Les derniers avis (9706 avis)

Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un travail comme un autre
Un travail comme un autre

Un très bon one-shot. On se retrouve dans l'Alabama des années 30 et on devine facilement que la vie n'est pas rose dans ce coin de pays des États-Unis. On suit un héros qui n'est certes pas parfait (il agit tout de même comme un gros con durant une bonne partie de la première partie !), mais terriblement attachant. J'ai bien aimé suivre le déroulement de sa vie. J'avoue toutefois que je ne voyais pas trop ce dont l'auteur du roman original voulait parler au juste jusqu'à ce que le héros atterrisse en prison. Le récit devient donc une dénonciation du milieu pénitencier de cette époque où le traitement des prisonniers est cruel et le système de réinsertion n'aide pas vraiment. Et on devine facilement que c'est pire si on est noir ! L'album contient 184 pages, mais elles se lisent facilement vu la grandeur des cases, et j'ai bien aimé parce que cela permet de bien voir l'action. La narration est dynamique et le scénario prenant. Ah oui, il faut s'attendre à une histoire tragique, la fin est horrible et va me rester dans la tête un bon moment.

07/02/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Emma G. Wildford
Emma G. Wildford

L’album est présenté dans une très jolie boite. A peine ouvert, on se retrouve dans un jardin anglais, dans les années 1920, dans une ambiance aux couleurs chaudes et douces, un rien suranné. Emma G. Wilford est mélancolique, elle attend. Elle espère. Elle espère avoir bientôt des nouvelles de son fiancé parti en exploration dans le grand nord, en quête d’une mystérieuse déesse nordique. Malheureusement, il n’a donné aucune nouvelle depuis plus d’un an. Est-il seulement en vie ? Emma G. Wilford est une poétesse. Tout au long de l’album, elle écrit des vers. Emma est aussi une femme libre, pleine d’énergie, aux répliques directes et bien envoyées. N’y tenant plus, elle décide de partir à la recherche de son amour perdu en Laponie. La clef de l’énigme se trouve-t-elle dans l’enveloppe qu’il a laissée à son attention avant de partir ? Cette lettre est glissée à l’intérieur de l’album, de même qu'une carte d’embarquement et une photo du disparu. Cet album est une pépite. Du jardin anglais écrasé par la chaleur étouffante de l’été aux paysages glacés du grand Nord, Emma va en apprendre plus sur les êtres humains, sur la vie et sur elle-même. Du très beau dessin se dégage un romantisme extraordinaire.

06/02/2021 (modifier)
Par CVI
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Banque
La Banque

J'ai adoré. C'est très instructif par ailleurs, sur la construction du monde bancaire, de Paris. Je recommande vivement cette lecture. Très bon scénario, on est accroché, peu de temps morts. Pour une fois le nombre de tomes est justifié.

06/02/2021 (modifier)
Par CVI
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Eaux de Mortelune
Les Eaux de Mortelune

C'est l'une de mes séries favorites. Je la relis tous les 3/4 ans. Comme beaucoup, je m'arrête aux 4 ou 5 premiers tomes, ensuite c'est incompréhensible. Ma note s'entend pour la première série. Je mettrais 1 pour les suivantes.

06/02/2021 (modifier)
Par CVI
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Il était une fois en France
Il était une fois en France

Super BD. On m'a offert l'intégrale, 6 tomes d'un coup. C'est captivant et historique. Je recommande vivement.

06/02/2021 (modifier)
Couverture de la série My Broken Mariko
My Broken Mariko

Cet album est composé de l'histoire éponyme, d'une interview de l'autrice, de la première histoire courte publiée par l'autrice, ainsi que d'un épisode bonus. L'histoire éponyme est superbe. Vraiment. Je ne pense pas qu'il y ait eu d'écriture préalable d'un scénario. En effet, il m'a semblé, à la lecture, que l'autrice avançait l'histoire au feeling (pas dans le mauvais sens du terme, mais j'ai vraiment eu l'impression que rien n'était prévu, que l'histoire se dictait elle-même). Cette idée a été grandement confortée à la lecture de l'interview. L'histoire est extrêmement violente, mais j'y discerne malgré tout une certaine douceur, un je ne sais quoi d'amour qui permet de vivre ce que vit le personnage de Tomoyo. C'est magnifique et le dessin y est pour beaucoup, très vivant, très rythmé, cette histoire est une vraie merveille. La deuxième histoire (dans le livre, la première chronologiquement parlant) est moins bonne je trouve. Le dessin est déjà très beau, mais pas autant que dans l'histoire éponyme, et l'histoire en elle-même est beaucoup plus convenue à mon goût. L'épisode bonus est une scène qui ajoute encore plus à la douceur de l'histoire violente dépeinte précédemment. En résumé, j'ai adoré lire cet album, je le conseille vivement.

04/02/2021 (modifier)
Par cac
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Tueur - Affaires d'Etat
Le Tueur - Affaires d'Etat

Excellent cycle de deux tomes du Tueur dans un nouveau contexte. Il est maintenant infiltré pour le compte, et à cause, de la DGSE dans la ville du Havre. Et parfois il doit liquider discrètement certaines personnes, ou faire passer cela pour des accidents. Cela fait d'ailleurs écho à l'actualité récente où deux agents sont soupçonnés d'avoir voulu jouer les mercenaires pour le compte d'un chef d'entreprise concurrent de la cible... On a le droit à plusieurs réflexions en voix off qui faisaient le sel de la série mère. Comme il est infiltré dans un bureau, on a le droit à quelques piques bien senties sur les employés qui ne s'épanouissent pas spécialement mais ne lâcheraient surtout pas leurs avantages, chèques vacances et compagnie. De même quand il tacle les mêmes qui "font" des pays pendant les vacances comme on fait une collection de timbres. Bref on retrouve ce côté un peu misanthrope et cynique de la série mère, du moins les premiers tomes que j'ai lu. Je me dis d'ailleurs qu'il faudrait que je la poursuive, j'ai du m'arrêter vers le tome 6 ou 7 et je vois qu'on a maintenant 13 tomes. Globalement ce spin off me plait bien et je dirai qu'il surfe sur la tendance de quelques excellentes séries télé du moment comme Baron noir ou le Bureau des légendes en intriquant habilement de l'action avec les arcanes de la politique.

04/02/2021 (modifier)
Couverture de la série Blue Giant Supreme
Blue Giant Supreme

La suite directe de l'excellent manga Blue Giant n'est pas moins excellente. Nous retrouvons Dai qui, après son succès au Blue Note (salle mythique de la scène jazz japonaise) décide qu'il doit voyager afin d'approfondir son jeu. Il garde les yeux rivés sur son objectif premier : Devenir le meilleur jazzman au monde !! L'écriture de cette série, à l'instar de la précédente, est grandiose, le rythme n'est pas sans rappeler celui effréné d'un Art Blakey, grand batteur jazz qui pouvait taper ses peaux à des allures folles comme plus lentement, mais toujours sur le bon moment. L'aventure de Dai s'apparente à un morceau de jazz, tantôt la violence et la rapidité nous essouffle, tantôt l'accalmie annonciatrice d'une future tempête ou d'une fin de morceau nous permet de souffler un peu. Le dessin serait la mélodie qui permettent d'adoucir la violence du rythme, un dessin suffisamment nerveux pour donner vie à ce jazz rapide, mais aussi beau et précis qui peut rappeler la mathématique d'une partition. Je m'égare dans une métaphore que je ne maîtrise pas vraiment, mais cette série a cet effet, elle emballe tellement le lecteur (moi en l'occurrence) que le flot des mots devient incontrôlable. Blue Giant a été l'un de mes plus grands coups de cœur manga, "Blue Giant Supreme" continue dans la lancée avec un brio incroyable.

04/02/2021 (modifier)
Couverture de la série Malgré tout
Malgré tout

Que cette histoire est jolie ! Que ces personnages sont attachants ! Que le dessin de Jordi Lafebre parvient à les rendre vivants, touchants ! Je ressors de ma lecture enchantée, émue. Le procédé consistant à raconter l'histoire en partant de la fin et en remontant le fil du temps fonctionne à merveille. Certes on connaît la fin de l'histoire d'Ana et Zeno dès le début, mais cela ne gâche en rien le plaisir de découvrir au fur et à mesure comment et pourquoi ces deux êtres qui s'aiment depuis tant d'années ne se sont pas retrouvés plus tôt.  J'ai eu un gros coup de cœur pour le dessin, qui est d'une efficacité incroyable. Le trait dynamique et expressif transmet parfaitement les sentiments des personnages, notamment au travers de leurs regards ; dès les premières pages, lorsque Ana a les larmes aux yeux je les avais aussi... Vraiment ce dessin est excellent ! Je ne connaissais le travail de Jordi Lafebre que de loin, n'ayant lu aucun de ses précédents albums, mais j'avais déjà repéré son dessin. Pour autant je ne m'attendais pas à être charmée à ce point ! Cerise sur le gâteau, le travail de la coloriste est très réussi et permet de bien poser les ambiances. J'émettrais juste un petit bémol concernant certains personnages un peu caricaturaux, comme la fille d'Ana à l'âge adulte, ou le maire qui succède à Ana, véritable caricature d'homme politique. J'ai trouvé aussi le mari d'Ana un peu trop lisse et compréhensif, mais ce ne sont que des petits détails qui n'enlèvent rien à la qualité de ce très bel album qui plaira sans doute principalement aux romantiques de tous horizons.

04/02/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Et si l'amour c'était aimer ?
Et si l'amour c'était aimer ?

Ce qui est drôle, avec Fabcaro, c'est que c'est à chaque fois la même recette que l'album précédent et pourtant, c'est toujours plus barré et plus drôle. Pour l'instant, de ceux que j'ai lus, je trouve que Et si l'amour, c'était aimer ? est son point culminant dans l'absurde et dans le rire. Le décalage entre ses dessins figés, au trait sérieux voire limite austère, et ses dialogues ridicules, pseudo-philosophiques et toujours hilarants atteint un joli degré de perfection. Je ne sais pas si c'est moi qui m'habitue et savoure davantage l'humour de Fabcaro à chaque album, ou si c'est effectivement chacun de ses albums qui révèle une maîtrise de l'absurde toujours plus forte (pourtant, je ne les lis pas dans l'ordre de parution), mais là, vraiment, j'ai trouvé ça absolument génial. A chaque page, Fabcaro atteint une forme d'équilibre de l'excès (si j'ose dire) très étonnant, finalement assez difficile à décrire de manière juste. C'est n'importe quoi, c'est carrément too much, c'est grotesque et débile, mais il y a un sens de la mesure et du timing comique vraiment exceptionnel, qui crée une alchimie irrésistible. Le dessin est terriblement efficace, avec ses plans fixes en contradiction avec les dialogues (les personnages décrivant ce qu'ils voient et que, donc, le spectateur ne voit pas). Très paradoxale, comme tout l'art de Fabcaro, il y a là une science du plan juste à la fois très cinématographique (on imagine les personnages parler face caméra - c'est sans doute plus télévisuel à la Kaamelott que cinématographique -, on les entend même dans notre tête) et pas du tout (une absence totale de montage qui créerait un film chiant au possible si on en tentait une adaptation littérale). En fait, Fabcaro, c'est ça : l'art du paradoxe poussé à l'extrême. C'est tellement bête, mais pensé de manière tellement intelligente. C'est aussi complexe que ça a l'air simple. C'est ridicule voire bouffon, mais en même temps, le ton extrêmement pince-sans-rire de l'ensemble donne à la BD une élégance et une finesse inattendues. Bref, c'est tout et son extrême. Il n'y a pas vraiment de mots pour décrire ça. Bref, c'est du Fabcaro.

03/02/2021 (modifier)