Les derniers avis (39894 avis)

Par Quentin
Note: 4/5
Couverture de la série La Sirène des pompiers
La Sirène des pompiers

Il est des albums qui réservent des surprises, et « la sirène des pompiers » fait partie de ceux là. Avec un scénario intelligent, cocasse et très bien construit, ainsi que des dessins agréables, « la sirène des pompiers » exploite à merveille toutes les possibilités découlant de la rencontre d’une sirène en quête de beauté et d’amour et d’un peintre pompier en quête d’inspiration. La forte personnalité des personnages rend leur rencontre encore plus intéressante. Les auteurs auraient difficilement pu faire mieux – sauf peut être à la fin de l’album, qui en rajoute une couche de trop. Un album à déguster pour se laisser mener en bateau et découvrir de nouvelles saveurs.

17/07/2007 (modifier)
Couverture de la série Mam'zelle Minouche
Mam'zelle Minouche

Je recherchais depuis longtemps cette BD de Lécureux et Poïvet (beaucoup plus connus pour Les pionniers de l'Espérance), et je l'ai enfin dénichée. Il s'agit de 2 albums regroupant 9 aventures d'une jeune détective dans les années 60-70 (sur 16 parues en feuilleton dans "L'Humanité" à l'époque). Les éditions Pressibus, qui publient de véritables joyaux introuvables, ont eu l'excellente idée de sortir ces albums entre 1991 et 1993 (en format "à l'italienne" qui redonne le sentiment de lire l'original d'une bande quotidienne de 4 vignettes), malheureusement avec des tirages confidentiels de 200 à 300 exemplaires. Dommage qu'ils n'aient pas édité l'intégralité de la série, qui s'est poursuivie avec des dessins de Dupuis dans 9 autres épisodes... que l'on aimerait bien voir aussi publiés ! La qualité des histoires policières et des dessins, l'humour toujours présent et l'atmosphère délicieusement surannée de cette époque à la fois si proche et si lointaine de nous, la rareté des albums enfin, en font véritablement une BD culte... même si elle reste trop peu connue. Un régal !

17/07/2007 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Fagin le Juif
Fagin le Juif

Encore une fois, Will Eisner me surprend véritablement. C'était une tâche bien audacieuse que de réécrire sa version d'une oeuvre de la littérature anglaise aussi connue qu'Oliver Twist. Personnellement, je ne savais pas que Fagin était d'origine juive et que cette oeuvre avait galvanisé un sentiment stigmatisant cette population déjà bien martyrisée par l'Histoire: Will Eisner apporte toujours un éclairage très instructif. C'est comme si l'auteur avait voulu réhabiliter ce personnage bien méchant dans la version d'origine. L'exercice de style était difficile et c'est pourtant un pari réussi. L'auteur parvient à nous surprendre. Il va plus loin que le stéréotype classique en expliquant le pourquoi des choses et comment le destin d'un homme peut basculer pour presque rien. Oeuvre qui prouve qu'en BD, on peut mêler à la fois la rigueur, l'exigence et l'imagination. Une incontestable réussite ! Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

16/07/2007 (modifier)
Par klod
Note: 4/5
Couverture de la série Benoit Brisefer
Benoit Brisefer

Sympathique série que Benoit Brisefer. Je n'ai pas lu les 2 derniers albums mais je dirai que les 5 premiers sont très très bons, puis, avec "Lady Dolphine", la qualité est en chute libre pour revenir à un très bon album avec "le fétiche". "Hold-up..." et "...la désunion" sont plutôt moyens puis à nouveau un très bon "route du sud". Par contre "...Eglantine" est décevant. L'idée était bonne, mais mal exploitée et finalement sans intérêt. Il faut dire que Peyo est irremplaçable et inimitable. Je ne sais comment l'expliquer mais ses dessins ont quelque chose de plus que tous ses imitateurs, qui pourtant, sont quasiment identiques dans le coup de crayon. Alors je ne sais pas, plus de poésie, de magie dans les rondeurs du dessin comme dans la façon de raconter l'histoire (texte et découpage), plus de tendresse ? Le mystère du génie ! Sinon, Benoit m'a toujours intrigué. C'est vrai, un petit garçon de 9 ou 10 ans dont on ne voit jamais les parents. Parents auxquels il ne fait jamais la moindre allusion d'ailleurs. Et il peut partir à l'autre bout du monde, à n'importe quelle heure et pour plusieurs jours sur un coup de tête sans avertir personne. Et les adultes qui l'accompagnent ne s'en inquiètent pas plus que ça non plus. J'en suis arrivé à imaginer une explication lugubre : Le jour où Benoit a découvert sa super force, il a tué ses parents par accident et les a enterrés au fond du jardin. Tout le village est au courant mais fait semblant de rien par peur de Benoit. Et lui, son subconscient le force à oublier le drame par son excès de politesse et d'honnêteté envers les adultes et en continuant à vivre comme si de rien n'était. Ca ferait pas une bonne série parallèle ça ? "La vie secrète de B.Brisefer" !

16/07/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Kosmo
Kosmo

Note approximative : 3.5/5 Sans les avis des lecteurs ci-dessous, je n’aurais sans doute jamais acheté cette BD. Je n’apprécie en effet pas son dessin. Trop simple, trop lâché, je trouve qu’il convient peu à une BD de qualité telle que je l’imagine. Il reste heureusement suffisamment efficace pour permettre une lecture plaisante. Ceci dit, j’ai dû parfois vérifier qui était tel personnage car, se différenciant le plus souvent par leurs chevelures, comme les couleurs de celles-ci sont parfois variables, je me suis parfois demandé si c’était bien la même personne ou si beaucoup de temps s’était passé (je pense ici à la femme aux cheveux violets dont la chevelure tourne au gris le temps d’une planche sans qu’on sache si c’est une erreur ou pas). De même au niveau de ce qui baisse la qualité de cet album, il y a plusieurs fautes d’orthographes assez énormes dans les dialogues, comme s’ils n’avaient pas été relus ; je trouve ça assez négligeant. Mais à côté de ces défauts, Kosmo offre un scénario qui m’a vraiment plu. Il mélange SF et humour dans un récit original. Le ton du récit est en outre assez spécial, oscillant en permanence entre récit noir, ambiance légère et humour parfois cynique. On ne sait jamais trop comment appréhender cette histoire, et en tout cas moi je l’ai pris avec le sourire et avec intérêt. En outre, le tome 1 forme une histoire complète tout à fait bonne, avec une vraie fin bien caustique, même si elle m’a rappelé le scénario d’une nouvelle d’Isaac Asimov sur un même premier vol interstellaire tout en durée. Bref, une BD à lire même si je lui aurais préféré un dessin nettement plus abouti et une relecture des textes.

16/07/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Largo Winch
Largo Winch

Sans doute la meilleure série de Jean Van Hamme, le scénariste qui fait de l'or avec du papier, et ce n'est pas un hasard. Brillante idée de départ de mettre à la tête d'un grand groupe financier un jeune baroudeur, adopté par un richissime requin de la finance. Cela nous vaut une plongée passionnante dans le monde des affaires, qui concerne chacun d'entre nous à des degrés évidement différents. C'est bien sûr une série d'action avant tout, à l'américaine, pourrait-on dire tant il y a d'explosions et de fusillades soutenues, mais la cadence des péripéties et le savoir-faire du scénariste en font une oeuvre de grande qualité et de pur divertissement. Cela n'évite pas une documentation superbe, qui permet de saisir les subtilités des lois internationales comme des fonctionnements de grands groupes industriels, on pourrait même dire un souci quasi-documentaire tant rien n'est laissé au hasard. Plus hasardeux, voire artificiel est l'aspect sentimental, et on peut penser que Van Hamme ménage ses lecteurs en soulignant la surpuissance aphrodisiaque du héros viril auprès des forts gracieuses héroïnes qui se pâment devant notre golden-boy tandis qu'il régale ses lectrices rêvant d'un prince charmant pétri de dollars et d'héroïsme. Après, pourquoi ne pas rêver dans un monde si terne et si cruel ? Certes Winch est un beau gosse un brin agaçant, mais il se fait tout de même parfois remettre à sa place, ses comparses sont charismatiques et les "mauvais" pas si bêtes que ça, en tout cas, il faut bien deux tomes minimum pour leur tordre le cou. Enfin, Van Hamme réussit à se renouveler en faisant voyager son héros aux quatre coins du monde, ce qui ne gâte rien. Côté dessin, Philippe Francq livre au départ un travail fortement influencé par Hermann, avec un meilleur goût pour les jolies femmes. Il s'affranchit rapidement de ses influences pour un trait nerveux et précis qui rend parfaitement l'action des aventures de Winch, aussi que le luxe ou l'exotisme... Il n'est jamais en reste devant l'imagination de son compère. Donc, une oeuvre qui mérite son succès, servie par un solide tandem d'auteurs, qui livre une oeuvre parfois un brin classique, mais toujours avec sérieux et talent.

15/07/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Tirésias
Tirésias

Superbe diptyque dont il ne faut absolument pas se priver. D'abord, parce que sous ses dehors de péplum, ce cycle possède toutes les qualités d'une série d'aventure avec l'action et le dépaysement nécessaire. Ensuite, parce qu'il possède le charme des histoires mythologiques (dont il s'inspire) pour livrer une leçon morale avec à la fois l'humour et le tragique qui fait qu'une intrigue vous accroche puis vous prend aux tripes pour donner du recul sur des sentiments universels. Et le charme de ces histoires, c'est le manque de lourdeur démonstrative en jouant avec les apparitions de personnages fantastiques aux pouvoirs surprenants (ah, sacrée Athéna, changer ce malheureux séducteur de Tirésias en femme). Au choix naïfs ou ironiques, les recours à ces dieux antiques donnent une dimension surréaliste du plus bel effet. Les personnages ne forcent pas la sympathie, Le Tendre sait où il veut en venir, et cerne à merveille les personnalités. Ses dialogues sont à la fois modernes et adaptés, le tout est mené avec sureté sans jamais se prendre trop au sérieux. Son récit n'en a que plus de force en proposant un rythme soutenu. Christian Rossi illustre l'aventure de Tirésias en couleurs directes, et son style n'y perd ni virtuosité, ni efficacité. Les mises en pages comme les compositions font mouche et restituent parfaitement le monde antique. Toutes les nuances du récit sont soulignées grâce à la grande expressivité de ses personnages et à une grande capacité à reproduire les attitudes. Les couleurs ajoutent à l'exotisme de la Grèce en en recréant la chaleur et la moiteur sur fond de joutes amoureuses et de combats sanglants. Bref, un brillant tandem d'auteurs pour un récit qui se dévore grâce au métier des deux compères qui mettent superbement en valeur une histoire savoureuse, dont le seul défaut pourrait d'être un peu courte.

15/07/2007 (modifier)
Par klod
Note: 4/5
Couverture de la série Marc Jaguar
Marc Jaguar

Une excellente aventure de Maurice Tillieux que ce Marc Jaguar. Un peu comme les vieux films policier des années 50/60, cette BD en a le même ton et la même saveur. Elle nous replonge avec délice dans cette atmosphère rétro, comme un petit voyage dans le temps. Le dosage aventure/ humour/affrontements virils est très bien réalisé. Le dessin de Tillieux est clair et très lisible, du bon travail qui nous donne même, par ci par là, des vignettes que je qualifierai de magnifiques. Même si l'on sent par moment qu'il est un peu à l'étroit dans ses petites cases carrées. (3 cases par bande, 4 bandes par page) et n'a pas assez souvent le réflexe, quand c'est nécessaire, de faire des cases plus grandes. Avec Tillieux, le schéma des caractères reste le même. Comme dans Gil Jourdan ou Félix, le héros est viril et sérieux, un peu macho aux sourcils toujours froncés, accompagné d'un faire-valoir comique un peu loufoque. Les personnages sont très similaires mais ça marche bien. Et les personnages secondaires sont bien souvent très réussis. Achat conseillé pour les fans de l'âge d'or de la BD franco-belge bien sûr. Dans le commerce, je pense qu'on ne peut trouver cet (unique ?) album de Marc Jaguar que dans la collection "tout Gil Jourdan" volume 6. (Dans lequel vous trouverez d'ailleurs une 1ère aventure de 12 pages de ce personnage.)

15/07/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 5/5
Couverture de la série Rahan
Rahan

Ahlala ! Il existe de grands malades capables de traiter Rahan de série culte ... Pourtant, ce personnage existe bel et bien dans l'imaginaire collectif, et ce n'est pas par hasard ! Qu'on ne parle pas de marketing ou de dessins animés vieillots pour situer "le fils de Craô" ! Si Rahan en est arrivé là où il est (aimé ou détesté), c'est bien par la qualité de l'oeuvre d'André Chéret et de Roger Lécureux. Car la série est l'un des exemples les plus purs de récits d'aventure : foin de réalité historique, pas de réalisme appuyé voire même aucune crainte à user d'anachronismes ahurissants. Avant tout action et exotisme en jouant sur l'imaginaire du lecteur pour l'emmener dans un univers sauvage et intriguant. Lécureux a su trouver le ton juste pour animer son personnage vagabond, utilisant des dialogues juste simplifiés ce qu'il faut pour donner l'impression de plonger dans un monde préhistorique tout en restant lisible. Il profite de l'originalité de son univers pour lui créer une mythologie à la fois simple et symbolique, et la soif d'aventure de Rahan se conjugue à merveille avec sa générosité pour tirer des enseignements de ses péripéties, non sans humour. Car Rahan est loin d'être monolithique, sa témérité ne masque pas toujours sa peur, et il est bien loin d'être un modèle d'individualisme. Son arrivée parmi des clans hostiles à l'étranger est bien davantage l'étincelle qui permet l'insurrection des membres de bonne volonté face à des potentats hargneux ou des sorciers manipulateurs. Notre héros n'est pas un surhomme, et si son choix d'épargner la vie des hommes n'est pas réaliste, elle n'en permet que de prôner la tolérance, le dialogue et l'ingéniosité. D'ailleurs, Rahan tue dans une histoire, rien ne l'y oblige, sinon sa propre haine, stimulée par sa captivité durant des mois, preuve que le héros est loin d'être infaillible. Lécureux fait preuve d'un grande imagination pour renouveler les situations de départ et les cadres de ses histoires, menées à un rythme d'enfer (elle ne compte qu'une vingtaine de planches chacune). Le travail du scénariste est d'une telle richesse qu'il parvient à exploiter son univers sur l'équivalent des dix premiers tomes de l'intégrale des éditions Soleil sans faiblir. Ensuite, la pagination varie, signe que les idées ne trouvent pas toujours un développement aussi riche qu'au départ, certaines situations paraissent rabachées et la série se faufile parfois sur les sentiers du fantastique pour un résultat assez curieux. Lorsque dans les années quatre-vingt, les auteurs livrent des albums classiques, ils parviennent à donner un second souffle à la série en donnant plus d'ampleur aux intrigues. Quoi qu'il en soit, à tout moment c'est la recherche de l'aventure pure qui guide Lecureux et nul ne pourra nier que son travail est efficace et sans prétention. Mine de rien, sous ses dehors simplistes, il aura réussi au travers de sa série en mettre en garde contre les dogmes et le totalitarisme, en évitant de crouler sous les manichéismes. Chéret était le dessinateur idéal pour cette série. Son dessin réaliste et (lui aussi) efficace est dans un premier temps enfermé dans des mises en pages sages sur trois bandes qui gagneront rapidement en nervosité avant que les images ne débordent des cadres et ne se côtoient en créant une ligne de lecture particulièrement dense et prenante. Son trait élégant chargé de mille détails créé l'univers de Rahan et lui offre le visuel nécessaire pour emporter le lecteur dans ce monde finalement imaginaire. La reprise graphique de Romero ne fait que copier sans élan le style de Chéret, et celle de Zampéroni, très originale, même si elle n'a pas la magie du tandem créateur. Pour créer cette faune, ces paysages sauvages et les civilisations qui l'habitent, il fallait tout de même du génie, surtout que le dessinateur ne faiblit jamais où que son scénariste l'emmène, ce qui n'est pas sans mérite vu l'impressionnante production que représente la série. Jean-François Lécureux poursuit l'oeuvre de son père d'une façon satisfaisante, peut-être un peu plus familiale, mais toujours de qualité avec un Chéret toujours en grande forme. Rahan a bien suffisamment marqué la Bande Dessinée pour être reconnu à sa juste valeur, et ne pas être considéré comme une publication de presse facile et datée ( ce qui est faux, les textes et les dessins gardent leur modernité à décrire ce monde intemporel). Peut-être pourra-t-on redécouvrir sans parti pris une oeuvre ambitieuse et intelligente, il serait faux de prétendre qu'elle n'a pas connue de (tardives) baisses de qualité, mais elle n'aurait pas pu trouver son public depuis si longtemps (hé! Presque quarante ans) sans d'immenses qualités. Mais oui, une oeuvre culte !

14/07/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Valérian
Valérian

Inutile de présenter désormais Valérian (et Laureline), mais il sera toujours utile de conseiller cette série qui, dans le genre de la science-fiction comme dans certains genres coupés d'un univers contemporain trop marqué et touchant à des thèmes universels, vieillit très bien. Tout aussi inutile de répéter les pionniers que furent les auteurs dans ce genre. Il faut toujours souligner en revanche l'intelligence de Christin, qui a su faire visiter aux agents de Galaxity des mondes qui permettaient de prendre du recul sur notre propre humanité, le tout avec un humour qui, bien loin de leçons convenues et prétentieuses, donne une série à l'observation fine et forte. Finesse, et force là aussi, des personnages charismatiques en diable, le respectueux et peu combatif Valérian, et peut-être surtout l'insolente et re(belle) Laureline qui a définitivement marquée l'Histoire de la Bande Dessinée et l'imagination de nombreux lecteurs. Certains tomes semblent marqués par l'époque de leur création (tel le savoureux "Bienvenu sur Alflolol" où des nomades se trouvent obligés de participer à l'essor industriel de leur planète, qui rappelle certains mouvements contestataires des années soixante-dix et souligne des excès de l'industrialisation) mais la science-fiction est décidément une arme redoutable, et elle offre une oeuvre à plusieurs niveaux de lecture, mais toujours intéressante. Le dessin de Mézière, humoristique au départ, puis semi-réaliste et réaliste, suit les évolutions du scénario avec la force nécessaire, mais il reste toujours dans une certaine école "Jijé", ce qui est loin d'être un reproche, puisqu'il se situe parmi les meilleurs disciples du maître. Et surtout, les univers qu'il a créés n'appartiennent qu'à lui, et il fallait bien du génie pour créer l'esthétique de la série et sa galerie de personnages. Les auteurs semblent toutefois s'endormir sur leurs lauriers ces dernières années, car leurs histoires manquent de tension, totalement désamorcée par une auto-dérision systématique et des personnages aux formes de clins d'oeil qui nuisent à l'univers propre de la série. De fait, les scénarios sont plus anecdotiques et le dessin semble relâché. Nous sommes loin des albums des années quatre-vingt où l'humour masquait le pessimisme latent des intrigues. Pourtant, nos héros sont toujours à la recherche de Galaxity et de leur civilisation, alors que nous réservent Christin et Mézière ? A suivre ... Un grand classique (le grand classique ?) de la science-fiction, à découvrir absolument dans sa chronologie. Les plus sceptiques ne peuvent qu'être étonnés par sa richesse, alors ? Une seule façon de se faire une idée ...

13/07/2007 (modifier)