Les derniers avis (39837 avis)

Par Quentin
Note: 5/5
Couverture de la série Le Vagabond
Le Vagabond

Ils sont frères. L’un est fort, l’autre est faible. L’un a tout mais n’est pas comblé pour autant, l’autre n’a rien car le premier lui a tout pris. Et pourtant, malgré la jalousie et la haine accumulées, le second va sauver le premier, et se sauver lui-même par la même occasion. « Le vagabond » se déroule dans un cadre urbain contemporain, mais possède néanmoins tous les ingrédients d’une tragédie antique: amour et haire, vengeance et rédemption, libre-arbitre et destin, relations de parenté à la fois simples et compliquées. Il flotte par conséquent un parfum d’atemporalité qui donne au récit une ambiance unique. Quant aux dessins, ils sont proches de ceux de Mattotti: très expressionnistes, à la fois dans les traits et les couleurs, et absolument fabuleux. Cet album est une réussite totale.

26/06/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 4/5
Couverture de la série Corps de Rêves
Corps de Rêves

Capucine raconte sa grossesse de semaine en semaine, avec les joies, les angoisses, les fausses alertes, les tests, les nouveaux vêtements à acheter, les échographies, les mouvements du bébé, et finalement l'accouchement. La BD autobiographique se décline désormais au féminin, pour le plus grand plaisir des lecteurs des deux sexes. C'est souvent drôle, mais c'est surtout très beau.

26/06/2006 (modifier)
Couverture de la série Les Z'aventures du Prince Nunki
Les Z'aventures du Prince Nunki

Vous voulez rire ? Alors pas d’hésitation, cette bd est pour vous. On y trouve vraiment de tout. De l’aventure avec les voyages dans le temps, de l’action avec des transformations physiques, du suspens avec la question fatidique : quelle arme utilise Henriette pour détruire la terre, de l’amour avec la rencontre de magnifiques créatures du passé. Mais aussi cette histoire, qui est bien écrit cela dit en passant, me semble avoir de nombreuses similitudes avec la formidable série qu’est Valérian du talentueux Mézières. Alors oser comparer ces deux séries qui n’ont, c’est vrai, absolument rien à voir au niveau du dessin, peut paraître grotesque à première vue, mais c’est bien cela qu’il s’agit, il ne faut pas s’arrêter à la première lecture, il faut être attentif aux détails, et là, vous verrez tout comme moi, que vous avez entre les mains un véritable petit chef-d’œuvre qui ne demande qu’à prendre de la bouteille. Pour finir, l’éditeur qui ne paraît pas être radin, offre en fin d’album un cahier de dessins de 25 pages contenant des croquis, des dessins inédits et un entretien avec l’auteur Michel Achard. Plus qu’un coup de coeur, c’est un must du rire.

26/06/2006 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Dernier Envol
Le Dernier Envol

Alors là, j'ai vraiment été séduit! Cette BD a certes certains (petits défauts) de jeunesse, notamment, comme l'a mentionné Ro, un trait parfois approximatif dans le traitement des visages. Mais, pour moi, ces légers travers ne sont rien à côté du talent de l'auteur, que je trouve remarquable et très prometteur. Enfin une BD de combat aérien pleine de vie, traitée avec une vision très cinématographique dans sa mise en cases, servies par des couleurs riches et innovantes. J'ai également énormément apprécié le fait que l'auteur, visiblement un grand connaisseur des vieux coucous, ne fasse pas de son oeuvre un traité d'expertise, et que la connaissance reste toujours au second plan par rapport à l'action. Même si cela reste encore embryonnaire ici, il y a également, me semble-t-il, un bon rendement des émotions (je suis resté scotché plusieurs minutes sur le regard plein de tristesse/mélancolie que lance l'as allemand à l'Américain qui vient de l'abattre) et le scénario est somme toute bien conçu, avec un beau tour de force en bouclant la boucle sur la dernière historiette. J'espère que l'auteur produira d'autres bijoux du même acabit, et sur des thèmes similaires. Buck Danny et sa poussière viennent de prendre une grosse, grosse baffe !

26/06/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 5/5
Couverture de la série Aller simple
Aller simple

La guerre n'est pas qu'une série de batailles décisives qui font l'histoire et les soldats qui y participent ne sont pas tous des héros se battant pour un idéal. La plupart du temps, pour un soldat, elle se résume à des mouvements de troupe, au nouveau logement, à la nourriture qu'il faut trouver, au courrier qu'on attend avec impatience, aux discussions pour tuer le temps, au désir de s'en sortir à moindre frais. "Aller simple" est du même tonneau que La guerre d'Alan : un récit basé sur les mémoires d'un ancien combattant Italien qui n'a jamais tué personne pendant sa drôle de guerre, servi par de beaux dessins aux très belles couleurs ocres en bichromie. Piero Macola prouve avec cet album qu'il est un conteur hors pair, maîtrisant parfaitement le rythme du récit et capable de faire passer des ambiances et des sentiments subtils. Un auteur avec qui il faudra compter.

26/06/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 4/5
Couverture de la série Le Philibert de Marilou
Le Philibert de Marilou

Qu'est-ce que la dépression ? Comment la représenter en BD ? Sur les traces de David B. qui donnait à la maladie de son frère les traits d'un serpent à pattes, Capucine représente la dépression de Marilou sous forme d'un monstre possesseur et envahissant, l'empêchant de vivre sa vie. Mais qui est ce monstre ? Il est tantôt extérieur, tantôt intérieur ; tantôt indispensable et tantôt menaçant, tantôt familier et tantôt étranger. Parfois le monstre disparaît et c'est Marilou qui se voit elle-même comme un monstre, exprimant ainsi son mal-être. Capucine et Olivier Ka explorent dans le Philibert de Marilou certains recoins de l'âme humaine. Ce n'est pas très joli, mais c'est admirablement bien raconté et dessiné.

26/06/2006 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Le Feul
Le Feul

J’ai été littéralement subjugué par cette bande dessinée qui sort des sentiers archi-battus de l'héroïc-fantasy de "Soleil". De prime abord la couverture tranche avec les séries stéréotypées de chez "Soleil". Fini les blondes genre bimbos, place à la grâce et à la finesse. Pour ceux qui ont eu "les inédits d'héroïc-fantasy" de Soleil, vous pouvez admirer une couverture non retenue du tome 1. Sinon, c'est évident qu'une certaine unité se dégage de la production de cette maison d'édition avec ici, la maladie mystérieuse liée au "Feul" et celle liée au "Veill" de La Geste des Chevaliers Dragons. Le scénario débute tragiquement et le désespoir de cette quête contre la maladie se sent tout au long de l'aventure. Une course contre la montre, une course contre le temps, contre l'indifférence... un plaidoyer pour la tolérance qui est sous-jacent dans cette bd, servi par un dessin qui est tout, sauf labellisé "héroïc-fantasy". Un petit chef-d’oeuvre dont j'attends la suite avec impatience.

25/06/2006 (modifier)
Par Nijal
Note: 4/5
Couverture de la série Retour au collège
Retour au collège

J'ai découvert Riad Satouff avec "Retour au collège", et je ne m'en plains pas! Cette BD m'a réellement fait rire, certains passages sont géniaux, par exemple les passages où il se rappelle ses années de collège. J'ai rarement autant ri devant une BD (à part devant du Gotlib mais c'est une autre histoire...). De plus je trouve le concept vraiment intéressant. Si cette BD n'est pas un documentaire, elle s'en rapproche quand même. Disons que c'est une immersion (humoristique certes). J'ai été jeune il y a peu de temps, et je peux vraiment dire que les portraits que nous brossent Satouff sont loin de la caricature gratuite. Tout juste exagère-t-il le trait, mais la plupart des collégiens sont VRAIMENT comme ça. Je pense que ça pourrait être instructif pour tout le monde. Mais n'oublions pas ce qui fait l'essence de cette BD: une oeuvre cathartique destinée à chasser les vieux démons de la pré-adolescence. En effectuant ce travail, Satouff nous offre une oeuvre hilarante et qui peut nous parler à tous. Pas un chef-d'oeuvre, mais il n'empêche que je le relirai plusieurs fois avec plaisir...

24/06/2006 (modifier)
Par Nijal
Note: 4/5
Couverture de la série Les Passagers du vent
Les Passagers du vent

C'est grâce à BDthèque que j'ai appris l'existence de cette série, c'est grâce aux avis tous plus dythirambiques les uns que les autres que je m'y suis lancé, et c'est maintenant après plus d'un an d'une interminable lecture entrecoupée de longues coupures que fais part de mes sentiments sur les "Passagers du vent". Le maître-mot est avant tout: bluffant. Jamais je n'aurais cru qu'on pouvait faire de la bande-dessinée de la sorte. Une série courte -cinq tomes, pas plus- pour une histoire qui peut s'apparenter à une tranche de vie d'une galerie de personnages. L'esprit de cette série exprime le grand large, l'Océan avec un grand O. Le parfum de l'aventure transporté par les alizées. Et en effet, on ne quitte jamais les grands navires, et l'on ne s'éloigne jamais trop des ports, de la mer. La série commence par l'image du l'océan, et se termine de même. Comme si tout revenait à l'Océan. Comme si tous les personnages étaient prisonniers de l'appel du large. Ils sont bien les "passagers du vent", et ce bien souvent contre leur gré. Cette série a le goût d'une tragédie grecque. Le poids du Destin pèse plus que toute autre chose sur les protagnistes de ce ballet de pantonymes. Ils ne sont pas les maîtres de leur vie, et un rien suffit pour que leur existence bascule du meilleur vers le pire. Jouets d'une Destinée aveugle et froide plus que cruelle, nos héros ne peuvent que combattre ou s'accomoder de leurs mésaventures, et leurs efforts pour influer sur le cours des choses se révèlent souvent vains ou à côté du but initial. Face à des événements qu'ils ne choisissent pas, qu'ils refusent parfois, nos héros ne peuvent opposer que l'amitié et l'amour. Amitié parfois trahie, amour souvent brutal, érotisme par moment vulgaire, humour désespéré ou blasé. Paradoxe des sentiments et des comportements, comme quoi même leur coeur n'est pas à l'abris de soubresauts. C'est sans doute cela qui les rend tellement humains. Leurs aventures en mer sur les vaisseaux de guerre ou les négriers, en Angleterre, sur les côtes africaines, je ne les oublierai sans doute pas. La fin de la série surprend, mais elle emplit de joie car on comprend qu'en fin de compte, "tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir". Ce qui m'empêche de qualifier cette série de "culte", c'est sans doute le fait qu'Isa soit trop en avance sur ses contemporains sur la question de l'esclavage, et peut-être le déroulement du récit parfois trop confus. Mais cette série, malgré son âge, n'a pas vieilli, les dessins restent somptueux, et le fond toujours aussi fort. La documentation annexe est très intéressante. "Les Passagers du vent", une série-phare, à lire et à relire.

24/06/2006 (modifier)
Couverture de la série Criminal Macabre
Criminal Macabre

Criminal Macabre, ou retour aux sources. Car pour être franc, le vampire de base ça se tue comme un boucher le ferait, pas de classe, pas de costume de héros de comics, un flingue et ça va! D'ailleurs le héros le dit lui-même "Je ne connais rien sur cette terre qu'un bon coup de fusil ne puisse buter", ou un truc dans le genre... Pourquoi retour aux sources ? Et bien parce que le héros n'est pas un jeune dandy immortel, mais bien un humain comme les autres (mis à part le fait qu'il voit les morts, on a tous nos faiblesses...), qu'il est alcoolique, toxicomane et qu'après tout il fait son boulot, pas avec plaisir, mais c'est comme ça. Au moins ça change. L'ambiance est magnifique, elle marque avec perfection le contraste entre le héros, qui trouve tout à fait normal la tournure que les évènements prennent, et les autres humains (des couillons comme vous et moi) qui refusent de croire au fantastique et qui se bouffent tout ça d'un bloc en une journée montre en main ! Et l'histoire ? Rahh l'histoire ! Génialement menée, classique, on nous sort pas des vampires apocalyptiques, mais bien des vraies rumeurs moyenâgeuses, enfin voilà quoi... retour aux sources. Le dessin quant à lui, c'est ça qui m'a fait découvrir Templemsith, et là, je ne dirai rien. Le mélange de dessin et de photos est vraiment le style rêvé pour ces histoires glauques, c'est le novateur qui s'oppose à ce retour aux sources, génial quoi ! Et là vous vous demandez certainement pourquoi je n'ai pas mis 5/5 ? Bug de souris, tout simplement...

24/06/2006 (modifier)