Aurélien Ducoudray et Mélanie Allag signent ici un album fort, touchant et instructif.
C'est à travers le regard du tout jeune Jun Sang, âgé de 8 ans, que l'on va découvrir les coulisses et le quotidien de cette mystérieuse et menaçante Corée du Nord, qui régulièrement fait les gros titres de l'actualité.
Ce jeune garçon, né le même jour que le "père bien aimé" dans le pays où on ne souhaite pas les anniversairses, nous fait découvrir comment la population est dès son plus jeune âge formatée à la "toute-puissance" et "bienveillante" patrie nord-coréenne, face aux "cochons du sud" ou ces "chiens d'américains". Mais la vie de notre jeune Jun Sang qui paraissait toute tracée va finir par sortir de ces rails un brin trop rectilignes pour nous faire découvrir la triste réalité de ce régime, cachée derrière ces images d’Épinal officielles.
Aurélien Ducoudray, armé de sa solide expérience de photographe de presse nous propose encore un album qui fait mouche, appuyé par le trait étonnant de Mélanie Allag que je découvre ici. Son coup de crayon en parfait adéquation avec le point de vue narratif choisit (celui de ce jeune enfant de 8 ans) sait imposer cette touche de légèreté propre à l'innocence de la jeunesse, tout en faisant ressortir de façon très expressive les travers et exactions de cette dictature.
Au fil des pages, l'expressivité des personnages rehaussé d'un jeu sur les couleurs judicieux nous laisse sans voix face à la stupidité sans nom de ce régime qui écrase et affame son peuple. La prise de conscience progressive de cet état de fait par notre jeune "héros" et les événements qui vont pousser sa famille à fuir sont emmenés progressivement dans une narration impeccable jusqu'à la conclusion intelligente et bien trouvée qu'on nous propose.
Un album brillant et subtil qui s'impose comme un incontournable pour entrapercevoir l'autre côté du miroir de ce régime tyrannique nord coréen.
Voilà une BD qui ne m'a pas laissé indifférent !
"La différence invisible" aborde un sujet trop souvent mis de côté dans notre société normalisée et policée d'une façon simple mais d'une grande efficacité. L'auteure, la première concernée, nous raconte en effet son difficile quotidien jusqu'à la découverte de sa différence, de son mal être : le syndrome d'Asperger.
Cette forme d'autisme est en effet relativement méconnue de par sa faible visibilité et prise en charge, surtout en France. Julie nous narre simplement sa vie quotidienne compliquée, que ce soit au travail, en couple ou pour aller à une simple soirée entre copains. C'est à 27 ans qu'elle va découvrir qu'elle est atteinte de cette forme d'autisme et ENFIN mettre des mots et trouver des explications à sa perception perturbée de son environnement et ses difficultés sociales pour enfin trouver des solutions et adapter sa vie à son état. Reste alors à faire comprendre et accepter sa maladie à son entourage, ce qui, malgré ce diagnostic, est loin d'être une sinécure...
Tout cela est magnifiquement traduit grâce au trait simple et tout en rondeur de Mademoiselle Caroline et à sa colorisation. Ce coup de crayon minimaliste surprend à l'ouverture de cet album, mais il se marie parfaitement au récit de cette tranche de vie et c'est rapidement qu'on se laisse embarquer dans ce parcours du combattant journalier de notre "déviante". Situations cocasses, affligeantes ou incompréhension de l'entourage s'enchainent et nous font appréhender cette existence différente mais pourtant tout à fait possible avec un minimum d'efforts partagés.
J'ai beaucoup apprécié les transpositions graphiques des ressentis de Julie ; Mademoiselle
Caroline a parfaitement su trouver des codes simples mais efficaces pour nous faire partager tout cela et rendre la lecture de cette BD fluide et intelligible.
Ajoutez à cela en fin d'album un petit dossier simple et concis pour nous expliquer ce qu'est l'autisme et plus particulièrement le syndrome d'Asperger, qui n'a rien de rébarbatif, et vous sortez de votre lecture en vous sentant un peu moins con.
Un album parfait pour faire découvrir cette maladie et nous ouvrir un peu plus sur la tolérance et l'acceptation de la différence.
Ce premier volume est une vraie réussite.
La thématique de l'éradication du peuple sioux rejoint celle de la difficulté du déraciné, nulle part réellement chez lui. La grande Histoire rejoint habilement la petite, la thématique autocentrée parle avec puissance dans notre monde actuel, bref une très belle réussite.
Aucun personnage n'est manichéen, ils sont tous creusés et suffisamment complexes pour que l'on y trouve son compte. Ulysse passe de l'amour familial à la tragédie en un instant, il se durcit progressivement la couenne au contact des cruautés de tout crin et fini par devenir lui même un petit tortionnaire. Ce tome 1 nous invite à patienter impatiemment pour savourer son évolution, savoir où et comment il va aller.
Le dessin assez simpliste pour moi trouve dans la coloration un écho de très grande qualité qui lui donne toute sa saveur.
Une vraie réussite à découvrir
Comment qualifie-t-on un chef d’œuvre? Lorsqu'il s'agit de littérature et plus particulièrement ici de BD, on parle d'une œuvre qui a été reconnue par son succès public, par les pairs de la communauté pour de multiples raisons. Qualité du dessin, sens du découpage, mise en images, rendu des expressions des différents protagonistes de l'histoire, bref je ne vais pas vous faire la totale, mais ici essayez d'imaginer tout ce qui vous fait apprécier une BD. Quelles qu'en soient les raisons, il reste ensuite ces petits riens, ou grandes choses, qui vos émeuvent. Des choses de l'ordre de l’indicible, du ressenti, du fameux subjectif.
Il est des œuvres qui vont au delà de l'exprimable, qui réveillent, révèlent en nous des angoisses, des peurs, des souvenirs, des choses que l'on croyait réglées mais que ce livre font sournoisement ressortir. Subrepticement, insidieusement, à notre plus grand étonnement, ce détail au détour d'une case fait ressurgir l'âme humaine dans toute sa grandeur mais aussi sa bassesse.
Que c'est noir, torturé, angoissant, en lisant ce livre je n'ai pu m'empêcher de penser à Conrad puis au colonel Kurtz d'"Apocalypse Now". Rappelez vous les derniers mots du roman et du film: "L'horreur!, l'horreur!".
Cet album nous dit donc tout sur l'humain; l'horreur, la noirceur mais aussi la lumière. Pas une lumière christique ou de rédemption et à vrai dire plus une étincelle fragile qui ne demande qu'à être protégée contre la folie, la lâcheté, la veulerie des hommes.
Sombres mais magnifiques pages sur la vie, ou plutôt la mort dans les camps de concentration. J'ai particulièrement apprécié le fait que les gardiens, les bourreaux soient traités comme des êtres sans visage. L'universalité de la machine de mort y prend tout son sens. Et ce dessin, ce trait!: Larcenet par ailleurs excellent sur ses œuvres précédentes nous fait ici du Chabouté. Par les Dieux, quel travail!, quel rendu, le format à l'italienne rend un hommage somptueux à son adaptation.
Lecture pour dépressifs? Non, juste un constat sur l'état de l'homme. Ma critique peut sembler un peu grandiloquente, partir en live comme l'on dit, mais vraiment lorsque l'on ouvre ce bel album on se trouve comme happé par une histoire mais aussi une atmosphère, des ressentis comme rarement une lecture peut en procurer.
Alors immanquable?, évidemment, il est rare de tomber sur un tel choc graphique et scénaristique. Je ne sais ce que vaut le roman dont cette histoire est tirée et peut être le lirai je un jour, quoi qu'il en soit j'attends avec un grande impatience la seconde partie de la BD.
Tome 2 " L'indicible"
Avais je des doutes concernant cette suite tant attendue du fameux rapport ?; à vrai dire pas franchement. La encore quelle claque mes amis, je ne sais si vous avez lu ce diptyque mais si ce n'est pas le cas un petit conseil allez y les yeux fermés ou plutôt grands ouverts. C'est beau à en pleurer, d'admiration, de rage contre la bêtise crasse, ici le terme de claque est tout sauf galvaudé.
Alors oui la lecture n'est pas drôle, elle peut même vous gâcher un bel après midi d'arrière saison tant elle vient titiller les tréfonds de l'âme humaine, celle du lecteur bien sur posant la question de comment nous aurions agit confronté à la même situation. Ici le constat est impitoyable, l'homme est veule, lâche, recroquevillé sur sa petitesse. Sur le fond mes petits camarades ont tout dit, aussi ne redirais je que mon admiration pour la beauté des planches de Larcenet qui livre ici un travail époustouflant tant sur les paysages somptueux que sur les visages qui expriment toute la palette des sentiments les plus vils de l'âme humaine.
Oui la bande dessinée est un art, j'en veux pour preuve cette magnifique adaptation. A l'heure du recroquevillement sur soi même d'une grande partie du genre humain je n'aurais qu'un souhait; faites tourner cette BD, faites là découvrir au plus grand nombre. Merci Mr Larcenet pour ce qui resteras une œuvre classée dans mon top 10
J'ai mis pas mal de temps à lire ce pavé.
C'est vrai que les visages se ressemblent un peu dans cette bande dessinée, mais je me suis beaucoup attardé sur la beauté des planches surtout celles qui se déroulent dans l'espace (les couleurs sont superbes !).
Le chapitre introductif est remarquable et nous donne une autre vision de cette aventure, une fois l'ouvrage lu.
Le scénario offre de multiples rebondissements, certes avec parfois certaines redondances, notamment sur le lancement à peine voilé d'un iphone qui ressemble étrangement au battage médiatique que l'on connait actuellement.
Il faut souligner la qualité de l'édition qui, à presque 20 € malgré plus de 200 pages, est tout à fait remarquable. Un rapport qualité prix qui devrait faire réfléchir d'autres éditeurs.
Je remercie vivement mon libraire de m'avoir fait découvrir cette œuvre de SF, genre qui n'est pas trop, habituellement, mon domaine de prédilection.
En tout cas , une très belle lecture pour cette rentrée.
Et je n'hésiterai pas à me replonger dans la lecture de cet ouvrage.
Bref, à lire et à relire.
Ahahahahahah... Je ne connais pas l'oeuvre d'Arto paasilinna, mais cette entrée en matière donne vraiment envie de lire ses bouquins. Nicolas Dumontheuil est l'auteur idéal pour adapter son oeuvre, si je me fie à cette histoire à la fois loufoque et un peu noire.
c'est l'histoire de deux paumés, des mecs qui veulent juste se faire oublier quelques temps et qui ont trouvé le moyen idéal : disparaître dans la solitude lapone. Mais c'est sans compter avec une vieille dame à la vie chevillée au corps, un personnage formidable qui apporte pas mal d'émotion dans ce récit un brin fantasque. Sans compter également avec le garde-chasse, qui se demande ce que ces branleurs fabriquent dans une cabane au fond des bois... Et il y a aussi Cinq Cent Balles, un compagnon inattendu et discret... On se marre bien à la lecture de cette histoire, et même si une menace plane au-dessus de la tête de nos deux joyeux compères, on ne tremble pas vraiment pour eux. Il y a un petit côté vaudeville, avec des chaises musicales, c'est sympathique.
Nicolas Dumontheuil insuffle sa belle énergie à cette histoire, on ne peut s'empêcher de tourner vite les pages pour savoir ce qui va arriver à nos exilés volontaires dans cette fameuse forêt des renards pendus.
Une vraie réussite, loufoque et pleine de rebondissements.
OUAOUH ! Eh bien, quelle claque ! Et que voilà une superbe découverte que cet auteur et cette série (que je vous encourage fortement à découvrir, en espérant que la suite sera du même acabit).
On ne peut décemment pas être indifférent à l’aspect graphique. Auquel il faut accrocher, certes, car il est parfois déroutant et toujours original, mais qui est d’une richesse immense ! Surtout que les éditions de la Cerise ont fait un travail qui ne trahit pas celui de Jeremy Bastian : on a là un bien bel album !
Le dessin, en Noir et Blanc, est souvent hyper détaillé, avec certaines planches ressemblant aux gravures du XIXème siècle – ou à des collages réalisés à partir de ces mêmes gravures. Des personnages tantôt réalistes, tantôt aux formes étonnantes, avec des planches plus ou moins chargées : je me dis que Bastian a dû passer un temps fou pour réaliser cet album ! Mais qu’il a du talent !
Un petit côté art-book qui à lui seul vaut la lecture et l’achat.
Pour ce qui est de l’histoire, j’ai été tout aussi vite captivé, « embarqué », enrôlé comme on pouvait l’être sur un coup de tête (ou un coup reçu sur la tête !) dans un équipage – qu’il soit pirate ou de la marine royale.
Si l’on semble reconnaître un univers proche des Antilles et des ilots recelant des repères de pirates au XVIIIème siècle, cela s’écarte rapidement d’une réalité connue, on embarque sur les mers de l’Omerta en larguant précipitamment les amarres, vers l’inconnu, avec cette gamine à la recherche de son père pirate.
Le reste est difficile à résumer, cela pourrait s’approcher de l’Odyssée, d’Alice au pays des merveilles ou de quelques récits médiévaux : j’ai souvent eu l’impression d’avoir feuilleté un recueil de portulans remplis d’aventures et de créatures fabuleuses, déconnectées du rationnel commun. Le tout mâtiné de récit d’aventure classique à la Stevenson. Un scénario décousu et délirant qui louvoie face au vent du rationnel.
Un récit foisonnant, poétique, décalé, en tout cas une perle que tous les amoureux d’œuvres originales se doivent de découvrir !
Je mets quatre étoiles à cette série pour le moment (note réelle 4,5/5), mais si la suite est du même tonneau, la cinquième lui est acquise.
**********************************************
La lecture ce matin du deuxième tome fait plus que confirmer la richesse de cet ovni, et l'enthousiasme que la lecture du précédent opus avait déclenché de ma part.
En effet, on retrouve la suite de cette quête, menée par une Alice qui aurait traversé le miroir et le temps, qui, dans des décors de collages surréalistes flânerait sur l'imagination de Bosch !
La construction des planches est souvent très décousue (il faut s'accrocher parfois pour suivre le texte, qui serpente autour des dessins !), et le dessin est d'une richesse !
L'éditeur a une nouvelle fois été à la hauteur, avec une page qui se déplie en sus, pour ajouter à la difficulté. C'est vraiment beau. En fin d'album, quelques pages proposent des dessins de personnages à découper. Ce serait vraiment dommage de le faire et d'ainsi rompre ce bel écrin.
Une suite qui confirme en tout cas le talent de Bastian - j'attends la fin avec beaucoup d'impatience !
Je mets ici, pour conclure, une citation d'un critique, mise en exergue sur un bandeau de cette édition: " Un mariage parfait des images et des mots. Époustouflant !!!".
Rien à ajouter.
Enfin si, un petit ajout, une étoile, puisque je passe aux cinq que cette série mérite amplement, tant elle sort (brillamment !) des sentiers battus !
(mon seul regret, mais il est finalement aussi un hommage à cette belle histoire, c'est que le deuxième album soit moins épais que le premier...)
L’histoire débute par le crash à proximité d’une communauté de singes bien hiérarchisée, d’une capsule spatiale qui héberge à son bord un singe savant. Ce singe plus malin que la moyenne va se faire passer pour le prophète afin d’asseoir son influence, manipuler cette communauté et servir ses intérêts.
Une très belle découverte qui m’a vraiment fait passer un très bon moment de lecture. Ce récit est, malgré l’épaisseur du bouquin et ses quelques 300 pages, d’une lecture très fluide et entrecoupé de moments assez savoureux.
Côté dessin, il est certain que ce n’est pas le genre de trait que je préfère mais je dois dire qu’il cadre bien avec le caractère humoristique du récit. Mention spéciale toute de même à la colorisation à l’aquarelle que je trouve personnellement très réussie et qui invite, comme le dit Arzak, à la contemplation ; on se surprend à bloquer parfois de longs moments sur certaines planches.
Un ouvrage qui allie détente et réflexion, qui pourra faire grincer les dents de certains et que je vous conseille vivement.
Avis portant uniquement sur les cinq premier tomes :
Ça fait longtemps que je n'ai plus pris le temps d'apposer un avis sur une BD, mais là je me devais de le faire. Parce qu'en terme de coup de cœur, c'est un nouveau coup au cœur que je viens de me prendre.
Cette BD était dans ma liste d'attente depuis un très long moment, Lou ! est le genre de Bd dont tout le monde parle mais que je faisait attendre par peur d'être déçu. Et lorsque j'ai enfin craqué, ce fut pour une excellente raison.
Lou ! est une série attachante, drôle et sincère. C'est simple et si bon, la vie quotidienne de cette famille réduite mais ô combien charmante. J'avoue que si le premier tome était drôle et un peu convenue parfois, la qualité n'a de cesse de progresser, au point que je suis presque déçu que les tome soient si court. Il y aurait tant d'autres choses que j'aurais adoré voir dans le tome 5 (que je juge pour l'instant un cran en dessous des autres, moins denses et avec un peu moins de portée, même si le sujet m'a beaucoup touché) !
Mais pour le reste, j'ai apprécié au point de tout lire d'une traite sans prendre le temps de respirer entre (ou presque). J'en ai ris, surtout du personnage de la mère, attachante et drôle, mais tout le monde est excellent dans cette série. On se sent avec eux tout du long, jusqu'au bout.
Le hic, c'est qu'il semblerait que le tome 6 fasse un grand saut dans la série, et je ne me sens pas de le faire pour l'instant. Je veux garder toutes les qualités de cette première lecture que j'ai adoré, et tant pis si je ne lis pas immédiatement le reste. J'ai trop aimé cette lecture pour la diluer dans le reste, et j'ai déjà hâte de m'y replonger.
Lou ! c'est une série qu'on lit à tout âge, chacun y trouvant son compte, j'en suis persuadé. Le dessin est très sympathique même s'il n'est pas magnifique, et la qualité est au rendez-vous. Une valeur sur, je le confirme.
Un bon manga fantasy.
Les premiers chapitres sont surtout des histoires courtes humoristiques qui servent à introduire un peu ce monde et puis dès le deuxième tome ça devient plus sérieux.
J'aime bien ce manga jusqu'à présent. L'humour m'a bien fait rire, les personnages sont attachants et l'histoire est prenante. C'est rempli de rebondissements qui me donnaient envie de continuer ma lecture et j'ai ressenti de la tension lors des scènes d'action. Il y a un mystère qui est bien distillé. J'ai bien envie de lire la suite et de connaitre davantage ce monde.
Le dessin est très bien fait. L'auteur dénude ses personnages féminins souvent et elles sont très belles, mais ceux qui n'aiment pas le fan service ne vont pas trop aimer, surtout le premier tome qui est rempli de situations pour mettre la reine nue.
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L'Anniversaire de Kim Jong-Il
Aurélien Ducoudray et Mélanie Allag signent ici un album fort, touchant et instructif. C'est à travers le regard du tout jeune Jun Sang, âgé de 8 ans, que l'on va découvrir les coulisses et le quotidien de cette mystérieuse et menaçante Corée du Nord, qui régulièrement fait les gros titres de l'actualité. Ce jeune garçon, né le même jour que le "père bien aimé" dans le pays où on ne souhaite pas les anniversairses, nous fait découvrir comment la population est dès son plus jeune âge formatée à la "toute-puissance" et "bienveillante" patrie nord-coréenne, face aux "cochons du sud" ou ces "chiens d'américains". Mais la vie de notre jeune Jun Sang qui paraissait toute tracée va finir par sortir de ces rails un brin trop rectilignes pour nous faire découvrir la triste réalité de ce régime, cachée derrière ces images d’Épinal officielles. Aurélien Ducoudray, armé de sa solide expérience de photographe de presse nous propose encore un album qui fait mouche, appuyé par le trait étonnant de Mélanie Allag que je découvre ici. Son coup de crayon en parfait adéquation avec le point de vue narratif choisit (celui de ce jeune enfant de 8 ans) sait imposer cette touche de légèreté propre à l'innocence de la jeunesse, tout en faisant ressortir de façon très expressive les travers et exactions de cette dictature. Au fil des pages, l'expressivité des personnages rehaussé d'un jeu sur les couleurs judicieux nous laisse sans voix face à la stupidité sans nom de ce régime qui écrase et affame son peuple. La prise de conscience progressive de cet état de fait par notre jeune "héros" et les événements qui vont pousser sa famille à fuir sont emmenés progressivement dans une narration impeccable jusqu'à la conclusion intelligente et bien trouvée qu'on nous propose. Un album brillant et subtil qui s'impose comme un incontournable pour entrapercevoir l'autre côté du miroir de ce régime tyrannique nord coréen.
La Différence invisible
Voilà une BD qui ne m'a pas laissé indifférent ! "La différence invisible" aborde un sujet trop souvent mis de côté dans notre société normalisée et policée d'une façon simple mais d'une grande efficacité. L'auteure, la première concernée, nous raconte en effet son difficile quotidien jusqu'à la découverte de sa différence, de son mal être : le syndrome d'Asperger. Cette forme d'autisme est en effet relativement méconnue de par sa faible visibilité et prise en charge, surtout en France. Julie nous narre simplement sa vie quotidienne compliquée, que ce soit au travail, en couple ou pour aller à une simple soirée entre copains. C'est à 27 ans qu'elle va découvrir qu'elle est atteinte de cette forme d'autisme et ENFIN mettre des mots et trouver des explications à sa perception perturbée de son environnement et ses difficultés sociales pour enfin trouver des solutions et adapter sa vie à son état. Reste alors à faire comprendre et accepter sa maladie à son entourage, ce qui, malgré ce diagnostic, est loin d'être une sinécure... Tout cela est magnifiquement traduit grâce au trait simple et tout en rondeur de Mademoiselle Caroline et à sa colorisation. Ce coup de crayon minimaliste surprend à l'ouverture de cet album, mais il se marie parfaitement au récit de cette tranche de vie et c'est rapidement qu'on se laisse embarquer dans ce parcours du combattant journalier de notre "déviante". Situations cocasses, affligeantes ou incompréhension de l'entourage s'enchainent et nous font appréhender cette existence différente mais pourtant tout à fait possible avec un minimum d'efforts partagés. J'ai beaucoup apprécié les transpositions graphiques des ressentis de Julie ; Mademoiselle Caroline a parfaitement su trouver des codes simples mais efficaces pour nous faire partager tout cela et rendre la lecture de cette BD fluide et intelligible. Ajoutez à cela en fin d'album un petit dossier simple et concis pour nous expliquer ce qu'est l'autisme et plus particulièrement le syndrome d'Asperger, qui n'a rien de rébarbatif, et vous sortez de votre lecture en vous sentant un peu moins con. Un album parfait pour faire découvrir cette maladie et nous ouvrir un peu plus sur la tolérance et l'acceptation de la différence.
Ulysse Wincoop
Ce premier volume est une vraie réussite. La thématique de l'éradication du peuple sioux rejoint celle de la difficulté du déraciné, nulle part réellement chez lui. La grande Histoire rejoint habilement la petite, la thématique autocentrée parle avec puissance dans notre monde actuel, bref une très belle réussite. Aucun personnage n'est manichéen, ils sont tous creusés et suffisamment complexes pour que l'on y trouve son compte. Ulysse passe de l'amour familial à la tragédie en un instant, il se durcit progressivement la couenne au contact des cruautés de tout crin et fini par devenir lui même un petit tortionnaire. Ce tome 1 nous invite à patienter impatiemment pour savourer son évolution, savoir où et comment il va aller. Le dessin assez simpliste pour moi trouve dans la coloration un écho de très grande qualité qui lui donne toute sa saveur. Une vraie réussite à découvrir
Le Rapport de Brodeck
Comment qualifie-t-on un chef d’œuvre? Lorsqu'il s'agit de littérature et plus particulièrement ici de BD, on parle d'une œuvre qui a été reconnue par son succès public, par les pairs de la communauté pour de multiples raisons. Qualité du dessin, sens du découpage, mise en images, rendu des expressions des différents protagonistes de l'histoire, bref je ne vais pas vous faire la totale, mais ici essayez d'imaginer tout ce qui vous fait apprécier une BD. Quelles qu'en soient les raisons, il reste ensuite ces petits riens, ou grandes choses, qui vos émeuvent. Des choses de l'ordre de l’indicible, du ressenti, du fameux subjectif. Il est des œuvres qui vont au delà de l'exprimable, qui réveillent, révèlent en nous des angoisses, des peurs, des souvenirs, des choses que l'on croyait réglées mais que ce livre font sournoisement ressortir. Subrepticement, insidieusement, à notre plus grand étonnement, ce détail au détour d'une case fait ressurgir l'âme humaine dans toute sa grandeur mais aussi sa bassesse. Que c'est noir, torturé, angoissant, en lisant ce livre je n'ai pu m'empêcher de penser à Conrad puis au colonel Kurtz d'"Apocalypse Now". Rappelez vous les derniers mots du roman et du film: "L'horreur!, l'horreur!". Cet album nous dit donc tout sur l'humain; l'horreur, la noirceur mais aussi la lumière. Pas une lumière christique ou de rédemption et à vrai dire plus une étincelle fragile qui ne demande qu'à être protégée contre la folie, la lâcheté, la veulerie des hommes. Sombres mais magnifiques pages sur la vie, ou plutôt la mort dans les camps de concentration. J'ai particulièrement apprécié le fait que les gardiens, les bourreaux soient traités comme des êtres sans visage. L'universalité de la machine de mort y prend tout son sens. Et ce dessin, ce trait!: Larcenet par ailleurs excellent sur ses œuvres précédentes nous fait ici du Chabouté. Par les Dieux, quel travail!, quel rendu, le format à l'italienne rend un hommage somptueux à son adaptation. Lecture pour dépressifs? Non, juste un constat sur l'état de l'homme. Ma critique peut sembler un peu grandiloquente, partir en live comme l'on dit, mais vraiment lorsque l'on ouvre ce bel album on se trouve comme happé par une histoire mais aussi une atmosphère, des ressentis comme rarement une lecture peut en procurer. Alors immanquable?, évidemment, il est rare de tomber sur un tel choc graphique et scénaristique. Je ne sais ce que vaut le roman dont cette histoire est tirée et peut être le lirai je un jour, quoi qu'il en soit j'attends avec un grande impatience la seconde partie de la BD. Tome 2 " L'indicible" Avais je des doutes concernant cette suite tant attendue du fameux rapport ?; à vrai dire pas franchement. La encore quelle claque mes amis, je ne sais si vous avez lu ce diptyque mais si ce n'est pas le cas un petit conseil allez y les yeux fermés ou plutôt grands ouverts. C'est beau à en pleurer, d'admiration, de rage contre la bêtise crasse, ici le terme de claque est tout sauf galvaudé. Alors oui la lecture n'est pas drôle, elle peut même vous gâcher un bel après midi d'arrière saison tant elle vient titiller les tréfonds de l'âme humaine, celle du lecteur bien sur posant la question de comment nous aurions agit confronté à la même situation. Ici le constat est impitoyable, l'homme est veule, lâche, recroquevillé sur sa petitesse. Sur le fond mes petits camarades ont tout dit, aussi ne redirais je que mon admiration pour la beauté des planches de Larcenet qui livre ici un travail époustouflant tant sur les paysages somptueux que sur les visages qui expriment toute la palette des sentiments les plus vils de l'âme humaine. Oui la bande dessinée est un art, j'en veux pour preuve cette magnifique adaptation. A l'heure du recroquevillement sur soi même d'une grande partie du genre humain je n'aurais qu'un souhait; faites tourner cette BD, faites là découvrir au plus grand nombre. Merci Mr Larcenet pour ce qui resteras une œuvre classée dans mon top 10
Shangri-La
J'ai mis pas mal de temps à lire ce pavé. C'est vrai que les visages se ressemblent un peu dans cette bande dessinée, mais je me suis beaucoup attardé sur la beauté des planches surtout celles qui se déroulent dans l'espace (les couleurs sont superbes !). Le chapitre introductif est remarquable et nous donne une autre vision de cette aventure, une fois l'ouvrage lu. Le scénario offre de multiples rebondissements, certes avec parfois certaines redondances, notamment sur le lancement à peine voilé d'un iphone qui ressemble étrangement au battage médiatique que l'on connait actuellement. Il faut souligner la qualité de l'édition qui, à presque 20 € malgré plus de 200 pages, est tout à fait remarquable. Un rapport qualité prix qui devrait faire réfléchir d'autres éditeurs. Je remercie vivement mon libraire de m'avoir fait découvrir cette œuvre de SF, genre qui n'est pas trop, habituellement, mon domaine de prédilection. En tout cas , une très belle lecture pour cette rentrée. Et je n'hésiterai pas à me replonger dans la lecture de cet ouvrage. Bref, à lire et à relire.
La Forêt des Renards Pendus
Ahahahahahah... Je ne connais pas l'oeuvre d'Arto paasilinna, mais cette entrée en matière donne vraiment envie de lire ses bouquins. Nicolas Dumontheuil est l'auteur idéal pour adapter son oeuvre, si je me fie à cette histoire à la fois loufoque et un peu noire. c'est l'histoire de deux paumés, des mecs qui veulent juste se faire oublier quelques temps et qui ont trouvé le moyen idéal : disparaître dans la solitude lapone. Mais c'est sans compter avec une vieille dame à la vie chevillée au corps, un personnage formidable qui apporte pas mal d'émotion dans ce récit un brin fantasque. Sans compter également avec le garde-chasse, qui se demande ce que ces branleurs fabriquent dans une cabane au fond des bois... Et il y a aussi Cinq Cent Balles, un compagnon inattendu et discret... On se marre bien à la lecture de cette histoire, et même si une menace plane au-dessus de la tête de nos deux joyeux compères, on ne tremble pas vraiment pour eux. Il y a un petit côté vaudeville, avec des chaises musicales, c'est sympathique. Nicolas Dumontheuil insuffle sa belle énergie à cette histoire, on ne peut s'empêcher de tourner vite les pages pour savoir ce qui va arriver à nos exilés volontaires dans cette fameuse forêt des renards pendus. Une vraie réussite, loufoque et pleine de rebondissements.
La Fille maudite du capitaine pirate
OUAOUH ! Eh bien, quelle claque ! Et que voilà une superbe découverte que cet auteur et cette série (que je vous encourage fortement à découvrir, en espérant que la suite sera du même acabit). On ne peut décemment pas être indifférent à l’aspect graphique. Auquel il faut accrocher, certes, car il est parfois déroutant et toujours original, mais qui est d’une richesse immense ! Surtout que les éditions de la Cerise ont fait un travail qui ne trahit pas celui de Jeremy Bastian : on a là un bien bel album ! Le dessin, en Noir et Blanc, est souvent hyper détaillé, avec certaines planches ressemblant aux gravures du XIXème siècle – ou à des collages réalisés à partir de ces mêmes gravures. Des personnages tantôt réalistes, tantôt aux formes étonnantes, avec des planches plus ou moins chargées : je me dis que Bastian a dû passer un temps fou pour réaliser cet album ! Mais qu’il a du talent ! Un petit côté art-book qui à lui seul vaut la lecture et l’achat. Pour ce qui est de l’histoire, j’ai été tout aussi vite captivé, « embarqué », enrôlé comme on pouvait l’être sur un coup de tête (ou un coup reçu sur la tête !) dans un équipage – qu’il soit pirate ou de la marine royale. Si l’on semble reconnaître un univers proche des Antilles et des ilots recelant des repères de pirates au XVIIIème siècle, cela s’écarte rapidement d’une réalité connue, on embarque sur les mers de l’Omerta en larguant précipitamment les amarres, vers l’inconnu, avec cette gamine à la recherche de son père pirate. Le reste est difficile à résumer, cela pourrait s’approcher de l’Odyssée, d’Alice au pays des merveilles ou de quelques récits médiévaux : j’ai souvent eu l’impression d’avoir feuilleté un recueil de portulans remplis d’aventures et de créatures fabuleuses, déconnectées du rationnel commun. Le tout mâtiné de récit d’aventure classique à la Stevenson. Un scénario décousu et délirant qui louvoie face au vent du rationnel. Un récit foisonnant, poétique, décalé, en tout cas une perle que tous les amoureux d’œuvres originales se doivent de découvrir ! Je mets quatre étoiles à cette série pour le moment (note réelle 4,5/5), mais si la suite est du même tonneau, la cinquième lui est acquise. ********************************************** La lecture ce matin du deuxième tome fait plus que confirmer la richesse de cet ovni, et l'enthousiasme que la lecture du précédent opus avait déclenché de ma part. En effet, on retrouve la suite de cette quête, menée par une Alice qui aurait traversé le miroir et le temps, qui, dans des décors de collages surréalistes flânerait sur l'imagination de Bosch ! La construction des planches est souvent très décousue (il faut s'accrocher parfois pour suivre le texte, qui serpente autour des dessins !), et le dessin est d'une richesse ! L'éditeur a une nouvelle fois été à la hauteur, avec une page qui se déplie en sus, pour ajouter à la difficulté. C'est vraiment beau. En fin d'album, quelques pages proposent des dessins de personnages à découper. Ce serait vraiment dommage de le faire et d'ainsi rompre ce bel écrin. Une suite qui confirme en tout cas le talent de Bastian - j'attends la fin avec beaucoup d'impatience ! Je mets ici, pour conclure, une citation d'un critique, mise en exergue sur un bandeau de cette édition: " Un mariage parfait des images et des mots. Époustouflant !!!". Rien à ajouter. Enfin si, un petit ajout, une étoile, puisque je passe aux cinq que cette série mérite amplement, tant elle sort (brillamment !) des sentiers battus ! (mon seul regret, mais il est finalement aussi un hommage à cette belle histoire, c'est que le deuxième album soit moins épais que le premier...)
Le Crépuscule des Idiots
L’histoire débute par le crash à proximité d’une communauté de singes bien hiérarchisée, d’une capsule spatiale qui héberge à son bord un singe savant. Ce singe plus malin que la moyenne va se faire passer pour le prophète afin d’asseoir son influence, manipuler cette communauté et servir ses intérêts. Une très belle découverte qui m’a vraiment fait passer un très bon moment de lecture. Ce récit est, malgré l’épaisseur du bouquin et ses quelques 300 pages, d’une lecture très fluide et entrecoupé de moments assez savoureux. Côté dessin, il est certain que ce n’est pas le genre de trait que je préfère mais je dois dire qu’il cadre bien avec le caractère humoristique du récit. Mention spéciale toute de même à la colorisation à l’aquarelle que je trouve personnellement très réussie et qui invite, comme le dit Arzak, à la contemplation ; on se surprend à bloquer parfois de longs moments sur certaines planches. Un ouvrage qui allie détente et réflexion, qui pourra faire grincer les dents de certains et que je vous conseille vivement.
Lou !
Avis portant uniquement sur les cinq premier tomes : Ça fait longtemps que je n'ai plus pris le temps d'apposer un avis sur une BD, mais là je me devais de le faire. Parce qu'en terme de coup de cœur, c'est un nouveau coup au cœur que je viens de me prendre. Cette BD était dans ma liste d'attente depuis un très long moment, Lou ! est le genre de Bd dont tout le monde parle mais que je faisait attendre par peur d'être déçu. Et lorsque j'ai enfin craqué, ce fut pour une excellente raison. Lou ! est une série attachante, drôle et sincère. C'est simple et si bon, la vie quotidienne de cette famille réduite mais ô combien charmante. J'avoue que si le premier tome était drôle et un peu convenue parfois, la qualité n'a de cesse de progresser, au point que je suis presque déçu que les tome soient si court. Il y aurait tant d'autres choses que j'aurais adoré voir dans le tome 5 (que je juge pour l'instant un cran en dessous des autres, moins denses et avec un peu moins de portée, même si le sujet m'a beaucoup touché) ! Mais pour le reste, j'ai apprécié au point de tout lire d'une traite sans prendre le temps de respirer entre (ou presque). J'en ai ris, surtout du personnage de la mère, attachante et drôle, mais tout le monde est excellent dans cette série. On se sent avec eux tout du long, jusqu'au bout. Le hic, c'est qu'il semblerait que le tome 6 fasse un grand saut dans la série, et je ne me sens pas de le faire pour l'instant. Je veux garder toutes les qualités de cette première lecture que j'ai adoré, et tant pis si je ne lis pas immédiatement le reste. J'ai trop aimé cette lecture pour la diluer dans le reste, et j'ai déjà hâte de m'y replonger. Lou ! c'est une série qu'on lit à tout âge, chacun y trouvant son compte, j'en suis persuadé. Le dessin est très sympathique même s'il n'est pas magnifique, et la qualité est au rendez-vous. Une valeur sur, je le confirme.
Stravaganza - La Reine au Casque de Fer
Un bon manga fantasy. Les premiers chapitres sont surtout des histoires courtes humoristiques qui servent à introduire un peu ce monde et puis dès le deuxième tome ça devient plus sérieux. J'aime bien ce manga jusqu'à présent. L'humour m'a bien fait rire, les personnages sont attachants et l'histoire est prenante. C'est rempli de rebondissements qui me donnaient envie de continuer ma lecture et j'ai ressenti de la tension lors des scènes d'action. Il y a un mystère qui est bien distillé. J'ai bien envie de lire la suite et de connaitre davantage ce monde. Le dessin est très bien fait. L'auteur dénude ses personnages féminins souvent et elles sont très belles, mais ceux qui n'aiment pas le fan service ne vont pas trop aimer, surtout le premier tome qui est rempli de situations pour mettre la reine nue.