"Les Tuniques bleues", un modèle de BD populaire. Cette série repose principalement sur le duo caporal Blutch-sergent Chesterfield. Ce qui est original, contrairement aux autres séries de duos, c'est que les scénarii exploitent à fond toutes les facettes de leur relation (prises de bec continuelles, réconciliations...), et le scénariste réussit la performance de toujours rajouter quelque chose, quand bien même l'on aurait l'impression que cela se répète quelque peu.
Le contexte de la guerre de sécession ravira les passionnés d'histoire, même si l'on n'est pas obligé d'en être un pour lire cette série! L'histoire est traitée sur un fond très bon enfant, que ce soit au niveau des scénarios que du graphisme (tout de même il a tendance à devenir de plus en plus réaliste).
Bien que cela reste une série pour enfants et pré-adolescents, on retrouve un grand plaisir à lire (ou relire) à un âge plus avancé.
I
l est vrai que tous les albums ne se valent pas (vu le nombre !), mais on trouve une bonne quinzaine de perles. Notons cependant que les derniers albums de la série (à partir de "des bleus et des blues") sont vraiment décevants, sinon franchement médiocres, tel "Arabesque".
"Les Tuniques bleues" est une des séries qui a marqué ma jeunesse, et je la conseille à tous! Les plus jeunes surtout, y trouveront grande délectation !
Mon avis porte sur les titres suivants : Slaloms, Walter, Pichenettes, Pour de vrai, Vacances de printemps, La Couleur de l’enfer, et La Vie comme elle vient.
Mes préférés : Walter, Pichenettes, La Couleur de l’enfer et La Vie comme elle vient
Moins bon (je rejoins d’autres avis) : Vacances de printemps
J’aime cette bande de copains, leurs dialogues enlevés, leurs répliques qui tuent, leurs disputes incessantes, les bêtises de ce farceur de Richard, l’humour et la justesse des scénarii, le trait de Trondheim (“reviens Lewiiiiiis !”), la bouille de Richard, les couleurs de Trondheim, celles de Brigitte Findakly, l’émotion qui se dégage de certaines scènes, et les éclats de rire qui émaillent invariablement mes moments de relecture de cette... formidable série.
En effet, certaines scènes sont franchement désopilantes, je pense notamment à celle où Richard, posté en embuscade sur un évier, attend pendant un bon moment avec sa Gameboy, que Dark Vador se pointe pour enfin voir à quoi il ressemble. On le voit, d’abord concentré sur son jeu, lever un oeil de temps à autres, commencer à trouver le temps long, puis relever la tête à l’approche du bestiau, et là, gros plan sur sa réaction ! C’est à mourir de rire ! La force de Trondheim, au niveau du dessin, c’est l’économie de moyens qu’il met en oeuvre pour représenter une expression, une mimique ou un sentiment. C’est particulièrement frappant avec Richard : en un tout petit trait de rien, il fait passer ironie, tristesse, lassitude ou bonne humeur. Trondheim SAIT dessiner ! Autres preuves : les perspectives sont justes, les silhouettes sont bien proportionnées et les personnages sont en permanence ressemblants. C’est pas des critères, ça ?
J'ai réellement adoré Nana. C'est un manga profond, très bien écrit et dessiné et qui touche au coeur.
J'aime tout particulièrement la première Nana pour son attachement aux gens (peut être que je me reconnais ?!), malgré son côté coeur d'artichaut. Cela dit, chacun a son caractère et je comprends que certains la trouvent un peu cruche...
La couverture un peu sombre et tristounette est le seul point négatif que j'aurais à dire à propos de cette BD.
C'est une amie qui me l'a conseillée, et franchement, je ne le regrette pas ! Sûrement un des meilleurs mangas du moment, avec ses textes et dialogues émouvants !
J’avais beaucoup entendu parler, en bien, de cet « immeuble d’en face » aussi ai-je laissé mes à-priori au placard lorsque l’occasion me fut donnée de le lire.
Une heure plus tard, le verdict est tombé : Vanyda a réussi, avec ce premier volume, à me faire rire, à m’émouvoir ; bref à me passionner avec un sujet dont je n’aurais jamais cru qu’il puisse éveiller en moi le moindre intérêt.
Car le sujet de cet « immeuble d’en face » est, comme l’ont relevé mes prédécesseurs, la vie au quotidien de gens, de tous ages habitant le même immeuble.
Quoi ? pas de super héros, pas d’univers en péril, même pas une princesse kidnappée ?
Et bien oui, rien de tout ça dans cette bd. Simplement le quotidien de gens qui nous ressemblent à nous et à nos proches.
C’est chiant alors ?
Et bien non, même pas. Ca serait même le contraire tant Vanyda, avec son graphisme dépouillé, curieux hydride entre le manga et la bd franco belge, parfois imprécis, a pourtant un don pour croquer tant personnages que leurs émotions.
C’est bien cela qui fait tout le sel de cette bd.
Vanyda n’a pas besoin d’en écrire des tonnes : un simple regard, un simple mouvement trahissent les pensées de ses personnages et rendent superflu un texte qui ne pourrait nous parler autant.
Alors, oui, « l’immeuble d’en face » ne raconte pas une histoire mais des instants de vie et l’on a tout à fait le droit de trouver ça vain (le chroniqueur précédent ne me contredira pas sur ce point !).
Et pourtant ! Cette bd m’a passionné et, une fois terminée, je n’ai plus eu qu’une envie : la faire découvrir à mon amie tant j’étais persuadé d’avoir à faire à une bd universelle, qui parle à tous sans distinction d’age, de sexe ou de goût personnel.
Je me trompe peut être mais cela ne m’empêchera pas de vous conseiller la lecture de cette bd et d’attendre avec impatience la suite de la carrière de Vanyda !
Voila un space opéra des plus sympathiques, bien dessiné, avec un beau parallèle instructif avec l'invasion Hun de l'Antiquité.
Bon je regrette un peu le ton épique que prend le récit par moment, mais un choix qui se respecte compte tenu du tour que prend l'histoire à partir du quatrième tome.
La bataille spatiale entre la flotte de l'Orbis et celle d'Attila est vraiment une séquence de bd d'anthologie.
Les deux derniers tomes, même s'ils apportent toutes les explications, sont les moins réussis de la série, à mon avis. On y retrouve pas mal de lourdeurs scénaristiques, les dialogues baissent sérieusement en qualité, certains personnages deviennent lassants.
Bref, quelques défauts, qui, même s'ils ne ternissent pas trop la qualité de la série, nous laissent à penser qu'il était temps de conclure.
Comme Cassidy, j’étais jeune quand la guerre d’ex-Yougoslavie avait secoué l’Europe, et je n’en gardais que des vagues souvenirs. J’aurais été bien incapable d’expliquer ce qui s’y était passé exactement, ce qui est quand même malheureux quand on considère que le drame s’est déroulé juste à coté de chez nous, il y a une 10aine d’années à peine.
Certes il existe de nombreux livres sur le sujet, mais il ne m’est jamais venu à l’esprit d’en ouvrir un. Est-ce pour cette raison que Joe Sacco a décidé de « vulgariser » l’événement en en faisant une BD, ou tout simplement parce qu’il juge que c’est un support comme un autre, parfaitement capable de faire passer son message, je ne sais pas. Mais le fait est là : grâce à cette BD, je me suis intéressé à cette période de notre histoire, et surtout je l’ai comprise.
Grâce au talent narratif de l’auteur, j’ai compris les engrenages politiques qui ont petit à petit créé ces tensions entre Serbes et Bosniaques. Grâce aux nombreux témoignages récoltés par l’auteur, j’ai pu me rendre compte des épouvantables crimes dont se sont rendus coupables les Serbes. Grâce à cette BD, j’ai compris que quand des associations pour la paix déclarent que « si on oublie le passé, l’histoire se répète », en parlant de l’holocauste, ils n’ont pas vraiment tort.
Alors oui, Joe Sacco ne donne la parole qu’à un seul camp, celui des opprimés. Quand on fait un procès, il est toujours préférable d’entendre les deux « camps ». Mais cette lecture m’a quand même ouvert les yeux sur les horreurs de la guerre en Bosnie, sur l’inactivité incompréhensible des force de l’ONU pourtant présentes sur place, et sur l’importance du journalisme … pas le journalisme à sensation qui pollue trop souvent nos télévisions, mais le journalisme qui témoigne et montre au monde les horreurs que certains malades voudraient bien voir passer sous silence.
Je viens de finir le 2e tome et je suis enchanté (c'est le mot je crois) par cette histoire !! Le thème me plaît beaucoup : l'Irlande et ses mystères m'ont toujours fait rêvé, ses fantômes, ses légendes, ses peuples mystérieux et son imaginaire féérique. Tout est très bien rendu ici, sans fausse note et sans trop de clichés. Le suspense est de plus présent. Les personnages sont attachants, et réussissent à susciter notre intérêt sinon à nous intriguer. Une belle réussite au niveau du scénario !!
Et lorsqu'on parle du dessin mes yeux pétillent. Moi j'adorrrre :) ! Les personnages sont très fins (les taches de rousseur d'Emilie lui donnent un charme fou), expressifs, vivants. Et les décors, ah les décors.... Magnifiques !! L'ambiance est superbement rendue, on a vraiment l'impression de visiter ces contrées, les cadrages et les couleurs sont magiques. Quel talent !
Non vraiment c'est une très belle série que je recommande chaudement pour l'instant et j'ai hâte de voir la suite.
>> Bon je viens de lire le tome 3 et je suis déçu, ça part un peu en sucette l'histoire je trouve... J'aimais bien l'idée des fées et autres leprechauns, mais sa nouvelle idée est un peu excessive, trop StarGate... Bref j'ai envie de descendre ma note de 4 à 3, en raison d'une histoire qui prend une direction qui ne me plaît pas beaucoup, mais le graphisme reste exceptionnel !! On verra avec les tomes suivants.
La lecture des précédents avis devrait vous convaincre sans trop de problème de lire ce manga. Il s'agit effectivement d'un shonen, et a priori on peut craindre le pire, le genre de série où il arrive des trucs, de la baston, où l'histoire n'est pas spécialement cohérente, et qui dure 40 tomes.
Sauf que ce shonen-ci est fait par Mitsuru Adachi, auteur très particulier qui a son style bien à lui (trop à lui, pourrait-on presque dire, tant on a tendance à retrouver des éléments similaires dans ses différentes séries), et ce simple fait se révèle gage de qualité.
Alors qu'est-ce qui fait que cette série est un vrai petit bonheur à lire ?
1ère réponse, le graphisme. Il faut peut-être un temps pour s'adapter au dessin tout rond tout mignon d'Adachi, surtout au niveau des visages, mais une fois habitué vous verrez qu'il est effectivement tout rond tout mignon. Assez adorable. Ses personnages sont souvent très réservés d'apparence, très pince sans rire, et cela participe beaucoup au 2ème point.
2ème réponse donc, l'humour parfois couillon (comme le dit Altaïr dans je-ne-sais-plus quel avis) et souvent pince sans rire. Qu'il s'agisse de gags récurrents, du jeu sur les anachronismes, des petits jeux basés sur les quiproquos (certes aucunement profonds et même carrément conventionnels mais c'est complètement volontaire), qu'on les voie venir ou qu'ils surgissent inopinément, ils imprègnent totalement le récit. Sans parler des nombreux jolis jeux de mots qui ne passent malheureusement pas la barrière de la langue... il faudra se reporter aux notes de traduction pour les comprendre et les apprécier (malgré tout).
3ème réponse, le "suspense". Niji-iro Tohgarashi mélange pas mal d'éléments. L'arrivée d'étrangers mystérieux (d'où interactions nouvelles avec la planète sur laquelle se déroule l'histoire d'une part, et récit de leur passé d'autre part), des complots contre le shôgun, la poursuite des 7 frères (et soeur) par plein de vilains, la présence toujours sous-jacente de l'aspect romance avec Natane, les combats avec Furon, sans cesse reportés, etc, etc. Il y a vraiment beaucoup de choses, ce qui fait qu'on n'a vraiment pas le temps de s'ennuyer puisque l'intérêt alterne sans cesse entre ces différents points. Le lecteur est vraiment maintenu en haleine.
Exceptionnel ? Non. Indispensable ? Pas vraiment. Profond ? Non plus. Mais Niji-iro Tohgarashi est une série de très bonne facture, pleine de sensibilité, de réserve et d'humour, qui dégage une réelle personnalité et un charme prononcé. Ca se lit tout seul, on sourit bêtement, on rigole comme un con, et ça fait vraiment du bien.
Dans la catégorie "auteurs de comics sérieux et politiquement engagés", Sacco est totalement éclipsé par son collègue Spiegelman aux yeux du grand public. Il faut dire que faire des BDs sur le sort misérable du peuple palestinien ou les tragédies vécues par les civils maltais sous Mussolini vous offre une couverture médiatique moins importante que si vous choisissez des sujets plus vendeurs comme la Shoah ou les attentats du 11 septembre. Du coup, Sacco reste dans l’ombre… Mais bon, ça n’enlève rien à son talent et, à défaut de s’être fait des couilles en or et un piédestal en marbre de Grand Auteur de Bandes Dessinées, Sacco a quand même toute mon estime et mon admiration ce qui, vous en conviendrez, n’est quand même pas de la gnognotte.
Tantôt drôle, tantôt tragique, passant des anecdotes débiles sur la vie de rockers ratés en tournée à des planches glaçantes sur les bombardements sur des populations civiles, l’album montre l’étendue de la palette de Sacco, à mes yeux l’un des plus grands auteurs de comics actuels, moins pour sa plume de dessinateur (vu que son style n’est pas super beau, pour ne pas dire moche) que pour sa plume d’écrivain-reporter, son regard lucide et ironique sur le monde, son humour, sa modestie…
Soyons clair : si vous n’avez pas aimé Palestine ou Gorazde, ce n’est pas le Journal d’un défaitiste qui vous réconciliera avec cet auteur. En revanche, si vous ne le connaissez pas du tout, c’est le meilleur moyen de découvrir son œuvre (et de savoir tout de suite si vous aimerez ou non ses autres bouquins). Et si vous êtes fan, c’est carrément un titre indispensable.
Certains chapitres sont quand même plus faibles que d’autres. Autre défaut : il faut avouer que c’est un peu un mix de tout et n’importe quoi ; l’album manque donc un peu de cohésion. Du coup, il passe à côté de la note maximale.
Cela dit, ça reste un excellent livre, qui vaut bien ses 21 euros.
Une des BDs les plus noires que j'ai jamais lue. Il est difficile de trouver dans l'ensemble de ce bien bel ouvrage une case qui respire autre chose que le désenchantement, la noirceur ou le pessimisme. Tout cela est glauque et cynique à souhait : bref, ça fait froid dans le dos (brrrr!!)
L'histoire, quant à elle, est une sorte de "resucée" (po joli comme terme, mais j'en trouve pas d'autre...) de 1984, remise au goût du jour (m'enfin, tout cela reste excessivement intemporel tout de même). Moore a réussi à éviter le piège du canevas classique "héros gentil et sa belle qui veulent sauver le monde du totalitarisme", en insufflant au personnage principal un aspect sombre et inquiétant aussi bien dans son attitude que dans ses actes : moi j'aime beaucoup son côté "on ne peut pas faire la révolution sans faire péter quelques monuments", ça doit être mon petit côté Arlette qui ressort.
Concernant le dessin, je trouve qu'il est en parfaite adéquation avec le message délivré, rien à redire là-dessus pour ma part ; même si ce n'est pas le plus beau coup de crayon qui soit, il est très expressif et singulièrement angoissant.
Une lecture vivement conseillée donc, même si j'ai décroché une ou deux fois du récit. Un ouvrage qui doit, à mon sens, se trouver dans toute bonne BDthèque qui se respecte.
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Les Tuniques Bleues
"Les Tuniques bleues", un modèle de BD populaire. Cette série repose principalement sur le duo caporal Blutch-sergent Chesterfield. Ce qui est original, contrairement aux autres séries de duos, c'est que les scénarii exploitent à fond toutes les facettes de leur relation (prises de bec continuelles, réconciliations...), et le scénariste réussit la performance de toujours rajouter quelque chose, quand bien même l'on aurait l'impression que cela se répète quelque peu. Le contexte de la guerre de sécession ravira les passionnés d'histoire, même si l'on n'est pas obligé d'en être un pour lire cette série! L'histoire est traitée sur un fond très bon enfant, que ce soit au niveau des scénarios que du graphisme (tout de même il a tendance à devenir de plus en plus réaliste). Bien que cela reste une série pour enfants et pré-adolescents, on retrouve un grand plaisir à lire (ou relire) à un âge plus avancé. I l est vrai que tous les albums ne se valent pas (vu le nombre !), mais on trouve une bonne quinzaine de perles. Notons cependant que les derniers albums de la série (à partir de "des bleus et des blues") sont vraiment décevants, sinon franchement médiocres, tel "Arabesque". "Les Tuniques bleues" est une des séries qui a marqué ma jeunesse, et je la conseille à tous! Les plus jeunes surtout, y trouveront grande délectation !
Les Formidables Aventures de Lapinot
Mon avis porte sur les titres suivants : Slaloms, Walter, Pichenettes, Pour de vrai, Vacances de printemps, La Couleur de l’enfer, et La Vie comme elle vient. Mes préférés : Walter, Pichenettes, La Couleur de l’enfer et La Vie comme elle vient Moins bon (je rejoins d’autres avis) : Vacances de printemps J’aime cette bande de copains, leurs dialogues enlevés, leurs répliques qui tuent, leurs disputes incessantes, les bêtises de ce farceur de Richard, l’humour et la justesse des scénarii, le trait de Trondheim (“reviens Lewiiiiiis !”), la bouille de Richard, les couleurs de Trondheim, celles de Brigitte Findakly, l’émotion qui se dégage de certaines scènes, et les éclats de rire qui émaillent invariablement mes moments de relecture de cette... formidable série. En effet, certaines scènes sont franchement désopilantes, je pense notamment à celle où Richard, posté en embuscade sur un évier, attend pendant un bon moment avec sa Gameboy, que Dark Vador se pointe pour enfin voir à quoi il ressemble. On le voit, d’abord concentré sur son jeu, lever un oeil de temps à autres, commencer à trouver le temps long, puis relever la tête à l’approche du bestiau, et là, gros plan sur sa réaction ! C’est à mourir de rire ! La force de Trondheim, au niveau du dessin, c’est l’économie de moyens qu’il met en oeuvre pour représenter une expression, une mimique ou un sentiment. C’est particulièrement frappant avec Richard : en un tout petit trait de rien, il fait passer ironie, tristesse, lassitude ou bonne humeur. Trondheim SAIT dessiner ! Autres preuves : les perspectives sont justes, les silhouettes sont bien proportionnées et les personnages sont en permanence ressemblants. C’est pas des critères, ça ?
Nana
J'ai réellement adoré Nana. C'est un manga profond, très bien écrit et dessiné et qui touche au coeur. J'aime tout particulièrement la première Nana pour son attachement aux gens (peut être que je me reconnais ?!), malgré son côté coeur d'artichaut. Cela dit, chacun a son caractère et je comprends que certains la trouvent un peu cruche... La couverture un peu sombre et tristounette est le seul point négatif que j'aurais à dire à propos de cette BD. C'est une amie qui me l'a conseillée, et franchement, je ne le regrette pas ! Sûrement un des meilleurs mangas du moment, avec ses textes et dialogues émouvants !
L'Immeuble d'en face
J’avais beaucoup entendu parler, en bien, de cet « immeuble d’en face » aussi ai-je laissé mes à-priori au placard lorsque l’occasion me fut donnée de le lire. Une heure plus tard, le verdict est tombé : Vanyda a réussi, avec ce premier volume, à me faire rire, à m’émouvoir ; bref à me passionner avec un sujet dont je n’aurais jamais cru qu’il puisse éveiller en moi le moindre intérêt. Car le sujet de cet « immeuble d’en face » est, comme l’ont relevé mes prédécesseurs, la vie au quotidien de gens, de tous ages habitant le même immeuble. Quoi ? pas de super héros, pas d’univers en péril, même pas une princesse kidnappée ? Et bien oui, rien de tout ça dans cette bd. Simplement le quotidien de gens qui nous ressemblent à nous et à nos proches. C’est chiant alors ? Et bien non, même pas. Ca serait même le contraire tant Vanyda, avec son graphisme dépouillé, curieux hydride entre le manga et la bd franco belge, parfois imprécis, a pourtant un don pour croquer tant personnages que leurs émotions. C’est bien cela qui fait tout le sel de cette bd. Vanyda n’a pas besoin d’en écrire des tonnes : un simple regard, un simple mouvement trahissent les pensées de ses personnages et rendent superflu un texte qui ne pourrait nous parler autant. Alors, oui, « l’immeuble d’en face » ne raconte pas une histoire mais des instants de vie et l’on a tout à fait le droit de trouver ça vain (le chroniqueur précédent ne me contredira pas sur ce point !). Et pourtant ! Cette bd m’a passionné et, une fois terminée, je n’ai plus eu qu’une envie : la faire découvrir à mon amie tant j’étais persuadé d’avoir à faire à une bd universelle, qui parle à tous sans distinction d’age, de sexe ou de goût personnel. Je me trompe peut être mais cela ne m’empêchera pas de vous conseiller la lecture de cette bd et d’attendre avec impatience la suite de la carrière de Vanyda !
Le Fléau des Dieux
Voila un space opéra des plus sympathiques, bien dessiné, avec un beau parallèle instructif avec l'invasion Hun de l'Antiquité. Bon je regrette un peu le ton épique que prend le récit par moment, mais un choix qui se respecte compte tenu du tour que prend l'histoire à partir du quatrième tome. La bataille spatiale entre la flotte de l'Orbis et celle d'Attila est vraiment une séquence de bd d'anthologie. Les deux derniers tomes, même s'ils apportent toutes les explications, sont les moins réussis de la série, à mon avis. On y retrouve pas mal de lourdeurs scénaristiques, les dialogues baissent sérieusement en qualité, certains personnages deviennent lassants. Bref, quelques défauts, qui, même s'ils ne ternissent pas trop la qualité de la série, nous laissent à penser qu'il était temps de conclure.
Gorazde
Comme Cassidy, j’étais jeune quand la guerre d’ex-Yougoslavie avait secoué l’Europe, et je n’en gardais que des vagues souvenirs. J’aurais été bien incapable d’expliquer ce qui s’y était passé exactement, ce qui est quand même malheureux quand on considère que le drame s’est déroulé juste à coté de chez nous, il y a une 10aine d’années à peine. Certes il existe de nombreux livres sur le sujet, mais il ne m’est jamais venu à l’esprit d’en ouvrir un. Est-ce pour cette raison que Joe Sacco a décidé de « vulgariser » l’événement en en faisant une BD, ou tout simplement parce qu’il juge que c’est un support comme un autre, parfaitement capable de faire passer son message, je ne sais pas. Mais le fait est là : grâce à cette BD, je me suis intéressé à cette période de notre histoire, et surtout je l’ai comprise. Grâce au talent narratif de l’auteur, j’ai compris les engrenages politiques qui ont petit à petit créé ces tensions entre Serbes et Bosniaques. Grâce aux nombreux témoignages récoltés par l’auteur, j’ai pu me rendre compte des épouvantables crimes dont se sont rendus coupables les Serbes. Grâce à cette BD, j’ai compris que quand des associations pour la paix déclarent que « si on oublie le passé, l’histoire se répète », en parlant de l’holocauste, ils n’ont pas vraiment tort. Alors oui, Joe Sacco ne donne la parole qu’à un seul camp, celui des opprimés. Quand on fait un procès, il est toujours préférable d’entendre les deux « camps ». Mais cette lecture m’a quand même ouvert les yeux sur les horreurs de la guerre en Bosnie, sur l’inactivité incompréhensible des force de l’ONU pourtant présentes sur place, et sur l’importance du journalisme … pas le journalisme à sensation qui pollue trop souvent nos télévisions, mais le journalisme qui témoigne et montre au monde les horreurs que certains malades voudraient bien voir passer sous silence.
L'héritage d'Emilie
Je viens de finir le 2e tome et je suis enchanté (c'est le mot je crois) par cette histoire !! Le thème me plaît beaucoup : l'Irlande et ses mystères m'ont toujours fait rêvé, ses fantômes, ses légendes, ses peuples mystérieux et son imaginaire féérique. Tout est très bien rendu ici, sans fausse note et sans trop de clichés. Le suspense est de plus présent. Les personnages sont attachants, et réussissent à susciter notre intérêt sinon à nous intriguer. Une belle réussite au niveau du scénario !! Et lorsqu'on parle du dessin mes yeux pétillent. Moi j'adorrrre :) ! Les personnages sont très fins (les taches de rousseur d'Emilie lui donnent un charme fou), expressifs, vivants. Et les décors, ah les décors.... Magnifiques !! L'ambiance est superbement rendue, on a vraiment l'impression de visiter ces contrées, les cadrages et les couleurs sont magiques. Quel talent ! Non vraiment c'est une très belle série que je recommande chaudement pour l'instant et j'ai hâte de voir la suite. >> Bon je viens de lire le tome 3 et je suis déçu, ça part un peu en sucette l'histoire je trouve... J'aimais bien l'idée des fées et autres leprechauns, mais sa nouvelle idée est un peu excessive, trop StarGate... Bref j'ai envie de descendre ma note de 4 à 3, en raison d'une histoire qui prend une direction qui ne me plaît pas beaucoup, mais le graphisme reste exceptionnel !! On verra avec les tomes suivants.
Niji-iro Tohgarashi
La lecture des précédents avis devrait vous convaincre sans trop de problème de lire ce manga. Il s'agit effectivement d'un shonen, et a priori on peut craindre le pire, le genre de série où il arrive des trucs, de la baston, où l'histoire n'est pas spécialement cohérente, et qui dure 40 tomes. Sauf que ce shonen-ci est fait par Mitsuru Adachi, auteur très particulier qui a son style bien à lui (trop à lui, pourrait-on presque dire, tant on a tendance à retrouver des éléments similaires dans ses différentes séries), et ce simple fait se révèle gage de qualité. Alors qu'est-ce qui fait que cette série est un vrai petit bonheur à lire ? 1ère réponse, le graphisme. Il faut peut-être un temps pour s'adapter au dessin tout rond tout mignon d'Adachi, surtout au niveau des visages, mais une fois habitué vous verrez qu'il est effectivement tout rond tout mignon. Assez adorable. Ses personnages sont souvent très réservés d'apparence, très pince sans rire, et cela participe beaucoup au 2ème point. 2ème réponse donc, l'humour parfois couillon (comme le dit Altaïr dans je-ne-sais-plus quel avis) et souvent pince sans rire. Qu'il s'agisse de gags récurrents, du jeu sur les anachronismes, des petits jeux basés sur les quiproquos (certes aucunement profonds et même carrément conventionnels mais c'est complètement volontaire), qu'on les voie venir ou qu'ils surgissent inopinément, ils imprègnent totalement le récit. Sans parler des nombreux jolis jeux de mots qui ne passent malheureusement pas la barrière de la langue... il faudra se reporter aux notes de traduction pour les comprendre et les apprécier (malgré tout). 3ème réponse, le "suspense". Niji-iro Tohgarashi mélange pas mal d'éléments. L'arrivée d'étrangers mystérieux (d'où interactions nouvelles avec la planète sur laquelle se déroule l'histoire d'une part, et récit de leur passé d'autre part), des complots contre le shôgun, la poursuite des 7 frères (et soeur) par plein de vilains, la présence toujours sous-jacente de l'aspect romance avec Natane, les combats avec Furon, sans cesse reportés, etc, etc. Il y a vraiment beaucoup de choses, ce qui fait qu'on n'a vraiment pas le temps de s'ennuyer puisque l'intérêt alterne sans cesse entre ces différents points. Le lecteur est vraiment maintenu en haleine. Exceptionnel ? Non. Indispensable ? Pas vraiment. Profond ? Non plus. Mais Niji-iro Tohgarashi est une série de très bonne facture, pleine de sensibilité, de réserve et d'humour, qui dégage une réelle personnalité et un charme prononcé. Ca se lit tout seul, on sourit bêtement, on rigole comme un con, et ça fait vraiment du bien.
Journal d'un défaitiste
Dans la catégorie "auteurs de comics sérieux et politiquement engagés", Sacco est totalement éclipsé par son collègue Spiegelman aux yeux du grand public. Il faut dire que faire des BDs sur le sort misérable du peuple palestinien ou les tragédies vécues par les civils maltais sous Mussolini vous offre une couverture médiatique moins importante que si vous choisissez des sujets plus vendeurs comme la Shoah ou les attentats du 11 septembre. Du coup, Sacco reste dans l’ombre… Mais bon, ça n’enlève rien à son talent et, à défaut de s’être fait des couilles en or et un piédestal en marbre de Grand Auteur de Bandes Dessinées, Sacco a quand même toute mon estime et mon admiration ce qui, vous en conviendrez, n’est quand même pas de la gnognotte. Tantôt drôle, tantôt tragique, passant des anecdotes débiles sur la vie de rockers ratés en tournée à des planches glaçantes sur les bombardements sur des populations civiles, l’album montre l’étendue de la palette de Sacco, à mes yeux l’un des plus grands auteurs de comics actuels, moins pour sa plume de dessinateur (vu que son style n’est pas super beau, pour ne pas dire moche) que pour sa plume d’écrivain-reporter, son regard lucide et ironique sur le monde, son humour, sa modestie… Soyons clair : si vous n’avez pas aimé Palestine ou Gorazde, ce n’est pas le Journal d’un défaitiste qui vous réconciliera avec cet auteur. En revanche, si vous ne le connaissez pas du tout, c’est le meilleur moyen de découvrir son œuvre (et de savoir tout de suite si vous aimerez ou non ses autres bouquins). Et si vous êtes fan, c’est carrément un titre indispensable. Certains chapitres sont quand même plus faibles que d’autres. Autre défaut : il faut avouer que c’est un peu un mix de tout et n’importe quoi ; l’album manque donc un peu de cohésion. Du coup, il passe à côté de la note maximale. Cela dit, ça reste un excellent livre, qui vaut bien ses 21 euros.
V pour Vendetta
Une des BDs les plus noires que j'ai jamais lue. Il est difficile de trouver dans l'ensemble de ce bien bel ouvrage une case qui respire autre chose que le désenchantement, la noirceur ou le pessimisme. Tout cela est glauque et cynique à souhait : bref, ça fait froid dans le dos (brrrr!!) L'histoire, quant à elle, est une sorte de "resucée" (po joli comme terme, mais j'en trouve pas d'autre...) de 1984, remise au goût du jour (m'enfin, tout cela reste excessivement intemporel tout de même). Moore a réussi à éviter le piège du canevas classique "héros gentil et sa belle qui veulent sauver le monde du totalitarisme", en insufflant au personnage principal un aspect sombre et inquiétant aussi bien dans son attitude que dans ses actes : moi j'aime beaucoup son côté "on ne peut pas faire la révolution sans faire péter quelques monuments", ça doit être mon petit côté Arlette qui ressort. Concernant le dessin, je trouve qu'il est en parfaite adéquation avec le message délivré, rien à redire là-dessus pour ma part ; même si ce n'est pas le plus beau coup de crayon qui soit, il est très expressif et singulièrement angoissant. Une lecture vivement conseillée donc, même si j'ai décroché une ou deux fois du récit. Un ouvrage qui doit, à mon sens, se trouver dans toute bonne BDthèque qui se respecte.