Je suis tombé aussi haut que notre protagoniste Le Comédien, mais heureusement pour moi, je m'en suis relevé physiquement et mentalement comme Le Hibou, qui ma procuré une impulsivité et une envie de justice à l'image de Rorschach. Ce qui m'a fait réfléchir sur des plans complexes et malsains tout comme Ozymandias, par conséquent tout cela m'a transporté dans une conscience/inconscience selon notre cher Dr Manhatthan...
Moi qui partais avec un a priori mitigé par rapport aux avis de cette fiche, je me suis dit qu'après "Killing Joke" de notre cher M.Moore, ça ne pouvait qu'être bon, et bien croyez moi, c'est bien un ovni qu'il nous a accouché... Ceci grâce aux dessins de M.Gibbons et surtout nom de dieu, des couleurs sacrées de M. Higgins qui m'ont transporté dans l'ambiance des années Nanar 80 ! Pourtant je suis qu'un simple gueux des années 90, mais que j'aime la dizaine avant moi ...
Ce livre sacré, est réussi pourquoi ? tout simplement parce que notre Trio était en symbiose, que dis-je, en transe...
Premièrement le récit est bien découpé, ficelé, arrangé pour que tout colle et qu'ainsi notre 2e lecture nous en apprenne davantage (je ne vais pas vous faire un résumé), mais surtout bon sang de bois... Les Personnages vivent ! Ils sont tous intéressants, intrigants et attachants, avec des punchlines de dingue et des dialogues qui transpirent d'intelligence.
Deuxièmement les dessins ... regardez simplement les quelques planches sur cette fiche, pas besoin d'en dire plus, enfin si ..., Les cases nom de dieu !
que j'aime ce vieux format de 9 cases par page, tout est cadré, les plans qui y sont nichés sont magnifiques, sombres, effrayants et bluffants ...
Et pour finir, Troisièmement les couleurs, telles des cocktails servis en terrasse d'été, sans ordinateur, ça pète, ça vit, c'est un vrai savoir faire ... notre oeil observateur capte les moindres détails importants et impactants au récit.
Pour conclure, lisez le, sinon vous passeriez à coté de quelque chose sur l'art de la BD, et comme ça ne suffisait pas, ce livre a lui-même créé sa progéniture qui se nomme Minutemen, la source des Watchmen.
Profitez de votre lecture sans vous faire spolier par divers avis ici ou ailleurs, bonne lecture à toutes et à tous...
Le cycle de cyan, chef-d'oeuvre intemporel de la science-fiction.
Découverte de mondes extraterrestre peuplés d' humanoïdes, si différents mais tellement humains... Exploration interplanétaire, pouvoirs psychiques téléportations, voyages dans le temps, boucle temporelle, sexe et sensation de déjà vécu (personnel), une œuvre réussie.
Passionnant à lire, pour ma part j'ai découvert 1 tome par an, à relire pour mieux comprendre ce cycle.
On retrouve une partie des personnages du chouette Village global dans cette suite qui se déroule en quelque sorte de l'autre côté du décor, à savoir le Sénégal, pays d'où partent de nombreuses personnes venues chercher une vie meilleure en Europe. Dans la foulée d'Aristide et son pote Génésio nous est donné à découvrir le Sénégal authentique, accueillant, bienveillant, à la fois chamarré et simple. Oh bien sûr, au-delà du message d'espoir porté par Ibou et sa famille (un brin surjoué quand même à la fin, tout le monde trouve sa place et surtout une vie remplie), il y a aussi les à-côtés pas très sympas du pays : les vols de bagages à l'aéroport, le trafic de jeunes filles dans des filières de prostitution locales puis internationales, les recruteurs-requins prêts à faire venir en Europe le George Weah de demain (oui, je parle de foot). Ce n'est pas facile pour tout le monde, loin de là, et tout n'est pas rose, mais les auteurs, qui ont bénéficié d'un coup de pouce financier, ont pu se rendre sur place et croquer un ensemble de portraits probablement assez authentiques.
Malgré la bienveillance qui règne sur le récit et la qualité de l'histoire, je le trouve un chouïa en-deça de Village global, car un peu répétitif quand on lit les deux à la suite. Il n'en reste pas moins que c'est un chouette bouquin sur un chouette pays.
J’ai récemment lu et adoré Blue in green de Ram V et Anand RK, et j’étais impatient de découvrir leur première collaboration, qui avait vu le jour sur le site de financement participatif Unbound, avant d’être intégrée au catalogue de Dark Horse.
L’histoire, composée de 4 chapitres, suit le quotidien de 4 jeunes (un par chapitre) un peu paumés qui tentent de trouver leur place dans le chaos de Mumbai, et qui réfléchissent à leur futur. C’est ce qui les rapproche (alors qu’ils ont finalement peu de choses en commun) spirituellement mais aussi physiquement, autour d’un morceau de mur sur lequel Suresh (aka Grafity) dessine. Les thèmes sont donc assez classiques et universels, mais le ton du récit est très juste, notamment la fin, qui n’en fait pas trop, et m’a beaucoup plu.
La mise en image laisse perplexe. Les planches sont indéniablement belles. Elles fourmillent de détails, et la colorisation psychédélique est parfaite pour représenter les graffitis, mais aussi la fourmilière humaine qu’est Mumbai. Il y a pourtant des soucis sur les personnages, et notamment les visages, souvent grossièrement dessinés, et surtout qui changent trop d’une case à l’autre. Il en ressort une impression d’amateurisme, notamment en début d’album.
Quoi qu’il en soit, j’ai beaucoup aimé cet album, véritable lettre d’amour de la part des auteurs, tous deux originaires de Mumbai (Anand RK y habite toujours).
Une lecture marquante que ce road movie atypique.
Je découvre Branco Jelinek, auteur slovaque. De 2003 à 2006 il publie trois albums sur Oskar Ed adulte, puis il reprend son personnage enfant, toujours en trois volumes qu'il clôture en 2016 et c'est ces trois tomes qui sont publiés dans cet album par l'éditeur presque lune, un très beau travail éditorial.
Trois occupants dans une voiture, un couple et leur fils Oskar sur la banquette arrière filent vers une destination secrète connue seulement du père. Un trajet où les parents n'arrêteront pas de se faire des reproches avec Oskar au milieu de ce règlement de compte familial.
Un pavé de 332 pages découpé en 22 chapitres, une lecture exigeante avec plusieurs niveaux de lecture, les métaphores sont plus ou moins accessibles et les thèmes explorés sont nombreux.
Un récit intimiste qui tourne autour de nos trois personnages, le rythme est assez lent, il prend le temps d'approfondir la psychologie des personnages, mais il est aussi violent, les mots peuvent faire aussi mal qu'une lame d'un couteau.
De chapitre en chapitre mon intérêt n'a cessé de croître, la narration singulière n'y est pas étrangère. Elle est empreinte de surréalisme puisqu'Oskar pour s'évader de son quotidien, lors des disputes parentales, fait des sortes de rêves éveillés où la réalité est distordue. Des passages fantasmagoriques qui en disent beaucoup sur cet enfant solitaire et secret.
Un album dense, émouvant et déconcertant, chacun en fera sa propre interprétation (surtout pour la conclusion).
Un dessin en noir et blanc réaliste au trait fin, précis et hachuré, très expressif et à la mise page immersive. Il me fait penser au Monstres de Barry Windsor-Smith.
La particularité graphique réside dans la représentation d'Oskar, je vais reprendre l'expression de Noirdésir, il a une tête d'œuf.
Superbe !
J'aime ce genre de lecture qui déroute, qui questionne et qui résonne longtemps après avoir refermé le bouquin.
Une merveilleuse expérience.
Gros coup de cœur.
"Ils ne voient plus dans leurs enfants
Que les défauts que l'autre y laisse".
J. Brel
Heillman est un ovni et un chef-d’œuvre. L’histoire a quelque chose de Faust et certains passages ont inspiré Star Wars (notamment le passage où Heillman se bat contre lui-même comme Skywalker). En deux mots : Heillman, stars androgyne type David Bowie, lutte contre le diable qui veut l’utiliser pour vampiriser les âmes de ses fans. Il meurt dans un premier combat mais jouit de l’immortalité grâce au « cœur d’ariman ». Comme dans « le fleuve de l’éternité », il meurt et renaît régulièrement dans de nouveaux univers, mais en s’opposant toujours au démon qui finit par se jouer de lui. Les textes, très brefs, ont une rédaction quasi poétique. Les dessins, en noir et blanc, ont un volume et une créativité extraordinaires. Le style et l’univers est très rock (on rencontre Mike Jagger et autres stars), hyper créatif et très violent. L’utilisation du symbole nazi renvoie à une époque où les rockeurs n’hésitaient pas à s’en servir pour communiquer la violence et la transgression (notamment dans le Hard Rock)
Cette série est de loin l’une des meilleures que j’ai eu l’occasion de lire (et j’en ai pourtant lu des milliers). Je ne reviendrai pas sur ses multiples qualités très bien décrites dans les avis précédents et insisterai plutôt sur le risque que l’auteur n’arrive jamais à terminer la série.
En effet, la parution de la série aux USA se fait d’abord en fascicules (« Issues ») d’une vingtaine de pages avant d’être publiés en albums. Selon l’auteur, 7 albums sont prévus soit environ 70 fascicules. Si les 31 premiers fascicules ont paru relativement rapidement (entre 1998 et 2010), les 3 suivants ont été nettement plus lents (le 32 en 2012, le 33 en 2013 et le 34 en … 2019). À ce rythme-là, le dernier fascicule a peu de chance de voir le jour. Il est à noter que les fascicules 32 à 34 n’existent qu’en anglais et que le fascicule 34 a paru en couleurs alors que tous les autres sont en noir et blanc. Un coloriste, différent de l’auteur, a commencé à colorer les premiers fascicules, ce qui montre peut-être un certain regain d’intérêt pour cette série. Mais, ne rêvons pas, cette série a très peu de chance d’arriver à son terme.
Dans le fond, cela n’est pas si grave car tout le monde connaît la fin de Troie – même si, semble-t-il, Homère n'aurait pas parlé du cheval de Troie dans l’Iliade, cet épisode n'étant brièvement décrit que dans le poème suivant - à savoir dans l'Odyssée. Ce qui importe le plus dans cette série n’est pas l’action en elle-même – même si elle ne manque pas d’intérêt – mais c’est plutôt les motivations avouées et secrètes des protagonistes et les interactions entre eux. On y découvre un Ulysse certes rusé mais aussi fourbe et sans pitié, un Agamemnon jaloux de son cousin Palamède, souvent dépassé par les événements et sous la coupe d’un prêtre troyen sans scrupule, un Pâris bellâtre et lâche mais non dénué d’intelligence, un Hector admirable de droiture et de dignité mais parfois un peu naïf… Bref, les personnages ont énormément de profondeur.
L’histoire est particulièrement dense et, pour bien la comprendre, il n’est pas inutile de se documenter par ailleurs (merci Wikipédia !). En effet, par exemple, pour comprendre tout le sel d’une réflexion apparemment anodine entre Aithré (servante de la fille de Priam) et Hécube (la femme de Priam), il faut à la fois avoir bien lu et retenu les chapitres précédents mais aussi avoir plus que des notions de la mythologie grecque.
Eric Shanower – tout en respectant rigoureusement l’esprit de l’Iliade (à cela près qu’il en omet l’existence réelle des dieux, ce qui est prouesse !) – introduit même ça et là un peu de fantaisie quand, par exemple, il fait entonner par Achille un chant qu’Homère a écrit dans… l’Odyssée soit un épisode qui se situe après la guerre de Troie.
En conclusion, cette série mériterait largement un 5/5 si elle était achevée. En l’état, je ne peux mettre qu’un 4/5.
J'ai immédiatement été séduit par cette série de Loisel et Pont. En se focalisant sur le scénario Loisel nous livre un récit très riche en réflexion sur nous-mêmes derrière une histoire d'aventure assez classique.
Comme souvent avec les meilleurs séries BD les apparences sont trompeuses et il faut toujours aller au delà des stéréotypes pour en saisir tout le sel. Le dessin de Pont avec sa rondeur humoristique et réconfortante participe à une entrée en matière baba cool. Année 70's, des infirmières peace & love et un fils qui recherche son papounet dans un pays d'opportunités : c'est que de la tendresse !
Mais tout dérape très vite autour de nos gentils français qui ne maîtrisent plus grand chose. Bien sûr Loisel renvoie aux origines du Mal qui a frappé l'Amazonie dans une indifférence totale à l'époque. Les auteurs ne se privent pas de scènes et d'images chocs sur la prostitution de type abattage imposée aux malheureuses villageoises ou sur les viols et autres massacres des populations indigènes.
Mais les auteurs ne choisissent pas les stéréotypes classiques de vilains flics corrompus ou d'anciens Nazis bien au chaud dans leurs villas. Le Manchot est un individualiste détaché de tout sauf du profit. Son discours est enjôleur et bien rodé avec un côté bad boy aventurier qui provoque une certaine empathie si ses souvenirs dévoilés par les auteurs ne nous rappelaient les horreurs commises.
Car il a fallu la notoriété de Sting fin 80's et sa rencontre avec Raoni pour que ces sujets soient vraiment considérés comme importants.
Le scénario de Loisel possède donc de multiples niveaux de lectures mais tous sont travaillés au millimètre. La narration est fluide, dynamique qui nous plonge dans cette atmosphère si particulière où le courage côtoie l'ignominie chez beaucoup comme le serpent corail voisine avec les plus belles espèces de fleurs.
La tension tragique est présente à chaque coin de case des trois épisodes et l'apparition d'un brin d'ésotérisme ne dévalue pas l'ambiance générale au contraire.
Le graphisme de Pont se plie à l'ambiance proposée par Loisel. On retrouve ce trait mi humoristique mi caricatural qui traverse de nombreux récits de Loisel. Comme la mise en couleur de Lapierre est un must et une marque de fabrique l'ensemble est un petit bijou.
En fin de tome 3 le scénario s'engage sur des voies difficiles si les auteurs ne tombent pas dans des facilités un peu mièvres. J'attends avec curiosité le développement du récit.
Pour le moment je me retrouve dans l'évaluation de Solo et je le suis dans sa notation.
Dès les premières pages de ce diptyque, on est emporté dans un tourbillon de couleurs aux relents psychédéliques. C’est absolument splendide ! Des cases monochromes aux couleurs improbables aux doubles pages au dessin unique dans lequel se déplacent les personnages, tout est beau. Au-delà du dessin, il y a bien évidemment le scénario : un conte philosophico-politique racontant les malheurs de la princesse Tilda, privée de son trône par un usurpateur qui n’est autre que son frère. Aidée de ses loyaux et fidèles amis, Tankred et Bertil, Tilda va tout mettre en œuvre pour récupérer ce qui lui revient et rétablir justice et démocratie au sein de son royaume. Cette histoire est l’occasion de radiographier une société qui ressemble en de nombreux points au monde dans lequel nous vivons aujourd’hui et d’examiner de près différents systèmes politiques : régime autoritaire, résistance, démocratie, anarchie, indépendantisme, place des femmes et lutte des classes. Le tome 1 est époustouflant et rythmé. Le tome 2 nous surprend forcément moins mais il nous emmène, avec quelques longueurs quand même, jusqu’à la fin de l’histoire. Une fin pour le moins inattendue. Tant qu’au titre, « L’Age d’Or », je vous laisse découvrir ce qu’il signifie.
Etant un afficionados des zombies, je ne pouvais pas ne pas me pencher sur cette série malgré l’accueil plutôt mitigé d’Alix. Bien évidemment nous sommes très éloignés de la série cultissime Walking Dead de Robert Kirkman mais franchement Benjamin Percy n’a pas à rougir. L’angle pris pour aborder ce thème déjà travaillé par tant de scénaristes est plutôt original. Les auteurs ne vont pas s’intéresser à un groupe de survivants dans un sous-sol ou à des marginaux qui sillonnent le pays. Non non pas de ça, là on fait dans le micro voire dans le macro mais cela reste le portrait d’un monde en ruine.
Le récit est rythmé à travers une succession de 3 4 planches d’un même personnage. On change et on revient dessus. Ces permutations cadencées accentuent le mouvement. C’est bien vu et j’ai adhéré immédiatement car cela ne perturbe pas la lecture, bien au contraire. On va lire des histoires empreintes d’espoir, d’abnégation … et de détresse.
Les zombies sont bien là mais in fine ce sont des personnes secondaires. L’approche est renouvelée et ça c’est déjà un petit exploit. Un grand bravo à benjamin Percy pour s’être démarqué de la masse quelques fois indigeste des albums sur ce thème. La narration est plutôt bien amenée. On se délecte des voix off de certains personnages. Du coup on s’attache aisément à eux en délaissant un peu les zombies. L’amour, la foi, la peur ou encore la paranoïa sont présents et c’est pourtant une série horreur !
Et si vous rajoutez un graphisme plutôt sympatoche ainsi qu’un découpage très agréable, vous comprenez que j’ai complétement kiffé ! je ne peux que recommander
A noter que le tome 1 et le tome 2 peuvent se lire séparément.
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Watchmen
Je suis tombé aussi haut que notre protagoniste Le Comédien, mais heureusement pour moi, je m'en suis relevé physiquement et mentalement comme Le Hibou, qui ma procuré une impulsivité et une envie de justice à l'image de Rorschach. Ce qui m'a fait réfléchir sur des plans complexes et malsains tout comme Ozymandias, par conséquent tout cela m'a transporté dans une conscience/inconscience selon notre cher Dr Manhatthan... Moi qui partais avec un a priori mitigé par rapport aux avis de cette fiche, je me suis dit qu'après "Killing Joke" de notre cher M.Moore, ça ne pouvait qu'être bon, et bien croyez moi, c'est bien un ovni qu'il nous a accouché... Ceci grâce aux dessins de M.Gibbons et surtout nom de dieu, des couleurs sacrées de M. Higgins qui m'ont transporté dans l'ambiance des années Nanar 80 ! Pourtant je suis qu'un simple gueux des années 90, mais que j'aime la dizaine avant moi ... Ce livre sacré, est réussi pourquoi ? tout simplement parce que notre Trio était en symbiose, que dis-je, en transe... Premièrement le récit est bien découpé, ficelé, arrangé pour que tout colle et qu'ainsi notre 2e lecture nous en apprenne davantage (je ne vais pas vous faire un résumé), mais surtout bon sang de bois... Les Personnages vivent ! Ils sont tous intéressants, intrigants et attachants, avec des punchlines de dingue et des dialogues qui transpirent d'intelligence. Deuxièmement les dessins ... regardez simplement les quelques planches sur cette fiche, pas besoin d'en dire plus, enfin si ..., Les cases nom de dieu ! que j'aime ce vieux format de 9 cases par page, tout est cadré, les plans qui y sont nichés sont magnifiques, sombres, effrayants et bluffants ... Et pour finir, Troisièmement les couleurs, telles des cocktails servis en terrasse d'été, sans ordinateur, ça pète, ça vit, c'est un vrai savoir faire ... notre oeil observateur capte les moindres détails importants et impactants au récit. Pour conclure, lisez le, sinon vous passeriez à coté de quelque chose sur l'art de la BD, et comme ça ne suffisait pas, ce livre a lui-même créé sa progéniture qui se nomme Minutemen, la source des Watchmen. Profitez de votre lecture sans vous faire spolier par divers avis ici ou ailleurs, bonne lecture à toutes et à tous...
Le Cycle de Cyann
Le cycle de cyan, chef-d'oeuvre intemporel de la science-fiction. Découverte de mondes extraterrestre peuplés d' humanoïdes, si différents mais tellement humains... Exploration interplanétaire, pouvoirs psychiques téléportations, voyages dans le temps, boucle temporelle, sexe et sensation de déjà vécu (personnel), une œuvre réussie. Passionnant à lire, pour ma part j'ai découvert 1 tome par an, à relire pour mieux comprendre ce cycle.
Sunugal - Retour au village
On retrouve une partie des personnages du chouette Village global dans cette suite qui se déroule en quelque sorte de l'autre côté du décor, à savoir le Sénégal, pays d'où partent de nombreuses personnes venues chercher une vie meilleure en Europe. Dans la foulée d'Aristide et son pote Génésio nous est donné à découvrir le Sénégal authentique, accueillant, bienveillant, à la fois chamarré et simple. Oh bien sûr, au-delà du message d'espoir porté par Ibou et sa famille (un brin surjoué quand même à la fin, tout le monde trouve sa place et surtout une vie remplie), il y a aussi les à-côtés pas très sympas du pays : les vols de bagages à l'aéroport, le trafic de jeunes filles dans des filières de prostitution locales puis internationales, les recruteurs-requins prêts à faire venir en Europe le George Weah de demain (oui, je parle de foot). Ce n'est pas facile pour tout le monde, loin de là, et tout n'est pas rose, mais les auteurs, qui ont bénéficié d'un coup de pouce financier, ont pu se rendre sur place et croquer un ensemble de portraits probablement assez authentiques. Malgré la bienveillance qui règne sur le récit et la qualité de l'histoire, je le trouve un chouïa en-deça de Village global, car un peu répétitif quand on lit les deux à la suite. Il n'en reste pas moins que c'est un chouette bouquin sur un chouette pays.
Grafity’s wall
J’ai récemment lu et adoré Blue in green de Ram V et Anand RK, et j’étais impatient de découvrir leur première collaboration, qui avait vu le jour sur le site de financement participatif Unbound, avant d’être intégrée au catalogue de Dark Horse. L’histoire, composée de 4 chapitres, suit le quotidien de 4 jeunes (un par chapitre) un peu paumés qui tentent de trouver leur place dans le chaos de Mumbai, et qui réfléchissent à leur futur. C’est ce qui les rapproche (alors qu’ils ont finalement peu de choses en commun) spirituellement mais aussi physiquement, autour d’un morceau de mur sur lequel Suresh (aka Grafity) dessine. Les thèmes sont donc assez classiques et universels, mais le ton du récit est très juste, notamment la fin, qui n’en fait pas trop, et m’a beaucoup plu. La mise en image laisse perplexe. Les planches sont indéniablement belles. Elles fourmillent de détails, et la colorisation psychédélique est parfaite pour représenter les graffitis, mais aussi la fourmilière humaine qu’est Mumbai. Il y a pourtant des soucis sur les personnages, et notamment les visages, souvent grossièrement dessinés, et surtout qui changent trop d’une case à l’autre. Il en ressort une impression d’amateurisme, notamment en début d’album. Quoi qu’il en soit, j’ai beaucoup aimé cet album, véritable lettre d’amour de la part des auteurs, tous deux originaires de Mumbai (Anand RK y habite toujours).
Oskar Ed - Mon plus grand rêve
Une lecture marquante que ce road movie atypique. Je découvre Branco Jelinek, auteur slovaque. De 2003 à 2006 il publie trois albums sur Oskar Ed adulte, puis il reprend son personnage enfant, toujours en trois volumes qu'il clôture en 2016 et c'est ces trois tomes qui sont publiés dans cet album par l'éditeur presque lune, un très beau travail éditorial. Trois occupants dans une voiture, un couple et leur fils Oskar sur la banquette arrière filent vers une destination secrète connue seulement du père. Un trajet où les parents n'arrêteront pas de se faire des reproches avec Oskar au milieu de ce règlement de compte familial. Un pavé de 332 pages découpé en 22 chapitres, une lecture exigeante avec plusieurs niveaux de lecture, les métaphores sont plus ou moins accessibles et les thèmes explorés sont nombreux. Un récit intimiste qui tourne autour de nos trois personnages, le rythme est assez lent, il prend le temps d'approfondir la psychologie des personnages, mais il est aussi violent, les mots peuvent faire aussi mal qu'une lame d'un couteau. De chapitre en chapitre mon intérêt n'a cessé de croître, la narration singulière n'y est pas étrangère. Elle est empreinte de surréalisme puisqu'Oskar pour s'évader de son quotidien, lors des disputes parentales, fait des sortes de rêves éveillés où la réalité est distordue. Des passages fantasmagoriques qui en disent beaucoup sur cet enfant solitaire et secret. Un album dense, émouvant et déconcertant, chacun en fera sa propre interprétation (surtout pour la conclusion). Un dessin en noir et blanc réaliste au trait fin, précis et hachuré, très expressif et à la mise page immersive. Il me fait penser au Monstres de Barry Windsor-Smith. La particularité graphique réside dans la représentation d'Oskar, je vais reprendre l'expression de Noirdésir, il a une tête d'œuf. Superbe ! J'aime ce genre de lecture qui déroute, qui questionne et qui résonne longtemps après avoir refermé le bouquin. Une merveilleuse expérience. Gros coup de cœur. "Ils ne voient plus dans leurs enfants Que les défauts que l'autre y laisse". J. Brel
Heilman
Heillman est un ovni et un chef-d’œuvre. L’histoire a quelque chose de Faust et certains passages ont inspiré Star Wars (notamment le passage où Heillman se bat contre lui-même comme Skywalker). En deux mots : Heillman, stars androgyne type David Bowie, lutte contre le diable qui veut l’utiliser pour vampiriser les âmes de ses fans. Il meurt dans un premier combat mais jouit de l’immortalité grâce au « cœur d’ariman ». Comme dans « le fleuve de l’éternité », il meurt et renaît régulièrement dans de nouveaux univers, mais en s’opposant toujours au démon qui finit par se jouer de lui. Les textes, très brefs, ont une rédaction quasi poétique. Les dessins, en noir et blanc, ont un volume et une créativité extraordinaires. Le style et l’univers est très rock (on rencontre Mike Jagger et autres stars), hyper créatif et très violent. L’utilisation du symbole nazi renvoie à une époque où les rockeurs n’hésitaient pas à s’en servir pour communiquer la violence et la transgression (notamment dans le Hard Rock)
L'Âge de Bronze
Cette série est de loin l’une des meilleures que j’ai eu l’occasion de lire (et j’en ai pourtant lu des milliers). Je ne reviendrai pas sur ses multiples qualités très bien décrites dans les avis précédents et insisterai plutôt sur le risque que l’auteur n’arrive jamais à terminer la série. En effet, la parution de la série aux USA se fait d’abord en fascicules (« Issues ») d’une vingtaine de pages avant d’être publiés en albums. Selon l’auteur, 7 albums sont prévus soit environ 70 fascicules. Si les 31 premiers fascicules ont paru relativement rapidement (entre 1998 et 2010), les 3 suivants ont été nettement plus lents (le 32 en 2012, le 33 en 2013 et le 34 en … 2019). À ce rythme-là, le dernier fascicule a peu de chance de voir le jour. Il est à noter que les fascicules 32 à 34 n’existent qu’en anglais et que le fascicule 34 a paru en couleurs alors que tous les autres sont en noir et blanc. Un coloriste, différent de l’auteur, a commencé à colorer les premiers fascicules, ce qui montre peut-être un certain regain d’intérêt pour cette série. Mais, ne rêvons pas, cette série a très peu de chance d’arriver à son terme. Dans le fond, cela n’est pas si grave car tout le monde connaît la fin de Troie – même si, semble-t-il, Homère n'aurait pas parlé du cheval de Troie dans l’Iliade, cet épisode n'étant brièvement décrit que dans le poème suivant - à savoir dans l'Odyssée. Ce qui importe le plus dans cette série n’est pas l’action en elle-même – même si elle ne manque pas d’intérêt – mais c’est plutôt les motivations avouées et secrètes des protagonistes et les interactions entre eux. On y découvre un Ulysse certes rusé mais aussi fourbe et sans pitié, un Agamemnon jaloux de son cousin Palamède, souvent dépassé par les événements et sous la coupe d’un prêtre troyen sans scrupule, un Pâris bellâtre et lâche mais non dénué d’intelligence, un Hector admirable de droiture et de dignité mais parfois un peu naïf… Bref, les personnages ont énormément de profondeur. L’histoire est particulièrement dense et, pour bien la comprendre, il n’est pas inutile de se documenter par ailleurs (merci Wikipédia !). En effet, par exemple, pour comprendre tout le sel d’une réflexion apparemment anodine entre Aithré (servante de la fille de Priam) et Hécube (la femme de Priam), il faut à la fois avoir bien lu et retenu les chapitres précédents mais aussi avoir plus que des notions de la mythologie grecque. Eric Shanower – tout en respectant rigoureusement l’esprit de l’Iliade (à cela près qu’il en omet l’existence réelle des dieux, ce qui est prouesse !) – introduit même ça et là un peu de fantaisie quand, par exemple, il fait entonner par Achille un chant qu’Homère a écrit dans… l’Odyssée soit un épisode qui se situe après la guerre de Troie. En conclusion, cette série mériterait largement un 5/5 si elle était achevée. En l’état, je ne peux mettre qu’un 4/5.
Un putain de salopard
J'ai immédiatement été séduit par cette série de Loisel et Pont. En se focalisant sur le scénario Loisel nous livre un récit très riche en réflexion sur nous-mêmes derrière une histoire d'aventure assez classique. Comme souvent avec les meilleurs séries BD les apparences sont trompeuses et il faut toujours aller au delà des stéréotypes pour en saisir tout le sel. Le dessin de Pont avec sa rondeur humoristique et réconfortante participe à une entrée en matière baba cool. Année 70's, des infirmières peace & love et un fils qui recherche son papounet dans un pays d'opportunités : c'est que de la tendresse ! Mais tout dérape très vite autour de nos gentils français qui ne maîtrisent plus grand chose. Bien sûr Loisel renvoie aux origines du Mal qui a frappé l'Amazonie dans une indifférence totale à l'époque. Les auteurs ne se privent pas de scènes et d'images chocs sur la prostitution de type abattage imposée aux malheureuses villageoises ou sur les viols et autres massacres des populations indigènes. Mais les auteurs ne choisissent pas les stéréotypes classiques de vilains flics corrompus ou d'anciens Nazis bien au chaud dans leurs villas. Le Manchot est un individualiste détaché de tout sauf du profit. Son discours est enjôleur et bien rodé avec un côté bad boy aventurier qui provoque une certaine empathie si ses souvenirs dévoilés par les auteurs ne nous rappelaient les horreurs commises. Car il a fallu la notoriété de Sting fin 80's et sa rencontre avec Raoni pour que ces sujets soient vraiment considérés comme importants. Le scénario de Loisel possède donc de multiples niveaux de lectures mais tous sont travaillés au millimètre. La narration est fluide, dynamique qui nous plonge dans cette atmosphère si particulière où le courage côtoie l'ignominie chez beaucoup comme le serpent corail voisine avec les plus belles espèces de fleurs. La tension tragique est présente à chaque coin de case des trois épisodes et l'apparition d'un brin d'ésotérisme ne dévalue pas l'ambiance générale au contraire. Le graphisme de Pont se plie à l'ambiance proposée par Loisel. On retrouve ce trait mi humoristique mi caricatural qui traverse de nombreux récits de Loisel. Comme la mise en couleur de Lapierre est un must et une marque de fabrique l'ensemble est un petit bijou. En fin de tome 3 le scénario s'engage sur des voies difficiles si les auteurs ne tombent pas dans des facilités un peu mièvres. J'attends avec curiosité le développement du récit. Pour le moment je me retrouve dans l'évaluation de Solo et je le suis dans sa notation.
L'Âge d'or
Dès les premières pages de ce diptyque, on est emporté dans un tourbillon de couleurs aux relents psychédéliques. C’est absolument splendide ! Des cases monochromes aux couleurs improbables aux doubles pages au dessin unique dans lequel se déplacent les personnages, tout est beau. Au-delà du dessin, il y a bien évidemment le scénario : un conte philosophico-politique racontant les malheurs de la princesse Tilda, privée de son trône par un usurpateur qui n’est autre que son frère. Aidée de ses loyaux et fidèles amis, Tankred et Bertil, Tilda va tout mettre en œuvre pour récupérer ce qui lui revient et rétablir justice et démocratie au sein de son royaume. Cette histoire est l’occasion de radiographier une société qui ressemble en de nombreux points au monde dans lequel nous vivons aujourd’hui et d’examiner de près différents systèmes politiques : régime autoritaire, résistance, démocratie, anarchie, indépendantisme, place des femmes et lutte des classes. Le tome 1 est époustouflant et rythmé. Le tome 2 nous surprend forcément moins mais il nous emmène, avec quelques longueurs quand même, jusqu’à la fin de l’histoire. Une fin pour le moins inattendue. Tant qu’au titre, « L’Age d’Or », je vous laisse découvrir ce qu’il signifie.
Year Zero
Etant un afficionados des zombies, je ne pouvais pas ne pas me pencher sur cette série malgré l’accueil plutôt mitigé d’Alix. Bien évidemment nous sommes très éloignés de la série cultissime Walking Dead de Robert Kirkman mais franchement Benjamin Percy n’a pas à rougir. L’angle pris pour aborder ce thème déjà travaillé par tant de scénaristes est plutôt original. Les auteurs ne vont pas s’intéresser à un groupe de survivants dans un sous-sol ou à des marginaux qui sillonnent le pays. Non non pas de ça, là on fait dans le micro voire dans le macro mais cela reste le portrait d’un monde en ruine. Le récit est rythmé à travers une succession de 3 4 planches d’un même personnage. On change et on revient dessus. Ces permutations cadencées accentuent le mouvement. C’est bien vu et j’ai adhéré immédiatement car cela ne perturbe pas la lecture, bien au contraire. On va lire des histoires empreintes d’espoir, d’abnégation … et de détresse. Les zombies sont bien là mais in fine ce sont des personnes secondaires. L’approche est renouvelée et ça c’est déjà un petit exploit. Un grand bravo à benjamin Percy pour s’être démarqué de la masse quelques fois indigeste des albums sur ce thème. La narration est plutôt bien amenée. On se délecte des voix off de certains personnages. Du coup on s’attache aisément à eux en délaissant un peu les zombies. L’amour, la foi, la peur ou encore la paranoïa sont présents et c’est pourtant une série horreur ! Et si vous rajoutez un graphisme plutôt sympatoche ainsi qu’un découpage très agréable, vous comprenez que j’ai complétement kiffé ! je ne peux que recommander A noter que le tome 1 et le tome 2 peuvent se lire séparément.