Cet avis porte sur le tome 1:
Changement de format, changement de collection et c'est à présent chez "Empreinte(s) Dupuis" qu'il nous faut suivre la suite des aventures de Kim, Mèche rebelle.
Changement de ton aussi, puisque la trame est beaucoup plus tragique que dans le diptyque précédent. Les courses poursuites assez rocambolesques des deux premiers albums laissent place à des courses contre la montre voire contre la mort ici. Et contrairement au cinéma, les morts ne se relèvent pas dans le scénario de Zidrou. Et la famille Valence est en mauvaise posture et c'est assurément Madame, personnage éminemment détestable qui vole la vedette dans cet album. D'ailleurs le prochain album aura pour titre Madame. J'ai l'impression qu'en glissant de la collection "Repérages" à "Empreinte(s)", les auteurs ont également axé l'aventure vers un public plus adulte ( moins école "Spirou").
En ce sens, "proTECTO" acquiert tout pour rester une bonne série dramatique.
Mon premier album de Tsutsui et c'est une superbe découverte à faire. En effet, l'auteur nous livre une merveille de one-shot (ce qui est fort appréciable tant la production manga nous livre des séries à rallonges qui perdent parfois en qualité).
Nous voici ainsi au coeur d'une histoire bien mystérieuse : une série de suicide semble avoir lieu au sein d'un petit quartier paisible. Le seul point commun entre les malheureux défunts ? Tous ont joué à Dystopia, jeu vidéo d'une nouvelle génération nous plongeant dans une réalité virtuelle bluffante de vérité (ce qui nous rappelle fortement Matrix).
D'une accroche bien intriguante, l'auteur poursuit son récit de main de maître. En effet, alors que l'histoire aurait pu partir en peu dans tous les sens et tous les délires, Tsutsui prend le parti de rester le plus possible collé à la réalité, rendant vraiment crédible son histoire. Autre point positif, l'auteur réussit à nous livrer une histoire consistante sans que l'épilogue ne souffre de quelques raccourcis faciles (ce qui est souvent le danger lorsque l'on se lance dans un one-shot).
Ajoutez à cela un trait de l'auteur assez épuré et néanmoins efficace ainsi qu'une rare qualité d'édition (merci Ki-oon de nous proposer autre chose qu'une couverture plastique pourrie et d'avoir imprimé cette histoire sur autre chose que du PQ [certains éditeurs devraient en prendre de la graine])... et vous avez un one-shot très réussi.
Ayant adoré Ibicus du même auteur, je me suis de suite précipité chez mon libraire pour acheter ce nouvel album de Rabaté... Mais arrivé dans mon magasin préféré, j'ai un peu freiné. L'histoire de petits vieux et de leurs rapports à l'amour et au sexe, est-ce que ça va m'intéresser ? Et puis c'est quoi ces dessins ? Ils ne sont pas vilains du tout, mais c'est du Rabaté tout ça ?
Après moultes hésitations, et suivant les conseils avisés de mon libraire, je me suis lancé : j'ai acheté, j'ai lu et j'ai adoré. Le ton employé pour raconter les histoires d'Emile et Edmon sonne complètement juste. Très rapidement, on se sent proche des personnages, je m'y suis même un peu identifié. Au final, Rabaté nous transforme des sujets comme le sexe, la vieillesse, la mort, en une véritable fable... Le ton est léger, les couleurs également. Il souffle un brin de fraîcheur sur cet album qui est incontestablement une des grandes réussites de cette année 2006.
Petit bémol, j'étais vraiment fan du graphisme d'Ibicus. On ne le retrouve pas ici et je trouve cela dommage. Mais en même temps, l'album ne s'y prête pas.
Tome 1 : 4/5
Quand, à la suite de son crash d'avion, Jan Vern se réveille dans un hôpital, celui-ci n'est pas au bout de ses surprises. Les villageois le prennent pour fou lorsqu'il affirme être arrivé par le ciel. Et lorsque Jan s'échappe pour en savoir plus sur le monde qui l'entoure, il découvre qu'il n'est pas chez lui, mais dans un autre monde.
Cet autre monde est certes assez familier avec notre monde du début du 20ème siècle, mais de nombreuses bizarreries sont à noter (je ne vais pas toutes les dévoiler). Tout cela permet à Rodolphe de nous proposer une histoire décalée, parfois drôle mais surtout, le talent de Magnin aux dessins est ici sublimé. Les premières planches sont un peu fadasses (à cause du milieu hospitalier), mais dès que l'on découvre cet autre monde... quelle claque ! Le trait de Magnin, l'ambiance qui s'en dégage, les couleurs : tout est magnifique.
Un premier tome sublime, quasi parfait à tous points de vue. Suite et fin de cette histoire au prochain tome.
Tome 2 : 4,5/5
La fin de "L'autre monde", découvert avec stupéfaction par Jan, semble inéluctable : le ciel semble tomber peu à peu. Mais ce ciel semblant être une bâche (qui se plisse sur les montagnes les plus hautes), Jan et ses acolytes décident d'aller voir se qu'il y a derrière...
Pour tout dire, j'avais un peu peur de la chute de l'histoire. En effet, Rodolphe nous propose de découvrir ce qu'il y a de l'autre côte du ciel de ce merveilleux autre monde, et j'avais vraiment peur d'être déçu.
Et bien que nenni ! L'intrigue est très bien ficelée mais surtout, le dénouement est tout simplement grandiose. Aidé par des dessins de Florence Magnin tout simplement magnifiques, l'autre monde est vraiment une excellente série. A lire de toute urgence.
Une série culte.
En classant ma petite collection de plusieurs milliers d'ouvrages je pensais que si je devais en garder que 10 la patrouille serait dedans.
Dans la même veine que Les Innommables mais avec des personnages plus attachants, plus humains, avec des défauts tordants de rire, faisant des erreurs et sortant des énormités à chaque case. Ces scoutes sont des anti-héros véritables, pas des losers mais des personnages avec des bassesses, des préjugés, des idées reçues, et qui finalement deviennent très très sympathiques.
Même dans Les Innommables ou dans les séries suivantes, Yann n'a pas réussi à produire ce type de héros, on le retrouve dans ses personnages secondaires et c'est là qu'est tout le suc et le plaisir des albums.
Le dessin ? Moi je l'aime bien, il est nerveux, il est dynamique et colle bien au récit. Vraiment rien à reprocher !
Note approximative : 3.5/5
Les petits lapins d'Andy Riley n'ont qu'une idée en tête : se suicider de la manière la plus originale qui soit. Dans cet album d'une petite centaine de pages, à l'italienne, ce sont donc autant d'images ou de petits strips où le regard du lecteur cherchera le lapin et de quelle manière incongrue il a choisi de se faire hara-kiri, déchiqueter, brûler, découper, écraser, ou autre.
C'est un humour absurde, un humour évidemment noir, des idées originales, des compositions attirant le lecteur à l'imagination. Et je le dis clairement : c'est souvent hilarant ! Vraiment le genre de petite BD pour laquelle on rigole presque à chaque page même si le feuilletage est plutôt rapide.
Alors bien sûr, au bout de 94 pages, 94 suicides différentes de lapins, la surprise ne marche plus à tous les coups et le rire se réduit un peu. Mais même jusqu'à la dernière page, je continuais au moins à pouffer de rire.
Petit bonheur d'humour noir et anglais.
Note approximative : 3.5/5
Je retrouve du Travis dans cette BD, les bons côtés de Travis. Un dessin assez similaire dans la forme, des décors très originaux, une intrigue imaginative et bien montée, du rythme, de l'action.
Le trait du dessin est bon et dynamique. J'avoue ne pas trop apprécier les visages des personnages auxquels je trouve un air un petit peu trop... adolescent.
Je n'accroche pas non plus aux protagonistes eux-mêmes : je suis toujours agacé quand je vois un héros, beau, jeune, fort et intelligent, des filles toutes jolies et incroyables acrobates et guerrières, quand tout ce beau monde touche au but à chaque tir au pistolet tandis que leurs ennemis tirent toujours à côté, etc. Ces facilités scénaristiques m'ennuient et rabaissent la qualité de la série qui semble s'adresser à un public plus jeune d'esprit que moi.
Mais à côté de ça, j'adore le monde Steampunk imaginé là, le choix de la France de Napoléon 3 et son implication dans le Mexique Juariste, et puis cette superbe couverture du tome 2 qui n'est pas sans rappeler Laputa, le chateau dans le ciel de Miyazaki.
Bref, au niveau de la construction, de l'imagination, du rythme, cette BD est excellente. Je lui reprocherais juste la cible de son public que je trouve un peu trop adolescente pour moi et quelques petites facilités. Une très bonne BD de divertissement.
Derrière son aspect BD pour enfants, cette BD est un très bon polar.
Le personnage épaissit au fil des albums et on s'y attache au point d'avoir envie de connaître comment il va évoluer.
Le dessin est assez classique, à la mode Spirou et Fantasio.
Il s'améliore un peu au long de la série mais reste assez homogène.
L'idée de départ sonne très réaliste : pour ne pas inquiéter sa mère revenue vivre avec lui, un flic se fait passer pour un prêtre.
Attention : chaque tome est un épisode complet et certaines histoires sont meilleures que d'autres.
En toute honnêteté j'aurais bien mis 4/5, mais je justifie le 5/5 parce qu'on ne trouve pas une autre BD du même genre et de meilleure qualité !
La série débute dans l'hebdo Spirou n° 2087 du 13 Avril 1978 pour s'y terminer dans le n° 2455 du 2 Mai 1985.
Bidouille ?... C'est un adolescent un peu grassouillet, timide, complexé aussi. Il aime d'un amour tendre la douce et longiligne Violette. Cette dernière d'ailleurs n'est pas insensible aux poèmes que ce "chevalier servant" lui déclame...
C'est tout simple, mais cette série va apporter une sacrée note de fraîcheur ; les deux "amoureux" étant de suite appréciés par le lectorat.
Après quelques histoires tendres, Hislaire fait prendre un certain tournant à ses scénarios qui deviendront un plus fantastiques, dramatiques même.
Néanmoins, il joue ici sur le registre de l'émotion. Chaque case est comme une petite toile peinte des scènes de la vie de tous les jours...
En 1985 pourtant, accaparé par sa série Sambre, il va délaisser ses deux amoureux. Dupuis éditera leur bonheur de 1981 à 1985.
A l'époque, je trouvais ces histoires bêtes à manger du foin. Il ne s'y passait quasi rien, du moins je le croyais. Avec l'âge, j'ai redécouvert ces personnages... lesquels sont un peu de nous ; nous qui découvrions alors nos premiers émois amoureux... Ne me dites pas, vous qui me lisez, que vous n'avez jamais été fou amoureux de quelqu'un(e) sans jamais oser pouvoir le lui dire !...
C'est avec une réelle tendresse que j'ai relu dernièrement mes opus, bien rangés sur une étagère de ma vie... Souvenirs... souvenirs...
Et l'auteur, me direz-vous ?...
A l'époque, il signait "Hislaire". Ce dessinateur-scénariste est né à Bruxelles le 11 Janvier 1957. Outre Bidouille et Violette, on lui doit Sambre, "Coursensac", les scénarios des premiers Gang Mazda (où il intervient en tant que personnage).
Hislaire est parvenu a créer son propre univers, à la fois comique et poétique ; jouant tout aussi bien sur la gravité des sentiments ou actions que sur la sensibilité des êtres.
Je ne suis pas client des films « scream » et autre « souviens toi l’été dernier », mais j’ai vraiment bien aimé cette comptine… Pourtant que seraient ces films sans leur petite musique bien stressante ? Sûrement qu’il serait moins facile d’angoisser le spectateur.
Et bien j’ai trouvé très réussie l’ambiance de cette série. Les supers dessins de Denys et la mise en couleur de Hubert y contribuent pleinement.
La tranquillité du petit village de Creeper Creek est perturbée par une série de meurtres et des histoires du passé vont remonter à la surface. Ca fait penser aux 2 films précités non ? Eh bien j’ai vraiment trouvé l’histoire prenante et bien ficelée. Tous les protagonistes sont plus ou moins louches, ils feraient tous un très bon coupable. J’ai enchaîné les 3 tomes sans les lâcher !
Un conseil pour encore plus apprécier comptine d’halloween : Lire les 3 tomes un soir d’orage ou vous êtes seul à la maison. Effet garanti !
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proTECTO
Cet avis porte sur le tome 1: Changement de format, changement de collection et c'est à présent chez "Empreinte(s) Dupuis" qu'il nous faut suivre la suite des aventures de Kim, Mèche rebelle. Changement de ton aussi, puisque la trame est beaucoup plus tragique que dans le diptyque précédent. Les courses poursuites assez rocambolesques des deux premiers albums laissent place à des courses contre la montre voire contre la mort ici. Et contrairement au cinéma, les morts ne se relèvent pas dans le scénario de Zidrou. Et la famille Valence est en mauvaise posture et c'est assurément Madame, personnage éminemment détestable qui vole la vedette dans cet album. D'ailleurs le prochain album aura pour titre Madame. J'ai l'impression qu'en glissant de la collection "Repérages" à "Empreinte(s)", les auteurs ont également axé l'aventure vers un public plus adulte ( moins école "Spirou"). En ce sens, "proTECTO" acquiert tout pour rester une bonne série dramatique.
Reset
Mon premier album de Tsutsui et c'est une superbe découverte à faire. En effet, l'auteur nous livre une merveille de one-shot (ce qui est fort appréciable tant la production manga nous livre des séries à rallonges qui perdent parfois en qualité). Nous voici ainsi au coeur d'une histoire bien mystérieuse : une série de suicide semble avoir lieu au sein d'un petit quartier paisible. Le seul point commun entre les malheureux défunts ? Tous ont joué à Dystopia, jeu vidéo d'une nouvelle génération nous plongeant dans une réalité virtuelle bluffante de vérité (ce qui nous rappelle fortement Matrix). D'une accroche bien intriguante, l'auteur poursuit son récit de main de maître. En effet, alors que l'histoire aurait pu partir en peu dans tous les sens et tous les délires, Tsutsui prend le parti de rester le plus possible collé à la réalité, rendant vraiment crédible son histoire. Autre point positif, l'auteur réussit à nous livrer une histoire consistante sans que l'épilogue ne souffre de quelques raccourcis faciles (ce qui est souvent le danger lorsque l'on se lance dans un one-shot). Ajoutez à cela un trait de l'auteur assez épuré et néanmoins efficace ainsi qu'une rare qualité d'édition (merci Ki-oon de nous proposer autre chose qu'une couverture plastique pourrie et d'avoir imprimé cette histoire sur autre chose que du PQ [certains éditeurs devraient en prendre de la graine])... et vous avez un one-shot très réussi.
Les Petits Ruisseaux
Ayant adoré Ibicus du même auteur, je me suis de suite précipité chez mon libraire pour acheter ce nouvel album de Rabaté... Mais arrivé dans mon magasin préféré, j'ai un peu freiné. L'histoire de petits vieux et de leurs rapports à l'amour et au sexe, est-ce que ça va m'intéresser ? Et puis c'est quoi ces dessins ? Ils ne sont pas vilains du tout, mais c'est du Rabaté tout ça ? Après moultes hésitations, et suivant les conseils avisés de mon libraire, je me suis lancé : j'ai acheté, j'ai lu et j'ai adoré. Le ton employé pour raconter les histoires d'Emile et Edmon sonne complètement juste. Très rapidement, on se sent proche des personnages, je m'y suis même un peu identifié. Au final, Rabaté nous transforme des sujets comme le sexe, la vieillesse, la mort, en une véritable fable... Le ton est léger, les couleurs également. Il souffle un brin de fraîcheur sur cet album qui est incontestablement une des grandes réussites de cette année 2006. Petit bémol, j'étais vraiment fan du graphisme d'Ibicus. On ne le retrouve pas ici et je trouve cela dommage. Mais en même temps, l'album ne s'y prête pas.
L'Autre Monde
Tome 1 : 4/5 Quand, à la suite de son crash d'avion, Jan Vern se réveille dans un hôpital, celui-ci n'est pas au bout de ses surprises. Les villageois le prennent pour fou lorsqu'il affirme être arrivé par le ciel. Et lorsque Jan s'échappe pour en savoir plus sur le monde qui l'entoure, il découvre qu'il n'est pas chez lui, mais dans un autre monde. Cet autre monde est certes assez familier avec notre monde du début du 20ème siècle, mais de nombreuses bizarreries sont à noter (je ne vais pas toutes les dévoiler). Tout cela permet à Rodolphe de nous proposer une histoire décalée, parfois drôle mais surtout, le talent de Magnin aux dessins est ici sublimé. Les premières planches sont un peu fadasses (à cause du milieu hospitalier), mais dès que l'on découvre cet autre monde... quelle claque ! Le trait de Magnin, l'ambiance qui s'en dégage, les couleurs : tout est magnifique. Un premier tome sublime, quasi parfait à tous points de vue. Suite et fin de cette histoire au prochain tome. Tome 2 : 4,5/5 La fin de "L'autre monde", découvert avec stupéfaction par Jan, semble inéluctable : le ciel semble tomber peu à peu. Mais ce ciel semblant être une bâche (qui se plisse sur les montagnes les plus hautes), Jan et ses acolytes décident d'aller voir se qu'il y a derrière... Pour tout dire, j'avais un peu peur de la chute de l'histoire. En effet, Rodolphe nous propose de découvrir ce qu'il y a de l'autre côte du ciel de ce merveilleux autre monde, et j'avais vraiment peur d'être déçu. Et bien que nenni ! L'intrigue est très bien ficelée mais surtout, le dénouement est tout simplement grandiose. Aidé par des dessins de Florence Magnin tout simplement magnifiques, l'autre monde est vraiment une excellente série. A lire de toute urgence.
La Patrouille des Libellules
Une série culte. En classant ma petite collection de plusieurs milliers d'ouvrages je pensais que si je devais en garder que 10 la patrouille serait dedans. Dans la même veine que Les Innommables mais avec des personnages plus attachants, plus humains, avec des défauts tordants de rire, faisant des erreurs et sortant des énormités à chaque case. Ces scoutes sont des anti-héros véritables, pas des losers mais des personnages avec des bassesses, des préjugés, des idées reçues, et qui finalement deviennent très très sympathiques. Même dans Les Innommables ou dans les séries suivantes, Yann n'a pas réussi à produire ce type de héros, on le retrouve dans ses personnages secondaires et c'est là qu'est tout le suc et le plaisir des albums. Le dessin ? Moi je l'aime bien, il est nerveux, il est dynamique et colle bien au récit. Vraiment rien à reprocher !
Le Coup du lapin
Note approximative : 3.5/5 Les petits lapins d'Andy Riley n'ont qu'une idée en tête : se suicider de la manière la plus originale qui soit. Dans cet album d'une petite centaine de pages, à l'italienne, ce sont donc autant d'images ou de petits strips où le regard du lecteur cherchera le lapin et de quelle manière incongrue il a choisi de se faire hara-kiri, déchiqueter, brûler, découper, écraser, ou autre. C'est un humour absurde, un humour évidemment noir, des idées originales, des compositions attirant le lecteur à l'imagination. Et je le dis clairement : c'est souvent hilarant ! Vraiment le genre de petite BD pour laquelle on rigole presque à chaque page même si le feuilletage est plutôt rapide. Alors bien sûr, au bout de 94 pages, 94 suicides différentes de lapins, la surprise ne marche plus à tous les coups et le rire se réduit un peu. Mais même jusqu'à la dernière page, je continuais au moins à pouffer de rire. Petit bonheur d'humour noir et anglais.
Hauteville House
Note approximative : 3.5/5 Je retrouve du Travis dans cette BD, les bons côtés de Travis. Un dessin assez similaire dans la forme, des décors très originaux, une intrigue imaginative et bien montée, du rythme, de l'action. Le trait du dessin est bon et dynamique. J'avoue ne pas trop apprécier les visages des personnages auxquels je trouve un air un petit peu trop... adolescent. Je n'accroche pas non plus aux protagonistes eux-mêmes : je suis toujours agacé quand je vois un héros, beau, jeune, fort et intelligent, des filles toutes jolies et incroyables acrobates et guerrières, quand tout ce beau monde touche au but à chaque tir au pistolet tandis que leurs ennemis tirent toujours à côté, etc. Ces facilités scénaristiques m'ennuient et rabaissent la qualité de la série qui semble s'adresser à un public plus jeune d'esprit que moi. Mais à côté de ça, j'adore le monde Steampunk imaginé là, le choix de la France de Napoléon 3 et son implication dans le Mexique Juariste, et puis cette superbe couverture du tome 2 qui n'est pas sans rappeler Laputa, le chateau dans le ciel de Miyazaki. Bref, au niveau de la construction, de l'imagination, du rythme, cette BD est excellente. Je lui reprocherais juste la cible de son public que je trouve un peu trop adolescente pour moi et quelques petites facilités. Une très bonne BD de divertissement.
Soda
Derrière son aspect BD pour enfants, cette BD est un très bon polar. Le personnage épaissit au fil des albums et on s'y attache au point d'avoir envie de connaître comment il va évoluer. Le dessin est assez classique, à la mode Spirou et Fantasio. Il s'améliore un peu au long de la série mais reste assez homogène. L'idée de départ sonne très réaliste : pour ne pas inquiéter sa mère revenue vivre avec lui, un flic se fait passer pour un prêtre. Attention : chaque tome est un épisode complet et certaines histoires sont meilleures que d'autres. En toute honnêteté j'aurais bien mis 4/5, mais je justifie le 5/5 parce qu'on ne trouve pas une autre BD du même genre et de meilleure qualité !
Bidouille et Violette
La série débute dans l'hebdo Spirou n° 2087 du 13 Avril 1978 pour s'y terminer dans le n° 2455 du 2 Mai 1985. Bidouille ?... C'est un adolescent un peu grassouillet, timide, complexé aussi. Il aime d'un amour tendre la douce et longiligne Violette. Cette dernière d'ailleurs n'est pas insensible aux poèmes que ce "chevalier servant" lui déclame... C'est tout simple, mais cette série va apporter une sacrée note de fraîcheur ; les deux "amoureux" étant de suite appréciés par le lectorat. Après quelques histoires tendres, Hislaire fait prendre un certain tournant à ses scénarios qui deviendront un plus fantastiques, dramatiques même. Néanmoins, il joue ici sur le registre de l'émotion. Chaque case est comme une petite toile peinte des scènes de la vie de tous les jours... En 1985 pourtant, accaparé par sa série Sambre, il va délaisser ses deux amoureux. Dupuis éditera leur bonheur de 1981 à 1985. A l'époque, je trouvais ces histoires bêtes à manger du foin. Il ne s'y passait quasi rien, du moins je le croyais. Avec l'âge, j'ai redécouvert ces personnages... lesquels sont un peu de nous ; nous qui découvrions alors nos premiers émois amoureux... Ne me dites pas, vous qui me lisez, que vous n'avez jamais été fou amoureux de quelqu'un(e) sans jamais oser pouvoir le lui dire !... C'est avec une réelle tendresse que j'ai relu dernièrement mes opus, bien rangés sur une étagère de ma vie... Souvenirs... souvenirs... Et l'auteur, me direz-vous ?... A l'époque, il signait "Hislaire". Ce dessinateur-scénariste est né à Bruxelles le 11 Janvier 1957. Outre Bidouille et Violette, on lui doit Sambre, "Coursensac", les scénarios des premiers Gang Mazda (où il intervient en tant que personnage). Hislaire est parvenu a créer son propre univers, à la fois comique et poétique ; jouant tout aussi bien sur la gravité des sentiments ou actions que sur la sensibilité des êtres.
Comptine d'Halloween
Je ne suis pas client des films « scream » et autre « souviens toi l’été dernier », mais j’ai vraiment bien aimé cette comptine… Pourtant que seraient ces films sans leur petite musique bien stressante ? Sûrement qu’il serait moins facile d’angoisser le spectateur. Et bien j’ai trouvé très réussie l’ambiance de cette série. Les supers dessins de Denys et la mise en couleur de Hubert y contribuent pleinement. La tranquillité du petit village de Creeper Creek est perturbée par une série de meurtres et des histoires du passé vont remonter à la surface. Ca fait penser aux 2 films précités non ? Eh bien j’ai vraiment trouvé l’histoire prenante et bien ficelée. Tous les protagonistes sont plus ou moins louches, ils feraient tous un très bon coupable. J’ai enchaîné les 3 tomes sans les lâcher ! Un conseil pour encore plus apprécier comptine d’halloween : Lire les 3 tomes un soir d’orage ou vous êtes seul à la maison. Effet garanti !