A partir du moment ou j'ai commencé, j'ai enchaîné les 7 tomes sans pouvoir les lâcher. Van Hamme signe là une série géniale.
Son travail est remarquable non seulement pour la qualité du scénario, mais aussi pour le travail de documentation. On voit très bien les évolutions du monde des brasseurs, de la petite brasserie familiale à la multinationale, mais aussi des coutumes et des modes de vies à travers les ages. Rien à dire sur le dessin qui est très bon et surtout qui colle parfaitement à l'ambiance de la série.
Chaque tome présente son lot de rebondissements, d'histoire d'amour et de trahison. On a également droit de temps en temps à une péripétie qui vient remettre en cause des faits datant de 2 tomes en arrière. Mais c'est fait en finesse, sans que ce soit invraisemblable, comme ça arrive malheureusement dans d'autres séries.
Je n'ai pas trouvé qu'il y avait d'album moins bien que les autres, comme ça arrive parfois pour des séries en plusieurs tomes. D'ailleurs je trouve que la longueur de la série est parfaite, ni trop courte, ni trop longue. Les maîtres de l'orge est pour moi une série culte sans hésitation.
Je ne veux pas paraître contrariant, mais cette bd me semble pourtant une des meilleures de Reculé; son Moyen-Âge y est barbare et réaliste, les personnages ne sont pas lisses, et une magie due à l'étrangeté des situations s'impose. C'est un travail sincère et personnel.
Quant au dessin, il est un peu comparable à celui d'Hermann sans les défauts; ici les personnages ont de bonnes têtes, les femmes sont réussies, et son trait tout en nervosité y est meilleur que dans d'autres séries. Les cadrages et les angles de vues sont aussi bien choisis.
Bref, c'est plutôt réussi.
Ah, c'est beau et bien fait ! Ce fameux "à travers le passé ma mémoire t'embrasse" mérite de figurer parmi les belles citations de notre époque. J'attends la suite avec grand intérêt. Au fait, dois-je attendre longtemps ?
"Mourir au paradis", une BD d'actualité dans l'air du temps, et c'est justement pour cela qu'il faut la lire !
Dès la première image, on est propulsé à "Heaven estate", village surveillé pour personnalités richissimes. Il est vrai que cet arpent de la côte ouest américaine ressemble fort au paradis: donnant sur une baie sublime, les résidences et les palaces se succèdent au milieu d'un paysage sans tâche avec tout ce qu'il faut pour satisfaire les besoins et les caprices du gotha de ce monde.
Parlons-en, tiens. Un fabriquant d'arme paralysé, un propriétaire terrien blasé, un négociant coréen bien avisé... Toute la progéniture de ce petit monde et de bien d'autres s'ennuie ferme dans ce Paradis, coupée des dures réalités de ce monde. A partir de là, tout est possible...
C'est sur ce terreau ma foi fort intéressant que va se développer l'histoire. En elle-même, elle n'est pas très excitante. En effet, les folies d'un jeune homme fasciné par le nazisme font certes froid dans le dos, mais tout cela manque de crédibilité. On se dit que des fous, il y en a partout, et on ne voit pas pourquoi "Heaven Estate" dérogerait à la règle. Ce n'est donc pas l'histoire qui fait l'attrait principal de la BD.
C'est la peinture de cette résidence surveillée ainsi que des principaux personnages qui rend la lecture captivante. Il est incroyable de voir à quel point les enfants qui vivent à "Heaven Estate" sont déconnectés de la réalité, sauf un qui s'aperçoit mais trop tard que les événements ont pris une tournure tragique et absurde. Les autres restent prisonniers de leur immaturité.
Quant à ceux qui viennent de l'extérieur (une jeune touriste française, un employé mexicain d'une compagnie de livraison...), ils contemplent avec incrédulité le terrible spectacle qui va se dérouler devant leurs yeux, et parfois ils en seront les malheureuses victimes collatérales.
La fin de l'histoire renvoie directement à notre pays, la France (je m'excuse pour les francophones non-français!), cette ombre du cloisonnement.
A noter que le suspense est habilement distillé dans la première moitié de l'histoire, mais tend à se dissiper par la suite.
Cette BD offre donc différentes pistes de lecture toutes aussi intéressantes les unes que les autres, et développent un certain nombre de thèmes qui entremêlent la vie en société, l'éducation, mais aussi le racisme...
Elle interroge directement notre conscience de citoyen, et pose implicitement un questionnement sur la société que nous rêvons ou qui s'offre à nous.
Comment voulons-nous vivre ? Quelle société pour nos enfants ?
Ce sont ces questions cruciales qui "devraient" nous préoccuper que "Mourir au paradis" met en exergue.
Une vision apparemment objective de la grande guerre et bien loin des images qu’on nous montre habituellement. Ici, pas de héros, pas de bons ni de méchants, pas de guerre propre, mais une plongée dans les réalités des trouffions de la première guerre mondiale.
Des récits vraiment prenants.
La première chose qui frappe et dont j'ai envie de parler, c'est la qualité de l'édition de cet ouvrage. Cornélius se lance dans le manga et l'adaptation de ce premier Tezuka est de toute beauté : papier de très bonne qualité, sens de lecture japonais respecté, et les onomatopées sont laissées à l'identique et expliquées en dessous des cases lorsqu'elles ne sont pas explicites.
Concernant l'histoire ce premier tome est assez intéressant. Cinq cents millions d'années en arrière, nous sommes sur la Lune, notre satellite avant qu'il ne soit ravagé et devienne tel qu'on le connait aujourd'hui : mort.
On suit le parcours d'un homme qui essaie d'éviter que ce triste sort se produise. Comme à l'accoutumée avec Tezuka, il y a de très bonnes idées, un univers vraiment bien échafaudé, un peu d'auto dérision / mise en scène déjà pour un album de 1968. Notre vrai héros est un enfant qui se lie d'amitié avec une jeune extra-lunienne, ils sont la voie des bons sentiments et de l'identification des plus jeunes lecteurs.
Je regrette sur ce premier tome un petit manque d'action ou de vitesse dans la narration, on a envie d'en savoir plus or ça traine avec une histoire d'espionnage.
Un très bon Tezuka néanmoins.
http://en-f.tezuka.co.jp/manga/sakuhin/m063/m063_01.html
Un trés lointain souvenir d'enfance lu dans PIF qui m'a beaucoup marqué et m'a ouvert la voie vers le Fantastique, la SF. N'ayant pas conservé d'exemplaire, je ne peux plus juger à la vue plus objectif de l'adulte que je suis devenu. Mais j'aimerais beaucoup retrouver cette série. Je n'ose pas la qualifier de chef-d'oeuvre, mais un petit bijou trés à part dans le monde de la Fantasy.
Comme signalé par le premier avis, mon conseil d'achat est à pondérer avec le prix, mais j'ai vraiment trouvé ça très bien.
Je suis admiratif devant une telle adéquation entre dessins, histoire et couleurs. La création d'un univers complet y est et donne un effet des meilleurs, surtout en unissant les deux périodes de l'histoire.
Le dessin est peu esthétique mais d'une telle expression et force, qu'on lui passe son côté déformé qui souligne de surcroît les ambiguïtés des personnages.
Car le principal intérêt de cette bd réside bien là: le thème et les personnages. Le mythe du savant fou est servi avec précisions, avec force. Ces servants sont à la fois moches, pathétiques mais tellement romantiques et humains, qu'on en vient à les pardonner.
De plus le final joue sur l'ambiguïté de la création de l’œuvre avec un écrivain dont on peut douter (je ne suis pas personnellement de cet avis) de sa réelle santé psychique.
Enfin et c'est important cette bd nous fait passer un excellent moment dans un univers très bien construit. On plonge donc dans cette histoire morbide avec force. A lire au moins une fois.
Pêté de rire ! J'ai été pêté de rire pendant plus de la moitié de cet album !
J'ai découvert cet album de Bouzard grâce au blog de Larcenet (merci, Monsieur Larcenet !) et j'ai adoré dès la première page.
Le dessin est tout sympathique, très réussi quand il faut et surtout très efficace dans l'humour.
Et concernant l'humour, il est excellent sur de nombreux plans : humour décalé, humour noir, parodie, histoires loufoques. Les personnages sont bons, les dialogues sont hilarants, les histoires variées.
Je n'ai jamais su comment commenter une BD d'humour car il est difficile de décrire ce qui vous fait exploser de rire d'une case à l'autre.
Je peux juste vous dire qu'il y a seulement deux histoires de cet album qui ne m'ont pas vraiment fait rire (celle du Chateau des succubes et celle du Papa de Michel) mais que toutes les autres m'ont franchement ravi et mis de sacrément bonne humeur.
A découvrir absolument !
C'est déjà superbe. Le dessin est vraiment très beau. Quant au scénario, il est un peu tôt pour donner un avis définitif, mais à première vue il utilise beaucoup d'ingrédients classiques (on dirait un peu du Walt Disney, jusque dans les physionomies des personnages), avec comme réel intérêt de s'attaquer à un sujet assez rare : la religion, avec une bonne question : "A quoi tient-elle ?". Le tout dans un monde imaginaire d'inspiration orientale plutôt réussi. Ca se lit avec plaisir, et j'attends la suite.
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Les Maîtres de l'Orge
A partir du moment ou j'ai commencé, j'ai enchaîné les 7 tomes sans pouvoir les lâcher. Van Hamme signe là une série géniale. Son travail est remarquable non seulement pour la qualité du scénario, mais aussi pour le travail de documentation. On voit très bien les évolutions du monde des brasseurs, de la petite brasserie familiale à la multinationale, mais aussi des coutumes et des modes de vies à travers les ages. Rien à dire sur le dessin qui est très bon et surtout qui colle parfaitement à l'ambiance de la série. Chaque tome présente son lot de rebondissements, d'histoire d'amour et de trahison. On a également droit de temps en temps à une péripétie qui vient remettre en cause des faits datant de 2 tomes en arrière. Mais c'est fait en finesse, sans que ce soit invraisemblable, comme ça arrive malheureusement dans d'autres séries. Je n'ai pas trouvé qu'il y avait d'album moins bien que les autres, comme ça arrive parfois pour des séries en plusieurs tomes. D'ailleurs je trouve que la longueur de la série est parfaite, ni trop courte, ni trop longue. Les maîtres de l'orge est pour moi une série culte sans hésitation.
Castel Armer
Je ne veux pas paraître contrariant, mais cette bd me semble pourtant une des meilleures de Reculé; son Moyen-Âge y est barbare et réaliste, les personnages ne sont pas lisses, et une magie due à l'étrangeté des situations s'impose. C'est un travail sincère et personnel. Quant au dessin, il est un peu comparable à celui d'Hermann sans les défauts; ici les personnages ont de bonnes têtes, les femmes sont réussies, et son trait tout en nervosité y est meilleur que dans d'autres séries. Les cadrages et les angles de vues sont aussi bien choisis. Bref, c'est plutôt réussi.
Sasmira
Ah, c'est beau et bien fait ! Ce fameux "à travers le passé ma mémoire t'embrasse" mérite de figurer parmi les belles citations de notre époque. J'attends la suite avec grand intérêt. Au fait, dois-je attendre longtemps ?
Mourir au paradis
"Mourir au paradis", une BD d'actualité dans l'air du temps, et c'est justement pour cela qu'il faut la lire ! Dès la première image, on est propulsé à "Heaven estate", village surveillé pour personnalités richissimes. Il est vrai que cet arpent de la côte ouest américaine ressemble fort au paradis: donnant sur une baie sublime, les résidences et les palaces se succèdent au milieu d'un paysage sans tâche avec tout ce qu'il faut pour satisfaire les besoins et les caprices du gotha de ce monde. Parlons-en, tiens. Un fabriquant d'arme paralysé, un propriétaire terrien blasé, un négociant coréen bien avisé... Toute la progéniture de ce petit monde et de bien d'autres s'ennuie ferme dans ce Paradis, coupée des dures réalités de ce monde. A partir de là, tout est possible... C'est sur ce terreau ma foi fort intéressant que va se développer l'histoire. En elle-même, elle n'est pas très excitante. En effet, les folies d'un jeune homme fasciné par le nazisme font certes froid dans le dos, mais tout cela manque de crédibilité. On se dit que des fous, il y en a partout, et on ne voit pas pourquoi "Heaven Estate" dérogerait à la règle. Ce n'est donc pas l'histoire qui fait l'attrait principal de la BD. C'est la peinture de cette résidence surveillée ainsi que des principaux personnages qui rend la lecture captivante. Il est incroyable de voir à quel point les enfants qui vivent à "Heaven Estate" sont déconnectés de la réalité, sauf un qui s'aperçoit mais trop tard que les événements ont pris une tournure tragique et absurde. Les autres restent prisonniers de leur immaturité. Quant à ceux qui viennent de l'extérieur (une jeune touriste française, un employé mexicain d'une compagnie de livraison...), ils contemplent avec incrédulité le terrible spectacle qui va se dérouler devant leurs yeux, et parfois ils en seront les malheureuses victimes collatérales. La fin de l'histoire renvoie directement à notre pays, la France (je m'excuse pour les francophones non-français!), cette ombre du cloisonnement. A noter que le suspense est habilement distillé dans la première moitié de l'histoire, mais tend à se dissiper par la suite. Cette BD offre donc différentes pistes de lecture toutes aussi intéressantes les unes que les autres, et développent un certain nombre de thèmes qui entremêlent la vie en société, l'éducation, mais aussi le racisme... Elle interroge directement notre conscience de citoyen, et pose implicitement un questionnement sur la société que nous rêvons ou qui s'offre à nous. Comment voulons-nous vivre ? Quelle société pour nos enfants ? Ce sont ces questions cruciales qui "devraient" nous préoccuper que "Mourir au paradis" met en exergue.
C'était la guerre des tranchées
Une vision apparemment objective de la grande guerre et bien loin des images qu’on nous montre habituellement. Ici, pas de héros, pas de bons ni de méchants, pas de guerre propre, mais une plongée dans les réalités des trouffions de la première guerre mondiale. Des récits vraiment prenants.
Prince Norman
La première chose qui frappe et dont j'ai envie de parler, c'est la qualité de l'édition de cet ouvrage. Cornélius se lance dans le manga et l'adaptation de ce premier Tezuka est de toute beauté : papier de très bonne qualité, sens de lecture japonais respecté, et les onomatopées sont laissées à l'identique et expliquées en dessous des cases lorsqu'elles ne sont pas explicites. Concernant l'histoire ce premier tome est assez intéressant. Cinq cents millions d'années en arrière, nous sommes sur la Lune, notre satellite avant qu'il ne soit ravagé et devienne tel qu'on le connait aujourd'hui : mort. On suit le parcours d'un homme qui essaie d'éviter que ce triste sort se produise. Comme à l'accoutumée avec Tezuka, il y a de très bonnes idées, un univers vraiment bien échafaudé, un peu d'auto dérision / mise en scène déjà pour un album de 1968. Notre vrai héros est un enfant qui se lie d'amitié avec une jeune extra-lunienne, ils sont la voie des bons sentiments et de l'identification des plus jeunes lecteurs. Je regrette sur ce premier tome un petit manque d'action ou de vitesse dans la narration, on a envie d'en savoir plus or ça traine avec une histoire d'espionnage. Un très bon Tezuka néanmoins. http://en-f.tezuka.co.jp/manga/sakuhin/m063/m063_01.html
Mystérieuse matin, midi et soir
Un trés lointain souvenir d'enfance lu dans PIF qui m'a beaucoup marqué et m'a ouvert la voie vers le Fantastique, la SF. N'ayant pas conservé d'exemplaire, je ne peux plus juger à la vue plus objectif de l'adulte que je suis devenu. Mais j'aimerais beaucoup retrouver cette série. Je n'ose pas la qualifier de chef-d'oeuvre, mais un petit bijou trés à part dans le monde de la Fantasy.
L'Anatomiste
Comme signalé par le premier avis, mon conseil d'achat est à pondérer avec le prix, mais j'ai vraiment trouvé ça très bien. Je suis admiratif devant une telle adéquation entre dessins, histoire et couleurs. La création d'un univers complet y est et donne un effet des meilleurs, surtout en unissant les deux périodes de l'histoire. Le dessin est peu esthétique mais d'une telle expression et force, qu'on lui passe son côté déformé qui souligne de surcroît les ambiguïtés des personnages. Car le principal intérêt de cette bd réside bien là: le thème et les personnages. Le mythe du savant fou est servi avec précisions, avec force. Ces servants sont à la fois moches, pathétiques mais tellement romantiques et humains, qu'on en vient à les pardonner. De plus le final joue sur l'ambiguïté de la création de l’œuvre avec un écrivain dont on peut douter (je ne suis pas personnellement de cet avis) de sa réelle santé psychique. Enfin et c'est important cette bd nous fait passer un excellent moment dans un univers très bien construit. On plonge donc dans cette histoire morbide avec force. A lire au moins une fois.
Le Club des Quatre
Pêté de rire ! J'ai été pêté de rire pendant plus de la moitié de cet album ! J'ai découvert cet album de Bouzard grâce au blog de Larcenet (merci, Monsieur Larcenet !) et j'ai adoré dès la première page. Le dessin est tout sympathique, très réussi quand il faut et surtout très efficace dans l'humour. Et concernant l'humour, il est excellent sur de nombreux plans : humour décalé, humour noir, parodie, histoires loufoques. Les personnages sont bons, les dialogues sont hilarants, les histoires variées. Je n'ai jamais su comment commenter une BD d'humour car il est difficile de décrire ce qui vous fait exploser de rire d'une case à l'autre. Je peux juste vous dire qu'il y a seulement deux histoires de cet album qui ne m'ont pas vraiment fait rire (celle du Chateau des succubes et celle du Papa de Michel) mais que toutes les autres m'ont franchement ravi et mis de sacrément bonne humeur. A découvrir absolument !
Alim le tanneur
C'est déjà superbe. Le dessin est vraiment très beau. Quant au scénario, il est un peu tôt pour donner un avis définitif, mais à première vue il utilise beaucoup d'ingrédients classiques (on dirait un peu du Walt Disney, jusque dans les physionomies des personnages), avec comme réel intérêt de s'attaquer à un sujet assez rare : la religion, avec une bonne question : "A quoi tient-elle ?". Le tout dans un monde imaginaire d'inspiration orientale plutôt réussi. Ca se lit avec plaisir, et j'attends la suite.