Les derniers avis (39856 avis)

Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Le crépuscule des braves
Le crépuscule des braves

Un fort bon et bel ouvrage que celui-ci. Même si l'on n'est pas attiré par l'Histoire, on ne peut que plonger dans ces récits qui fleurent bon la chevalerie. Terminés les combats épiques, les charges de cavalerie, les duels d'homme à homme : l'artillerie prend le dessus et écrase tout, sans distinction aucune... Ces récits de l'Histoire -par beaucoup oubliés- revivent ici sous le trait alerte, vigoureux, violent, baroque de Tarral. Son graphisme est fort, vif, détaillé, emportant dans une grande fresque sanglante les scénarios de Giroud. Ces personnages, délaissés de la mémoire des livres et des hommes, reprennent ici vie, le temps de quelques dizaines de pages, pour notre très grand plaisir. Du très bon travail d'auteurs. Pour ne pas oublier.

23/09/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Richard Coeur de Lion - L'épée et la croix
Richard Coeur de Lion - L'épée et la croix

Quelle aventure !... Plongez de bon coeur dans une des plus grandes sagas du 13ème siècle !... Philippe Delaby, sur un scénario "en béton" d'Yves Duval, nous livre et décortique ici la vie d'un "grand" de l'histoire de l'Angleterre. L'histoire de Richard Coeur de Lion est une vaste fresque guerrière, haletante, que vous ne lâcherez pas avant le mot "fin". Un superbe graphisme réaliste, coloré, mêle personnages historiques, architectures et arrière-plans dans cette formidable geste. Delaby y va d'un trait baroque, puissant, pointilleux où l'on note le souci et le respect du détail historique. Du très très bon et beau travail Cet album date de 1991. Delaby "explosera" par la suite avec sa série Murena. Petite info : Savez-vous que le gisant de Richard Coeur de Lion se trouve en France, à l'abbaye de Fontevraud -une des plus belles d'Europe- située entre Saumur et Chinon ? J'y suis allé et me suis fait une profonde réflexion : "Bon sang, quand je pense qu' "il" est là, à mes pieds..." Impressionnant.

23/09/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série La Légende de Robin des Bois
La Légende de Robin des Bois

Note approximative : 3.5/5 Avec Bill Baroud et Les Superhéros Injustement Méconnus, la Légende de Robin des Bois fait partie des classiques de Larcenet à l'époque de Fluide Glacial et où il ne s'était pas encore aventuré sur les chemins du roman graphique, se "contentant" de faire dans l'humour pur et délirant. J'avais déjà lu une ou deux histoires courtes de cette BD dans Fluide il y a longtemps, et je viens seulement de lire l'album en entier. Et je dois dire que j'ai bien rigolé. Cependant, j'ai moins ri que je l'espérais. L'abondance de dialogues sciemment ampoulés m'a un peu lassé. De même, les histoires ne sont pas toutes hilarantes, les deux dernières de l'album par exemple m'ont tout juste fait sourire. Mais parmi les autres, il y a des moments de franche rigolade, de gros éclats de rire. Ce sont ces petits trucs en plus qui font qu'un album seulement pas mal à plusieurs moments devient franchement bien à d'autres. Pour l'anecdote, j'apprécie bien les petites incrustations par-ci par-là de personnages d'autres bandes-dessinés : la "A" d'Adèle Blanc-sec m'a bien fait rire.

23/09/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 4/5
Couverture de la série Strawberry shortcakes
Strawberry shortcakes

Avec "Strawberry shortcakes", Nananan, la mangaka au nom en palindrome, nous entraîne sur les pas de quatre jeunes femmes Tokyoïtes. Des femmes qui rêvent de l’âme soeur mais qui se satisferaient bien d’un tout petit peu d’affection ou d’attention des gens qui les entourent, et qui souffrent chacune à leur manière d’une profonde solitude, d’un manque d’amour qui leur pèse à en pleurer, à en être malade, à s’en mutiler. La douleur et la détresse sentimentale transpirent de tout l’album mais s’expriment de manière très pudique, sans cris et sans drame, faisant autant de bruit qu’un poisson agonisant hors de son bocal. Un album aux dessins à la fois doux et acérés, dont certains chapitres prennent aux tripes et donnent la chair de poule.

22/09/2006 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Tiffany
Tiffany

Après Le Sang des Porphyre, voici donc la nouvelle série d'un Yann décidément très prolixe en ce moment. Une très belle couverture, sobre et simple mais lorsque l'on ouvre le livre, on ne peut que regretter les couleurs fades employées. Une histoire, ou plutôt une enquête policière bien menée, avec de bons mots distillés tout au long du récit. J'ai bien aimé le dessin d'Herval, que j'avais découvert l'an passé dans un recueil admirablement illustré "drôles de pin- up". Des clins d'oeils (cf. la rue Maurice Tillieux page 36), un lieutenant de police fort inattendu et des personnages secondaires réussis font que cette bande dessinée sort véritablement du lot parmi le flot éditorial du mois de septembre, déversé dans les bacs. Bienvenue donc à "Tiffany" dans la cohorte des détectives de papier, une série qui débute très bien. C'est simple, efficace, bref une série prometteuse. Oh, pendant que j'y pense : avant d'être comme moi, agacé par les phylactères retraçant les pensées des personnages dans les premières pages, lisez d'abord le quatrième de couverture...

22/09/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5
Couverture de la série Chasseurs de dragons
Chasseurs de dragons

Héhé, bien délirante, cette chasse au dragon… C’est un produit dérivé d’un dessin animé… et ça ne se sent pas, tant cette bd est bien faite, rien à voir avec les bd de chez Jungle, je vous rassure. Les dialogues sont très bien écrits, ce n’est peut-être pas du Goscinny, mais au moins aussi bon qu’Arleston quand il est en forme. Et le dessin est un pur délice. C’est plein de vie, ça bouge dans tous les sens et les personnages sont carrément attachants. De la bd grand public de pur divertissement et de qualité !

22/09/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5
Couverture de la série Tiffany
Tiffany

J'étais, depuis quelques années, un peu déçu par la production de Yann. Les séries, dans le style des Eternels ou de Narvalo s'égaraient dans un style un peu trop commercial qui me gênait un peu. Cette fois-ci, j'ai plutôt bien accroché à cette histoire. Certes, elle n'est pas franchement originale ; une jeune fille qui lit dans les pensées des gens, on a déjà vu ça. C'est surtout l'ambiance qui m'a amusé, les dialogues sont très bien ciselés. On sent la patte de Yann et comme d'habitude, il n'hésite pas à ponctuer son récit de nombreuses références (regardez bien les affiches en arrière-plan, on y verra quelques messages sur Fabrice Lucchini et d'autres). Mais les références ne sont pas trop abondantes, par opposition à certaines de ses séries comme Odilon Verjus, Spoon and White ou Cotton kid qui fonctionnent entièrement sur ce ressort. Ici, elles sont disséminées avec parcimonie et de manière plutôt habile. L'histoire, quant à elle, n'est pas révolutionnaire, mais constitue une bonne enquête policière dans le milieu de l'aristocratie. L'héroïne éponyme est une descendante de Jeanne d'Arc et revendique fièrement son féminisme.

22/09/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Surcouf (Charlier/Hubinon)
Surcouf (Charlier/Hubinon)

Tudieu, quelle magnifique série que voilà !... Robert Surcouf donne ses premiers coups de rame dans l'hebdo Spirou n° 605 du 17 Novembre 1949. Il y tire sa dernière bordée dans le n° 738 du 5 Juin 1952. Surcouf ?... Une magnifique fresque, haute en couleurs, qui nous raconte les mille et une aventures de ce personnage hors du commun. L'histoire ?... Elle est née de la rencontre de deux "pointures" de la BD : Jean-Michel Charlier et Vic(tor) Hubinon. Hubinon, qui a déjà créé Buck Danny, adore dessiner des bateaux. D'une rencontre avec le scénariste va naître cette véritable saga maritime qui tiendra en haleine les lecteurs pendant plusieurs années. Comme à son habitude, Charlier, délaissant tout historisme sévère, va se plaire -et nous plaire- à concocter les nombreuses péripéties aventureuses de ce corsaire. Hubinon, au graphisme élégant et dynamique, concocte une longue histoire où grands combats navals, abordages sanglants, duels sans merci, prises d'assaut ont la part belle. Le tout est "réglé" d'un trait pur, classique, qui attire l'oeil... et le garde. Les nombreuses scènes de combats sont vues sous différents cadrages ; Hubinon n'ayant pas son pareil pour décrire visuellement la fougue meurtrière des hommes, les abordages sans merci... Du grand art graphique !... Surcouf a été -justement- nommé "Le roi des corsaires". Et il est vrai que peu de gens se souviennent du nom d'un autre. Il a vécu une extraordinaire et véridique épopée. Mille légendes courent encore sur lui, mais aucune n'est aussi belle que la stricte réalité des faits que Charlier et Hubinon ont pris grand plaisir à vous présenter. Si vous n'aimez pas l'histoire, "Surcouf" va vous la faire aimer !.. Surcouf ?... C'est trois éditions originales, brochées, éditées de 1951 à 1953. Cette oeuvre a fait l'objet de plusieurs rééditions. Surcouf ?... Un superbe triptyque à tenir en belle place dans toute bdthèque. Excellent. Je dis et maintiens. Les auteurs : Au dessin : Victor HUBINON, dessinateur-scénariste belge, né à Angleur le 26 Avril 1924 et décédé à Villemy le 8 Janvier 1979. Un des maîtres de la BD réaliste franco-belge. On lui doit -entre autres- : "Surcouf", Buck Danny, Blondin et Cirage, Barbe-Rouge, sans oublier les magnifiques biographies dessinées de Mermoz, Stanley... Au scénario : Jean-Michel CHARLIER, scénariste de nationalité belge (hé oui !), né à Liège le 30 Octobre 1924 et décédé à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) le 10 Juillet 1989. Une véritable "bête" du scénario. Vous mettre le détail de ses créations et participations prendrait plusieurs pages. Je vous en parlerai un jour...

22/09/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Angus Powderhill
Angus Powderhill

Tome 1 - 3,5/5 J'en ai longtemps entendu parler de cette BD, avant de pouvoir la lire... Ce tome 1 démarre sous de bons auspices, avec cet univers très particulier, à la fois fantasy et proche du conte. J'aime beaucoup l'ambiance dans ce genre d'histoire, avec des systèmes de castes, des créatures étranges, des passages entre les mondes.. A condition que ce soit bien raconté ! Or, le récit écrit par Brunschwig me semble plutôt fragmenté, étoilé, j'ai un peu de mal à tout saisir à la première lecture. Peut-être un manque d'implication de ma part ? Il est vrai que le graphisme de Bailly n'est pas forcément celui que je préfère. Pourtant il ressemble à celui de pas mal d'autres autres auteurs de fantasy, il correspond au genre. Mais c'est plutôt une question d'encrage. Ce côté... effacé, voire gommé" par moments me gêne pas mal dans la lecture, et nuit à ma compréhension. Il faut dire que ce tome 1 est très dense, il se passe beaucoup de choses, et les personnages sont nombreux. Tome 2 - 4/5 Ce second tome est selon moi, meilleur sur tous les plans que le premier. D'abord le dessin : l'encrage est bien plus assuré, les couleurs mieux tranchées, ce qui améliore la lisibilité d'un point de vue visuel. Brunschwig déploie un peu plus son récit, nous permettant de découvrir la fascinante -mais pas très originale- société de Rianker, avec ses gens de l'entre-terre. Il modifie encore un peu son rythme narratif, en coupant l'action "contemporaine" par des flashes-backs plutôt réussis, nous contant la jeunesse d'Angus. On suit le parcours de ce dernier, ainsi que celui de Poly. J'avoue que j'accroche moins à cette dernière, mais qu'importe, le récit se suit avec beaucoup d'intérêt. Ceci dit, le monde créé est original, et j'ai bien envie de lire la suite, si elle sort un jour !

22/09/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Buck Rogers
Buck Rogers

Nous sommes aux Etats-Unis, en Août 1928... La revue Amazing Stories, qui publie des récits de science-fiction, propose aux lecteurs un roman écrit par Philip Francis Nowlan. John F. Dille, responsable d'édition, se sent inspiré par cette histoire qui met en scène "Anthony Rogers". Il pense avoir trouvé là un bon filon pour une adaptation en bande-dessinée. Après accord passé avec Nowlan, Dille prend contact avec un de ses meilleurs illustrateurs : Dick Calkins. Celui-ci change le prénom du héros : "Buck Rogers" est né. Buck Rogers ?... Il est considéré comme le PREMIER personnage de science-fiction de l'histoire de la Bande Dessinée. 7 Janvier 1929. Le premier "strip" paraît dans le "Courrier Press" d'Evansville. La première aventure éditée dans ce "daily-strip" a pour titre : "Buck Rogers in the Year 2149 A.D." Et ça va plaire. Beaucoup. Des fusées en forme de suppositoires aux pistolets désintégrateurs, les éléments qui "ornent" cette série vont marquer pendant longtemps cette sorte de "marque" qui en fera le genre. 1947. Suite à un conflit avec Dille, Calkins abandonne la série ; laquelle cartonne pourtant. 1947 à 1949. Murphy Anderson reprend la saga. 1949 à 1951. Celle-ci continue sous la plume de Leon Dworkins. 1951 à 1958. C'est Rick Yager qui, à son tour, s'y met. 1958 à 1959. Retour de Murphy Anderson. 1959 à 1967. Georges Tuska reprend le flambeau. Et en France ?... Buck Rogers fait son apparition -sous ce nom- dans l'hebdo "Aventures" à partir du 14 Avril 1936. Il paraît ensuite dans l'hebdo "L'As" dès Juillet 1940. Ces parutions hebdomadaires sont signée Calkins. Malgré l'engouement du public, il faut attendre 1967 pour qu'une sorte d'album soit édité en francophonie. Un mini album est agrafé, en supplément, dans le Spirou n° 1526 du 13 Juillet 1967. Signé "Tuska" (le dernier à avoir repris la série), il a pour titre "Buck Rogers au 25ème siècle". Les "vrais" albums : Le premier, en langue française, un cartonné, est édité chez Horay en 1977. Le graphisme est de Calkins. 1980. Un album broché paraît aux Editions des Deux Coqs d'Or. La même année, un broché également est édité chez SAGE(EDITION). 1882. Un broché paraît chez Junior Production. C'est tout ?... Ben oui... C'est peu !... Ben oui !... Et c'est grand dommage. "Buck Rogers" est une magnifique série -vieille certainement- mais où l'on trouve déjà tous les poncifs qui feront de la bande dessinée de Science-Fiction ce qu'elle est maintenant. A noter : Suite à un regain d'intérêt du public anglo-saxon, le New York Time Syndicate a décidé de relancer cette saga. Scénarisée par Jim Lawrence puis Cary Bates, dessinée par Gray Morrow et ensuite Jack Sparling, elle a (re)débuté dans les pages de ce journal le 9 Septembre 1979. Rien vu venir en francophonie. "Buck Rogers" c'est aussi : des adaptations au cinéma et à la télévision dès 1939. En 1979 un long métrage -"Buck Rogers au 25ème siècle"- est sorti sur les écrans. In fine : Les albums édités en France sont assez rares à trouver ; parfois sur une bourse aux occasions lors d'un festival BD. Mais si vous aimez la science-fiction, ne les ratez surtout pas : vous passeriez à côté de quelque chose de "grand". "Buck Rogers" est une série culte. Une vraie. Quoique maintenant oubliée de beaucoup. C'est râlant quelque part... Les principaux auteurs : Dick CALKINS, dessinateur-scénariste de nationalité américaine, né à Grand Rapids (Michigan) en 1898, décédé à Tuckson (Arizona) le 13 Mai 1962. Outre "Buck Rogers" on lui connaît aussi la série "Red Ryder". Murphy ANDERSON, dessinateur-scénariste de nationalité américaine, né à Asheville (Caroline du Nord) en 1926. A oeuvré sur "Captain Comet", "Adam Strange", "Batman", "Green Lantern". Ce n'est pas "n'importe qui" !

21/09/2006 (modifier)