Adam Clarks

Note: 4/5
(4/5 pour 2 avis)

Avec Adam Clarks, Régis Hautière nous fait découvrir un héros classe et charismatique, entre Arsène Lupin et Mad Men, évoluant dans un univers proche des films d’espionnage d’antan. En digne représentant de l’école « atome », le trait stylisé et élégant d’Antonio Lapone restitue à merveille cette savoureuse ambiance uchronique, mêlant le futurisme à l’esthétisme des années 1960 (texte de l'éditeur).


Histoires d'espions Les Uchronies Style Atome Voleurs et cambrioleurs

Dans un XXIe siècle fantasmé où la guerre froide sévit toujours et où la conquête de Mars est en marche, c’est lors d'une soirée mondaine où les « grands » de ce monde ont l’habitude de se retrouver que l’énigmatique Adam Clarks montre son vrai visage. On pourrait le croire trop occupé à faire des courbettes aux puissants et à séduire des beautés fatales. Mais il ne perd pas de vue son véritable objectif : un rubis de 100 carats d’une valeur inestimable, exposé à la vue de tous : le Long Star. La nuit, Adam fait montre de ses talents de monte-en-l’air pour subtiliser le bijou. Personne n’a rien vu, rien entendu. Personne ? Pas si sûr... Devenu à la fois la cible du KGB et de la CIA, Adam va devoir jouer sur les deux tableaux s’il veut s’en sortir.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 29 Octobre 2014
Statut histoire One shot (mais une suite est tout à fait possible) 1 tome paru
Couverture de la série Adam Clarks
Les notes (2)
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09/02/2015 | Mac Arthur
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Par allrom
Note: 4/5

Format inhabituel pour cet album ( 28.9 * 36.8 cm ) . Un très bon graphisme néo-rétro qui accentue la touche d' originalité de celui-ci . Atypique mais indispensable dans une bédéthèque .

04/07/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Il n’est pas dans mes habitudes de craquer sur un album pour son seul visuel. Pourtant, ce fut à peu de choses près le cas présentement. A peu de choses près car le nom du scénariste et l’intro en première page ont également pesé dans la balance au moment fatidique. Mais, indubitablement, ce qui m’aura accroché l’œil, c’est le style graphique on ne peut plus atomique de Lapone couplé au format imposant de l’album. Ce format a d’ailleurs failli agir à double sens puisque je me suis demandé un instant s’il était raisonnable d’acheter un album qui, à la réflexion, ne rentrerait pas dans les étagères de ma bibliothèque. Je suis finalement passé outre cet aspect… et j’ai bien fait ! Et les auteurs comme la maison d’édition également !! Ce grand format apporte une dimension supplémentaire à l’œuvre, d’abord parce qu’il la sort du tout-venant, ensuite parce qu’il permet au trait de Lapone de s’exprimer pleinement ! C’est visuellement splendide, et indispensable par endroits tant la taille des planches permet à l’artiste de jouer avec son découpage sans rien perdre de sa lisibilité. Mais qu’en est-il du scénario ? En lui-même, il n’y a pas de quoi crier au génie, j’en conviens. Nous sommes dans une histoire de gentleman cambrioleur obligé de collaborer avec les services secrets dans un futur uchronique où USA et URSS continuent leur lutte ouverte sur fond de conquête spatiale. Que des thèmes chers aux années ’50, donc et ce scénario est un hommage au genre… mais n’offre pas de grande originalité dans le genre en question. Ceci dit, l’histoire nous est très agréablement contée. Il y a avant tout ce narrateur, se baladant dans l’album tel un présentateur de télévision, arrêtant le fil du récit au besoin, nous livrant ses propres sentiments à l’occasion. Vient ensuite le rythme, bien fifties lui aussi : tout est posé, les scènes s’enchainent avec justesse en alternant séquences d’ambiance et passages nerveux (mais toujours stylisés). Résultat : et bien, ça a de la gueule ! C’est beau à voir, plaisant à lire, soigné jusque dans les bordures de pages, empli de l’âme des fifties, élégamment amusant, cynique au besoin. Bon ! Reste à trouver comment la ranger dans ma bibliothèque (quoique l'objet n'est finalement pas si hors de taille que ça). Comme je pense y revenir rapidement, le problème ne se pose pas encore : l’album peut fièrement trôner sur ma table de lecture. Et puis, à la limite, je peux encore l’encadrer et l’accrocher au mur. A voir, à lire et à posséder ! Et, à moins de posséder une tablette de 60*40 cm (un écran de télévision, quoi) la preuve que le numérique ne peut pas toujours se suppléer au livre-objet ! Magnifique, Majestik même !!

09/02/2015 (modifier)