance de cette dernière (de manière humoristique).
Quelle merveilleuse histoire, amusante, un peu absurde, et pleine d'un charme un peu désuet mais savoureux!
Les illustrations sont vraiment très belles, surtout les monochromes.
L'ensemble est vraiment très réussi. Une bande dessinée pleine de fraîcheur!
Très bonne BD.
On s'attache très vite aux divers personnages, dont la présentation en page de garde et en début d'album sous forme d'interviews est un plus assez original.
Certains diront que les références à divers conflits (Israélo-palestinien, combat des indiens pour conserver leurs droits...) sont un peu trop prononcées, mais ne vivons-nous pas toujours en période de conflits (même s'ils sont loin de nous).
J'ai vraiment accroché aux dessins et aux couleurs. Les décors sont bien faits, en particulier ceux du monde virtuel. On aurait bien envie d'aller s'y promener.
Le scénario est bien construit et cela sur un bon rythme. J'espère que ce ne sera pas trop "futuriste" par la suite.
Les mondes virtuels et autres trucs du genre ne m'accrochent pas trop d'habitude, mais là j'ai aimé. On rentre de suite dans leur monde!
Album inhabituellement grand pour un manga, "Kaze No Sho" traite de la période Edo et de ses luttes de pouvoirs, thèmes que l'on retrouve également dans "Lone Wolf & Club", ainsi que La pierre et le sabre chez J'ai Lu et dans une moindre mesure "Le phénix", ces ouvrages ayant en commun une grande richesse au niveau historique.
L'histoire mêle plusieurs genres. Historique tout d'abord, avec de nombreuses références et explications (très bienvenues !), "samouraï" ensuite puisque les combats ne sont pas rares, et policier enfin de par l'enquête et le démêlage d'intrigue qui est raconté.
Le tout est encadré par un prologue et une conclusion qui ont lieu à l'ère Meiji (1899 pour être précis), qui placent l'histoire dans un contexte intéressant.
Au dessin, Taniguchi est comme à son habitude excellent, même si on ne peut que constater un aspect un peu figé lors des combats (par opposition par exemple à "Lone Wolf & Cub" qui lui est très dynamique).
Côté scénario, réalité et fiction sont étroitement mêlés, et l'ensemble me paraît crédible et réussi. "Kaze No Sho" se lit d'une traite et est assez passionnant. Le seul reproche que je pourrais lui faire, c'est justement ce mélange de genres qui influe sur le rythme de l'histoire... on a ainsi parfois l'impression que certains combats sont là pour tenir le lecteur en haleine.
Un dernier mot sur le prix relativement élevé (14 euros) : oui, c'est cher par rapport à la majorité des mangas, mais le format est vraiment grand (le double d'un album habituel), ce qui donne une ampleur appréciable au dessin. L'album est par ailleurs très souple, ce qui permet de le lire sans en casser le dos. Et les explications historiques en fin d'album ne sont pas inutiles.
Que dire de Candélabres... pour copier la personne qui me l'a conseillé : "Candélabres, c'est tout bonnement Candélabrandesque".
C'est une série à part dans la production actuelle, mais une série sublime et touchante. L'histoire avance lentement, mais elle est si envoûtante qu'un autre rythme n'aurait PAS pu mieux retransmettre toutes les émotions. L'histoire est superbement conté, on découvre page après page le rôle de chacun et ce que représente Paul pour ces êtres naissant du feu.
Le dessin très simple d'Algesiras sert à la perfection cette histoire, qui comme elle est sublime, donne au dessin une force et le rend à son tour superbe. Les couleurs instaurent également un univers tantôt sombre, tantôt joyeux... vraiment réussi.
Bref, "Candélabres" est une série qui enchante et nous emmène ailleurs. Je ne peux que rajouter une éloge à cette liste déjà bien fournie. Que ceux qui ne se sont pas encore laissé tenter, feuillettent et lisent cette série...
"Où le regard ne porte pas..." est une vrai bouffée d'oxygène et un moment magique de lecture...
La couverture tout d'abord incite à ouvrir l'album, elle est tout bonnement somptueuse, une invitation au voyage et à la rêverie.
L'histoire est touchante et émouvante. Le rythme est très bien choisi et berce la lecture. Les incrustations de scènes de fantastique cassent un peu le rythme, mais amènent un mystère qu'il nous tarde de découvrir.
Le dessin est beau dans son ensemble, bien sûr les mains ou autres chsoses ne sont pas très belles, mais d'un point de vue générale, il retranscrit parfaitement les émotions et les paysages grandisoses d'Italie.
C'est un album superbe qui nous livre le destin de deux personnages attachants, sur fond de pêche et décors d'Italie sublime. Bref, beaucoup de superlatifs pour un album qui pourrait se suffire à lui-même, mais dont on attend tout de même la suite...
Je l'avoue, j'ai été complètement mort de rire deux fois en lisant cet album. Sinon, le sujet est traité sur un ton comique avec un trait absolument excellent, vivant et savoureux, mais est malheureusement plutôt dramatique.
L'intérêt de cet album est à mon avis de faire réfléchir, et surtout, SURTOUT de donner plein de grandes baffes au lecteur à qui on voudrait faire croire que certaines choses sont inéluctables, que "ah ma pauvre dame si vous ne faites pas ça vous aurez des boutons la grippe ton mari te tromperas t'auras des varices et pis la France en pâtira", au spectateur de ces infos télévisées qu'on hypnotise littéralement pour finalement en arriver à faire passer des conneries monstrueuses que le cerval endormi ne reconnaît plus pour ce qu'elles sont.
Non, c'est pas facile de faire ça avec talent, mais Luz y arrive très bien. Ca fait vraiment du bien à lire. Allez, soulageons-nous et tous ensemble : "[chions] sur le drapeau".
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Batman - Amère victoire (Dark Victory)
Un superbe comic doté d'un scénario pointu, captivant et fidèle à l'esprit originel de Batman, servi par un dessin surprenant et torturé à souhait. Je conseille vivement cette série aux fans de Batman comme aux non-initiés. De plus, Semic nous gratifie de couvertures soignées.
Adieu Brindavoine
Un album dans la même veine qu'Adèle Blanc-Sec. Le scénario est à la fois noir, cynique et plein d'humour. Les personnages sont exagérés, loufoques, certains affreux de laideur, mais également amusants dans leurs excès. Et au milieu de tout ça, Brindavoine a l'air d'un paumé sympathique qui évolue sans trop rien comprendre. J'aime l'ambiance de cette histoire étrange avec Iron City, histoire que je trouve presque onirique. J'aime à comparer cette série avec Adèle Blanc-Sec puisqu'elles se recoupent à un moment donné quand dans la série Adèle, Brindavoine rencontrera Adèle. Le dessin y est un peu moins beau, mais moi j'aime toujours autant. Il y a de plus grans espaces, plus d'air : d'une certaine manière, Brindavoine, ça ressemble aux aventures d'une Adèle Blanc-Sec qui sortirait de Paris et irait vivre la grande aventure dans des terres inexplorées. Cette BD est presque un délire, une histoire loufoque, onirique et également pleine d'humour. J'étais complètement plongé dedans et dans son ambiance quand je l'ai lu la première fois, adolescent. D'une certaine manière, c'est cette histoire qui a su pour moi donner de la profondeur à son autre série, Adèle Blanc-Sec, et me faire apprécier les deux.
Adèle Blanc-Sec
Tout d'abord, il y a le dessin de Tardi. Il faut aimer, notamment au niveau des personnages qui ont des sales gueules (même si c'est voulu), mais il faut admettre que le Paris du début du siècle tracé sous la plume de Tardi, c'est assez exceptionnel. Ca donne envie d'y être (quoiqu'il neige tout le temps, on dirait :o) ). Puis vient le scénario. Il est souvent loufoque, souvent noir, et empli d'un cynisme et d'un humour très présents malgré les thèmes pas toujours gais. On a du mal à accrocher au départ au personnage d'Adèle Blanc-Sec, mais finalement quand on voit l'univers dans lequel elle évolue, on se dit qu'elle a bien du courage et on se met à bien l'aimer. Tous les albums ne sont pas du même niveau à mon goût. Mes préférences vont à "Adèle et la Bête", "le Démon de la tour Eiffel", "Momies en Folie" et "le Secret de la Salamandre". Et puis il faut admettre que cette série, c'est tout une ambiance, un style. Tout le monde n'apprécie pas, et moi-même, je ressens un certain malaise à lire certains albums. Mais je reconnais que c'est du grand art et pour une fois j'arrive à l'apprécier peut-être à sa juste valeur.
Sillage
Décidement, j'aime cette série! Bon au début, j'avoue que je n'étais pas spécialement emballée (surtout au niveau des dessins) et puis j'ai ouvert un tome...Et là, l'histoire m'a complétement submergée! Mais c'est surtout au niveau de Navis que j'ai été impressionnée. Enfin une vraie jeune femme est dépeinte ici! Si elle est drôle et attachante, elle a cependant un caractère de cochon! Son aspect casse-cou ne fait pas d'elle un "garçon manqué". Au contaire, elle cherche à séduire et à être séduite. Si elle est féministe, elle n'en déteste pas pour autant les hommes, elle est tout simplement une femme avec ses contradictions, ses faiblesses et ses forces. Son personnage ne cesse d'évoluer et un peu plus à chaque tome, nous découvrons de nouveaux aspects de sa personnalité complexe. Mais il n' y pas que le personnage! Navis évolue dans un univers fantastique certes, mais ô combien réel par ses injustices et déchirements. Et le convoi "sillage" n'échappe à la règle! Quant aux personnages secondaires, ils sont charismatiques et on voit bien que l'auteur ne s'est pas contenté d'en faire de simples "marionnettes", ils possédent eux aussi leur personnalité propre et travaillée. Si les aventures ne sont pas réellement liées les unes aux autres, il y a tout de même une trame de fond que l'on suit au fil des tomes, notamment l'origine de Navis, et ses soupçons vis-à-vis du convoi. En ce qui concerne les dessin, et bien je m'y suis attachée! En fait ce sont plus les couleurs qui me dérangent, je ne les aime pas! Trop fades, pas assez travaillées, bref trop"plates". Mais ce n'est qu'un infime détail car une fois plongé dans cette série, vous n'en resortirez plus! (malgré une légère baisse de niveau du dernier tome en date). Maintenant, j'attends avec impatience la série dérivée, "Navis"(déjà sortie en n&b) traitant de l'enfance de cette dernière (de manière humoristique).
La fille du professeur
Quelle merveilleuse histoire, amusante, un peu absurde, et pleine d'un charme un peu désuet mais savoureux! Les illustrations sont vraiment très belles, surtout les monochromes. L'ensemble est vraiment très réussi. Une bande dessinée pleine de fraîcheur!
Fléau.world
Très bonne BD. On s'attache très vite aux divers personnages, dont la présentation en page de garde et en début d'album sous forme d'interviews est un plus assez original. Certains diront que les références à divers conflits (Israélo-palestinien, combat des indiens pour conserver leurs droits...) sont un peu trop prononcées, mais ne vivons-nous pas toujours en période de conflits (même s'ils sont loin de nous). J'ai vraiment accroché aux dessins et aux couleurs. Les décors sont bien faits, en particulier ceux du monde virtuel. On aurait bien envie d'aller s'y promener. Le scénario est bien construit et cela sur un bon rythme. J'espère que ce ne sera pas trop "futuriste" par la suite. Les mondes virtuels et autres trucs du genre ne m'accrochent pas trop d'habitude, mais là j'ai aimé. On rentre de suite dans leur monde!
Kaze No Sho - Le Livre du vent
Album inhabituellement grand pour un manga, "Kaze No Sho" traite de la période Edo et de ses luttes de pouvoirs, thèmes que l'on retrouve également dans "Lone Wolf & Club", ainsi que La pierre et le sabre chez J'ai Lu et dans une moindre mesure "Le phénix", ces ouvrages ayant en commun une grande richesse au niveau historique. L'histoire mêle plusieurs genres. Historique tout d'abord, avec de nombreuses références et explications (très bienvenues !), "samouraï" ensuite puisque les combats ne sont pas rares, et policier enfin de par l'enquête et le démêlage d'intrigue qui est raconté. Le tout est encadré par un prologue et une conclusion qui ont lieu à l'ère Meiji (1899 pour être précis), qui placent l'histoire dans un contexte intéressant. Au dessin, Taniguchi est comme à son habitude excellent, même si on ne peut que constater un aspect un peu figé lors des combats (par opposition par exemple à "Lone Wolf & Cub" qui lui est très dynamique). Côté scénario, réalité et fiction sont étroitement mêlés, et l'ensemble me paraît crédible et réussi. "Kaze No Sho" se lit d'une traite et est assez passionnant. Le seul reproche que je pourrais lui faire, c'est justement ce mélange de genres qui influe sur le rythme de l'histoire... on a ainsi parfois l'impression que certains combats sont là pour tenir le lecteur en haleine. Un dernier mot sur le prix relativement élevé (14 euros) : oui, c'est cher par rapport à la majorité des mangas, mais le format est vraiment grand (le double d'un album habituel), ce qui donne une ampleur appréciable au dessin. L'album est par ailleurs très souple, ce qui permet de le lire sans en casser le dos. Et les explications historiques en fin d'album ne sont pas inutiles.
Candélabres
Que dire de Candélabres... pour copier la personne qui me l'a conseillé : "Candélabres, c'est tout bonnement Candélabrandesque". C'est une série à part dans la production actuelle, mais une série sublime et touchante. L'histoire avance lentement, mais elle est si envoûtante qu'un autre rythme n'aurait PAS pu mieux retransmettre toutes les émotions. L'histoire est superbement conté, on découvre page après page le rôle de chacun et ce que représente Paul pour ces êtres naissant du feu. Le dessin très simple d'Algesiras sert à la perfection cette histoire, qui comme elle est sublime, donne au dessin une force et le rend à son tour superbe. Les couleurs instaurent également un univers tantôt sombre, tantôt joyeux... vraiment réussi. Bref, "Candélabres" est une série qui enchante et nous emmène ailleurs. Je ne peux que rajouter une éloge à cette liste déjà bien fournie. Que ceux qui ne se sont pas encore laissé tenter, feuillettent et lisent cette série...
Où le regard ne porte pas...
"Où le regard ne porte pas..." est une vrai bouffée d'oxygène et un moment magique de lecture... La couverture tout d'abord incite à ouvrir l'album, elle est tout bonnement somptueuse, une invitation au voyage et à la rêverie. L'histoire est touchante et émouvante. Le rythme est très bien choisi et berce la lecture. Les incrustations de scènes de fantastique cassent un peu le rythme, mais amènent un mystère qu'il nous tarde de découvrir. Le dessin est beau dans son ensemble, bien sûr les mains ou autres chsoses ne sont pas très belles, mais d'un point de vue générale, il retranscrit parfaitement les émotions et les paysages grandisoses d'Italie. C'est un album superbe qui nous livre le destin de deux personnages attachants, sur fond de pêche et décors d'Italie sublime. Bref, beaucoup de superlatifs pour un album qui pourrait se suffire à lui-même, mais dont on attend tout de même la suite...
Cambouis
Je l'avoue, j'ai été complètement mort de rire deux fois en lisant cet album. Sinon, le sujet est traité sur un ton comique avec un trait absolument excellent, vivant et savoureux, mais est malheureusement plutôt dramatique. L'intérêt de cet album est à mon avis de faire réfléchir, et surtout, SURTOUT de donner plein de grandes baffes au lecteur à qui on voudrait faire croire que certaines choses sont inéluctables, que "ah ma pauvre dame si vous ne faites pas ça vous aurez des boutons la grippe ton mari te tromperas t'auras des varices et pis la France en pâtira", au spectateur de ces infos télévisées qu'on hypnotise littéralement pour finalement en arriver à faire passer des conneries monstrueuses que le cerval endormi ne reconnaît plus pour ce qu'elles sont. Non, c'est pas facile de faire ça avec talent, mais Luz y arrive très bien. Ca fait vraiment du bien à lire. Allez, soulageons-nous et tous ensemble : "[chions] sur le drapeau".