Cet avis porte sur la seconde partie : Durandur s'excuse O4 67 66 33 40 :
Durandur revient avec ses plus plates excuses. En effet après un premier album, en solo, outrancier, il nous devait bien cela. Oui, Durandur s'excuse de n'être pas allé aussi loin qu'il le voulait dans "Durandur encule tout le monde". Aussi, il remet cela dans un ouvrage plus court (dommage !) et ne comportant que quatre histoires bien salaces. J'ai préféré la troisième, pudiquement intitulée "tu suces l'ami ?" (ami poète bonjour), histoire ahurissante et dégueulasse à souhait. Mais Durandur se laisse aller également à la mode des cahiers de voyage puisque sa vision de l'Inde n'a rien à envier à celle des Charles dans India Dreams... enfin vous jugerez par vous-même.
Ah, j'oubliais un détail, quand vous passerez en caisse, ayez l'air dégagé et serein lorsque la charmante caissière scannera le quatrième de couverture.
Et puis si vous n'êtes pas content, appelez le 04 67 66 33 40 pour recevoir les excuses de Durandur.
C'est osé, très osé parfois à la limite du supportable mais j'ai vraiment aimé. Un bémol tout de même, cela se lit trop vite pour un prix assez élevé.
Ce livre n'est évidemment pas à mettre entre toutes les mains.
Qui n'a jamais regardé Olive et Tom ?
Certes, la série est beaucoup plus connue en dessin animé, mais bon...
Cette série sera parfaite pour les amoureux du dessin animé qui veulent revivre les exploits de Tsubasa Ohzora (Olive) et Genzo Wakabayashi (Tom).
Le récit de leurs aventures et bien sûr assez répétitif (surtout pour le déroulement des matchs et comme il n'y a quasiment que ça...) mais cela se lit très facilement et j'ai trouvé cela très dynamique. L'avantage est qu'un match ne dure pas 3 tomes comme pour la série, ce qui fait qu'au fil de la lecture ils s'enchaînent assez rapidement.
Un peu comme Dragon Ball, on suit les personnages dès leur plus jeune âge jusqu'à l'adolescence ou pré-adolescence (et même plus dans la suite Captain Tsubasa World Youth).
Les dessins sont très simples et retranscrivent bien l'action des matchs.
Cette série comblera les fans d'Olive et Tom. Sinon, elle reste à lire pour les amoureux de football ou par simple curiosité.
Après les avis très positifs trouvés sur ce site, je me suis décidé à lire les 2 tomes des "Chercheurs de Trésor". J'avais auparavant beaucoup apprécié L'Ascension du Haut Mal de David B et je me demandais comment son style graphique si particulier pouvait s'adapter à un conte façon mille et une nuits.
Le résultat est tout simplement exceptionnel. L'histoire en elle-même nous emmène à Bagdad où un prophète voilé vole les ombres de ses habitants. Face à lui, un groupe hétéroclite de 7 personnages qui rappelle un peu les héros de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires lui fait face. La religion est très présente et les dialogues qui en découlent peuvent faire un peu penser à du Sfar. L'humour est présent lui aussi.
Le dessin de David B ainsi que les couleurs de Thomasine nous plonge très facilement dans ce monde oriental.
Deux tomes de très grande qualité qui font espérer un final éblouissant.
Merci Arzak de m'avoir fait véritablement dénicher cette BD : j'ai mis près d'un mois à finalement la trouver et pouvoir l'acheter, étant absente de la quasi-totalité des librairies où je l'ai cherchée. Mais maintenant que j'ai enfin pu me la procurer, je confirme que c'est une excellente BD !
Tout me plait dans cette BD, à part le titre qui m'a fait rougir à chaque fois que je la demandais à un libraire. Le dessin de Duchazeau est fin et élégant. La couverture est jolie. Le prix est modique. Et surtout les scénarios de ces contes africains sont excellents.
On y retrouve bien l'ambiance et l'idée d'histoires africaines telles que j'en entendais dans ma jeunesse (passée en Afrique justement). Ce sont des contes plein d'humour, de ruse, de poésie et d'intelligence. Vehlmann a en outre pris le parti de moderniser totalement leur narration et leurs dialogues, leur donnant une fraicheur et un dynamisme très appréciable. Et surtout, il a ajouté une part d'humour moderne souvent franchement marrante.
Ces contes, hormis le premier peut-être, ne sont pas véritablement destinés à un public jeune à mes yeux. En tout cas, pas aussi jeune que ma fille à qui je ne pourrais pas lire cet ouvrage complet pour le moment. C'est donc très plaisant à lire pour un adulte. Les histoires alternent contes moraux, pure poésie et histoires humoristiques.
J'avoue trouver que les premières histoires sont d'un meilleur niveau que les dernières, mais le niveau de chaque histoire est au minimum "pas mal" tandis que certaines sont "franchement excellentes".
Une très bonne lecture dont il serait dommage de vous priver sous le simple pretexte que cette BD n'est hélas pas facile à trouver en magasin.
Note approximative : 3.5/5
Jusqu'à présent, je n'avais accroché à aucune BD de David B. mais j'appréciais à chaque fois ses grandes compositions naïves et complexes représentant ses rêves et ses batailles imaginaires dans une série comme L'Ascension du Haut Mal. Et d'une certaine manière, c'est ce genre de rêve fantastique et ces batailles persanes qui sont mis en histoire et en belles images dans Les Chercheurs de trésors.
Le dessin est toujours assez naïf mais très chouette. Certaines compositions et mises en pages sont excellentes, comme de grands parchemins persans ou arabes. Les couleurs sont simples mais jolies. La narration est fluide et agréable, avec pour seuls défauts quelques bulles de dialogues dont l'ordre de lecture n'est pas toujours instinctif.
Le scénario me fait grandement penser à du Sfar, présentant une Bagdad des mille et une nuits où se mêlent mystères, magie et quelques reflexions religieuses entre les amis héros sunnites, chiite, juif, chrétien ou hérétique. Une belle part d'imagination, des personnages plein de vie et de personnalité, une intrigue à mi-chemin entre aventure, fantastique et onirique. Le récit est plaisant à suivre, et même s'il ne m'a pas complètement passionné, son originalité m'a intéressé et poussé à lire chaque page avec plaisir.
Excellente idée que le défi Oubapien et l'expérimentation à la base de cette BD. Depuis que j'avais vu une planche d'un Conte de Noel du journal Spirou mise en image de manière très différente par deux dessinateurs (Will et son fils Eric Maltaite) à qui on avait envoyé par erreur le même scénario en double, je me suis moi-même demandé sur de très nombreuses BDs comment elles auraient été dessinées sur le même scénario si ça avait été un autre dessinateur au pinceau et à la mise en page. C'est donc avec plaisir que je vois cette suite de planches et de cases "identiques" mises en images par 12 dessinateurs aussi différents pour pouvoir comparer leurs techniques mais aussi leurs idées.
L'album est présentée d'excellente manière avec les premières pages dédiées à la présentation de chaque auteur ayant participé à cet ouvrage. Beaucoup d'entre eux me plaisent énormément et je suis ravi de voir la vision de Goossens confrontée à celle de Trondheim par exemple, ou celle de Plessix ou Jason et autres grands noms ou moins connus de la BD française mais aussi européenne, américaine ou japonaise. Dommage que ces auteurs n'aient pas tous joué le jeu de répondre au questionnaire similaire qui leur avait été envoyé à chacun car la réponse de ceux qui ont répondu est souvent très intéressante (c'est fou de voir que Goossens a exactement le même (excellent) humour quand il répond à une interview que dans ses BDs).
Après cette présentation viennent les planches en elles-mêmes et tout l'interêt qu'elles représentent dans leur forme, leur contenu, et la façon dont Fabien Vehlmann les a agencées en une histoire assez amusante.
Très bonne idée et très bonne BD collective donc.
J'aurais beaucoup aimé cependant d'autres pages, après les planches dessinées elles-mêmes, offrant au lecteur le point de vue de chaque auteur après avoir vu les planches des autres et leurs différences. Pousser l'expérimentation jusqu'au bout donc et ne pas simplement en laisser le lecteur seul juge du résultat. Je suis sûr que cela m'aurait permis d'en apprendre beaucoup plus encore.
Je dois reconnaître ne pas avoir apprécié cette œuvre à sa juste valeur, lors de ma première lecture, notamment à cause du dessin de Miller que je n'aime pas beaucoup. Passé ce petit handicap et relisant l'ouvrage, j’ai enfin saisi toute la portée de ce récit.
Ecrit en 1987, dans une Amérique reaganienne sûre d’elle-même et triomphante, cette œuvre crépusculaire prend tout son sens. On y découvre un Bruce Wayne vieillissant qui a retiré son costume de Batman, dix ans après la mort de Robin. Bruce est en proie aux doutes, hanté par de mauvais souvenirs, notamment la mort de ses parents. Choisissant de revêtir à nouveau son costume, il s’enfoncera de plus en plus dans une forme de folie qui le conduira vers une sorte d’autodéfense expéditive souvent discutable, l’amenant à frapper sans ménagement des petits voyous et leur faisant le plus de mal possible. Paradoxalement, il éprouvera une forme de compassion envers ses anciens ennemis, notamment le joker qu’il ne peut se résoudre à tuer. Cet épisode est à rapprocher du Rire et Mourir de Moore qui évoquait l’attraction-répulsion de Batman et du Joker.
Son affrontement avec Superman, pur moment d’anthologie, devient le symbole d’une division entre deux conceptions opposées de la justice. Superman, aux ordres du président Reagan s’oppose à celui qui a choisi le côté obscur : le blanc et le noir, les deux faces de l’Amérique…
Au même titre que Watchmen, cette œuvre traite du statut et du vieillissement des super héros, de leurs pouvoirs, de la façon de s’en servir, ainsi que de la place de ces personnes dans la société. Batman Dark knight est une œuvre sombre, sans concession, servi par un style narratif qui fit date, un bouleversement complet de l’univers comics des années 80 et une œuvre militante qui anticipait quelques dérives actuelles comme le pouvoir des médias.
Ne vous êtes-vous jamais demandé : "... et s'il se passait quelque chose de grave sur la Terre... que je serais un des rares survivants... que ferais-je ?... " Bonne question non ?...
Simon du fleuve fait ses premiers pas post-atomiques dans l'hebdo Tintin n° 4, 28ème année, du 23 Janvier 1973...
Après un énorme conflit mondial, quelques symboles témoignent encore de "l'ancienne époque". La race humaine, du moins ce qu'il en reste, est retournée quasi à ses origines... Hommes et femmes tentent de survivre, se regroupent en tribus, en villages...
Simon, lui, est un infatigable voyageur. Il va "là où son regard le porte", plutôt sans but précis, tentant quand même de se reforger une sorte d'équilibre...
Cette saga écologique se veut une sorte de réflexion de l'auteur sur le progrès que l'on n'a pas su contrôler, sur la folie meurtrière des hommes.
Alliant écologie et aspect mystique, Auclair va gérer cette belle série jusqu'en 1978. Cinq albums seront édités. A la suite de problèmes avec sa maison d'éditions -Lombard-Dargaud- il va l'arrêter pendant une dizaine d'années.
Simon revient en 1988. Un retour attendu et remarqué. Les scénarios sont maintenant signés Alain Riondet. Cette sorte de second cycle renferme un contenu beaucoup plus philosophique, moins polémique que les opus précédents.
La mort d'Auclair, en 1990, met un terme a cette véritable oeuvre généreuse. Simon aura vécu le temps de 9 albums. La série ne sera pas poursuivie. Personnellement, c'est peut-être mieux ainsi...
L'auteur :
Serge Auclair est né à La Barre-des-Monts (Vendée) le 1er Mai 1943.
Outre Simon du Fleuve, on lui connaît principalement Les Naufragés d'Arroyoka, "La saga du grizzli".
Auclair pratiquait le dessin de style réaliste avec grand talent. Il laisse derrière lui une oeuvre très personnelle empreinte d'amour, d'écologie, de sensibilité et -surtout- d'humanisme.
Il nous a quitté le 20 Janvier 1990 à Nantes.
J'ai beaucoup aimé ces 2 premiers tomes.
Je trouve tout d'abord que le monde imaginé par les auteurs est original et bien pensé.
Après un premier tome d'introduction servant à présenter cet univers ainsi que les personnages, l'histoire s'accélère très habilement dans le second où se précisent l'ensemble des enjeux et intrigues politiques entraperçues dans le T1.
Les dessins sont particuliers mais loin d'être désagréables et le découpage est aéré tant et si bien qu'au premier abord on peut avoir l'impression d'un manque de matière mais il n'en est rien à la lecture.
Un petit bémol concernant les couleurs qui laissent percevoir une impression de monochromie tant elles paraissent ternes.
En tout cas, j'ai vraiment envie de connaître la suite et conseille de ne pas arrêter son avis au tome 1.
Un troisième tome dans lequel certains mystères se dévoilent avec un déroulement plus dynamique et un mieux sur la colorisation. Je maintient ma note puisque je ne suis vraiment pas déçu!
Après lecture des 14 tomes de la série et pour apporter ma pierre à l'édifice, je dois dire que dans l'ensemble on passe un bon moment.
Bien que le personnage soit très stéréotypé et un peu trop parfait à mon goût, j'ai bien aimé les 8 premiers tomes dans lesquels l'auteur arrive tout de même à surprendre en ménageant le suspens cela avec des scénarii plutôt bien pensés.
Les 4 tomes suivants me font assez penser à des histoires à l'eau de rose d'un ennui terrible. Un regain d'intérêt sur les 13 et 14ème volumes, mais sans être toutefois à la hauteur des premiers épisodes.
Le tome 15 a été une bonne surprise avec cette impression que la série est parvenue à prendre un second souffle avec l'apparition de nouveaux personnages. C'est surprenant et donc plutôt positif pour cette série que je trouve la plus réussie parmi les productions grand public.
3,5/5.
Finalement après lecture des 20 tomes, je rehausse ma note à 4, car les lectures et relectures sont toujours agréables et j'ai toujours envie d'acheter le petit nouveau...Ca doit me plaire!
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Durandur
Cet avis porte sur la seconde partie : Durandur s'excuse O4 67 66 33 40 : Durandur revient avec ses plus plates excuses. En effet après un premier album, en solo, outrancier, il nous devait bien cela. Oui, Durandur s'excuse de n'être pas allé aussi loin qu'il le voulait dans "Durandur encule tout le monde". Aussi, il remet cela dans un ouvrage plus court (dommage !) et ne comportant que quatre histoires bien salaces. J'ai préféré la troisième, pudiquement intitulée "tu suces l'ami ?" (ami poète bonjour), histoire ahurissante et dégueulasse à souhait. Mais Durandur se laisse aller également à la mode des cahiers de voyage puisque sa vision de l'Inde n'a rien à envier à celle des Charles dans India Dreams... enfin vous jugerez par vous-même. Ah, j'oubliais un détail, quand vous passerez en caisse, ayez l'air dégagé et serein lorsque la charmante caissière scannera le quatrième de couverture. Et puis si vous n'êtes pas content, appelez le 04 67 66 33 40 pour recevoir les excuses de Durandur. C'est osé, très osé parfois à la limite du supportable mais j'ai vraiment aimé. Un bémol tout de même, cela se lit trop vite pour un prix assez élevé. Ce livre n'est évidemment pas à mettre entre toutes les mains.
Captain Tsubasa
Qui n'a jamais regardé Olive et Tom ? Certes, la série est beaucoup plus connue en dessin animé, mais bon... Cette série sera parfaite pour les amoureux du dessin animé qui veulent revivre les exploits de Tsubasa Ohzora (Olive) et Genzo Wakabayashi (Tom). Le récit de leurs aventures et bien sûr assez répétitif (surtout pour le déroulement des matchs et comme il n'y a quasiment que ça...) mais cela se lit très facilement et j'ai trouvé cela très dynamique. L'avantage est qu'un match ne dure pas 3 tomes comme pour la série, ce qui fait qu'au fil de la lecture ils s'enchaînent assez rapidement. Un peu comme Dragon Ball, on suit les personnages dès leur plus jeune âge jusqu'à l'adolescence ou pré-adolescence (et même plus dans la suite Captain Tsubasa World Youth). Les dessins sont très simples et retranscrivent bien l'action des matchs. Cette série comblera les fans d'Olive et Tom. Sinon, elle reste à lire pour les amoureux de football ou par simple curiosité.
Les Chercheurs de trésor
Après les avis très positifs trouvés sur ce site, je me suis décidé à lire les 2 tomes des "Chercheurs de Trésor". J'avais auparavant beaucoup apprécié L'Ascension du Haut Mal de David B et je me demandais comment son style graphique si particulier pouvait s'adapter à un conte façon mille et une nuits. Le résultat est tout simplement exceptionnel. L'histoire en elle-même nous emmène à Bagdad où un prophète voilé vole les ombres de ses habitants. Face à lui, un groupe hétéroclite de 7 personnages qui rappelle un peu les héros de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires lui fait face. La religion est très présente et les dialogues qui en découlent peuvent faire un peu penser à du Sfar. L'humour est présent lui aussi. Le dessin de David B ainsi que les couleurs de Thomasine nous plonge très facilement dans ce monde oriental. Deux tomes de très grande qualité qui font espérer un final éblouissant.
Dieu qui pue, Dieu qui pète
Merci Arzak de m'avoir fait véritablement dénicher cette BD : j'ai mis près d'un mois à finalement la trouver et pouvoir l'acheter, étant absente de la quasi-totalité des librairies où je l'ai cherchée. Mais maintenant que j'ai enfin pu me la procurer, je confirme que c'est une excellente BD ! Tout me plait dans cette BD, à part le titre qui m'a fait rougir à chaque fois que je la demandais à un libraire. Le dessin de Duchazeau est fin et élégant. La couverture est jolie. Le prix est modique. Et surtout les scénarios de ces contes africains sont excellents. On y retrouve bien l'ambiance et l'idée d'histoires africaines telles que j'en entendais dans ma jeunesse (passée en Afrique justement). Ce sont des contes plein d'humour, de ruse, de poésie et d'intelligence. Vehlmann a en outre pris le parti de moderniser totalement leur narration et leurs dialogues, leur donnant une fraicheur et un dynamisme très appréciable. Et surtout, il a ajouté une part d'humour moderne souvent franchement marrante. Ces contes, hormis le premier peut-être, ne sont pas véritablement destinés à un public jeune à mes yeux. En tout cas, pas aussi jeune que ma fille à qui je ne pourrais pas lire cet ouvrage complet pour le moment. C'est donc très plaisant à lire pour un adulte. Les histoires alternent contes moraux, pure poésie et histoires humoristiques. J'avoue trouver que les premières histoires sont d'un meilleur niveau que les dernières, mais le niveau de chaque histoire est au minimum "pas mal" tandis que certaines sont "franchement excellentes". Une très bonne lecture dont il serait dommage de vous priver sous le simple pretexte que cette BD n'est hélas pas facile à trouver en magasin.
Les Chercheurs de trésor
Note approximative : 3.5/5 Jusqu'à présent, je n'avais accroché à aucune BD de David B. mais j'appréciais à chaque fois ses grandes compositions naïves et complexes représentant ses rêves et ses batailles imaginaires dans une série comme L'Ascension du Haut Mal. Et d'une certaine manière, c'est ce genre de rêve fantastique et ces batailles persanes qui sont mis en histoire et en belles images dans Les Chercheurs de trésors. Le dessin est toujours assez naïf mais très chouette. Certaines compositions et mises en pages sont excellentes, comme de grands parchemins persans ou arabes. Les couleurs sont simples mais jolies. La narration est fluide et agréable, avec pour seuls défauts quelques bulles de dialogues dont l'ordre de lecture n'est pas toujours instinctif. Le scénario me fait grandement penser à du Sfar, présentant une Bagdad des mille et une nuits où se mêlent mystères, magie et quelques reflexions religieuses entre les amis héros sunnites, chiite, juif, chrétien ou hérétique. Une belle part d'imagination, des personnages plein de vie et de personnalité, une intrigue à mi-chemin entre aventure, fantastique et onirique. Le récit est plaisant à suivre, et même s'il ne m'a pas complètement passionné, son originalité m'a intéressé et poussé à lire chaque page avec plaisir.
Coïncidence
Excellente idée que le défi Oubapien et l'expérimentation à la base de cette BD. Depuis que j'avais vu une planche d'un Conte de Noel du journal Spirou mise en image de manière très différente par deux dessinateurs (Will et son fils Eric Maltaite) à qui on avait envoyé par erreur le même scénario en double, je me suis moi-même demandé sur de très nombreuses BDs comment elles auraient été dessinées sur le même scénario si ça avait été un autre dessinateur au pinceau et à la mise en page. C'est donc avec plaisir que je vois cette suite de planches et de cases "identiques" mises en images par 12 dessinateurs aussi différents pour pouvoir comparer leurs techniques mais aussi leurs idées. L'album est présentée d'excellente manière avec les premières pages dédiées à la présentation de chaque auteur ayant participé à cet ouvrage. Beaucoup d'entre eux me plaisent énormément et je suis ravi de voir la vision de Goossens confrontée à celle de Trondheim par exemple, ou celle de Plessix ou Jason et autres grands noms ou moins connus de la BD française mais aussi européenne, américaine ou japonaise. Dommage que ces auteurs n'aient pas tous joué le jeu de répondre au questionnaire similaire qui leur avait été envoyé à chacun car la réponse de ceux qui ont répondu est souvent très intéressante (c'est fou de voir que Goossens a exactement le même (excellent) humour quand il répond à une interview que dans ses BDs). Après cette présentation viennent les planches en elles-mêmes et tout l'interêt qu'elles représentent dans leur forme, leur contenu, et la façon dont Fabien Vehlmann les a agencées en une histoire assez amusante. Très bonne idée et très bonne BD collective donc. J'aurais beaucoup aimé cependant d'autres pages, après les planches dessinées elles-mêmes, offrant au lecteur le point de vue de chaque auteur après avoir vu les planches des autres et leurs différences. Pousser l'expérimentation jusqu'au bout donc et ne pas simplement en laisser le lecteur seul juge du résultat. Je suis sûr que cela m'aurait permis d'en apprendre beaucoup plus encore.
Batman - The Dark Knight returns
Je dois reconnaître ne pas avoir apprécié cette œuvre à sa juste valeur, lors de ma première lecture, notamment à cause du dessin de Miller que je n'aime pas beaucoup. Passé ce petit handicap et relisant l'ouvrage, j’ai enfin saisi toute la portée de ce récit. Ecrit en 1987, dans une Amérique reaganienne sûre d’elle-même et triomphante, cette œuvre crépusculaire prend tout son sens. On y découvre un Bruce Wayne vieillissant qui a retiré son costume de Batman, dix ans après la mort de Robin. Bruce est en proie aux doutes, hanté par de mauvais souvenirs, notamment la mort de ses parents. Choisissant de revêtir à nouveau son costume, il s’enfoncera de plus en plus dans une forme de folie qui le conduira vers une sorte d’autodéfense expéditive souvent discutable, l’amenant à frapper sans ménagement des petits voyous et leur faisant le plus de mal possible. Paradoxalement, il éprouvera une forme de compassion envers ses anciens ennemis, notamment le joker qu’il ne peut se résoudre à tuer. Cet épisode est à rapprocher du Rire et Mourir de Moore qui évoquait l’attraction-répulsion de Batman et du Joker. Son affrontement avec Superman, pur moment d’anthologie, devient le symbole d’une division entre deux conceptions opposées de la justice. Superman, aux ordres du président Reagan s’oppose à celui qui a choisi le côté obscur : le blanc et le noir, les deux faces de l’Amérique… Au même titre que Watchmen, cette œuvre traite du statut et du vieillissement des super héros, de leurs pouvoirs, de la façon de s’en servir, ainsi que de la place de ces personnes dans la société. Batman Dark knight est une œuvre sombre, sans concession, servi par un style narratif qui fit date, un bouleversement complet de l’univers comics des années 80 et une œuvre militante qui anticipait quelques dérives actuelles comme le pouvoir des médias.
Simon du fleuve
Ne vous êtes-vous jamais demandé : "... et s'il se passait quelque chose de grave sur la Terre... que je serais un des rares survivants... que ferais-je ?... " Bonne question non ?... Simon du fleuve fait ses premiers pas post-atomiques dans l'hebdo Tintin n° 4, 28ème année, du 23 Janvier 1973... Après un énorme conflit mondial, quelques symboles témoignent encore de "l'ancienne époque". La race humaine, du moins ce qu'il en reste, est retournée quasi à ses origines... Hommes et femmes tentent de survivre, se regroupent en tribus, en villages... Simon, lui, est un infatigable voyageur. Il va "là où son regard le porte", plutôt sans but précis, tentant quand même de se reforger une sorte d'équilibre... Cette saga écologique se veut une sorte de réflexion de l'auteur sur le progrès que l'on n'a pas su contrôler, sur la folie meurtrière des hommes. Alliant écologie et aspect mystique, Auclair va gérer cette belle série jusqu'en 1978. Cinq albums seront édités. A la suite de problèmes avec sa maison d'éditions -Lombard-Dargaud- il va l'arrêter pendant une dizaine d'années. Simon revient en 1988. Un retour attendu et remarqué. Les scénarios sont maintenant signés Alain Riondet. Cette sorte de second cycle renferme un contenu beaucoup plus philosophique, moins polémique que les opus précédents. La mort d'Auclair, en 1990, met un terme a cette véritable oeuvre généreuse. Simon aura vécu le temps de 9 albums. La série ne sera pas poursuivie. Personnellement, c'est peut-être mieux ainsi... L'auteur : Serge Auclair est né à La Barre-des-Monts (Vendée) le 1er Mai 1943. Outre Simon du Fleuve, on lui connaît principalement Les Naufragés d'Arroyoka, "La saga du grizzli". Auclair pratiquait le dessin de style réaliste avec grand talent. Il laisse derrière lui une oeuvre très personnelle empreinte d'amour, d'écologie, de sensibilité et -surtout- d'humanisme. Il nous a quitté le 20 Janvier 1990 à Nantes.
L'Anneau des 7 Mondes
J'ai beaucoup aimé ces 2 premiers tomes. Je trouve tout d'abord que le monde imaginé par les auteurs est original et bien pensé. Après un premier tome d'introduction servant à présenter cet univers ainsi que les personnages, l'histoire s'accélère très habilement dans le second où se précisent l'ensemble des enjeux et intrigues politiques entraperçues dans le T1. Les dessins sont particuliers mais loin d'être désagréables et le découpage est aéré tant et si bien qu'au premier abord on peut avoir l'impression d'un manque de matière mais il n'en est rien à la lecture. Un petit bémol concernant les couleurs qui laissent percevoir une impression de monochromie tant elles paraissent ternes. En tout cas, j'ai vraiment envie de connaître la suite et conseille de ne pas arrêter son avis au tome 1. Un troisième tome dans lequel certains mystères se dévoilent avec un déroulement plus dynamique et un mieux sur la colorisation. Je maintient ma note puisque je ne suis vraiment pas déçu!
Largo Winch
Après lecture des 14 tomes de la série et pour apporter ma pierre à l'édifice, je dois dire que dans l'ensemble on passe un bon moment. Bien que le personnage soit très stéréotypé et un peu trop parfait à mon goût, j'ai bien aimé les 8 premiers tomes dans lesquels l'auteur arrive tout de même à surprendre en ménageant le suspens cela avec des scénarii plutôt bien pensés. Les 4 tomes suivants me font assez penser à des histoires à l'eau de rose d'un ennui terrible. Un regain d'intérêt sur les 13 et 14ème volumes, mais sans être toutefois à la hauteur des premiers épisodes. Le tome 15 a été une bonne surprise avec cette impression que la série est parvenue à prendre un second souffle avec l'apparition de nouveaux personnages. C'est surprenant et donc plutôt positif pour cette série que je trouve la plus réussie parmi les productions grand public. 3,5/5. Finalement après lecture des 20 tomes, je rehausse ma note à 4, car les lectures et relectures sont toujours agréables et j'ai toujours envie d'acheter le petit nouveau...Ca doit me plaire!