L'anatomiste est un album sorti dans la collection Latitudes, ce qui signifie pour les connaisseurs : BD grand format, 80 pages (rien que ça), couverture et papier de grande qualité, bref un bien bel objet.
Parlons du contenu maintenant (c'est le plus important). L'anatomiste est un one shot à l'univers très sombre. En effet, Nicolas Tackian et Stéphane Miquel nous invitent à suivre la lente descente aux enfers de deux hommes employés par un médecin anatomiste (le professeur Knox) afin de déterrer les morts. Mais bientôt, l'anatomiste ne va plus se contenter de corps inertes depuis trop longtemps pour réaliser ses expériences... Au final, l'album est vraiment bon : bonne ambiance, très bien rythmé, les 80 pages se lisent vraiment d'un trait.
Côté dessins, je suis perplexe. Loïc Godart a un style vraiment particulier (notamment pour le dessin des visages). Et il faut avouer qu'au début j'ai eu quelques réticences. Puis en refermant l'album, je l'ai trouvé très beau. Alors, j'aime ou je n'aime pas ce style que j'ai tant de mal à expliquer ? Puisqu'il faut trancher, je vais pencher pour le "j'aime le coup de crayon de Godart" malgré quelques imperfections (notamment sur quelques impressions de mouvement un peu bizarres).
Un très bon album, même si j'ai une grosse critique à faire à l'éditeur : 19,5€ c'est cher !!!! Certains albums de la collection Latitudes (même format, même qualité de papier, même nombre de pages) sont à 14,5€, alors pourquoi pas là ? Grrrr !
Je fais partie de cette génération qui a grandi avec la guerre du Liban tout les soirs au journal télévisé : le célèbre passage du Musée, les milices de Walid Joumblatt (dont on entend encore parler ces jours ci), les frères Gemayel, le général Aoun (toujours lui!), les druzes, les chiites, les enlèvements de journalistes français (déjà à l'époque) comme Seurat, Fontaine ou encore Kaufmann... Tout ceci, je l'ai vécu via la télévision. Alors ce livre des frères Ricard et de Gaultier c'est un retour vers un passé très proche et surtout beaucoup d'émotion.
Débutant comme une franche rigolade, quasiment une mission de boy-scouts, l'aventure vire à la découverture d'une réalité dure, celle de la guerre civile ou plutôt de la guerre de religion.
Parfaitement maîtrisée sur le plan scénaristique (bien qu'il s'agisse d'une histoire vraie) et sur le plan graphique, je ne peux que conseiller la lecture de cet ouvrage de plus de 150 pages. Après "Banquise", "Kuklos" et "le cirque aléatoire", Ricard et Gaultier signent, à mon humble avis, une de leurs meilleures BD : beaucoup d'humour au rendez vous sur fond de guerre. Un témoignage nécessaire et magnifique, et YALLAH !! (qui deviendra, j'en suis sûr, aussi célèbre que Geooooorges ! et le Boulaouane !). Achetez-le !
Je ne vois pas grand chose à rajouter de plus que ce qui a déjà été dit. Le thème du sida est ici traité d'une façon positive, sans apitoiement. Les personnages se posent des questions, ont des angoisses liées à cette maladie mais pour autant ils continuent à vivre et à être heureux.
Le point de vue est différent de tout ce qu'on a l'habitude de voir et de toutes les images qui nous viennent quand on pense à ce virus, c'est un des points forts.
C'est simple, c'est drôle, c'est touchant, c'est instructif, le format est cool et le dessin me plait beaucoup. Que demander de plus?
Super témoignage des deux auteurs (les frères Ricard) pendant leur séjour au Liban en 1990, « Clichés Beyrouth » est une bédé qui devrait intéresser tous ceux qui sont passionnés par la géopolitique.
Les autres lecteurs y trouveront aussi leur compte grâce à la grande efficacité du découpage de l’album et à la diversité des situations auxquelles se retrouvent les deux frères. Plus que les « Ricards », ce sont les personnages secondaires comme les sœurs ou encore leurs amis libanais qui se révéleront très attachants. Je pense notamment aux passages où deux de leurs copains libanais expriment leurs « joies du Christ » en sautant en l’air : hilarant ! J’ai même éprouvé de la tendresse pour les sœurs avec lesquelles les « Ricards » leur donneront des surnoms fantaisistes.
Cette diversité des situations fait que j’ai lu ce livre en une seule traite avec enthousiasme. Une chose qui est un peu dommage, c’est lorsque nos deux héros se retrouvent sans rien faire et qu’ils attendent qu’on leur donne un travail (ils sont partis en Liban en espérant donner des premiers secours aux victimes de la guerre dans un hôpital), j’aurais aimé que les auteurs nous fassent davantage ressentir cette attente.
Sinon, en lisant cet album, j’ai mieux compris la situation dans ce pays même si certaines choses restent assez confuses en moi. A ce sujet, la dernière lettre de leur tante m’a vraiment fait l’effet d’une bombe en partant du principe que je pensais la guerre finie depuis longtemps là-bas !
Le dessin est nerveux et simpliste à l’image de la représentation des avions, ils s’apparentent à des premiers coups de crayon. Le dessinateur n’hésite pas à nous montrer des paysages de ruine et d’ensemble du Beyrouth de l’époque aidé -il est vrai- grâce aux photos ramenées par les « Ricards ».
« Clichés Beyrouth 1990 » est donc une bédé que je vous recommande vivement.
Cet album aurait bien pu se faire oublier au beau milieu d’une « montagne » de bds du même éditeur si un avis extrêmement positif d’un lecteur ne m’avait pas encouragé à le chercher !
« L’histoire d’une mère » est une adaptation d’un conte d’Andersen par un auteur… danois.
Ce qui frappe en premier lieu dans cet album, c’est la très grande beauté graphique et cette mise en ambiance particulièrement réussie !
Des séquences sont très touchantes et je pense qu’elles me resteront inoubliables, je me remémore notamment celle avec l’horloge. Pour ceux qui n’ont jamais lu ce conte d’Andersen, sachez que ce dernier raconte le combat d’une mère pour que son fils échappe à la mort… c’est très émouvant. La détermination, le courage, la colère de cette mère sont à l’image de l’amour qu’elle porte à son enfant : énorme !
« L’histoire d’une mère » est donc un super conte somptueusement mis en image par Madsen.
Avis pour le premier tome :
Gros coup de cœur pour cette satire de la célèbre série « Blake et Mortimer » à tel point que je considère que cet album est incontournable !
Le livre reprend la même maquette, les mêmes couleurs que la série mère.
Pour les détracteurs des « Blake et Mortimer », sachez que la voix off est moins présente !
L’humour british occupe une place importante dans cet album mais il ne se révèle pas du tout grossier.
J’ai senti que les auteurs s'étaient bien amusés pour réaliser cette bd et moi aussi d’ailleurs ! Les références à l’obésité de Mortimer et les moyens employés par son domestique pour obliger son maître à suivre un régime sont hilarants ! Plusieurs clins d’œil cinématographiques bienvenus ou clichés anglophones sympas parsèment ce premier tome.
Chapeau donc aux auteurs qui ont réussi à faire une parodie de « Blake et Mortimer » tout en la respectant ! Aux détracteurs de ces personnages cultes de la bd francophone, sachez que cet album peut se lire sans problème indépendamment de la série mère.
On ne peut que saluer l'initiative de Dargaud pour la publication de cette parodie réussie. Bel objet éditorial au format des aventures originales des héros de Jacobs, cette BD est franchement jubilatoire. Les amateurs de Blake et Mortimer, comme ceux de Pierre Veys et de Nicolas Barral (auteurs du décapant "Baker Street") devront se retrouver sur cet ouvrage, à la fois irrévérencieux mais tout de même respectueux de l'œuvre d'Edgar P Jacobs.
On rit beaucoup dans cette BD.
D'abord on découvre un Francis Blake déjanté, porté sur la gente féminine ; un Mortimer exubérant ; un Olrik affligeant de bêtise et entouré d'incapables... bref une galerie de portraits décalés par rapport à l'original.
N'oublions pas le fidèle Nasir, absolument savoureux et, contrairement aux bd de Jacobs, très présent dans cette histoire délirante.
Bel hommage à un des Maîtres de la BD Franco-Belge.
Ce one shot est une très très bonne surprise.
Tout d'abord, je tiens à signaler que cette série n'est pas du tout abandonnée!!!
J’ai eu la chance de voir des pages du tome 2 en cours... et quel plaisir pour les yeux!! On dirait presque que ce n'est pas le même dessinateur aux commandes (mais si pourtant), c'est du vertige graphique :) Les couleurs ne sont pas en reste: le (très) peu que j'ai pu voir (décidément, c'est au compte-goutte) me font trépigner d'impatience! J’ai pu comprendre pourquoi autant de temps est passé entre les 2 volumes... allez, vite, messieurs s'il vous plait, qu'on puisse se délecter de cette suite très attendue!
Sur cette série, je suis vraiment à deux doigts de mettre cinq étoiles.
Ce qui est proprement hallucinant avec Andreas, c'est le niveau de complexité ahurissant de ses scénarios. On peut avoir une lecture simple, voir Capricorne comme une BD aventure/action classique et y trouver son bonheur : il y a ce qu'il faut de bagarres, poursuites, explosions, grands méchants, etc.. Mais on peut aussi la lire, la relire (et la re-relire 5 ou 6 fois) et découvrir toute la richesse de l'intrigue dont les circonvolutions s'étalent sur plusieurs volumes. Un petit détail prend tout son sens trois tomes plus loin, une scène permet de comprendre une situation un peu obscure deux tomes avant, et j'en passe. Andreas tisse ses intrigues comme on joue aux échecs, en ayant trois (voire quatre) coups d'avance. Capricorne a donc une cohérence en béton et réserve son lot de surprise.
Le dessin d'Andreas est particulier, j'ai mis un peu de temps à l'apprécier mais je suis maintenant un fan. Et certaines planches sont véritablement à tomber par terre en ayant des convulsions. Ce mec est un malade du détail et de la mise en scène. C'est souvent génial.
Alors pourquoi pas 'Culte' ?
Je pense néanmoins que l'oeuvre reste difficile d'accès et demande un gros, gros travail de lecture (presque d'exégèse) pour en profiter pleinement. Son hermétisme est donc parfois un peu décourageant.
Mais pour qui se donne la peine, c'est le bonheur garanti !
Un nouveau shonen, dans le style très classique du jeune lycéen japonais qui découvre un sport en club et qui va de compétitions en rencontres se passionner et devenir très fort.
Le plus de cette série, c'est son humour omniprésent. J'aime pas trop le style Slam Dunk, mais cette série n'a rien à voir. Le trio central, qui tente désespérément de redorer le blason de leur club alors qu'ils ne sont que trois, est irrésistible. En particulier Hiruma, véritable terreur du lycée mais qu'on ne peut s'empêcher d'apprécier, qui me fait penser à une espèce de "démon-renard" de la mythologie japonaise.
Ce n'est pas réaliste, c'est même complètement loufoque, et ça se lit avec grand plaisir. Quelques passages plus sérieux permettent de s'attacher aux trois personnages et d'espérer qu'ils vont un jour ou l'autre parvenir à leurs fins.
Voilà donc un bon nouveau shonen, pas trop répétitif et bien délirant !
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L'Anatomiste
L'anatomiste est un album sorti dans la collection Latitudes, ce qui signifie pour les connaisseurs : BD grand format, 80 pages (rien que ça), couverture et papier de grande qualité, bref un bien bel objet. Parlons du contenu maintenant (c'est le plus important). L'anatomiste est un one shot à l'univers très sombre. En effet, Nicolas Tackian et Stéphane Miquel nous invitent à suivre la lente descente aux enfers de deux hommes employés par un médecin anatomiste (le professeur Knox) afin de déterrer les morts. Mais bientôt, l'anatomiste ne va plus se contenter de corps inertes depuis trop longtemps pour réaliser ses expériences... Au final, l'album est vraiment bon : bonne ambiance, très bien rythmé, les 80 pages se lisent vraiment d'un trait. Côté dessins, je suis perplexe. Loïc Godart a un style vraiment particulier (notamment pour le dessin des visages). Et il faut avouer qu'au début j'ai eu quelques réticences. Puis en refermant l'album, je l'ai trouvé très beau. Alors, j'aime ou je n'aime pas ce style que j'ai tant de mal à expliquer ? Puisqu'il faut trancher, je vais pencher pour le "j'aime le coup de crayon de Godart" malgré quelques imperfections (notamment sur quelques impressions de mouvement un peu bizarres). Un très bon album, même si j'ai une grosse critique à faire à l'éditeur : 19,5€ c'est cher !!!! Certains albums de la collection Latitudes (même format, même qualité de papier, même nombre de pages) sont à 14,5€, alors pourquoi pas là ? Grrrr !
Clichés Beyrouth 1990
Je fais partie de cette génération qui a grandi avec la guerre du Liban tout les soirs au journal télévisé : le célèbre passage du Musée, les milices de Walid Joumblatt (dont on entend encore parler ces jours ci), les frères Gemayel, le général Aoun (toujours lui!), les druzes, les chiites, les enlèvements de journalistes français (déjà à l'époque) comme Seurat, Fontaine ou encore Kaufmann... Tout ceci, je l'ai vécu via la télévision. Alors ce livre des frères Ricard et de Gaultier c'est un retour vers un passé très proche et surtout beaucoup d'émotion. Débutant comme une franche rigolade, quasiment une mission de boy-scouts, l'aventure vire à la découverture d'une réalité dure, celle de la guerre civile ou plutôt de la guerre de religion. Parfaitement maîtrisée sur le plan scénaristique (bien qu'il s'agisse d'une histoire vraie) et sur le plan graphique, je ne peux que conseiller la lecture de cet ouvrage de plus de 150 pages. Après "Banquise", "Kuklos" et "le cirque aléatoire", Ricard et Gaultier signent, à mon humble avis, une de leurs meilleures BD : beaucoup d'humour au rendez vous sur fond de guerre. Un témoignage nécessaire et magnifique, et YALLAH !! (qui deviendra, j'en suis sûr, aussi célèbre que Geooooorges ! et le Boulaouane !). Achetez-le !
Pilules bleues
Je ne vois pas grand chose à rajouter de plus que ce qui a déjà été dit. Le thème du sida est ici traité d'une façon positive, sans apitoiement. Les personnages se posent des questions, ont des angoisses liées à cette maladie mais pour autant ils continuent à vivre et à être heureux. Le point de vue est différent de tout ce qu'on a l'habitude de voir et de toutes les images qui nous viennent quand on pense à ce virus, c'est un des points forts. C'est simple, c'est drôle, c'est touchant, c'est instructif, le format est cool et le dessin me plait beaucoup. Que demander de plus?
Clichés Beyrouth 1990
Super témoignage des deux auteurs (les frères Ricard) pendant leur séjour au Liban en 1990, « Clichés Beyrouth » est une bédé qui devrait intéresser tous ceux qui sont passionnés par la géopolitique. Les autres lecteurs y trouveront aussi leur compte grâce à la grande efficacité du découpage de l’album et à la diversité des situations auxquelles se retrouvent les deux frères. Plus que les « Ricards », ce sont les personnages secondaires comme les sœurs ou encore leurs amis libanais qui se révéleront très attachants. Je pense notamment aux passages où deux de leurs copains libanais expriment leurs « joies du Christ » en sautant en l’air : hilarant ! J’ai même éprouvé de la tendresse pour les sœurs avec lesquelles les « Ricards » leur donneront des surnoms fantaisistes. Cette diversité des situations fait que j’ai lu ce livre en une seule traite avec enthousiasme. Une chose qui est un peu dommage, c’est lorsque nos deux héros se retrouvent sans rien faire et qu’ils attendent qu’on leur donne un travail (ils sont partis en Liban en espérant donner des premiers secours aux victimes de la guerre dans un hôpital), j’aurais aimé que les auteurs nous fassent davantage ressentir cette attente. Sinon, en lisant cet album, j’ai mieux compris la situation dans ce pays même si certaines choses restent assez confuses en moi. A ce sujet, la dernière lettre de leur tante m’a vraiment fait l’effet d’une bombe en partant du principe que je pensais la guerre finie depuis longtemps là-bas ! Le dessin est nerveux et simpliste à l’image de la représentation des avions, ils s’apparentent à des premiers coups de crayon. Le dessinateur n’hésite pas à nous montrer des paysages de ruine et d’ensemble du Beyrouth de l’époque aidé -il est vrai- grâce aux photos ramenées par les « Ricards ». « Clichés Beyrouth 1990 » est donc une bédé que je vous recommande vivement.
L'Histoire d'une mère
Cet album aurait bien pu se faire oublier au beau milieu d’une « montagne » de bds du même éditeur si un avis extrêmement positif d’un lecteur ne m’avait pas encouragé à le chercher ! « L’histoire d’une mère » est une adaptation d’un conte d’Andersen par un auteur… danois. Ce qui frappe en premier lieu dans cet album, c’est la très grande beauté graphique et cette mise en ambiance particulièrement réussie ! Des séquences sont très touchantes et je pense qu’elles me resteront inoubliables, je me remémore notamment celle avec l’horloge. Pour ceux qui n’ont jamais lu ce conte d’Andersen, sachez que ce dernier raconte le combat d’une mère pour que son fils échappe à la mort… c’est très émouvant. La détermination, le courage, la colère de cette mère sont à l’image de l’amour qu’elle porte à son enfant : énorme ! « L’histoire d’une mère » est donc un super conte somptueusement mis en image par Madsen.
Les Aventures de Philip et Francis
Avis pour le premier tome : Gros coup de cœur pour cette satire de la célèbre série « Blake et Mortimer » à tel point que je considère que cet album est incontournable ! Le livre reprend la même maquette, les mêmes couleurs que la série mère. Pour les détracteurs des « Blake et Mortimer », sachez que la voix off est moins présente ! L’humour british occupe une place importante dans cet album mais il ne se révèle pas du tout grossier. J’ai senti que les auteurs s'étaient bien amusés pour réaliser cette bd et moi aussi d’ailleurs ! Les références à l’obésité de Mortimer et les moyens employés par son domestique pour obliger son maître à suivre un régime sont hilarants ! Plusieurs clins d’œil cinématographiques bienvenus ou clichés anglophones sympas parsèment ce premier tome. Chapeau donc aux auteurs qui ont réussi à faire une parodie de « Blake et Mortimer » tout en la respectant ! Aux détracteurs de ces personnages cultes de la bd francophone, sachez que cet album peut se lire sans problème indépendamment de la série mère.
Les Aventures de Philip et Francis
On ne peut que saluer l'initiative de Dargaud pour la publication de cette parodie réussie. Bel objet éditorial au format des aventures originales des héros de Jacobs, cette BD est franchement jubilatoire. Les amateurs de Blake et Mortimer, comme ceux de Pierre Veys et de Nicolas Barral (auteurs du décapant "Baker Street") devront se retrouver sur cet ouvrage, à la fois irrévérencieux mais tout de même respectueux de l'œuvre d'Edgar P Jacobs. On rit beaucoup dans cette BD. D'abord on découvre un Francis Blake déjanté, porté sur la gente féminine ; un Mortimer exubérant ; un Olrik affligeant de bêtise et entouré d'incapables... bref une galerie de portraits décalés par rapport à l'original. N'oublions pas le fidèle Nasir, absolument savoureux et, contrairement aux bd de Jacobs, très présent dans cette histoire délirante. Bel hommage à un des Maîtres de la BD Franco-Belge. Ce one shot est une très très bonne surprise.
Balder - La Guerre des royaumes
Tout d'abord, je tiens à signaler que cette série n'est pas du tout abandonnée!!! J’ai eu la chance de voir des pages du tome 2 en cours... et quel plaisir pour les yeux!! On dirait presque que ce n'est pas le même dessinateur aux commandes (mais si pourtant), c'est du vertige graphique :) Les couleurs ne sont pas en reste: le (très) peu que j'ai pu voir (décidément, c'est au compte-goutte) me font trépigner d'impatience! J’ai pu comprendre pourquoi autant de temps est passé entre les 2 volumes... allez, vite, messieurs s'il vous plait, qu'on puisse se délecter de cette suite très attendue!
Capricorne
Sur cette série, je suis vraiment à deux doigts de mettre cinq étoiles. Ce qui est proprement hallucinant avec Andreas, c'est le niveau de complexité ahurissant de ses scénarios. On peut avoir une lecture simple, voir Capricorne comme une BD aventure/action classique et y trouver son bonheur : il y a ce qu'il faut de bagarres, poursuites, explosions, grands méchants, etc.. Mais on peut aussi la lire, la relire (et la re-relire 5 ou 6 fois) et découvrir toute la richesse de l'intrigue dont les circonvolutions s'étalent sur plusieurs volumes. Un petit détail prend tout son sens trois tomes plus loin, une scène permet de comprendre une situation un peu obscure deux tomes avant, et j'en passe. Andreas tisse ses intrigues comme on joue aux échecs, en ayant trois (voire quatre) coups d'avance. Capricorne a donc une cohérence en béton et réserve son lot de surprise. Le dessin d'Andreas est particulier, j'ai mis un peu de temps à l'apprécier mais je suis maintenant un fan. Et certaines planches sont véritablement à tomber par terre en ayant des convulsions. Ce mec est un malade du détail et de la mise en scène. C'est souvent génial. Alors pourquoi pas 'Culte' ? Je pense néanmoins que l'oeuvre reste difficile d'accès et demande un gros, gros travail de lecture (presque d'exégèse) pour en profiter pleinement. Son hermétisme est donc parfois un peu décourageant. Mais pour qui se donne la peine, c'est le bonheur garanti !
Eye Shield 21
Un nouveau shonen, dans le style très classique du jeune lycéen japonais qui découvre un sport en club et qui va de compétitions en rencontres se passionner et devenir très fort. Le plus de cette série, c'est son humour omniprésent. J'aime pas trop le style Slam Dunk, mais cette série n'a rien à voir. Le trio central, qui tente désespérément de redorer le blason de leur club alors qu'ils ne sont que trois, est irrésistible. En particulier Hiruma, véritable terreur du lycée mais qu'on ne peut s'empêcher d'apprécier, qui me fait penser à une espèce de "démon-renard" de la mythologie japonaise. Ce n'est pas réaliste, c'est même complètement loufoque, et ça se lit avec grand plaisir. Quelques passages plus sérieux permettent de s'attacher aux trois personnages et d'espérer qu'ils vont un jour ou l'autre parvenir à leurs fins. Voilà donc un bon nouveau shonen, pas trop répétitif et bien délirant !