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Couverture de la série Où le regard ne porte pas...
Où le regard ne porte pas...

Quel titre, mes amis, quel titre... Rien qu'à son annonce, sans voir la couverture ni connaître le scénario, j'aurais acheté la bd les yeux fermés (c'est peut-être un peu exagéré, mais c'est réellement un des facteurs de mon achat). Après la lecture, on se rend compte que le titre n'a pas vraiment grand-chose à voir avec l'oeuvre (enfin c'est mon avis), mais à ce moment là il n'a plus d'importance parce qu'on a été happé par cette envoutante bd. Une baie italienne paradisiaquee souillée par la rancune et la jalousie, et envahie par une sorte de climat fantastique qui prend peu à peu beaucoup d'importance. Je dois avouer que les pages noires qui parcourent l'album m'ont fortement intrigué, et des explications plus folles les unes que les autres me traversent encore la tête. Bref, un mystère qui reste entier dans ce premier tome... Malgré cela, je trouve finalement l'album de facture relativement classique malgré son apparente originalité (même le dessin m'a fait cet effet là), et c'est pour cela que je ne monte pas à 5, note qui pourrait être atteinte au tome 2 (la fin ?) si le scénario confirme mes espérances.

05/02/2004 (modifier)
Par Piehr
Note: 4/5
Couverture de la série Angus Powderhill
Angus Powderhill

Quoi, encore de l'heroïc fantasy ? Oui, mais de l'heroïc fantasy qui s'éloigne particulièrement de ce que l'on trouve dans le genre, notamment chez Soleil. Brunschwig est un grand narrateur, qui sait aller à l'essentiel tout en développant petit à petit son univers hors du commun. Il nous propose un monde très original, détaillé, complet, poétique, et qui ne fait pas que reprendre ce que l'on a maintes fois lu (nain, troll, elfes, monstre-porte-trésor...), pour nous offrir une vision assez différente, plus personnelle, de ce type d'univers. Les différents personnages, assez nombreux, ont une personnalité propre qui s'éloigne de tout stéréotype (grand barbare musclé et bête, etc.), et qui joue beaucoup sur les traits psychologiques des différents protagonistes de l'histoire. Le dessin de Bailly, assez haché, ne plaira pas à tout le monde. Pour ma part, je le trouve assez sympa, sans réels défauts, mais pas accessible au plus grand nombre, c'est certain. Une fois encore, on quitte la prod' made in Soleil, pour découvrir un graphisme plus personnel, plus original. La couleur... je ne suis pas convaincu. Pas que ce soit mal fait, mais le meilleur côtoie le pire, à mon sens. Certaines planches sont un régal pour les yeux, d'autres nous jettent au visage des mélanges de rouge et vert pétants, pas toujours du meilleur effet. :/ En tout cas, très intéressante série, qui promet vraiment pour la suite... :)

05/02/2004 (modifier)
Par Piehr
Note: 4/5
Couverture de la série Hariti
Hariti

J'aime beaucoup ! Cette ambiance si particulière qui émane de cette série, cet univers que l'on n'a pas l'habitude de croiser dans le monde de la bande dessinée, le dessin de Ryser, les différents protagonistes de l'histoire... j'aime. :) Le scénario, très sympa, nous plonge au coeur de l'Afrique noire pour notre plus grand plaisir. L'ensemble est très bien construit, bien ficelé, bien conçu, et ne souffre d'aucun problème de rythme. On accroche très vite aux différents personnages de cette fresque qui tient plus du conte que de l'aventure, dans un monde de sorcellerie, de malédiction, d'occultisme... Ryser réalise de superbes planches, vraiment. Les regards de ses personnages, en particulier, sont vraiment géniaux. La couleur directe est appliquée avec brio, l'ensemble est vraiment magnifique. Peut-être quelques petits pains de proportions (très rares), mais qui seront corrigés lors du second tome. Du tout bon ! Moi, j'aime beaucoup... mais je l'ai déjà dit, je crois. :)

05/02/2004 (modifier)
Par Piehr
Note: 4/5
Couverture de la série Le Marquis d'Anaon
Le Marquis d'Anaon

Je ne m'étais pas encore lancé dans la lecture de cette série, par manque de temps sûrement (tellement de choses à lire !), mais voilà qui est réparé. C'est avec un grand enthousiasme que j'ai découvert "le Marquis d'Anaon" : en effet, j'aime beaucoup les différentes productions de Vehlmann, ses scénarii millimetrés, propres, sans véritable faille. Bingo ! L'ambiance instaurée est assez géniale. Personnellement, elle me rappelle un peu "Sleepy Hollow" pour l'époque, le cadre, mais aussi "Hellboy" (si si, je vous assure) pour le côté "enquête paranormale", même si la comparaison s'arrête là. Au résultat, le rythme est impeccable, et le dessin complètement adéquat, précis, aux couleurs qui jouent beaucoup sur l'ambiance constante de ces albums. Le principe du few shots (une aventure par album) marche très bien ici car Vehlmann, malgré le peu de pages (les 46 planches typiques), prend le temps de mettre en place un univers, une intrigue forte, des personnages intrigants... Vraiment, une très bonne surprise.

05/02/2004 (modifier)
Par Piehr
Note: 5/5
Couverture de la série Où le regard ne porte pas...
Où le regard ne porte pas...

Superbe, magnifique, envoutante, touchante... C'est la BD de l'année, à mon sens (oui, je sais, nous ne sommes qu'en février). Il y avait un certain temps déjà qu'un album ne m'avait pas fait cet effet... le type de livres que l'on referme, lentement, et qui nous font réfléchir longuement... nous trouble... Cette BD est un rêve de papier. Chagnaud maîtrise parfaitement sa couleur qui s'adapte au travail de Pont, qui a radicalement changé son trait depuis ses précédentes réalisations, pour nous faire voyager dans le sud de l'Italie du début du XXeme siècle. C'est beau, on entend presque les cigales de ces contrées semi-désertiques, terres de pêcheurs. Les auteurs ont travaillé durant six années pour réaliser les deux tomes uniques de cette très belle série qui se terminera en août 2004, et y ont mis leurs tripes - ça se sent ! Storyboardée à merveille, cette histoire particulière, loin des productions habituelles du monde de la BD, possède un rythme régulier, des personnages très attachants... et surtout implique grandement le lecteur qui quitte son petit appart' le temps de 96 pages de voyage. J'ai énormément de choses à dire... mais pas vraiment les mots qui vont avec. :) J'ai vibré comme rarement, et cette BD a une signification toute particulière pour moi... Messieurs les auteurs, merci.

05/02/2004 (modifier)
Par Pacman
Note: 5/5
Couverture de la série Main-Gauche
Main-Gauche

Certes, les dessins ne sont pas inoubliables, mais l'intérêt de la série est ailleurs. On nous dépeint ici un portrait sans complaisance des protagonistes de la conquête de l'ouest. On évite ici le piège des méchants cowboys contre les gentils indiens, à la "Danse avec les loups". La réussite de cette série réside dans l'opposition de deux civilisations que rien ne peut concilier, sans pour autant porter de jugement sur l'une ou l'autre. De plus, le volet religieux des indiens mérite à lui seul le détour. Superbe !

05/02/2004 (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série Séminole
Séminole

C'est une série classée aventure, qui pourrait tout aussi bien être classée en western. Le cadre et les protagonistes sont toutefois assez inédits dans le genre. En général, on traite plutôt du vaudou que des indiens, dans cette région. Le premier tome de la série est très prometteur et pose les bases d'un conflit qui semble aussi inévitable que désespéré. Si la suite reste de ce niveau, sans doute une série qui fera parler d'elle...

05/02/2004 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5
Couverture de la série Niji-iro Tohgarashi
Niji-iro Tohgarashi

Encore aucune chronique sur Niji-iro Tohgarashi ??? c'est dommage, ce manga mérite qu'on s'y arrête... Tout d'abord, c'est un manga signé Mitsuru Adachi, l'un des mangakas les plus célèbres au Japon, où il a dépassé depuis longtemps le seuil fatidique des 100 millions d'albums vendus. Bien sûr, cette performance n'est pas en soi un gage de qualité, mais elle prouve au moins qu'on n'a pas à faire à n'importe qui. Et en l'occurence, ce succès est mérité, les mangas d'Adachi possèdent un ton et un charme uniques. Mais avant d'aborder son oeuvre, il ne faut pas perdre de vue qu'elle s'adresse à un public d'adolescents, garçons et filles confondus. C'est avec ce regard de l'adolescent que nous fûmes qu'il faut lire Adachi. C'est la seul façon d'apprécier ses personnages ordinaires et réalistes, ses portraits pleins de sensibilité. L'auteur étant maintenant présenté, nous pouvons passer au vif du sujet : Niji-iro Tohgarashi. Manque de chance, alors que c'est sa première grande série traduite en France, ce n'est pas la plus réussie, tout simplement parce qu'il s'éloigne du style d'histoire qu'il manie avec tant de talent. Mais c'est tout de même un manga diablement attachant. L'histoire se passe dans le futur, sur une autre planète, dans un pays.. qui ressemble furieusement au moyen-age japonais, à quelques anachronismes comiques près ! Il raconte l'histoire de 7 demi-frères et soeur, ignorant qu'ils sont les enfants du shogun, partis faire le tour des tombes de leurs mères respectives. Au cours de ce voyage, la grande aventure les guète, mais le fond de l'histoire reste principalement les relations entre le héros Shichimi, sa soeur garçon manquée Natane, son frère le trop parfait Asajirô et le mystérieux et ambigü rônin Furon (superbe personnage). Le dessin est paraît-il rebutant au premier abord. Je connais Adachi depuis tellement longtemps (depuis 13 ans, et je ne suis toujours pas lassée !) que je ne vois plus que les qualités de son dessin, particulier il est vrai, mais en fait extrêmement maîtrisé, aux mouvements fluides, aux regards pleins de sens, au trait souple... Le découpage est parfait, original et inventif, comme toujours chez Adachi. Quant à l'histoire, c'est un récit d'aventures pour adolescents, plein d'humour avec des personnages attachants. Bref, c'est sympathique... c'est peut-être là le problème, justement. Ce n'est "que" sympathique. Alors que Touch, Rough ou Short program sont des chef-d'oeuvres... (Short program a été édité en français, ruez vous dessus !) Ayant déjà lu la série dans son intégralité en japonais, je peux vous dire qu'elle va gagner en profondeur par la suite. Sincèrement, passez au delà des apparences, ce manga mérite votre attention !

04/02/2004 (modifier)
Couverture de la série L'Homme sans talent
L'Homme sans talent

Album vraiment très cher (25 euros), tiré à seulement 2000 exemplaires, il mérite très largement d'être lu. Ce livre est glauque. De fait, il commence par "Pour finir, je suis devenu marchand de pierres". Le personnage principal -- Sukezo -- vit avec sa famille dans la misère, et ils essaient de s'en sortir tant bien que mal... plutôt mal, d'ailleurs. Le tableau est loin d'être tendre. Tensions familiales, problèmes d'argent, reproches... Et Sukezo, loin de s'en sortir, sombre de plus en plus, plus ou moins imperceptiblement. Ce livre est drôle. Oui, certains passages font sourire avec tendresse, sympathie, ou encore avec moquerie. Et parfois on rit franchement malgré la lourde chape de déchéance qui pèse. Ce livre fait fortement appel à l'empathie du lecteur. Si on parvient à s'identifier un tant soit peu à Sukezo, à le comprendre un peu, alors la magie fonctionne, et à merveille. D'un autre côté, si on s'identifie plus à sa femme qui le harcèle et essaie de trouver des solutions réalistes pour s'en sortir, alors on risque de l'apprécier très différemment. Ce livre, c'est en effet une lutte. Lutte de cette famille contre la misère, la déchéance. Lutte entre Sukezo et sa femme. Mais surtout, surtout, lutte entre les aspirations, le domaine du rêve, de l'imagination, de la liberté et la sordide réalité. Cela est d'autant plus apparent qu'à chaque fois que Sukezo rêvasse, son fils arrive et dit "Pôpa, ch'uis v'nu t'chercher". Ca donne lieu à une scène particulièrement forte, chapitre 3. L'homme sans talent n'est pas dénué de talents. Loin de là même. Simplement, il n'en veut pas. Il ne veut pas de ces choses qui, loin de le libérer, l'enchaînent à la réalité. Il aspire à fuir le monde, et le temps d'une lecture on le fuit avec lui.

04/02/2004 (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série Red caps
Red caps

Il y quelques atouts dans cette bd : - de beaux dessins, de beaux paysages, - de la poésie, des légendes, - un peu d'histoire, - de la passion. Que demander de plus ? Peut-être une trame de fond un peu plus consistante, et des personnages un peu moins stéréotypés... Mais bon, ça reste une très belle série. Un genre de Rob Roy en plus poétique.

03/02/2004 (modifier)