Bien loin de moi le devoir de mettre obligatoirement une note extraordinaire à cet ouvrage, je n'aurais de toute manière pas le choix. Après avoir lu nombre de critiques, je décide enfin de livrer mes impressions en espérant ne pas déranger qui que ce soit.
V for Vendetta... Quel titre; quelle idée aussi dangereuse soit-elle. Pour nous pauvres lecteurs laissés à l'abandon, en tête-à-tête avec ce concept. Celui de raconter une histoire et d'essayer de nous l'exposer concrètement sur du papier. Certes les couleurs sont froides, ternes mais à l'image de ce qu'on a voulu que l'on ressente en lisant. Du début à la fin, nous restons scotchés case après case, laissant parfois derrière nous quelques lecteurs n'aspirant pas à cette atmosphère de vérité froide et terriblement crue. On sent également les influences des plus grands en parcourant notre chemin (Georges Orwell, thanks). Mais ce qui nous pousse à aller plus loin est qu'il demeure des questions auxquelles nous n'avons pas de réponse. La remise en question de notre propre condition, se demander si un jour je ne pourrai pas moi-même devenir "V"...
Une vision qui tente de réparer les lois de notre conditionnement. Un message dans des dessins qui ne se veulent pas trop explicites. Des réponses qu'on ne trouve qu'une fois s'être interrogé, après avoir lu cette magnifique BD.
PS: l'expérience continue avec cette adaptation cinématographique qui me laisse pour l'instant perplexe sur l'incidence du message qu'elle pourrait faire passer.
Ne tuons pas la culture et lisez d'abord cette bande dessinée...
Comme beaucoup j’attends avec une certaine impatience le deuxième tome de Je suis morte. Cet « Hyper l’hippo » ne m’aidera pas spécialement à patienter, le registre est tellement différent, le public visé aussi. Il n’empêche que cette bd est elle aussi, à sa manière, une petite merveille. C’est mignon tout plein, plein d’humour et de fantaisie, très coloré et lu rapidement. L’idéal pour les plus jeunes lecteurs dès 7-8 ans. L’absurdité de l’intrigue repose sur l’idée qu’un enfant cache son copain hippopotame à ses parents. Pas facile, me direz-vous... Ben non... pas facile... pourtant, c’est plein d’imagination, un gosse, pour lui, rien n’est impossible. Et ça, Morvan l’a très bien compris.
Le coup de coeur du moment. J'ai été attiré par la couverture gentiment coquine et sensuellement discrète de l'album. La lecture a confirmé mon impression première : l'érotisme n'est jamais aussi beau que quand c'est une femme qui en parle, et qui l'illustre. Ici le lavis et le pinceau proposent des formes sensuelles (qu'elles soient féminines ou masculines) plutôt agréables. L'auteur nous emmène dans un voyage sensuel, aux saveurs à la fois parfumées et sucrées, aux tonalités gentiment équivoques, bercés par des mots aux sonorités suaves. La plupart des saynètes sont commentées en poèmes, et c'est un vrai régal. Comme le dit l'auteur, son livre est une ode au printemps, plein de lumière, de légèreté et d'envolées poétiques.
Coté dessin rien de particulier, on a là un style qui s'il n'est pas minimaliste, n'est pas très fouillé non plus. Mais le résultat reste très honnête et de toute manière l'intérêt de l'album est ailleurs.
En effet on se trouve de suite plongé dans une ambiance digne d'un film des frères Coen, avec des personnages tous plus excentriques les uns que les autres, un scénario qui part en vrille, des protagonistes qui perdent le contrôle de la situation, mais qui persistent dans leurs erreurs. Le tout accompagné d'une pointe d'humour noir.
Vraiment une bonne petite lecture récréative.
Disons-le d'entrée : la boxe, je déteste ça. Se faire taper dessus pour gagner sa vie, difficile de faire plus masochiste. Pourtant, j'aime le sport, enfin, je pense aimer ça. Et j'aime Baru. Enfin, je parle de son oeuvre, je ne connais pas personnellement le bonhomme, hein. (en plus je suis déjà marié). ;)
Bref, tout ça pour dire que c'est le nom de l'auteur qui m'a fait lire L'Enragé. Et qu'encore une fois avec Baru, je n'ai pas été déçu. Il nous propose une analyse fine de notre société, un regard à la fois cynique et tendre pour l'industrie du showbiz et du sport à grand spectacle. L'itinéraire d'Anton est assez typique de l'ascension de certains champions actuels, et son histoire est parfois même en-dessous de la vérité. Et même si je n'aime pas la boxe, j'ai suivi cette histoire avec un petit sourire aux lèvres, charmé par le talent de Baru à nous raconter notre histoire avec des mots simples. Il l'illustre de façon assez intéressante. Son trait s'est légèrement simplifié par rapport à ses créations précédentes, et malgré une déstabilisation initiale, j'ai trouvé ça plutôt bien vu.
J'attends le tome 2 avec impatience.
Je met 5/5 parce que pour moi cette Bd est un OVNI. Batman a été visité et revisité et pourtant cette histoire lui donne un souffle nouveau. Il est vrai que l'histoire demande de connaitre un peu l'univers Batman mais pas forcément sur le bout des doigts. On peut tout simplement traverser l'histoire en ne comprenant pas tout, un peu à la David Lynch pour le ciné. Le style graphique est vraiment propre à ce dessinateur, clairement on aime ou on n'aime pas. Cependant, et ça c'est la vraie force de cette histoire, le dessin et l'histoire vont de paire et sont complètement complémentaires, se renvoient l'un à l'autre, et ça j'adore !
C'est noir, sombre, torturé et avant tout c'est merveilleux ! ;)
Même note que pour "Daredevil Yellow" mais un arc nettement supérieur à mon avis. Le scénar de Bendis est de très haut niveau et nous propose une plongée très intéressante dans les méandres politiques de la pègre new-yorkaise. Bendis ne fait pas de détail quand il met en scène l'ex-femme du Caid, j'ai été totalement séduit par la noirceur de son scénario. Le concept de dévoiler l'identité de Daredevil à la une des journaux marche carrément bien mais je commence, après six tomes, à attendre avec impatience de voir comment Murdoch va se sortir de ce guêpier (s'il s'en sort); j'ai peur que ça commence à tirer en longueur cette histoire.
Niveau dessin, c'est indéniablement extrêmement dynamique, tout du moins quand Maleev est aux pinceaux. Le passage muet dans "Underboss" s'étalant sur de nombreuses pages est rythmiquement une superbe réussite, voilà quelque chose que j'ai rarement lu dans les Comics de super héros (ma culture est limitée il est vrai). Du tout bon.
Moi qui ne connais pas plus que ça l'histoire de Daredevil (quelques Miller en passant), j'ai bien aimé ce one-shot assez nostalgique sur les origines du justicier aveugle quand il était vêtu de jaune. Le fond est vraiment noir comme le souligne Cassidy, puisqu'il parle d'amours perdues et d'une morte très attachée aux deux associés. On découvre également la mort du père et les touts débuts de l'homme sans peur. L'absence de pathos facile et une histoire finalement assez subtile confèrent à ce tome un véritable intérêt, probablement plus pour les lecteurs comme moi que pour les fondus de Daredevil.
Je suis moi-même un peu étonné mais voilà vraiment une série recommandable en tous points, pour peu que vous soyez un minimum intéressé par l'univers de Star Wars bien sur. Je suis d'accord avec Ro sur de nombreux aspects, notamment sur la qualité des scénarii d'Ostrander; c'est probablement ce que j'ai vu de plus intéressant, non seulement dans les BD SW mais également dans l'univers SW, films compris. Il n'y a pas dans cette série de manichéisme à deux balles mais une vraie réflexion sur les enjeux de la guerre et les stratégies suivies ainsi qu'un questionnement continu des différents protagonistes sur le côté obscur et la justesse de leur cause. C'est surtout valable à partir du tome 4 effectivement, même si les premiers, mettant en scène plus de faits d'armes et moins de réflexion politique sont loin d'être désagréables.
J'accroche également bien aux dessins de Dursema, dans un style certes plein de clinquant mais que j'aime finalement assez. Bref, une série franchement remarquable sur ses derniers tomes, qui nous permet de découvrir une galaxie de personnages secondaires et d'approfondir notre connaissance des autres. Reste plus à espérer que ça se conclura avec la même qualité.
Après avoir franchi le pas, être passé outre mes à priori avec Star Wars - Clone Wars et être complètement tombé sous le charme, j'ai continué mon exploration avec la lecture de "Star Wars - Jedi". Et encore une fois je ne suis pas déçu.
L’histoire (tome 1 à 3) contée par Ostrander se situe entre Episode I et Episode II de la saga Star Wars. Elle est composée de trois tomes à lire dans l’ordre bien que chaque album se suffise à lui-même. Elle met en scène deux personnages vraiment géniaux : le maître Jedi Quinlan Vos et sa Padawan Aayla Secura.
Le tome 4 (toujours scénarisé par Ostrander), lui retrace les évènements de la Guerre de Stark survenu 7 ans avant Episode I – La menace fantôme. On y retrouve Quinlan Vos et Obi Wan alors qu’ils ne sont encore que de jeune padawan.
Cette série enrichit encore un peu plus l’univers de Star Wars, ce qui n’est pas pour déplaire aux fans. Mais elle est tout a fait accessible aux profanes qui eux y trouveront là des histoires originales et bien rythmées.
Les Dessins de Duursema sont magnifiques (tome 1 à 3). C’est de la même trempe que toutes les histoires auxquelles elle a participé dans Star Wars - Clone Wars. J’aime beaucoup les traits du personnage Quinlan Vos dans un style très réaliste et Aayla Secura a des formes à tomber à la renverse.
C’est Fabbri qui a dessiné le tome 4. C’est beau et efficace, mais j’aime moins que les précédents. Son style est moins réaliste et beaucoup plus épuré.
Les couleurs de McCaig (Tomes 1, 2 et 4) et Anderson (Tome 3) sont parfaites et mettent superbement en valeur les illustrations de Duursema. Le panel de couleurs utilisées et tout à fait en connivence avec l’univers de Star Wars.
Je donne quatre étoiles comme pour Clone Wars même si je trouve la série un petit chouïa moins bien mais elle a l’avantage de ne compter que trois tomes au lieu de dix pour Clone Wars, ce qui n’est pas négligeable pour quelqu’un qui voudrait se laisser tenter par les comics Star Wars Delcourt sans trop prendre de risque avec son compte en banque.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
V pour Vendetta
Bien loin de moi le devoir de mettre obligatoirement une note extraordinaire à cet ouvrage, je n'aurais de toute manière pas le choix. Après avoir lu nombre de critiques, je décide enfin de livrer mes impressions en espérant ne pas déranger qui que ce soit. V for Vendetta... Quel titre; quelle idée aussi dangereuse soit-elle. Pour nous pauvres lecteurs laissés à l'abandon, en tête-à-tête avec ce concept. Celui de raconter une histoire et d'essayer de nous l'exposer concrètement sur du papier. Certes les couleurs sont froides, ternes mais à l'image de ce qu'on a voulu que l'on ressente en lisant. Du début à la fin, nous restons scotchés case après case, laissant parfois derrière nous quelques lecteurs n'aspirant pas à cette atmosphère de vérité froide et terriblement crue. On sent également les influences des plus grands en parcourant notre chemin (Georges Orwell, thanks). Mais ce qui nous pousse à aller plus loin est qu'il demeure des questions auxquelles nous n'avons pas de réponse. La remise en question de notre propre condition, se demander si un jour je ne pourrai pas moi-même devenir "V"... Une vision qui tente de réparer les lois de notre conditionnement. Un message dans des dessins qui ne se veulent pas trop explicites. Des réponses qu'on ne trouve qu'une fois s'être interrogé, après avoir lu cette magnifique BD. PS: l'expérience continue avec cette adaptation cinématographique qui me laisse pour l'instant perplexe sur l'incidence du message qu'elle pourrait faire passer. Ne tuons pas la culture et lisez d'abord cette bande dessinée...
Hyper l'hippo
Comme beaucoup j’attends avec une certaine impatience le deuxième tome de Je suis morte. Cet « Hyper l’hippo » ne m’aidera pas spécialement à patienter, le registre est tellement différent, le public visé aussi. Il n’empêche que cette bd est elle aussi, à sa manière, une petite merveille. C’est mignon tout plein, plein d’humour et de fantaisie, très coloré et lu rapidement. L’idéal pour les plus jeunes lecteurs dès 7-8 ans. L’absurdité de l’intrigue repose sur l’idée qu’un enfant cache son copain hippopotame à ses parents. Pas facile, me direz-vous... Ben non... pas facile... pourtant, c’est plein d’imagination, un gosse, pour lui, rien n’est impossible. Et ça, Morvan l’a très bien compris.
Une par une
Le coup de coeur du moment. J'ai été attiré par la couverture gentiment coquine et sensuellement discrète de l'album. La lecture a confirmé mon impression première : l'érotisme n'est jamais aussi beau que quand c'est une femme qui en parle, et qui l'illustre. Ici le lavis et le pinceau proposent des formes sensuelles (qu'elles soient féminines ou masculines) plutôt agréables. L'auteur nous emmène dans un voyage sensuel, aux saveurs à la fois parfumées et sucrées, aux tonalités gentiment équivoques, bercés par des mots aux sonorités suaves. La plupart des saynètes sont commentées en poèmes, et c'est un vrai régal. Comme le dit l'auteur, son livre est une ode au printemps, plein de lumière, de légèreté et d'envolées poétiques.
Voleurs de Chien
Coté dessin rien de particulier, on a là un style qui s'il n'est pas minimaliste, n'est pas très fouillé non plus. Mais le résultat reste très honnête et de toute manière l'intérêt de l'album est ailleurs. En effet on se trouve de suite plongé dans une ambiance digne d'un film des frères Coen, avec des personnages tous plus excentriques les uns que les autres, un scénario qui part en vrille, des protagonistes qui perdent le contrôle de la situation, mais qui persistent dans leurs erreurs. Le tout accompagné d'une pointe d'humour noir. Vraiment une bonne petite lecture récréative.
L'Enragé
Disons-le d'entrée : la boxe, je déteste ça. Se faire taper dessus pour gagner sa vie, difficile de faire plus masochiste. Pourtant, j'aime le sport, enfin, je pense aimer ça. Et j'aime Baru. Enfin, je parle de son oeuvre, je ne connais pas personnellement le bonhomme, hein. (en plus je suis déjà marié). ;) Bref, tout ça pour dire que c'est le nom de l'auteur qui m'a fait lire L'Enragé. Et qu'encore une fois avec Baru, je n'ai pas été déçu. Il nous propose une analyse fine de notre société, un regard à la fois cynique et tendre pour l'industrie du showbiz et du sport à grand spectacle. L'itinéraire d'Anton est assez typique de l'ascension de certains champions actuels, et son histoire est parfois même en-dessous de la vérité. Et même si je n'aime pas la boxe, j'ai suivi cette histoire avec un petit sourire aux lèvres, charmé par le talent de Baru à nous raconter notre histoire avec des mots simples. Il l'illustre de façon assez intéressante. Son trait s'est légèrement simplifié par rapport à ses créations précédentes, et malgré une déstabilisation initiale, j'ai trouvé ça plutôt bien vu. J'attends le tome 2 avec impatience.
Batman - Arkham Asylum (L'asile d'Arkham)
Je met 5/5 parce que pour moi cette Bd est un OVNI. Batman a été visité et revisité et pourtant cette histoire lui donne un souffle nouveau. Il est vrai que l'histoire demande de connaitre un peu l'univers Batman mais pas forcément sur le bout des doigts. On peut tout simplement traverser l'histoire en ne comprenant pas tout, un peu à la David Lynch pour le ciné. Le style graphique est vraiment propre à ce dessinateur, clairement on aime ou on n'aime pas. Cependant, et ça c'est la vraie force de cette histoire, le dessin et l'histoire vont de paire et sont complètement complémentaires, se renvoient l'un à l'autre, et ça j'adore ! C'est noir, sombre, torturé et avant tout c'est merveilleux ! ;)
Daredevil - L'homme sans peur (Cycle de Bendis et Maleev)
Même note que pour "Daredevil Yellow" mais un arc nettement supérieur à mon avis. Le scénar de Bendis est de très haut niveau et nous propose une plongée très intéressante dans les méandres politiques de la pègre new-yorkaise. Bendis ne fait pas de détail quand il met en scène l'ex-femme du Caid, j'ai été totalement séduit par la noirceur de son scénario. Le concept de dévoiler l'identité de Daredevil à la une des journaux marche carrément bien mais je commence, après six tomes, à attendre avec impatience de voir comment Murdoch va se sortir de ce guêpier (s'il s'en sort); j'ai peur que ça commence à tirer en longueur cette histoire. Niveau dessin, c'est indéniablement extrêmement dynamique, tout du moins quand Maleev est aux pinceaux. Le passage muet dans "Underboss" s'étalant sur de nombreuses pages est rythmiquement une superbe réussite, voilà quelque chose que j'ai rarement lu dans les Comics de super héros (ma culture est limitée il est vrai). Du tout bon.
DareDevil - Jaune
Moi qui ne connais pas plus que ça l'histoire de Daredevil (quelques Miller en passant), j'ai bien aimé ce one-shot assez nostalgique sur les origines du justicier aveugle quand il était vêtu de jaune. Le fond est vraiment noir comme le souligne Cassidy, puisqu'il parle d'amours perdues et d'une morte très attachée aux deux associés. On découvre également la mort du père et les touts débuts de l'homme sans peur. L'absence de pathos facile et une histoire finalement assez subtile confèrent à ce tome un véritable intérêt, probablement plus pour les lecteurs comme moi que pour les fondus de Daredevil.
Star Wars - La Guerre des Clones (Clone Wars)
Je suis moi-même un peu étonné mais voilà vraiment une série recommandable en tous points, pour peu que vous soyez un minimum intéressé par l'univers de Star Wars bien sur. Je suis d'accord avec Ro sur de nombreux aspects, notamment sur la qualité des scénarii d'Ostrander; c'est probablement ce que j'ai vu de plus intéressant, non seulement dans les BD SW mais également dans l'univers SW, films compris. Il n'y a pas dans cette série de manichéisme à deux balles mais une vraie réflexion sur les enjeux de la guerre et les stratégies suivies ainsi qu'un questionnement continu des différents protagonistes sur le côté obscur et la justesse de leur cause. C'est surtout valable à partir du tome 4 effectivement, même si les premiers, mettant en scène plus de faits d'armes et moins de réflexion politique sont loin d'être désagréables. J'accroche également bien aux dessins de Dursema, dans un style certes plein de clinquant mais que j'aime finalement assez. Bref, une série franchement remarquable sur ses derniers tomes, qui nous permet de découvrir une galaxie de personnages secondaires et d'approfondir notre connaissance des autres. Reste plus à espérer que ça se conclura avec la même qualité.
Star Wars - Jedi
Après avoir franchi le pas, être passé outre mes à priori avec Star Wars - Clone Wars et être complètement tombé sous le charme, j'ai continué mon exploration avec la lecture de "Star Wars - Jedi". Et encore une fois je ne suis pas déçu. L’histoire (tome 1 à 3) contée par Ostrander se situe entre Episode I et Episode II de la saga Star Wars. Elle est composée de trois tomes à lire dans l’ordre bien que chaque album se suffise à lui-même. Elle met en scène deux personnages vraiment géniaux : le maître Jedi Quinlan Vos et sa Padawan Aayla Secura. Le tome 4 (toujours scénarisé par Ostrander), lui retrace les évènements de la Guerre de Stark survenu 7 ans avant Episode I – La menace fantôme. On y retrouve Quinlan Vos et Obi Wan alors qu’ils ne sont encore que de jeune padawan. Cette série enrichit encore un peu plus l’univers de Star Wars, ce qui n’est pas pour déplaire aux fans. Mais elle est tout a fait accessible aux profanes qui eux y trouveront là des histoires originales et bien rythmées. Les Dessins de Duursema sont magnifiques (tome 1 à 3). C’est de la même trempe que toutes les histoires auxquelles elle a participé dans Star Wars - Clone Wars. J’aime beaucoup les traits du personnage Quinlan Vos dans un style très réaliste et Aayla Secura a des formes à tomber à la renverse. C’est Fabbri qui a dessiné le tome 4. C’est beau et efficace, mais j’aime moins que les précédents. Son style est moins réaliste et beaucoup plus épuré. Les couleurs de McCaig (Tomes 1, 2 et 4) et Anderson (Tome 3) sont parfaites et mettent superbement en valeur les illustrations de Duursema. Le panel de couleurs utilisées et tout à fait en connivence avec l’univers de Star Wars. Je donne quatre étoiles comme pour Clone Wars même si je trouve la série un petit chouïa moins bien mais elle a l’avantage de ne compter que trois tomes au lieu de dix pour Clone Wars, ce qui n’est pas négligeable pour quelqu’un qui voudrait se laisser tenter par les comics Star Wars Delcourt sans trop prendre de risque avec son compte en banque.