J’ai découvert assez tardivement cette série qui tranche avec la production habituelle de "Soleil", celle des quêtes et des bimbos.
Ici, c'est le destin de quatre personnages que l'on suit et dans le présent volume deux d'entre eux vont se revoir pour faire cause commune. Certes, le titre de cet opus est "Olgo" (un des quatre personnages principaux), pourtant à l'image de la couverture (comme celle des trois autres), c'est la belle Sylène qui est toujours mise en avant. Il faut dire que Laurent Sieurac sait particulièrement la mettre en valeur. Le dessin est extrêmement soigné, et le scénario est riche en rebondissements (même si comme certains l'ont écrit précédemment, l'esprit du film "the gang of New York" plane sur cette aventure).
A l'image du très réussi Le Feul, du même scénariste, Jean-Charles Gaudin, les éditions "Soleil" arrivent à nous proposer une bande dessinée hors des canons de l'heroic-fantasy traditionnelle tout en en conservant l'univers.
14/20
Un premier tome qui se lit peut-être vite mais qui est déjà bien consistant. J'ai été carrément charmé par l'exotisme un peu kitsch qui se dégage de cette aventure fantastique. Le dessin très classique rappelle un peu le trait de Gillon. Ce qui n'est pas pour me déplaire. Une série à suivre de près.
Quand les Monty Pithon ont décidé de se taire, le monde entier de l'humour surréaliste était en deuil...
Etait-ce un complot ? Etait-ce un arrangement pour que le collectif f'murr arrive et les remplace ?
Si c'est le cas, GOD SAVE THE QUEEN !
Comme quoi quand on y perd, on y gagne, car...
"Le génie des alpages" c'est :
- 13 tomes de délires ! ("Je te file mon encyclopédie en 12 tomes... de Savoie")
- 13 tomes de découvertes sur des personnages hors norme ! (Le lion perdu qui ramène son pote le sphinx)
- 13 tomes d'aventures à en faire pâlir un scénariste surréaliste en plein spleen ! (moi ?... d'accord.)
Par contre, grosse mise en garde :
- Si vous êtes terre à terre, n'achetez pas cette BD.
- Si vous avez peur de vous sentir ridicule (après tout, les héros sont des moutons qui accomplissent des conneries qu'on a tous un jour rêvé de faire), n'achetez pas cette BD.
- Si vous ne voulez pas sentir votre morale insultée, pendez-vous car cette BD vous hantera !
Moi je trouve que à l'heure actuelle, c'est la seule Bd qui propose, et de manière efficace, de l'action comme on n'en trouve nulle part en BD (la scène de la tour Eiffel, la poursuites dans les marécages en Guyane, l'autre poursuite au Brésil, et l'incroyable pénétration de la maison de Santorin), un scénario loin d'être paresseux, et minuté comme une horloge, et des persos vraiment épais, pas de simple faire valoir....
Comme Carmen Mc Callum, les cycles sont inégaux, tous les choix scenaristiques ne sont pas forcément bons, mais on cherche à nous surprendre sans en faire des tonnes.
Bref du tout bon.
Depuis que j'avais découvert le personnage dans Fluide Glacial, où c'est à peu près la seule série que je lis encore, j'attendais avec impatience la sortie de Pascal Brutal en album. Joie, ses aventures sauvages et viriles sont désormais disponibles en librairies !
L'action est située dans le futur, pour permettre à Sattouf de pousser la caricature aussi loin qu'il le veut (ce qu'il adore). Mais Pascal Brutal, c'est la "nouvelle virilité" d'aujourd'hui, le beauf des années 2000, celui qui vous cassait les burnes au collège et qui, maintenant que vous avez 30 ans, a grandi pour devenir votre gros con de voisin de pallier, celui qui promène son pitbull sans laisse dans la cité, passe le weekend à tuner sa BMW avec de la musique de merde à fond sur son autoradio, un balèze décérébré qui ne sait discuter qu'avec ses poings, traite les femmes comme de la merde et pense qu'écouter du rap en fumant du shit représente le summum du cool et de la rébellion (et dont la femelle porte généralement un survête rose taille basse avec le string qui dépasse, des tongs avec du strass dessus, et écoute du R'n'B en mp3 sur son téléphone portable en mâchant du chewing gum bouche ouverte). Le genre de personne que Riad Sattouf, mon nouvel auteur favori, adore tourner en dérision dans quasiment tous ses albums, depuis Les pauvres aventures de Jérémie jusqu'au Manuel du puceau.
Alors, évidemment, oui, c'est très caricatural. Les 3/4 des filles de cette BD sont des pétasses stupides, les 9/10ème des mecs sont des machos débiles avec des tronches de psychopathes dangereux. Ceux qui reprochent à Sattouf de tomber systématiquement dans les pires clichés sur la jeunesse de banlieue d'aujourd'hui ne risquent pas de se réconcilier avec lui face à cette vision d'un futur où cette même jeunesse, une fois adulte, a voté Madelin, fait des "bébés-shit" difformes et débiles à cause de l'abus de cannabis, et où les plus cons règnent en maîtres grâce à la force brute. C'est vrai que tout ça n'est peut-être pas très fin... Mais que c'est drôle ! A moins d'être radicalement allergique à l'humour vache de Sattouf, si vous avez déjà croisé/subi un Pascal Brutal dans votre vie, difficile de ne pas jubiler à la lecture de cette espèce de version moderne du Mon Beauf’ de Cabu.
Bref, une de mes BDs préférées du mordant Sattouf, que je recommande vivement.
A partir d'un postulat hyper classique (ambiance de conte avec princes, grenouilles, chevaliers, sorcières...), Ayroles lance sa série sur une idée excellente : la grenouille admiratrice des humains, qui veux en devenir un, mais sans deviner la nature sombre de ces êtres parfois très méchants. La naïveté de Garulfo va donc lui jouer des tours... pour notre plus grand plaisir!
Les dialogues sont parfois tordants (c'est la marque Ayroles, cf De cape et de crocs), les personnages principaux ou secondaires sont bien fouillés et parfois très attachants (Fulbert... Plop!). Mais surtout, l'histoire, qui se déroule sur 2 cycles, est toujours soutenue et intéressante. Avec des trouvailles très ingénieuses (comme l'idée de départ du second cycle). Quant au dessin, très expressif, c'est une petite merveille bourrée de détails amusants. On en redemande! (Mais que fait donc Maiorana depuis quelques années???)
En somme, humour, finesse et légèreté sont au programme de ce conte revisité en 6 BD indispensables.
Allez hop, un nouveau coup de coeur.
Jules, c'est la série qui reprend avec talent le flambeau des aventures de Spirou et Fantasio de mon enfance.
Une série "jeunesse" vraiment archi-tordante et extrêmement bien foutue, pleine de fraîcheur, au point qu'elle ravira également les plus grands : ça faisait longtemps que je n'avais pas eu ce sourire béat aux lèvres durant toute la lecture d'une bédé. Le tome 2 est effectivement un brin plus faible, mais on pardonne sans hésiter tant c'est génial.
Je ne comprends pas qu'un truc d'une telle qualité passe à ce point inaperçu.
Rabaté nous livre ici un album à la fois drôle, tendre et émouvant. On referme l'album avec la "banane" et une furieuse envie de vieillir.
Côté dessin, il a choisi un trait léger avec des couleurs pastel. On est loin du coup de crayon merveilleux d'Ibicus mais finalement ce trait là s'accommode parfaitement avec l'histoire.
Merci Mr Rabaté pour tout ce bonheur.
PI
"Murena" quand l’Histoire dépasse la fiction…
Dufaux nous livre une superbe série historique sur la Rome antique. Son scénario raconte l’arrivée au pouvoir de Néron et le début de son règne. C’est hyper documenté et d’un réalisme fou. Ceci pourrait alors se révéler ennuyeux et pompeux, mais ce n’est pas du tout le cas, car ici la réalité dépasse la fiction. C’est une grande fresque historique à l’image des vieux péplums hollywoodiens : politique, influence, ambition, pouvoir, complots, courtisanes, infidélités, cirque, gladiateurs, trahisons, poison, poignards… tous les ingrédients sont là et pourtant on nage dans l’histoire avec un grand H. Le caractère et la psychologie des personnages son vraiment très bien traité. La série compte actuellement cinq tomes sur huit, elle est riche en rebondissements et je ne me risquerais pas à la résumer. Les quatre premiers tomes forment Le cycle de la Mère, et le cinquième entame Le cycle de l’Epouse. La mère et l’épouse (de Néron, bien sûr) ne sont autre que Agrippine et Poppée qui chacune à leur manière ont cherché à contrôler leur "bien aimé" pour gouverner par procuration.
Les dessins de Delaby sont beaux. Son trait est bien léché, très réaliste. Ses personnages ont des visages angéliques, ses femmes sont à tomber et les architectures sont magnifiques. Le dessin se peaufine entre chaque tome (surtout entre les 1 et le 2) sans déranger la lecture.
Le premier album à été colorisé par Delpire puis recolorisé par Kathelyn et c’est tant mieux car je trouve que la première colo ne collait pas du tout aux dessins très réalistes, même si je trouve que la nouvelle n’est pas encore au top. Benn et Delaby colorisent le tome 2 et c’est très réussi, de belles couleurs pastelles. Kathelyn s’est occupé ensuite des albums 3 (avec Delaby sur ce tome) et 4 (seule), et c’est meilleur que sur le 1 mais j’aime moins que le travail de Benn. Mais pour moi, c’est Petiqueux sur le tome 5 qui fournit le meilleur rendu avec de magnifiques contrastes.
Oh oui que c'est bon !!! Des jeux de mots énormissimement drôles, un scénario à en rendre jaloux bien des scénaristes, des héros ultra attachants comme les mouches... Trop drôle, des dessins clairs, précis pas de cafouillage, des idées comme on en fait plus et je l'espère un lien avec Lanfeust... à suivre avec attention.
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Les Princes d'Arclan
J’ai découvert assez tardivement cette série qui tranche avec la production habituelle de "Soleil", celle des quêtes et des bimbos. Ici, c'est le destin de quatre personnages que l'on suit et dans le présent volume deux d'entre eux vont se revoir pour faire cause commune. Certes, le titre de cet opus est "Olgo" (un des quatre personnages principaux), pourtant à l'image de la couverture (comme celle des trois autres), c'est la belle Sylène qui est toujours mise en avant. Il faut dire que Laurent Sieurac sait particulièrement la mettre en valeur. Le dessin est extrêmement soigné, et le scénario est riche en rebondissements (même si comme certains l'ont écrit précédemment, l'esprit du film "the gang of New York" plane sur cette aventure). A l'image du très réussi Le Feul, du même scénariste, Jean-Charles Gaudin, les éditions "Soleil" arrivent à nous proposer une bande dessinée hors des canons de l'heroic-fantasy traditionnelle tout en en conservant l'univers.
Mandalay
14/20 Un premier tome qui se lit peut-être vite mais qui est déjà bien consistant. J'ai été carrément charmé par l'exotisme un peu kitsch qui se dégage de cette aventure fantastique. Le dessin très classique rappelle un peu le trait de Gillon. Ce qui n'est pas pour me déplaire. Une série à suivre de près.
Le Génie des alpages
Quand les Monty Pithon ont décidé de se taire, le monde entier de l'humour surréaliste était en deuil... Etait-ce un complot ? Etait-ce un arrangement pour que le collectif f'murr arrive et les remplace ? Si c'est le cas, GOD SAVE THE QUEEN ! Comme quoi quand on y perd, on y gagne, car... "Le génie des alpages" c'est : - 13 tomes de délires ! ("Je te file mon encyclopédie en 12 tomes... de Savoie") - 13 tomes de découvertes sur des personnages hors norme ! (Le lion perdu qui ramène son pote le sphinx) - 13 tomes d'aventures à en faire pâlir un scénariste surréaliste en plein spleen ! (moi ?... d'accord.) Par contre, grosse mise en garde : - Si vous êtes terre à terre, n'achetez pas cette BD. - Si vous avez peur de vous sentir ridicule (après tout, les héros sont des moutons qui accomplissent des conneries qu'on a tous un jour rêvé de faire), n'achetez pas cette BD. - Si vous ne voulez pas sentir votre morale insultée, pendez-vous car cette BD vous hantera !
Travis
Moi je trouve que à l'heure actuelle, c'est la seule Bd qui propose, et de manière efficace, de l'action comme on n'en trouve nulle part en BD (la scène de la tour Eiffel, la poursuites dans les marécages en Guyane, l'autre poursuite au Brésil, et l'incroyable pénétration de la maison de Santorin), un scénario loin d'être paresseux, et minuté comme une horloge, et des persos vraiment épais, pas de simple faire valoir.... Comme Carmen Mc Callum, les cycles sont inégaux, tous les choix scenaristiques ne sont pas forcément bons, mais on cherche à nous surprendre sans en faire des tonnes. Bref du tout bon.
Pascal Brutal
Depuis que j'avais découvert le personnage dans Fluide Glacial, où c'est à peu près la seule série que je lis encore, j'attendais avec impatience la sortie de Pascal Brutal en album. Joie, ses aventures sauvages et viriles sont désormais disponibles en librairies ! L'action est située dans le futur, pour permettre à Sattouf de pousser la caricature aussi loin qu'il le veut (ce qu'il adore). Mais Pascal Brutal, c'est la "nouvelle virilité" d'aujourd'hui, le beauf des années 2000, celui qui vous cassait les burnes au collège et qui, maintenant que vous avez 30 ans, a grandi pour devenir votre gros con de voisin de pallier, celui qui promène son pitbull sans laisse dans la cité, passe le weekend à tuner sa BMW avec de la musique de merde à fond sur son autoradio, un balèze décérébré qui ne sait discuter qu'avec ses poings, traite les femmes comme de la merde et pense qu'écouter du rap en fumant du shit représente le summum du cool et de la rébellion (et dont la femelle porte généralement un survête rose taille basse avec le string qui dépasse, des tongs avec du strass dessus, et écoute du R'n'B en mp3 sur son téléphone portable en mâchant du chewing gum bouche ouverte). Le genre de personne que Riad Sattouf, mon nouvel auteur favori, adore tourner en dérision dans quasiment tous ses albums, depuis Les pauvres aventures de Jérémie jusqu'au Manuel du puceau. Alors, évidemment, oui, c'est très caricatural. Les 3/4 des filles de cette BD sont des pétasses stupides, les 9/10ème des mecs sont des machos débiles avec des tronches de psychopathes dangereux. Ceux qui reprochent à Sattouf de tomber systématiquement dans les pires clichés sur la jeunesse de banlieue d'aujourd'hui ne risquent pas de se réconcilier avec lui face à cette vision d'un futur où cette même jeunesse, une fois adulte, a voté Madelin, fait des "bébés-shit" difformes et débiles à cause de l'abus de cannabis, et où les plus cons règnent en maîtres grâce à la force brute. C'est vrai que tout ça n'est peut-être pas très fin... Mais que c'est drôle ! A moins d'être radicalement allergique à l'humour vache de Sattouf, si vous avez déjà croisé/subi un Pascal Brutal dans votre vie, difficile de ne pas jubiler à la lecture de cette espèce de version moderne du Mon Beauf’ de Cabu. Bref, une de mes BDs préférées du mordant Sattouf, que je recommande vivement.
Garulfo
A partir d'un postulat hyper classique (ambiance de conte avec princes, grenouilles, chevaliers, sorcières...), Ayroles lance sa série sur une idée excellente : la grenouille admiratrice des humains, qui veux en devenir un, mais sans deviner la nature sombre de ces êtres parfois très méchants. La naïveté de Garulfo va donc lui jouer des tours... pour notre plus grand plaisir! Les dialogues sont parfois tordants (c'est la marque Ayroles, cf De cape et de crocs), les personnages principaux ou secondaires sont bien fouillés et parfois très attachants (Fulbert... Plop!). Mais surtout, l'histoire, qui se déroule sur 2 cycles, est toujours soutenue et intéressante. Avec des trouvailles très ingénieuses (comme l'idée de départ du second cycle). Quant au dessin, très expressif, c'est une petite merveille bourrée de détails amusants. On en redemande! (Mais que fait donc Maiorana depuis quelques années???) En somme, humour, finesse et légèreté sont au programme de ce conte revisité en 6 BD indispensables.
Une épatante aventure de Jules
Allez hop, un nouveau coup de coeur. Jules, c'est la série qui reprend avec talent le flambeau des aventures de Spirou et Fantasio de mon enfance. Une série "jeunesse" vraiment archi-tordante et extrêmement bien foutue, pleine de fraîcheur, au point qu'elle ravira également les plus grands : ça faisait longtemps que je n'avais pas eu ce sourire béat aux lèvres durant toute la lecture d'une bédé. Le tome 2 est effectivement un brin plus faible, mais on pardonne sans hésiter tant c'est génial. Je ne comprends pas qu'un truc d'une telle qualité passe à ce point inaperçu.
Les Petits Ruisseaux
Rabaté nous livre ici un album à la fois drôle, tendre et émouvant. On referme l'album avec la "banane" et une furieuse envie de vieillir. Côté dessin, il a choisi un trait léger avec des couleurs pastel. On est loin du coup de crayon merveilleux d'Ibicus mais finalement ce trait là s'accommode parfaitement avec l'histoire. Merci Mr Rabaté pour tout ce bonheur. PI
Murena
"Murena" quand l’Histoire dépasse la fiction… Dufaux nous livre une superbe série historique sur la Rome antique. Son scénario raconte l’arrivée au pouvoir de Néron et le début de son règne. C’est hyper documenté et d’un réalisme fou. Ceci pourrait alors se révéler ennuyeux et pompeux, mais ce n’est pas du tout le cas, car ici la réalité dépasse la fiction. C’est une grande fresque historique à l’image des vieux péplums hollywoodiens : politique, influence, ambition, pouvoir, complots, courtisanes, infidélités, cirque, gladiateurs, trahisons, poison, poignards… tous les ingrédients sont là et pourtant on nage dans l’histoire avec un grand H. Le caractère et la psychologie des personnages son vraiment très bien traité. La série compte actuellement cinq tomes sur huit, elle est riche en rebondissements et je ne me risquerais pas à la résumer. Les quatre premiers tomes forment Le cycle de la Mère, et le cinquième entame Le cycle de l’Epouse. La mère et l’épouse (de Néron, bien sûr) ne sont autre que Agrippine et Poppée qui chacune à leur manière ont cherché à contrôler leur "bien aimé" pour gouverner par procuration. Les dessins de Delaby sont beaux. Son trait est bien léché, très réaliste. Ses personnages ont des visages angéliques, ses femmes sont à tomber et les architectures sont magnifiques. Le dessin se peaufine entre chaque tome (surtout entre les 1 et le 2) sans déranger la lecture. Le premier album à été colorisé par Delpire puis recolorisé par Kathelyn et c’est tant mieux car je trouve que la première colo ne collait pas du tout aux dessins très réalistes, même si je trouve que la nouvelle n’est pas encore au top. Benn et Delaby colorisent le tome 2 et c’est très réussi, de belles couleurs pastelles. Kathelyn s’est occupé ensuite des albums 3 (avec Delaby sur ce tome) et 4 (seule), et c’est meilleur que sur le 1 mais j’aime moins que le travail de Benn. Mais pour moi, c’est Petiqueux sur le tome 5 qui fournit le meilleur rendu avec de magnifiques contrastes.
Trolls de Troy
Oh oui que c'est bon !!! Des jeux de mots énormissimement drôles, un scénario à en rendre jaloux bien des scénaristes, des héros ultra attachants comme les mouches... Trop drôle, des dessins clairs, précis pas de cafouillage, des idées comme on en fait plus et je l'espère un lien avec Lanfeust... à suivre avec attention.