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Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ladyboy vs Yakuzas - L'ïle du désespoir
Ladyboy vs Yakuzas - L'ïle du désespoir

Je suis étonnée qu’avec tous les lecteurs de manga qui trainent sur le site aucun n’ait encore lu cette série. Passons. Tout d’abord une précision sur son classement en lecture pour adulte, ce n’est pas ce qu’on trouve habituellement dans le genre à vocation érectile et parsemé de petite chattes mouillées, non on est en pleine dérision et humour noir, certaines choses pourraient déranger certains comme la façon de parler du viol par exemple, mais c’est à prendre au troisième degré, d’ailleurs le graphisme indique clairement cet état de fait. Kouzou le personnage principal a eu du mal à garder son zizi dans son pantalon face aux deux superbes femelles (mère et fille) de son employeur yakuza, grossière erreur, ces japonais on une imagination intarissable en matière de vengeance… Et voilà notre Kouzou transformée en Lady, hi hi hi…, c’est un sujet un peu à la mode en ce moment, sauf qu'ici ça se veut surtout humoristique agrémenté d’un suspense immodéré, car notre toute nouvelle Lady va se retrouver sur une île complètement seule si ce n’est la présence des pires criminels sexuels du pays, s’en sortira… s’en sortira pas… si vous lisez vous saurez, ah ah ah ! Je n'ai pas tout dit évidemment je vous laisse découvrir les détails par vous-mêmes. Le graphisme est en accord parfait avec le récit, très beau, très travaillé aux innombrables détails, le dessinateur a un foutu talent car tous ces visages asiatiques sont très différences les uns des autres et immédiatement reconnaissables surtout pour nous européens, il nous a grandement facilité la lecture. Je dirais à lire et surtout à posséder évidemment.

16/04/2017 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Une enfance éternelle
Une enfance éternelle

Je suis un grand fan de la série Le Vagabond des Limbes qui est pour moi la meilleure série de science-fiction en BD et je voulais lire cet album qui raconte la jeunesse de Musky qui est selon moi le meilleur personnage de la série. C'est certes une série abandonnée avec un second tome annoncé qui n'est jamais sorti. C'est dommage car le personnage de Musky a beaucoup de potentiel, mais au moins je peux prendre du plaisir à lire ce premier tome qui peut se lire comme un one-shot. On retrouve l'imagination de Godard et il y a des idées excellentes dignes des meilleurs albums de la série mère. Il y a des thèmes philosophiques traités de manière intéressante et plusieurs scènes m'ont marqué, surtout une sur la dernière page. Toutefois, si j'aime bien le scénario, j'ai un petit problème avec le dessin de Gimenez. Il est bon, mais un peu différent du trait de Ribera (c'est plus un mélange de comique et de réalisme alors que Ribera est 100% réaliste). J'ai vraiment de la difficulté avec comment Gimenez dessine Musky. Le design de la princesse/le prince ressemble trop à un personnage comique et cela lui fait perdre la subtilité de ce personnage.

15/04/2017 (modifier)
Par SkAmby
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Musnet
Musnet

Musnet, la petite souris impressionnante ! Dès l'ouverture du premier album, et la première case, nous découvrons un paysage bucolique, un maison en arrière plan, de grands saules pleureur, un étang, de tulipes, des nénuphars . Une petite souris semble perdue, elle ne sait pas encore qu'elle vient de mettre les pattes à Giverny. Le domaine de Claude Monet. Le décor est planté. Très rapidement, cette petite souris entend des cris "à l'aide", il vole au secours d'une demoiselle souris. C'est ainsi que démarre les aventures de de notre héros. Quelques planches plus loin, notre petit rongeur trouve un travail chez Rémi, un écureuil peintre, totalement acariâtre et tyrannique mais un maitre en son genre. C'est de cette façon que notre petit héros découvre l'art de la peinture. Musnet affrontera des créatures "effrayantes" (pour une souris) et s'en tire généralement par d’impressionnantes cascades. Se procurer un pinceau, de la peinture n'est pas une chose facile quand on est une souris. Car pour une petite souris, le jardin peut-être bien dangereux. Il saura provoquer la chance et surpasser ses peurs pour faire de nouvelles rencontres, se faire de nouveaux alliés et aller au bout de ses rêves. Le personnage imaginé par Kickliy est une petite souris au caractère bien trempé. Ils sait ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas. Ce tempérament parfois colérique, sensible et touchant font de ce petit rongeur un personnage vraiment attachant. Et pour notre plus grand plaisir, les autres personnages principaux ont tous un sacré caractère. Les dialogues parfois abruptes sont vraiment amusants. Il y a des clichés et des codes utilisés qui fonctionnent très bien : un petit chef rat tyrannique se déplaçant sur les épaules d'un gros rat bodybuildés sera d'abord effrayant, puis pathétique pour finir presque touchant. Tout ses personnages possèdent un petit "truc". La principale palette de Kickliy semble être celle des émotions avec lesquelles il s'amuse et nous fait passer un bon moment. C'est une série toute en couleur, en poésie parfois naïve. Naïveté qu'on retrouve également dans son trait généreux, les contours ne sont pas toujours bien définis, mais l’expressivité et le mouvement sont bien là. Le découpage assez classique rend la lecture fluide. Ne vous fiez pas à l'aspect enfantin du trait. L'auteur maitrise bien son pinceau et de plus c'est une colorisation directe à l'aquarelle, pour le reste, il suffit de voir la couverture du tome 4 (page facebook de l'auteur). C'est une belle occasion pour le public jeunesse de re-découvrir Monet et Giverny. A n'en pas douter, les plus jeunes adoreront suivre les péripéties cette petite souris intrépide, ce petit Indiana Jones des jardins.

14/04/2017 (modifier)
Par Sabato
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Chevalier Ardent
Chevalier Ardent

J'ai reçu un jour d'une amie de ma mère un tas d'anciennes BD que plus personne ne lisait... et au milieu de ce tas, 2 albums de Chevalier Ardent : La Corne De Brume et Le Trésor Du Mage. J'ai bien du laisser passer plusieurs mois sans y toucher, puis un jour où je n'avais rien à faire et surtout plus rien à lire, j'ai ouvert La Corne De Brume... et j'ai tout de suite accroché ! Les scénarios sont excellents avec certains assez "adultes" et le dessin, magnifique, avec des personnages charismatiques, des décors grandioses avec de belles couleurs (pas comme ces bouillies de colorisations informatiques made in Éditions Soleil) ne me parait pas du tout vieillot pour l'âge de cette série. J'ai eu avec cette BD un véritable coup de cœur. J'ai eu la chance ensuite de trouver petit à petit les autres tomes dans une boutique d'occasions et je rentrais direct chez moi pour savourer chaque épisode (mes préférés étant La Loi De La Steppe, La Dame Des Sables et Les Cavaliers De L'apocalypse) Je classe cette série numéro 1 de ma BD thèque!

06/04/2017 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série R.U.S.T.
R.U.S.T.

Au début de ma lecture j'ai bien sur immédiatement pensé au film "Pacific Rim" qui ne vaut que par ses effets spéciaux de grosses machines qui hélas pour le spectateur évoluent la plupart du temps sous l'eau ou dans la pénombre. Du coup facile d'avoir l'air d'en mettre plein la vue. Je ne dirais également rien de l'ode à la gloire de l'Amérique qui sous tend le film. Mais foin de billevesées et il faut le dire, le clamer haut et fort R.U.S.T. est une réussite dans le domaine de la SF. Une SF qui aurait intégrée les codes du comics américain et du manga japonais. Première chose évidente, le dessin et sa colorisation. Un dessin qui n'est pas beau mais, et c'est la que les choses sont étranges il y a des fulgurances dans de nombreuses cases notamment lors des combats entre RU et S-Cats. Ces cases d'un premier abord sont difficilement lisibles tant le trait est virtuoses, en fait je dirais que c'est un dessin qui se mérite. Contrairement au film auquel je faisais référence précédemment les personnages de cette histoire en trois tomes denses ne sont pas de "belles gueules", anciens héros forcément cabossés par la vie et en quête de rédemption. Non ici c'est la lie de l'humanité des sortes de douze salopards, tueurs, psychopathes et autres joyeuseté. Les auteurs ne nous épargnant d'ailleurs rien de leur actes délictueux. Alors de la bonne SF , intelligente et bougrement bien dessinée qui se lit aisément, je le répète en prenant le temps de se perdre dans les planches, c'est pour moi un coup de cœur, au passage je remercie le bon camarade qui m'a fait ce prêt.

02/04/2017 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Mari de mon frère
Le Mari de mon frère

Un excellent manga sur l'homosexualité. J'ai bien aimé comment était traité ce sujet. On suit la vie d'un homme japonais dont le frère homosexuel est parti vivre au Canada et s'est marié avec un autre homme. Le frère en question meurt et son mari vient donc visiter le personnage principal. C'est intéressant de voir cet homme confronté à ses préjugés et évoluer petit à petit. J'aime bien aussi le fait qu'il élève seul sa petite fille, cela rend sa situation encore plus originale. On traite de plusieurs aspects de l'homosexualité, notamment l'homophobie et c'est traité de manière intelligente. Les personnages et les situations sonnent vraies et j'ai ressenti plusieurs émotions durant ma lecture. C'est une très bonne série et j'attends la suite avec impatience.

02/04/2017 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dark Museum
Dark Museum

Alors là les amis voici du lourd de chez lourd. En fait il y a un bail que je n'avais pas lu une BD de ce genre. Démarrant comme une gentillette chronique paysanne de la fin du XIXème siècle, le tout bascule dans le gore un peu improbable mais oh combien efficace. J'avais déjà aperçu ce tableau à plusieurs reprises et il m'avait marqué par le côté inquiétant des personnages représentés. De bonnes têtes de "Winner", des gens avec qui on a envie de se taper une petite bière en terrasse. Bien sur je déconne, mais par les dieux, tu sens d'emblée que ça doit pas ricaner et être la grosse déconnade tous les jours. Pour en revenir à cette histoire ce qui me plait bien c'est que les choses montent crescendo, oui bien sur on sent bien vers quoi tout ça va finir, mais diantre que c'est bien amené, chapeau bas donc au duo de scénaristes. Le dessin est de ceux que j'aime avec une mention spéciale à la colorisation ( magnifique ), qui à chaque case vous saute à la figure, bref scénario et dessin vous accrochent et ne vous lâchent plus. L'annonce des prochains titres à venir de cette collection laissent présager de fort bonnes choses, nul doute que j'irais y jeter un œil. Coup de cœur pour moi et faites tourner sans modération

31/03/2017 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Anciens astronautes
Les Anciens astronautes

Avis sur le tome 1 : Les Anciens astronautes Etrange projet que celui de Vincent Pompetti... Cela ressemble à une sorte de mise sur papier d'un ensemble de rêves de l'auteur, à base de chamanes, d'archères à la beauté inaccessible, de voitures volantes, d'architectures précolombiennes et d'ambiances médiévales. Mais curieusement tout cela s'emboîte plutôt pas mal, on se retrouve dans un récit de fuite, de poursuite sans fin, avec des enjeux qui dépassent un peu tout le monde, et c'est tant mieux. Le style graphique de Vincent Pompetti est singulier, on a un peu l'impression qu'il définit en premier des silhouettes, qui sont ensuite remplies par les traits des personnages, qui du coup sont un peu étranges. Les décors sont magnifiques, on sent que Pompetti s'est beaucoup investi dans cet album de près de 200 pages, qui comporte un important cahier graphique avec des notes détaillées. un vrai travail de démiurge, en fait. Une curiosité, au bas mot. Avis sur le tome 2 : Constellation Cet album fait suite à Les Anciens astronautes, du même Vincent Pompetti, chez le même éditeur. Certains personnages sont communs, et nous suivons à nouveau Onys dans une mission d'infiltration auprès d'une multinationale qui a dérobé une pierre stellaire permettant de soumettre des peuplades entières à sa volonté. On retrouve les mêmes ambiances, rétrofuturistes, avec des influences précolombiennes et des véhicules qui rappellent un peu ceux de Blade Runner ou les voitures des 24h du Mans. Pompetti développe petit à petit son univers original (ou multi-référencé) dans cette aventure assez relevée et loin d'être désagréable. Son trait s'est affirmé depuis Les Anciens astronautes, ses personnages sont désormais plus reconnaissables, sa mise en scène plus dynamique. On a plaisir à retrouver Onys, Yulunga, Mark et quelques autres. La liberté de Pompetti, et les bornes très floues de son univers vont lui permettre d'inscrire d'autres aventures d'Onys dans ce cadre. Je suis prêt à l'y accompagner.

30/03/2017 (modifier)
Couverture de la série Les Lames d'Âpretagne
Les Lames d'Âpretagne

Tonnerre de Brest est le premier tome d'une trilogie de fantasy médiévale qui a su me charmer par son découpage et son rythme très dynamiques, et par des dialogues, des situations et des personnages pleins d'humour. Les péripéties s'enchaînent sans temps morts pour le duo de personnages principaux que tout oppose en apparence, mais qui finiront par tisser de solides liens d'amitié au fil des pages. le graphisme, très « enfantin » et coloré, renforce l'impression d'énergie et de fraîcheur qui se dégage de cet album ; même si je n'apprécie pas particulièrement ce type de dessin, il est ici en cohérence totale avec le reste, et c'est ce qui est le plus important^^ Au final, cette lecture fût une agréable surprise, et je ne manquerai pas de lire le tome 2 !

29/03/2017 (modifier)
Couverture de la série Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)
Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)

Lucky Luke est à son tour revisité comme l'ont été Bob Morane, Michel Vaillant, Ric Hochet et d'autres, sauf que là, ce n'est pas un album qui semble continuer la série, c'est plus perçu comme un hommage à Morris. L'auteur se plie avec brio à l'exercice de style en se fondant dans l'univers de Morris, et en se réappropriant les codes de la série, tout en gardant sa propre identité et sa touche personnelle. Je connaissais mal Matthieu Bonhomme, n'ayant lu que Texas Cowboys que je n'avais d'ailleurs pas aimé, aussi dès la première page, on ne peut y croire en voyant la silhouette bien connue qui git lamentablement dans la boue ; on se doute que ce n'est pas possible car je crois qu'aucun auteur moderne de BD n'aurait l'audace de flinguer un tel mythe comme Lucky Luke (ce serait même suicidaire pour sa carrière), lecture qui reste pour moi et pour plein de gens un souvenir d 'enfance très ancré, et il m'arrive d'en relire encore parce que ça fait du bien et qu'on en a besoin. Le titre de cet album est quand même sacrément racoleur, car destiné à accrocher le lecteur potentiel, mais c'est bien trouvé. On ne peut pas dire que le scénario présente une grande originalité, mais la façon dont c'est conté reste très séduisante, car les clins d'oeil abondent dans cette Bd, Bonhomme réutilise habilement tous les éléments qui ont fait la réputation de Lucky Luke : bagarre de saloon, sheriff qui taille un bout de bois, gag de Jolly Jumper (qui crache de la flotte sur le vieux grigou), l'habileté au tir de Luke, le croque-mort, les plans qui imitent ceux de Morris... sans parler des allusions aux personnages, comme ceux de Laura Legs, Phil Defer ou les cousins Dalton qui sont évoqués, et à la fin le brin d'herbe remplaçant la cigarette, avant la traditionnelle image finale avec le sempiternel I'm a poor lonesome cowboy... On remarque aussi que le nom de Morris apparait sur une tombe du cimetière, et que le personnage de Doc Wednesday est directement inspiré par celui de Doc Holliday. L'auteur se livre donc à un joli florilège de figures du western (un sheriff incapable, des villageois vindicatifs, des mineurs, des frères soudés, des Indiens boucs émissaires, des conducteurs de diligence, une jolie femme arrivant dans ce monde de brute...). Et pour couronner le tout, le dessin est vraiment superbe, très agréable à l'oeil, ne cherchant pas à copier le trait caricatural de Morris, c'est un très joli style semi-réaliste (avec un visage réussi de Luke), une pureté de ligne proche de la Ligne Claire et de belles images de nuit et de décors naturels ; c'est plus appliqué que sur Texas Cowboys. Un bel hommage à Lucky Luke et aussi un bel hommage au western.

23/03/2017 (modifier)