On se reposera plus tard

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 2 avis)

MARPA et nains de jardin...


La BD au féminin Les petits éditeurs indépendants Troisième âge

Marie est une intrépide septuagénaire en pleine forme. Elle a envie de tout… sauf d’aller se reposer ! Malheureusement, accident oblige, cette fois-ci, elle n’a pas le choix. Pour ne pas rester seule dans son appartement, Marie accepte de s’installer dans une Maison d’Accueil et de Résidence pour l’Autonomie (MARPA). Mais l’idée de vivre dans une « maison de vieux » ne l’enchante guère. Marie découvre donc la vie dans la MARPA avec ses hauts et ses bas. Malgré les conditions assez idéales, il faut beaucoup d’élan pour mettre du peps et de la joie dans la vie de tous. Mais Marie ne manque pas d’entrain et d’idées pour faire bouger tout ce petit monde ! (texte : Steinkis)

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Octobre 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série On se reposera plus tard © Steinkis 2020
Les notes
Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 2 avis)
Cliquez pour afficher les avis.

18/11/2020 | Spooky
Modifier


Par gruizzli
Note: 2/5
L'avatar du posteur gruizzli

J'ai lu cette BD sans grand plaisir ni déplaisir, tout en me demandant où on allait. Et le final est : pas fou du tout. En gros, c'est une histoire fictive sur un type d'EPADH que je ne connaissais pas, mais dont la révélation de l'existence n'a strictement rien changé à la mienne. C'est gentil, vaguement informatif, mais pas spécialement intéressant. Même si je ne connais pas grand chose aux EPADH, cette BD n'a pas spécialement donné plus envie de m'y intéresser. Le souci est que la BD part d'un exemple de vieille femme obligée de s'y installer suite à une complication de santé et personne pour s'occuper d'elle. Très vite elle découvre l'univers et les habitants, avec leurs travers et chacun spécifiquement typé (la dame qui râle sur tout, la vieille qui perd la boule, le vieux en scooter électrique ...), dans une ambiance sympathique et bon enfant. Puis voila, ils font leur petite vie et à la fin elle repart contente d'avoir vécue ce bout de vie et j'ai envie de lui dire "Chic pour toi". Si le résumé vous parait lapidaire, c'est qu'en fin de compte il est assez représentatif de la BD : il ne se passe pas grand chose. Le récit aurait pu être plus émotif sur les vieux qui deviennent progressivement grabataires et dépendants, la perte de leurs mémoire et leur identité, ou simplement la question de la solitude, de l'isolement. Ici on a une histoire autour de nains de jardin pour montrer comment il se sortent d'une certaine passivité, mais c'est presque la seule péripétie de l'ensemble. C'est le genre de BD qui fait BD de commande pour vanter les mérites de ces institutions. Je ne doute pas qu'elles sont intéressantes et probablement très bien pour un public de personnes âgées. Mais en même temps, je ne peux pas vraiment recommander la BD qui est franchement moyenne, pas désagréable à lire mais qui n'a pas de réel tenant et aboutissant, qui fait très propre dans son déroulé, sans risque et sans histoire. Et fatalement, ça m'ennuie.

02/06/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Spooky

L'autonomie est l'un des enjeux les plus importants de la société française contemporaine. En bande dessinée, le troisième âge fait l'objet de nombreuses séries, comme l'atteste le thème idoine et éponyme sur bdtheque. Et certaines de ces séries se penchent en effet sur les conditions d'accueil et d'accompagnement des personnes âgées. "On se reposera plus tard" s'inscrit donc dans cette veine, d'une manière assez sympathique, en suivant le parcours de Marie Vallée, qui est placée en MARPA pour un séjour de quelques semaines seulement, après un accident. Elle porte donc un regard un brin distancié sur l'établissement et ses résidents. Un regard à la fois bienveillant et concerné, puisqu'elle essaie, dès son arrivée ou presque, de les inciter à faire une sortie en commun. Témoinb privilégié, Marie est en outre accompagnée d'un animal de compagnie pas trop encombrant, et l'établissement est perturbé par une "affaire", la disparition d'éléments de décor très particuliers... Des adjonctions plutôt habiles. Ce récit, qui combine témoignages et fiction, se montre assez équilibré dans ses différents éléments narratifs. Le dessin, très épuré, se concentre sur les personnages, avec une grande efficacité. Sympathique, lucide, intéressant.

18/11/2020 (modifier)