Personnellement, j'ai beaucoup apprécié cette BD de Munoz tout comme j'ai aimé la suivante Les Dormants.
Je trouve que le graphisme est vraiment soigné et à mon goût. Les personnages sont très expressifs et c'est une vraie force.
Je suis un peu surpris du commentaire précédent. A mon sens le titre de Jonathan Munoz n'est absolument pas un Happy end mais juste l'histoire d'un enfant qui ne fait pas réellement la différence entre le bien et le mal. Il juge d'après son âge, ses envies, ses humeurs. Il n'y a pas une morale à rechercher ici ou là ! Un peu à l'image de la folie, il n'y a pas de raisonnement cohérent dans l'esprit de notre protagoniste.
Je conseille vraiment cette bd !! et j'attends avec impatience les prochaines de Munoz.
Cette période historique du XVIIIème siècle en Ecosse n'a été que peu abordée en BD, c'est un univers qui me plaît beaucoup, il est très folklorique et bien plus intéressant que celui plus banal des Anglais ; ça m'a rappelé un peu le film Rob Roy, avec Liam Neeson.
Mais toutes ces rivalités de clans, ces affrontements entre partis jacobites et whigs sont assez difficiles à comprendre pour un non initié ; c'est souvent ancestral, familial, politique et très compliqué. D'autant que cette époque sous le règne du roi George II ne m'a jamais trop attiré. Aussi, il faut féliciter Aymond qui a dû bien se documenter afin de bâtir une histoire solide pour reproduire les superbes paysages des Highlands, les coutumes écossaises et les costumes précis. J'aime particulièrement ce pays que je souhaite découvrir un jour, avec cette nature rude et sauvage, aux moeurs farouches.
Cette aventure sent le romanesque à plein nez, et vu la tournure des événements du tome 1, je pressentais un récit convenu, avec le cliché du beau jeune premier épris de la fille noble qui doit se marier avec un meilleur parti selon la volonté de son père... fallait pas être devin pour deviner le genre de suite à ce début. Mais Aymond qui s'est lancé tout seul comme un grand dans cette aventure, sous la double casquette dessinateur-scénariste, parvient à renouveler ce cliché en utilisant des rouages plus tortueux.
Le conflit entre Angleterre et Ecosse est mis plus en avant dans le tome 2, mais c'est nécessaire pour servir de toile de fond solide à son histoire. Il faut être Britannique ou tout au moins anglophone pour apprécier ce conflit à sa juste valeur, qui reste cependant instructif, et le petit lexique pourra aider le lecteur perdu.
Aymond use avec brio de son joli trait comme il le fait sur Lady S., et en plus ça le change un peu de cette dernière d'aborder ainsi la BD en costumes. Les personnages sont très réussis dans leur silhouette graphique et leur caractère.
J'ai vraiment été conquis par ce diptyque, c'est superbe graphiquement, l'histoire est bien conçue avec un fond historique parfaitement recrée, bravo !
Il n’est pas dans mes habitudes de craquer sur un album pour son seul visuel. Pourtant, ce fut à peu de choses près le cas présentement.
A peu de choses près car le nom du scénariste et l’intro en première page ont également pesé dans la balance au moment fatidique. Mais, indubitablement, ce qui m’aura accroché l’œil, c’est le style graphique on ne peut plus atomique de Lapone couplé au format imposant de l’album.
Ce format a d’ailleurs failli agir à double sens puisque je me suis demandé un instant s’il était raisonnable d’acheter un album qui, à la réflexion, ne rentrerait pas dans les étagères de ma bibliothèque. Je suis finalement passé outre cet aspect… et j’ai bien fait ! Et les auteurs comme la maison d’édition également !! Ce grand format apporte une dimension supplémentaire à l’œuvre, d’abord parce qu’il la sort du tout-venant, ensuite parce qu’il permet au trait de Lapone de s’exprimer pleinement ! C’est visuellement splendide, et indispensable par endroits tant la taille des planches permet à l’artiste de jouer avec son découpage sans rien perdre de sa lisibilité.
Mais qu’en est-il du scénario ?
En lui-même, il n’y a pas de quoi crier au génie, j’en conviens. Nous sommes dans une histoire de gentleman cambrioleur obligé de collaborer avec les services secrets dans un futur uchronique où USA et URSS continuent leur lutte ouverte sur fond de conquête spatiale. Que des thèmes chers aux années ’50, donc et ce scénario est un hommage au genre… mais n’offre pas de grande originalité dans le genre en question.
Ceci dit, l’histoire nous est très agréablement contée. Il y a avant tout ce narrateur, se baladant dans l’album tel un présentateur de télévision, arrêtant le fil du récit au besoin, nous livrant ses propres sentiments à l’occasion. Vient ensuite le rythme, bien fifties lui aussi : tout est posé, les scènes s’enchainent avec justesse en alternant séquences d’ambiance et passages nerveux (mais toujours stylisés).
Résultat : et bien, ça a de la gueule ! C’est beau à voir, plaisant à lire, soigné jusque dans les bordures de pages, empli de l’âme des fifties, élégamment amusant, cynique au besoin.
Bon ! Reste à trouver comment la ranger dans ma bibliothèque (quoique l'objet n'est finalement pas si hors de taille que ça). Comme je pense y revenir rapidement, le problème ne se pose pas encore : l’album peut fièrement trôner sur ma table de lecture. Et puis, à la limite, je peux encore l’encadrer et l’accrocher au mur.
A voir, à lire et à posséder ! Et, à moins de posséder une tablette de 60*40 cm (un écran de télévision, quoi) la preuve que le numérique ne peut pas toujours se suppléer au livre-objet ! Magnifique, Majestik même !!
J'avais déjà vu l'anime et franchement si vous l'avez vu il faut absolument lire le manga. En effet, l'anime ne reprend qu'une partie du manga et en plus il y a plusieurs personnages qui n'apparaissent pas.
L'histoire (une fille qui aime un délinquant qui ne réussit pas à avoir une petite amie devient un jour sa main) semble avoir une idée stupide mais c'est typiquement le genre de manga pour ados que j'aime : il y a une galerie de personnages peu normaux qui sont à la fois attachants, intéressants et marrants, l'humour absurde me fait rire, les moments plus sérieux sont bien maîtrisés et j'aime bien le dessin.
Bref, j'ai passé un bon moment de lecture et la chose que j'ai préférée est le personnage d'Ayase que je trouve très réussi et j'étais triste pour elle.
Excellente surprise !
Je ne suis pas un familier du travail des auteurs mais là j'ai été particulièrement bluffé.
C'est le thème qui m'a conduit vers cet ouvrage et je ne le regrette pas.
Visuellement c'est splendide, avec un travail remarquable sur les lumières.
Les rues de Paris sont sombres et glauques à souhait et l'ambiance est bien rendue grâce à des teintes volontairement assez ternes.
L'histoire se tient bien elle aussi. Elle possède suffisamment de rebondissements pour nous tenir en halène tout au long de ce premier tome passionnant de bout en bout.
Le Triste Sire et un anti-héros mystérieux et taiseux comme on les aime.
Ses acolytes ont chacun un caractère bien trempé et un bon potentiel narratif pour la suite de l'histoire.
L'ensemble est assez fin (ce qui est assez rare pour ce genre de BD se déroulant au Moyen-âge), les combats ne s'éternisent pas sur plusieurs planches et les intrigues politiques ont l'avantage de s'appuyer sur la réalité historique bien qu'étant romancées...
Bref, vous l'aurez sans doute compris, je suis conquis et j'attends la suite avec la plus grande impatience.
Il ne m'aura fallu pas plus de quelques heures pour terminer les deux premiers tomes de cette série. Le scénario nous fait suivre l'histoire d'un jeune homme, qui est engagé pour 6 mois comme gardien d'une ile paradisiaque, avec un salaire faramineux à la clé ! Sauf que tout ne va pas se passer aussi bien que le prévoyait notre protagoniste : la solitude, la routine, et certains événements pour le moins étranges vont lui causer bien du soucis...
L'histoire se dévore en peu de temps car elle avance tout le temps. La pose du décor qui dure une vingtaine de page remplit parfaitement son rôle, on se sent vraiment dans la peau du personnage, avec les hauts et les bas. Le suspense va croissant au fur et à mesure que l'histoire avance, car plus on en apprend sur cette île, et plus on devient curieux d'en savoir plus.
J'espère que le prochain (et en principe dernier) tome saura se conclure aussi bien qu'il a commencé, après cette fin du tome 2 qui laisse pour moi le suspense à son maximum.
Vivement la suite ! 5/5
Après lecture du dernier tome (tome 3) :
le début de ce troisième tome nous ramène pile là où nous avait laissé la fin du second. Les choses ont bien dégénéré depuis le début de l'intrigue, et notre protagoniste est bien dans le pétrin ! D'ailleurs ce dernier, contrairement aux deux autres tomes, ne sera pas forcément très présent ici. L'intérêt sera plutôt porté sur le pourquoi du comment de toute cette histoire (pourquoi ce job ? pourquoi ces événements étranges sur l'île ?).
Finalement, je dois dire que je m'attendais à un peu mieux que ça comme final, ce tome m'a à ce propos un peu déçu. Bien que l'histoire soit achevée sans laisser de mystère irrésolu, je trouve la fin du scénario un peu légère. Je fais donc passer ma note de 5 à 4 pour cette raison. Mais dans l'ensemble, cela reste une très bonne trilogie que je vous conseille si vous aimez le suspense et/ou le genre C.Bec
Inspirée d'un concept vrai, je ne verrai plus la loterie du meilleur job du monde de la même façon !
Quel punch! et sans jeux de mots. Petites coupures est une Bd qui a maintenat un petit peu d'âge mais que j'ai découverte il y a peu de jours à Angoulême. C'est d'abord l'histoire d'une rencontre avec un dessinateur humble, proche de son public, disposé au dialogue, mais pas n'importe lequel. En effet il est capable d'expliquer son travail, ses influences, se qui le motive, sa collaboration avec le scénariste, bref un gars rare.
Avez vous vu Ragging Bull? Avez vous senti de pareille façon la déchéance d'un héros? Un homme qui a tout perdu se révèle finalement à lui même. Cette BD est magnifique tant par son scénario que par son dessin. En fait je me retrouve comme un couillon devant mon clavier car les mots me manque pour dire toute mon admiration devant cet objet, cette oeuvre. C'est du grand art, aussi n'hésitez pas, montez sur le ring pour prendre une grosse baffe salvatrice.
Des Rois maudits au Roy des Ribauds !
Paris, fin XII ème siècle, pour venger l'agression de sa fille, Tristan, dit le Triste Sire, assassine un commerçant aquitain qui s'avérera par la suite être un espion de Philippe Auguste chargé de déjouer une tentative d'assassinat. Cet événement, point clé de l'histoire du Roy des Ribauds, sonnera le départ de ce polar moyenâgeux et trépidant. Bras droit du roi, Tristan se voit chargé de retrouver l'assassin de celui dont il a scellé le sort. Sur fond de jeux de pouvoir, manœuvres politiques, complots, trahisons et manipulations, l'histoire se développe dans l'univers lugubre, rustre et quelque peu méconnu des si peu fréquentables bas-fonds du Paris médiéval. Au service du souverain Philippe, qui lutte pour conserver son siège face aux pressions d'Aliénor d'Aquitaine et Richard Cœur de Lion, Tristan est un personnage craint et aussi sombre que les ruelles malfamées dans lesquelles il erre, régnant sur les trafics, maisons de jeux et bordels parisiens de l'époque.
Son profil ambigu en fait un personnage intéressant, à la fois père aimant et être violent et froid, à la tête d'une bande sanguinaire qui ouvre les yeux pour le roi, mais les ferme sur quelques trafics moyennant rétribution.
Ce premier tome d'une série qui promet de belles surprises, instaure la relation entre un roi de France, manipulateur à visage découvert dans les hautes sphères et son obscur serviteur, le premier Roy des Ribauds du début de l'ère capétienne, sévissant dans l'ombre et les bas-fonds. Pourtant, malgré les fourberies et le règne machiavélique de ce Triste Sire qu'on éviterait volontiers de froisser, on se prend bien vite d'affection pour ce personnage plutôt mystérieux, sombre et qui, dans la réalité, n'inspirerait aucune confiance. Son charisme réussit à solliciter notre affection, tant la part d'ombre des autres personnages est proéminente allouant un capital sympathie à ce anti-héro. Vous l'aurez compris, le scénario aux intrigues imbriquées, aux anachronismes volontaires et aux digressions historiques proposé par Vincent Brugeas est alléchant ! Côté dessin, le trait de Ronan Toulhoat sert formidablement l'histoire. Son jeu d'ombres et de lumière nous immerge tour à tour de la scène parisienne à l'envers de son décor. L'encrage, le choix des couleurs et la technique offrent des dessins et un récit dynamique et la précision des costumes, des décors et de l'ambiance plonge le lecteur dans le Paris de l'époque.
Incontestablement, si le duo a déjà fait ses preuves à travers Block 109 et Chaos Team, c'est un petit bijou qu'il nous livre ! Le Roy des Ribauds est la BD à ne pas louper en ce début d’année. Sur ce, il ne nous reste plus qu'à trépigner d'impatience en attendant la suite de cette histoire !
KanKr
Ecroulé ! A la lecture du premier tome, j’étais écroulé de rire ! Le deuxième tome s’est avéré un cran en deçà à ce niveau mais le troisième tome est à nouveau excellent, avec deux, trois séquences d’anthologie.
Le charme suprême de cette série réside à mes yeux dans la personnalité de Louca et dans la maîtrise de son auteur dans la décomposition du mouvement (s’il ne vient pas de l’animation, celui-là, c’est à n’y rien comprendre). Ce cocktail donne lieu à quelques passages hilarants. Mais ces maîtres atouts ne sont pas les seuls d’une série qui, par ailleurs, offre des dialogues vifs et enjoués, une intrigue bien construite, de nombreux seconds rôles moins primaires que ce qu’un simple coup d’œil pourrait laisser croire et une approche du football basée avant tout sur le plaisir du jeu. Ajoutez à cela une petite romance, une louchette de fantastique et un suspense policier et vous prendrez conscience de l’envergure d’une œuvre par ailleurs très facile d’accès, tellement évidente qu’elle en parait de prime abord quelconque.
Le dessin, qui assimile des influences diverses allant du dessin animé au manga en passant par le franco-belge à gros nez de tradition, est vif et enjoué. Le découpage est excellent (ahhh la magnifique tête plongeante de Louca !!!!).
Que des éloges, donc, pour une série qu’il ne faut surtout pas réserver aux seuls fans de football ! Ni même aux jeunes lecteurs ! Ou aux seuls garçons sous prétexte que ça parle de foot ! Non, Louca ravira un large spectre de lecteurs car ses qualités sont multiples et son humour redoutablement efficace.
J’attends la suite avec impatience.
Graphisme magnifique, encrage et coloration au poil, scénario efficace, et le personnage de Batman que l'on voit poussé dans ses derniers retranchements... Quelle lecture mes aïeux !!! en l'achetant je pensais que la Cour des Hiboux allait juste me permettre de tenir en attendant quelque chose de plus substantiel (genre Gotham Central) mais, en fait, j'avais ce quelque chose entre les mains.
Je trouve juste dommage ce passage où les ergots attaquent Batman dans son repère (qui est dans la Nuit des hiboux) gaché par le changement de dessinateur, le trait étant un peu trop gras et approximatif pour coller au reste de la série.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas senti Batman autant dans le pétrin, et honnêtement il y a de quoi, la Cour des Hiboux étant le croquemitaine de notre croquemitaine vengeur masqué. Et voir Batman en proie, c'est pas tous les jours que ça arrive et faut bien avouer que cette Cour des Hiboux est largement de taille contre batou.
Comme je l'ai dis en première ligne, pas grand chose à reprocher quand on aime le genre et des effets de mise en pages plutôt efficaces. Mon grand regret étant de ne pas avoir pu l'acheter en noir et blanc pour les 75 ans de mon croquemitaine préféré :(
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Personnellement, j'ai beaucoup apprécié cette BD de Munoz tout comme j'ai aimé la suivante Les Dormants. Je trouve que le graphisme est vraiment soigné et à mon goût. Les personnages sont très expressifs et c'est une vraie force. Je suis un peu surpris du commentaire précédent. A mon sens le titre de Jonathan Munoz n'est absolument pas un Happy end mais juste l'histoire d'un enfant qui ne fait pas réellement la différence entre le bien et le mal. Il juge d'après son âge, ses envies, ses humeurs. Il n'y a pas une morale à rechercher ici ou là ! Un peu à l'image de la folie, il n'y a pas de raisonnement cohérent dans l'esprit de notre protagoniste. Je conseille vraiment cette bd !! et j'attends avec impatience les prochaines de Munoz.
Highlands
Cette période historique du XVIIIème siècle en Ecosse n'a été que peu abordée en BD, c'est un univers qui me plaît beaucoup, il est très folklorique et bien plus intéressant que celui plus banal des Anglais ; ça m'a rappelé un peu le film Rob Roy, avec Liam Neeson. Mais toutes ces rivalités de clans, ces affrontements entre partis jacobites et whigs sont assez difficiles à comprendre pour un non initié ; c'est souvent ancestral, familial, politique et très compliqué. D'autant que cette époque sous le règne du roi George II ne m'a jamais trop attiré. Aussi, il faut féliciter Aymond qui a dû bien se documenter afin de bâtir une histoire solide pour reproduire les superbes paysages des Highlands, les coutumes écossaises et les costumes précis. J'aime particulièrement ce pays que je souhaite découvrir un jour, avec cette nature rude et sauvage, aux moeurs farouches. Cette aventure sent le romanesque à plein nez, et vu la tournure des événements du tome 1, je pressentais un récit convenu, avec le cliché du beau jeune premier épris de la fille noble qui doit se marier avec un meilleur parti selon la volonté de son père... fallait pas être devin pour deviner le genre de suite à ce début. Mais Aymond qui s'est lancé tout seul comme un grand dans cette aventure, sous la double casquette dessinateur-scénariste, parvient à renouveler ce cliché en utilisant des rouages plus tortueux. Le conflit entre Angleterre et Ecosse est mis plus en avant dans le tome 2, mais c'est nécessaire pour servir de toile de fond solide à son histoire. Il faut être Britannique ou tout au moins anglophone pour apprécier ce conflit à sa juste valeur, qui reste cependant instructif, et le petit lexique pourra aider le lecteur perdu. Aymond use avec brio de son joli trait comme il le fait sur Lady S., et en plus ça le change un peu de cette dernière d'aborder ainsi la BD en costumes. Les personnages sont très réussis dans leur silhouette graphique et leur caractère. J'ai vraiment été conquis par ce diptyque, c'est superbe graphiquement, l'histoire est bien conçue avec un fond historique parfaitement recrée, bravo !
Adam Clarks
Il n’est pas dans mes habitudes de craquer sur un album pour son seul visuel. Pourtant, ce fut à peu de choses près le cas présentement. A peu de choses près car le nom du scénariste et l’intro en première page ont également pesé dans la balance au moment fatidique. Mais, indubitablement, ce qui m’aura accroché l’œil, c’est le style graphique on ne peut plus atomique de Lapone couplé au format imposant de l’album. Ce format a d’ailleurs failli agir à double sens puisque je me suis demandé un instant s’il était raisonnable d’acheter un album qui, à la réflexion, ne rentrerait pas dans les étagères de ma bibliothèque. Je suis finalement passé outre cet aspect… et j’ai bien fait ! Et les auteurs comme la maison d’édition également !! Ce grand format apporte une dimension supplémentaire à l’œuvre, d’abord parce qu’il la sort du tout-venant, ensuite parce qu’il permet au trait de Lapone de s’exprimer pleinement ! C’est visuellement splendide, et indispensable par endroits tant la taille des planches permet à l’artiste de jouer avec son découpage sans rien perdre de sa lisibilité. Mais qu’en est-il du scénario ? En lui-même, il n’y a pas de quoi crier au génie, j’en conviens. Nous sommes dans une histoire de gentleman cambrioleur obligé de collaborer avec les services secrets dans un futur uchronique où USA et URSS continuent leur lutte ouverte sur fond de conquête spatiale. Que des thèmes chers aux années ’50, donc et ce scénario est un hommage au genre… mais n’offre pas de grande originalité dans le genre en question. Ceci dit, l’histoire nous est très agréablement contée. Il y a avant tout ce narrateur, se baladant dans l’album tel un présentateur de télévision, arrêtant le fil du récit au besoin, nous livrant ses propres sentiments à l’occasion. Vient ensuite le rythme, bien fifties lui aussi : tout est posé, les scènes s’enchainent avec justesse en alternant séquences d’ambiance et passages nerveux (mais toujours stylisés). Résultat : et bien, ça a de la gueule ! C’est beau à voir, plaisant à lire, soigné jusque dans les bordures de pages, empli de l’âme des fifties, élégamment amusant, cynique au besoin. Bon ! Reste à trouver comment la ranger dans ma bibliothèque (quoique l'objet n'est finalement pas si hors de taille que ça). Comme je pense y revenir rapidement, le problème ne se pose pas encore : l’album peut fièrement trôner sur ma table de lecture. Et puis, à la limite, je peux encore l’encadrer et l’accrocher au mur. A voir, à lire et à posséder ! Et, à moins de posséder une tablette de 60*40 cm (un écran de télévision, quoi) la preuve que le numérique ne peut pas toujours se suppléer au livre-objet ! Magnifique, Majestik même !!
Midori Days
J'avais déjà vu l'anime et franchement si vous l'avez vu il faut absolument lire le manga. En effet, l'anime ne reprend qu'une partie du manga et en plus il y a plusieurs personnages qui n'apparaissent pas. L'histoire (une fille qui aime un délinquant qui ne réussit pas à avoir une petite amie devient un jour sa main) semble avoir une idée stupide mais c'est typiquement le genre de manga pour ados que j'aime : il y a une galerie de personnages peu normaux qui sont à la fois attachants, intéressants et marrants, l'humour absurde me fait rire, les moments plus sérieux sont bien maîtrisés et j'aime bien le dessin. Bref, j'ai passé un bon moment de lecture et la chose que j'ai préférée est le personnage d'Ayase que je trouve très réussi et j'étais triste pour elle.
Le Roy des Ribauds
Excellente surprise ! Je ne suis pas un familier du travail des auteurs mais là j'ai été particulièrement bluffé. C'est le thème qui m'a conduit vers cet ouvrage et je ne le regrette pas. Visuellement c'est splendide, avec un travail remarquable sur les lumières. Les rues de Paris sont sombres et glauques à souhait et l'ambiance est bien rendue grâce à des teintes volontairement assez ternes. L'histoire se tient bien elle aussi. Elle possède suffisamment de rebondissements pour nous tenir en halène tout au long de ce premier tome passionnant de bout en bout. Le Triste Sire et un anti-héros mystérieux et taiseux comme on les aime. Ses acolytes ont chacun un caractère bien trempé et un bon potentiel narratif pour la suite de l'histoire. L'ensemble est assez fin (ce qui est assez rare pour ce genre de BD se déroulant au Moyen-âge), les combats ne s'éternisent pas sur plusieurs planches et les intrigues politiques ont l'avantage de s'appuyer sur la réalité historique bien qu'étant romancées... Bref, vous l'aurez sans doute compris, je suis conquis et j'attends la suite avec la plus grande impatience.
Le Meilleur Job du Monde
Il ne m'aura fallu pas plus de quelques heures pour terminer les deux premiers tomes de cette série. Le scénario nous fait suivre l'histoire d'un jeune homme, qui est engagé pour 6 mois comme gardien d'une ile paradisiaque, avec un salaire faramineux à la clé ! Sauf que tout ne va pas se passer aussi bien que le prévoyait notre protagoniste : la solitude, la routine, et certains événements pour le moins étranges vont lui causer bien du soucis... L'histoire se dévore en peu de temps car elle avance tout le temps. La pose du décor qui dure une vingtaine de page remplit parfaitement son rôle, on se sent vraiment dans la peau du personnage, avec les hauts et les bas. Le suspense va croissant au fur et à mesure que l'histoire avance, car plus on en apprend sur cette île, et plus on devient curieux d'en savoir plus. J'espère que le prochain (et en principe dernier) tome saura se conclure aussi bien qu'il a commencé, après cette fin du tome 2 qui laisse pour moi le suspense à son maximum. Vivement la suite ! 5/5 Après lecture du dernier tome (tome 3) : le début de ce troisième tome nous ramène pile là où nous avait laissé la fin du second. Les choses ont bien dégénéré depuis le début de l'intrigue, et notre protagoniste est bien dans le pétrin ! D'ailleurs ce dernier, contrairement aux deux autres tomes, ne sera pas forcément très présent ici. L'intérêt sera plutôt porté sur le pourquoi du comment de toute cette histoire (pourquoi ce job ? pourquoi ces événements étranges sur l'île ?). Finalement, je dois dire que je m'attendais à un peu mieux que ça comme final, ce tome m'a à ce propos un peu déçu. Bien que l'histoire soit achevée sans laisser de mystère irrésolu, je trouve la fin du scénario un peu légère. Je fais donc passer ma note de 5 à 4 pour cette raison. Mais dans l'ensemble, cela reste une très bonne trilogie que je vous conseille si vous aimez le suspense et/ou le genre C.Bec Inspirée d'un concept vrai, je ne verrai plus la loterie du meilleur job du monde de la même façon !
Petites coupures
Quel punch! et sans jeux de mots. Petites coupures est une Bd qui a maintenat un petit peu d'âge mais que j'ai découverte il y a peu de jours à Angoulême. C'est d'abord l'histoire d'une rencontre avec un dessinateur humble, proche de son public, disposé au dialogue, mais pas n'importe lequel. En effet il est capable d'expliquer son travail, ses influences, se qui le motive, sa collaboration avec le scénariste, bref un gars rare. Avez vous vu Ragging Bull? Avez vous senti de pareille façon la déchéance d'un héros? Un homme qui a tout perdu se révèle finalement à lui même. Cette BD est magnifique tant par son scénario que par son dessin. En fait je me retrouve comme un couillon devant mon clavier car les mots me manque pour dire toute mon admiration devant cet objet, cette oeuvre. C'est du grand art, aussi n'hésitez pas, montez sur le ring pour prendre une grosse baffe salvatrice.
Le Roy des Ribauds
Des Rois maudits au Roy des Ribauds ! Paris, fin XII ème siècle, pour venger l'agression de sa fille, Tristan, dit le Triste Sire, assassine un commerçant aquitain qui s'avérera par la suite être un espion de Philippe Auguste chargé de déjouer une tentative d'assassinat. Cet événement, point clé de l'histoire du Roy des Ribauds, sonnera le départ de ce polar moyenâgeux et trépidant. Bras droit du roi, Tristan se voit chargé de retrouver l'assassin de celui dont il a scellé le sort. Sur fond de jeux de pouvoir, manœuvres politiques, complots, trahisons et manipulations, l'histoire se développe dans l'univers lugubre, rustre et quelque peu méconnu des si peu fréquentables bas-fonds du Paris médiéval. Au service du souverain Philippe, qui lutte pour conserver son siège face aux pressions d'Aliénor d'Aquitaine et Richard Cœur de Lion, Tristan est un personnage craint et aussi sombre que les ruelles malfamées dans lesquelles il erre, régnant sur les trafics, maisons de jeux et bordels parisiens de l'époque. Son profil ambigu en fait un personnage intéressant, à la fois père aimant et être violent et froid, à la tête d'une bande sanguinaire qui ouvre les yeux pour le roi, mais les ferme sur quelques trafics moyennant rétribution. Ce premier tome d'une série qui promet de belles surprises, instaure la relation entre un roi de France, manipulateur à visage découvert dans les hautes sphères et son obscur serviteur, le premier Roy des Ribauds du début de l'ère capétienne, sévissant dans l'ombre et les bas-fonds. Pourtant, malgré les fourberies et le règne machiavélique de ce Triste Sire qu'on éviterait volontiers de froisser, on se prend bien vite d'affection pour ce personnage plutôt mystérieux, sombre et qui, dans la réalité, n'inspirerait aucune confiance. Son charisme réussit à solliciter notre affection, tant la part d'ombre des autres personnages est proéminente allouant un capital sympathie à ce anti-héro. Vous l'aurez compris, le scénario aux intrigues imbriquées, aux anachronismes volontaires et aux digressions historiques proposé par Vincent Brugeas est alléchant ! Côté dessin, le trait de Ronan Toulhoat sert formidablement l'histoire. Son jeu d'ombres et de lumière nous immerge tour à tour de la scène parisienne à l'envers de son décor. L'encrage, le choix des couleurs et la technique offrent des dessins et un récit dynamique et la précision des costumes, des décors et de l'ambiance plonge le lecteur dans le Paris de l'époque. Incontestablement, si le duo a déjà fait ses preuves à travers Block 109 et Chaos Team, c'est un petit bijou qu'il nous livre ! Le Roy des Ribauds est la BD à ne pas louper en ce début d’année. Sur ce, il ne nous reste plus qu'à trépigner d'impatience en attendant la suite de cette histoire ! KanKr
Louca
Ecroulé ! A la lecture du premier tome, j’étais écroulé de rire ! Le deuxième tome s’est avéré un cran en deçà à ce niveau mais le troisième tome est à nouveau excellent, avec deux, trois séquences d’anthologie. Le charme suprême de cette série réside à mes yeux dans la personnalité de Louca et dans la maîtrise de son auteur dans la décomposition du mouvement (s’il ne vient pas de l’animation, celui-là, c’est à n’y rien comprendre). Ce cocktail donne lieu à quelques passages hilarants. Mais ces maîtres atouts ne sont pas les seuls d’une série qui, par ailleurs, offre des dialogues vifs et enjoués, une intrigue bien construite, de nombreux seconds rôles moins primaires que ce qu’un simple coup d’œil pourrait laisser croire et une approche du football basée avant tout sur le plaisir du jeu. Ajoutez à cela une petite romance, une louchette de fantastique et un suspense policier et vous prendrez conscience de l’envergure d’une œuvre par ailleurs très facile d’accès, tellement évidente qu’elle en parait de prime abord quelconque. Le dessin, qui assimile des influences diverses allant du dessin animé au manga en passant par le franco-belge à gros nez de tradition, est vif et enjoué. Le découpage est excellent (ahhh la magnifique tête plongeante de Louca !!!!). Que des éloges, donc, pour une série qu’il ne faut surtout pas réserver aux seuls fans de football ! Ni même aux jeunes lecteurs ! Ou aux seuls garçons sous prétexte que ça parle de foot ! Non, Louca ravira un large spectre de lecteurs car ses qualités sont multiples et son humour redoutablement efficace. J’attends la suite avec impatience.
Batman (DC Renaissance)
Graphisme magnifique, encrage et coloration au poil, scénario efficace, et le personnage de Batman que l'on voit poussé dans ses derniers retranchements... Quelle lecture mes aïeux !!! en l'achetant je pensais que la Cour des Hiboux allait juste me permettre de tenir en attendant quelque chose de plus substantiel (genre Gotham Central) mais, en fait, j'avais ce quelque chose entre les mains. Je trouve juste dommage ce passage où les ergots attaquent Batman dans son repère (qui est dans la Nuit des hiboux) gaché par le changement de dessinateur, le trait étant un peu trop gras et approximatif pour coller au reste de la série. Cela faisait longtemps que je n'avais pas senti Batman autant dans le pétrin, et honnêtement il y a de quoi, la Cour des Hiboux étant le croquemitaine de notre croquemitaine vengeur masqué. Et voir Batman en proie, c'est pas tous les jours que ça arrive et faut bien avouer que cette Cour des Hiboux est largement de taille contre batou. Comme je l'ai dis en première ligne, pas grand chose à reprocher quand on aime le genre et des effets de mise en pages plutôt efficaces. Mon grand regret étant de ne pas avoir pu l'acheter en noir et blanc pour les 75 ans de mon croquemitaine préféré :(