L'entrée en matière de cette série a le mérite de capter immédiatement l'attention. Ici et c'est tant mieux, il n'y a pas les lenteurs que l'on peut observer parfois et qui sont motivés par la nécessité de planter le décor, de présenter les personnages. L'action nous emporte très vite et avec elle, toutes les questions relatives au pourquoi des événements étranges qu'on observe.
Tout ça m'a rappelé de manière insistante "rencontre du 3eme type" de Spielberg. Apocalypse Mania fonctionne pratiquement selon les mêmes codes et plonge le lecteur dans une sorte d'incertitude qui fait mouche.
Bien sûr, il y a des ficelles un peu grosses. Le mec hyper intelligent à qui revient l'écrasante responsabilité de découvrir le sens des fameux rayons en est l'illustration la plus flagrante. Mais si l'on dépasse ces petits a priori, il n'y a pas de doute, cette série mérite le détour. Et en plus, comme elle est servie par un graphisme très maîtrisé, pourquoi se gêner. Je conseille donc avec insistance la lecture du premier cycle. L'intégrale qui vient juste de paraître et qui est très soignée, nous en donne en tous les cas l'occasion.
Je n'ai jamais beaucoup consulté le blog de Frantico : je trouvais ça plutôt marrant c'est vrai, mais lire des BDs sur un écran d'ordi, je trouve ça inconfortable. Du coup, je suis plutôt content de voir qu'Albin Michel a décidé de publier tout ça sous forme de véritable album de BD (même si maintenant je crains un peu que n'importe quel bloggeur-dessinateur prêt à tout déballer sur sa sexualité réussisse à se faire publier à son tour même s'il n'a aucun talent*).
Que le contenu soit tiré de faits réels ou pas, que Frantico soit réellement un dessinateur inconnu prénommé François ou un pseudonyme de Trondheim ou autre, ce serait intéressant à savoir mais pas très important, dans le fond. Même si, comme il l'avoue lui-même, son travail a un côté "sous-Riad Sattouf et sous-Joe Matt", Frantico a quand même sa personnalité et son style à lui. "Décomplexé" n'est pas le terme que j'emploierais pour le qualifier : l'homme est au contraire bourré de complexes, trop gros, trop chauve, trop obsédé, trop minable... Alors impudique oui, mais pas décomplexé. C'est évidemment ce qui fait le charme de sa BD, qui à part ça n'est quand même pas à mourir de rire et ne raconte rien de super intéressant : pas de langue de bois chez Frantico. Il n'épargne aucun détail sordide (le doigt dans le cul pour effriter le caca quand il est constipé, clâââââsse), il se montre misanthrope, vache, n'hésite pas à taper sur ses collègues en les nommant (les derniers albums de Baudoin c'est de la merde, Sfar a des goûts de chiottes... Il se ferait des copains s'il postait des avis ici, Frantico). Il ne cherche jamais à faire le sympa, se fout de passer pour un gros con, un pervers, un goujat, un tocard, nous épargne les passages de réflexions "philosophiques" ou les leçons de politique et de morale que distillent tant d'autres bédéistes-autobiographes (genre Sfar, tiens). Bref, il a un ton à lui, qui le distingue nettement de la majorité des auteurs reconnus du monde de la BD "sérieuse-adulte-intimiste", et que personnellement, j'apprécie beaucoup.
A part ça, les dialogues sonnent juste et le dessin, comment dire... De prime abord ça a l'air sommaire, et c'est sûr que ce n'est pas "joli", et en même temps, pour illustrer des propos comme ceux-là, il est parfait.
Bref, voilà, j'ai beaucoup de sympathie pour ce gros album. Je précise quand même que c'est plutôt une BD pour mecs à mon avis, dans la mesure où les filles (dans mon entourage en tout cas) ont tendance à se lasser rapidement des histoires de branlette et de caca.
*j'ai un quota de choses négatives à dire même dans mes avis à 4 étoiles, désolé
Ah ben je me suis bien fait eu...
Je l'avoue, je fais partie de ceux qui ont découvert le blog de Frantico un peu sur le tard, peu de temps avant qu'il ne s'arrête, en fait. Et du coup, j'ai tout lu presque d'une traite. Et j'ai vraiment beaucoup aimé ce phénomène de la génération internet. Alors de voir ça imprimé sur du vrai papier, pour une diffusion en librairie, eh bien je n'ai pas hésité à le lire.
Comme l'explique Ro dans son avis, c'est le côté complètement décomplexé qui a fait le succès du blog du petit chauve au bouc. Il a une vie totalement morne, complètement crédible, sexuellement misérable. Et il raconte ça avec une décontraction et un naturel confondants. Mais Frantico n'est-il pas un prête-nom, un homme de paille comme il en existe des centaines de millions sur le Web ? Ne serait-ce pas un vrai auteur de BD, chevronné, qui a tenté de faire une nouvelle expérience ? Difficile à dire, d'autant que les seules personnes à le connaître en tant que Frantico (en gros, 5 ou 6 bloggeurs réputés et son éditeur), ne diront rien, sauf sous la menace. Le mystère reste entier...
Rah, mais c'est génial "Dans les villages" !
Cabanes et un grand auteur, qui n'a jamais connu qu'un succès d'estime, malheureusement.
Mais à l'heure où sort enfin le 5ème tome tant attendu, il faut absolument lire cet ovni BDistique !
Bon, ne le cachons pas, c'est assez spécial, mais moi personnellement ça me fait mourir de rire. Cet univers complètement absurde est peuplé d'êtres attachants et drôles, et leur histoire est faite de rebondissements tous plus inattendus que le précédent.
Et graphiquement, c'est très beau.
Bref, une série à découvrir !
Ah les chroniques de la vie de banlieue !!! Une des BDs qui m'a le plus fait rire (avec le génie des alpages et les premières RAB).
Ces chroniques pince-sans-rire et délirantes dans un univers très seventies sont vraiment savoureuses. Le dessin y est excellent, l'humour très original (moi ça me fait mourir de rire).
Mes albums de Caza préférés !
Haaaaaaa le beau dessin que voilà!
Imaginez de sylvestres paysages, resplendissant des couleurs de l'été indien! Dans ces bois, une paisible bourgade, typique de l'Ouest Américain. Arrive une charmante rouquine travaillant pour une compagnie d'assurance. Puis vient un shérif à l'athlétique physique. Au premier abord un peu benêt, sa sollicitude envers la jeune demoiselle le rend vite bien attachant.
Après un début fort bucolique, la violence surgit dans les attaques meurtrières d'une bête sauvage. A la croisée du western et du fantastique l'histoire s'emballe et la lecture de ce 1er volet est vraiment très plaisante. De nombreux personnages viennent intensifier le récit. La jeune fille se révèle avoir plus d'un tour dans son sac et le marshall quant à lui, aura bien du mal à maintenir la paix dans sa ville.
Il est dommage que le scénario soit à la fois un peu convenu et tiré par les cheveux. Pourquoi faire intervenir l'ordre des templiers (ce qui rappel d'autres séries), là où l'exploitation de l'univers chamanique des indiens d'Amérique aurait sans doute suffit. Surtout lorsqu'on se dit fan du film « Blueberry » de Yan Kounen.
Sans conteste, ce premier album est une réussite et laisse entrevoir, si la suite est à la hauteur une oeuvre de très bonne qualité.
Il est sympathique ce petit western fantastique. Bon, évidemment, on est obligé de reconnaître que l'intrigue n'est pas des plus originale, que les personnages sont un peu stéréotypés, etc. Mais dans ce genre, c'est difficile d'innover entièrement sans se perdre dans des explications sans fins qui finissent par nuire au plaisir de la lecture.
Non, je pense que Herenguel n'a pas voulu se prendre la tête, qu'il a voulu se faire plaisir et nous faire plaisir avec une histoire simple, de superbes dessins, une narration sur un ton humoristique malgré la gravité des faits. A mon avis, c'est une BD qu'il faut prendre au second degré, comme nous y invite le petit gag en toute fin de premier tome.
Le blog de frantico est très rigolo, ça c'est sûr.
Donc, à lire absolument... mais bon, à moins d'être allergique à l'écran d'ordi (ce qui n'est certainement pas votre cas, puisque vous lisez ce présent avis sur un tel écran), autant le découvrir dans sa version originale, sous la forme de blog, à l'adresse suivante :
http://www.zanorg.com/frantico/
J’accroche bien à cette série, comme à toutes celles d’Adachi d’ailleurs. Elle possède la « Adachi touch », cette manière de suggérer les choses plutôt que de les asséner, ce découpage posé et subtil, et puis cette tendresse infinie et jamais mièvre pour ses personnages. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Rough n’est pas seulement un manga de sport, la natation est présente, c’est sûr, mais Adachi ne nous remplit pas un tome entier avec une compétition, comme cela arrive dans tant d’autres mangas. Le centre d’intérêt reste les personnages et leurs sentiments. Tout cela n’est bien sûr pas très original, c’est plein d’archétypes qu’on retrouve dans plein d’autres mangas, mais on a la sensation en lisant celui-ci d’être face à un modèle et non une copie. C’est peut-être ça aussi la « Adachi touch ».
Un dernier argument non négligeable pour vous inciter à vous jeter à l’eau : de tome en tome, je trouve que la série est de plus en plus réussie. Exactement comme Ro ici plus bas. J’en suis au sixième, à la moitié de la série donc, et je la trouve de plus en plus attachante. Si le phénomène perdure, il faudra me résoudre à donner cinq étoiles à ce délicieux manga pour adolescents.
C'est vrai que cette BD retranscrit de manière extraordinaire les situations ou ambiances que l'on peut retrouver lors des concerts.
La façon dont Zep représente les choses est des plus rigolotte, les effets des riffs d'Angus, l'euphorie des retours de concert...
Zep connaît son affaire, de plus son humour et son style graphique fonctionnent à merveille.
Si vous aimez Titeuf, cette BD ne peut vous décevoir, certains avis plus bas prouvent même que l'on peut l'apprécier sans avoir jamais mis les pieds à un concert.
Un vrai plaisir!
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Apocalypse Mania
L'entrée en matière de cette série a le mérite de capter immédiatement l'attention. Ici et c'est tant mieux, il n'y a pas les lenteurs que l'on peut observer parfois et qui sont motivés par la nécessité de planter le décor, de présenter les personnages. L'action nous emporte très vite et avec elle, toutes les questions relatives au pourquoi des événements étranges qu'on observe. Tout ça m'a rappelé de manière insistante "rencontre du 3eme type" de Spielberg. Apocalypse Mania fonctionne pratiquement selon les mêmes codes et plonge le lecteur dans une sorte d'incertitude qui fait mouche. Bien sûr, il y a des ficelles un peu grosses. Le mec hyper intelligent à qui revient l'écrasante responsabilité de découvrir le sens des fameux rayons en est l'illustration la plus flagrante. Mais si l'on dépasse ces petits a priori, il n'y a pas de doute, cette série mérite le détour. Et en plus, comme elle est servie par un graphisme très maîtrisé, pourquoi se gêner. Je conseille donc avec insistance la lecture du premier cycle. L'intégrale qui vient juste de paraître et qui est très soignée, nous en donne en tous les cas l'occasion.
Le Blog de Frantico
Je n'ai jamais beaucoup consulté le blog de Frantico : je trouvais ça plutôt marrant c'est vrai, mais lire des BDs sur un écran d'ordi, je trouve ça inconfortable. Du coup, je suis plutôt content de voir qu'Albin Michel a décidé de publier tout ça sous forme de véritable album de BD (même si maintenant je crains un peu que n'importe quel bloggeur-dessinateur prêt à tout déballer sur sa sexualité réussisse à se faire publier à son tour même s'il n'a aucun talent*). Que le contenu soit tiré de faits réels ou pas, que Frantico soit réellement un dessinateur inconnu prénommé François ou un pseudonyme de Trondheim ou autre, ce serait intéressant à savoir mais pas très important, dans le fond. Même si, comme il l'avoue lui-même, son travail a un côté "sous-Riad Sattouf et sous-Joe Matt", Frantico a quand même sa personnalité et son style à lui. "Décomplexé" n'est pas le terme que j'emploierais pour le qualifier : l'homme est au contraire bourré de complexes, trop gros, trop chauve, trop obsédé, trop minable... Alors impudique oui, mais pas décomplexé. C'est évidemment ce qui fait le charme de sa BD, qui à part ça n'est quand même pas à mourir de rire et ne raconte rien de super intéressant : pas de langue de bois chez Frantico. Il n'épargne aucun détail sordide (le doigt dans le cul pour effriter le caca quand il est constipé, clâââââsse), il se montre misanthrope, vache, n'hésite pas à taper sur ses collègues en les nommant (les derniers albums de Baudoin c'est de la merde, Sfar a des goûts de chiottes... Il se ferait des copains s'il postait des avis ici, Frantico). Il ne cherche jamais à faire le sympa, se fout de passer pour un gros con, un pervers, un goujat, un tocard, nous épargne les passages de réflexions "philosophiques" ou les leçons de politique et de morale que distillent tant d'autres bédéistes-autobiographes (genre Sfar, tiens). Bref, il a un ton à lui, qui le distingue nettement de la majorité des auteurs reconnus du monde de la BD "sérieuse-adulte-intimiste", et que personnellement, j'apprécie beaucoup. A part ça, les dialogues sonnent juste et le dessin, comment dire... De prime abord ça a l'air sommaire, et c'est sûr que ce n'est pas "joli", et en même temps, pour illustrer des propos comme ceux-là, il est parfait. Bref, voilà, j'ai beaucoup de sympathie pour ce gros album. Je précise quand même que c'est plutôt une BD pour mecs à mon avis, dans la mesure où les filles (dans mon entourage en tout cas) ont tendance à se lasser rapidement des histoires de branlette et de caca. *j'ai un quota de choses négatives à dire même dans mes avis à 4 étoiles, désolé
Le Blog de Frantico
Ah ben je me suis bien fait eu... Je l'avoue, je fais partie de ceux qui ont découvert le blog de Frantico un peu sur le tard, peu de temps avant qu'il ne s'arrête, en fait. Et du coup, j'ai tout lu presque d'une traite. Et j'ai vraiment beaucoup aimé ce phénomène de la génération internet. Alors de voir ça imprimé sur du vrai papier, pour une diffusion en librairie, eh bien je n'ai pas hésité à le lire. Comme l'explique Ro dans son avis, c'est le côté complètement décomplexé qui a fait le succès du blog du petit chauve au bouc. Il a une vie totalement morne, complètement crédible, sexuellement misérable. Et il raconte ça avec une décontraction et un naturel confondants. Mais Frantico n'est-il pas un prête-nom, un homme de paille comme il en existe des centaines de millions sur le Web ? Ne serait-ce pas un vrai auteur de BD, chevronné, qui a tenté de faire une nouvelle expérience ? Difficile à dire, d'autant que les seules personnes à le connaître en tant que Frantico (en gros, 5 ou 6 bloggeurs réputés et son éditeur), ne diront rien, sauf sous la menace. Le mystère reste entier...
Dans les villages
Rah, mais c'est génial "Dans les villages" ! Cabanes et un grand auteur, qui n'a jamais connu qu'un succès d'estime, malheureusement. Mais à l'heure où sort enfin le 5ème tome tant attendu, il faut absolument lire cet ovni BDistique ! Bon, ne le cachons pas, c'est assez spécial, mais moi personnellement ça me fait mourir de rire. Cet univers complètement absurde est peuplé d'êtres attachants et drôles, et leur histoire est faite de rebondissements tous plus inattendus que le précédent. Et graphiquement, c'est très beau. Bref, une série à découvrir !
Scènes de la vie de banlieue
Ah les chroniques de la vie de banlieue !!! Une des BDs qui m'a le plus fait rire (avec le génie des alpages et les premières RAB). Ces chroniques pince-sans-rire et délirantes dans un univers très seventies sont vraiment savoureuses. Le dessin y est excellent, l'humour très original (moi ça me fait mourir de rire). Mes albums de Caza préférés !
Lune d'argent sur Providence
Haaaaaaa le beau dessin que voilà! Imaginez de sylvestres paysages, resplendissant des couleurs de l'été indien! Dans ces bois, une paisible bourgade, typique de l'Ouest Américain. Arrive une charmante rouquine travaillant pour une compagnie d'assurance. Puis vient un shérif à l'athlétique physique. Au premier abord un peu benêt, sa sollicitude envers la jeune demoiselle le rend vite bien attachant. Après un début fort bucolique, la violence surgit dans les attaques meurtrières d'une bête sauvage. A la croisée du western et du fantastique l'histoire s'emballe et la lecture de ce 1er volet est vraiment très plaisante. De nombreux personnages viennent intensifier le récit. La jeune fille se révèle avoir plus d'un tour dans son sac et le marshall quant à lui, aura bien du mal à maintenir la paix dans sa ville. Il est dommage que le scénario soit à la fois un peu convenu et tiré par les cheveux. Pourquoi faire intervenir l'ordre des templiers (ce qui rappel d'autres séries), là où l'exploitation de l'univers chamanique des indiens d'Amérique aurait sans doute suffit. Surtout lorsqu'on se dit fan du film « Blueberry » de Yan Kounen. Sans conteste, ce premier album est une réussite et laisse entrevoir, si la suite est à la hauteur une oeuvre de très bonne qualité.
Lune d'argent sur Providence
Il est sympathique ce petit western fantastique. Bon, évidemment, on est obligé de reconnaître que l'intrigue n'est pas des plus originale, que les personnages sont un peu stéréotypés, etc. Mais dans ce genre, c'est difficile d'innover entièrement sans se perdre dans des explications sans fins qui finissent par nuire au plaisir de la lecture. Non, je pense que Herenguel n'a pas voulu se prendre la tête, qu'il a voulu se faire plaisir et nous faire plaisir avec une histoire simple, de superbes dessins, une narration sur un ton humoristique malgré la gravité des faits. A mon avis, c'est une BD qu'il faut prendre au second degré, comme nous y invite le petit gag en toute fin de premier tome.
Le Blog de Frantico
Le blog de frantico est très rigolo, ça c'est sûr. Donc, à lire absolument... mais bon, à moins d'être allergique à l'écran d'ordi (ce qui n'est certainement pas votre cas, puisque vous lisez ce présent avis sur un tel écran), autant le découvrir dans sa version originale, sous la forme de blog, à l'adresse suivante : http://www.zanorg.com/frantico/
Rough
J’accroche bien à cette série, comme à toutes celles d’Adachi d’ailleurs. Elle possède la « Adachi touch », cette manière de suggérer les choses plutôt que de les asséner, ce découpage posé et subtil, et puis cette tendresse infinie et jamais mièvre pour ses personnages. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Rough n’est pas seulement un manga de sport, la natation est présente, c’est sûr, mais Adachi ne nous remplit pas un tome entier avec une compétition, comme cela arrive dans tant d’autres mangas. Le centre d’intérêt reste les personnages et leurs sentiments. Tout cela n’est bien sûr pas très original, c’est plein d’archétypes qu’on retrouve dans plein d’autres mangas, mais on a la sensation en lisant celui-ci d’être face à un modèle et non une copie. C’est peut-être ça aussi la « Adachi touch ». Un dernier argument non négligeable pour vous inciter à vous jeter à l’eau : de tome en tome, je trouve que la série est de plus en plus réussie. Exactement comme Ro ici plus bas. J’en suis au sixième, à la moitié de la série donc, et je la trouve de plus en plus attachante. Si le phénomène perdure, il faudra me résoudre à donner cinq étoiles à ce délicieux manga pour adolescents.
Happy Rock (L'enfer des concerts)
C'est vrai que cette BD retranscrit de manière extraordinaire les situations ou ambiances que l'on peut retrouver lors des concerts. La façon dont Zep représente les choses est des plus rigolotte, les effets des riffs d'Angus, l'euphorie des retours de concert... Zep connaît son affaire, de plus son humour et son style graphique fonctionnent à merveille. Si vous aimez Titeuf, cette BD ne peut vous décevoir, certains avis plus bas prouvent même que l'on peut l'apprécier sans avoir jamais mis les pieds à un concert. Un vrai plaisir!