Une oeuvre métaphysique tout simplement superbe.
Pour ceux que le dessin empêcherait de lire cette BD(et oui, j'en connais) faites un effort et vous ne le regretterez pas. Il colle vraiment bien au scénario. Tantôt soigné,tantôt tremblant avec des impressions de "baclé",il marque,à l'image du scénar, le contraste, entre ce qui est écrit et ce qui est vraiment,...
C'est une très belle réflexion sur le judaïsme mais cela concerne aussi l'hébraïsme et le catholicisme. Sfar parvient à faire passé ça simplement,intelligement et avec humour par la bouche d'un chat qui m'est ma foi fort symphatique.
Un Chef d'oeuvre à posséder absolument!
Un bel album, sensible et touchant. C’est rare de voir ce type d’histoire en format 46 planches couleurs. On sent que l’auteur a mis beaucoup de lui-même dans cet album. Larcenet a plus d'un seul tour dans son sac. C’est une aventure « psychologique » qui évite les pièges habituels de ce type de récit. Larcenet n’éprouve jamais le besoin de TOUT expliquer au lecteur, il fait confiance à l’intelligence et la sensibilité de ce dernier et c’est un pari réussi. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un album magistral, il est à mon sens perfectible, j’ai même la conviction que Larcenet peut faire encore mieux, mais le résultat est à la mesure de l’audace qu’il manifeste ici. Et ça c’est déjà rare, d’autres auteurs nous ont tant habitués à avoir plus de prétention que de talent.
Une chose encore : j'adore ce titre, y'a un petit côté "Extension du domaine de la lutte" de Houellebecq. Cette ressemblance va d'ailleurs au-delà du titre, cela tient aussi à leur sujet. A la différence notable que Larcenet part dans une direction totalement différente de l'écrivain au pessimisme déjà légendaire, Larcenet, lui, est un optimiste, et c'est peut-être pas plus mal. On aura toujours besoin de ce type de récit.
Un mot concernant la remarque de Thepatrick sur la réaction de colère du personnage à la fin. C'est bizarre, j'ai perçu la chose de manière très différente. J'ai trouvé sa réaction hyper logique. pour le héros, ce vieil homme représentait la sagesse, la quiétude, une certaine idée de la vie et tout ce qu'il n'arrive pas à avoir. Ce gars était donc un modèle. Et tout d'un coup, le héros découvre que ce gars a un passé horrible et criminel. Sa réaction est sûrement épidermique mais elle est logique, lui qui vit avec l'angoisse depuis son plus jeune âge ne comprend pas comment cet homme vit encore, d'une telle manière, avec un tel poids sur ses épaules. Et c'est là le coeur de l'album, il réalise non seulement que tout le monde a son propre enfer intérieur mais également que l'on survit à tout... c'est ça, le combat ordinaire.
Tome 2 :
Le deuxième album est au moins aussi bon que le premier. C'est dire! Décidément indispensable...
Culte évidemment ! Ma BD préférée, talonnée de près par "De cape et de crocs"...
J'ai découvert la nef des fous très tard, mais j'ai vraiment accroché tout de suite.
Le point fort : les personnages principaux d'un tome ne seront pas forcémment ceux du suivant. Cela donne un ensemble très complet de caractères, et le côté humoristique souvent renouvelé...
Le point faible : Les tomes sortent trop lentement !
Sublime, c'est le mot qui m'est venu à l'esprit quand j'ai eu terminé le deuxième tome. Tout comme Arzak, j'avais (presque) la larme à l'oeil en terminant cette histoire. Il y a peu de bandes dessinées pouvant faire passer une telle émotion (la fin du Sursis me vient à l'esprit également): c'est triste et plein d'espoir à la fois; quant aux deux dernières pages, elles m'ont laissé sans voix.
Le premier tome est plutôt gai quoiqu'assez nostalgique; on y découvre les deux personnages centraux en Italie, confrontés à leur amour d'adolescents; leur retrouvaille avec celle-ci est d'ailleurs quelque peu surprenante. Cosey, brillant dans la construction de son scénario, nous fait découvrir le passé de ce trio par le biais de courts flash backs très bien emmenés et parfaitement intégrés à l'histoire centrale: on y comprend leurs doutes actuels, leurs peurs, leurs regrets. Le deuxième tome bascule dans le drame: on est sans cesse tirailler entre des émotions contradictoires, au gré des péripéties des personnages. Cosey aborde le traumatisme du Viêt-Nam avec un angle assez nouveau je trouve, très pudique et touchant, à travers les yeux plein d'espoir d'une petite Cambodgienne. Son dessin est beau, dépaysant, tout en finesse.
Au final, j'aimerais dire comme Wayne Shelton plus bas que cette BD est pleine d'espoir et de joies mais elle est également emplie de tristesse et de doutes. Et comme je le dis plus haut, c'est surement pour avoir réussi à méler des sentiments si opposés avec tant de talent qu'en seulement 100 pages, Cosey a réussi son chef d'oeuvre. A ne pas rater et je dis ça avec d'autant plus de conviction que le roman graphique est assez loin d'être mon genre de prédilection.
Du bon, du très bon thriller.
Dans monster, on assiste à plusieurs choses interessantes.
Tout d'abord, un scénario rempli de rebondissements, qui ne cesse d'intriguer, de surprendre....
Ensuite, l'évolution des personnages, surtout celle de Tenma, est palpable, très bien rendue, et sert fort bien l'histoire.
Je dois avouer avoir été surpris par la tournure prise .... surtout que je n'attendais pas grand chose de ce manga.
Au final, un dessin agréable pour une histoire dont on a du mal à se défaire, Monster fait partie de ses livres que l'on ne peut pas lacher, quelque soit l'heure !
Pour l'instant c'est le meilleur manga de Clamp que j'ai lu (j'ai pas encore lu Rg Veda mais ça va pas tarder).
L'histoire est vraiment géniale (OK assez lente mais bon...) : des personnes dotés de pouvoirs vont toutes se regrouper à Tokyo car elles ont un rapport avec la fin du monde, ce qui va donner lieu à de nombreux combats.
Cela peut paraitre pas très original mais tout ceci est teinté d'ésotérisme, de sentiments (sutout entre hommes) et de rebondissements totalement hallucinants.
Je parle de sentiments mais c'est vrai que chaque personnage est très détaillé (et dieu sait s'il y en a) et est donc très humain.
Quant aux dessins, on est sur le cul... sans commentaire.
A mon avis, c'est un manga indispensable (mais souvent en rupture de stock).
PS: Il existe aussi les OAV et le film mais je n'ai encore rien vu.
J'ai les versions couleurs de chez Dargaud que j'apprécie plus que le noir et blanc. Ceci étant, le scénario m'a soufflé et le dessin de Moynot assure incroyablement. C'est vraiment une série incroyable que je vous encourage fortement à découvrir.
Terrible! Le dessin est envoutant et l'histoire reprend avec brio et beaucoup de modernité un poncif de la litterature d'horreur: la lycanthropie. On s'attache très vite aux personnages qui ont une réelle profondeur psychologique et le scénario vous tient en apnée jusqu'à la dernière page du volume... Les décors sont proprements fantastiques et l'ambiance qui se dégage du livre est énorme... à découvrir d'urgence :)
J'ai été agréablement surpris par le Combat Ordinaire. Cette histoire est touchante, drôle et fait réfléchir.
Je conseille à tout le monde de lire cet album, et même de le posséder dans sa bdthèque perso.
Les dessins de Manu Larcenet sont d'un style vraiment agréable, drôles, et donc rendent les personnages plutot sympatiques, ou détestables...
Ca sera surement une des bds qui marqueront l'année 2003 :)
J'ai véritablement été séduit par ce "Combat Ordinaire". Larcenet nous étonne de plus en plus et nous prouve là ce dont il est capable. Bien souvent on associe Larcenet à humour, maintenant ce n'est plus le cas et il nous prouve qu'il est dans ses possibiltés de toucher le lecteur.
Il crée là un album assez intimiste, on suit un petit bout de vie de Marco. Un photographe de la région parisienne qui décide d'aller à la campagne et de quitter son job qui a finit par le lasser. C'est dingue à quel point tout cela nous semble vrai, on a presque l'impression que l'auteur nous raconte sa propre vie. Ce qui est appréciable chez Larcenet c'est surtout son écriture : des dialogues travaillés et savoureux qui nous rappel des situations que l'on a peut-être déjà vécues et la narration qui est selon moi parfaite dans cet album. Nous sommes dans les pensées de Marco à part à la fin où c'est au lecteur de comprendre la démarche de celui-ci. Il glice alors une forme de philosophie dans les réflexions de son personnage, essayant d'interprêter des problèmes universels. Ce qui m'a surtout charmé c'est bien sûr l'histoire par elle-même. En une phrase : on assiste à la psychanalyse d'un mec pômé, angoissé. L'humour est présente sans non plus l'être e trop. Toujours quand il le faut. Certains passages m'ont bien fait rire ("Georges ! Gros pétards !":)...Seul petit reproche : la fin où tout nous est balancé à la tête. Et où j'ai eut l'étrange impression que l'auteur appuyait un peu trop ur le message qu'il voulait faire passer.
Les illustrations de Larcenet sont toujours dans leur style bien particulier mais tellement efficace qu'il n'a pas de raison de le changer. Un dessin assez minimaliste qui accorde très peu d'importance aux détails : ça se laisse lire facilement et c'est parfait pour illustrer une histoire. Ona presque l'impression que le dessin passe en second plan. La mise en couleur est signée par son frère : Patrice Larcenet, qui est aussi son scénariste de temps en temps, tout comme les dessins les couleurs ne sont pas exceptionnelles, assez flashantes je trouve. Elle permet de mettre un peu de luminosité dans cette histoire assez sombre. Ici, Larcenet cherche tout de même à inover et nous prouve qu'il sait aussi maîtriser le noir et blanc (plutôt cépia)et adopter un style beaucoup plus travaillé et recherché.
Bref, l'un des meilleurs Larcenet à ce jour qui faut lire. Une histoire d'une grande profondeur, émouvante et touchante.
4.5/5 plutôt, mais bon, la balance penche plutôt sur le 5/5 :)
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Le Chat du Rabbin
Une oeuvre métaphysique tout simplement superbe. Pour ceux que le dessin empêcherait de lire cette BD(et oui, j'en connais) faites un effort et vous ne le regretterez pas. Il colle vraiment bien au scénario. Tantôt soigné,tantôt tremblant avec des impressions de "baclé",il marque,à l'image du scénar, le contraste, entre ce qui est écrit et ce qui est vraiment,... C'est une très belle réflexion sur le judaïsme mais cela concerne aussi l'hébraïsme et le catholicisme. Sfar parvient à faire passé ça simplement,intelligement et avec humour par la bouche d'un chat qui m'est ma foi fort symphatique. Un Chef d'oeuvre à posséder absolument!
Le combat ordinaire
Un bel album, sensible et touchant. C’est rare de voir ce type d’histoire en format 46 planches couleurs. On sent que l’auteur a mis beaucoup de lui-même dans cet album. Larcenet a plus d'un seul tour dans son sac. C’est une aventure « psychologique » qui évite les pièges habituels de ce type de récit. Larcenet n’éprouve jamais le besoin de TOUT expliquer au lecteur, il fait confiance à l’intelligence et la sensibilité de ce dernier et c’est un pari réussi. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un album magistral, il est à mon sens perfectible, j’ai même la conviction que Larcenet peut faire encore mieux, mais le résultat est à la mesure de l’audace qu’il manifeste ici. Et ça c’est déjà rare, d’autres auteurs nous ont tant habitués à avoir plus de prétention que de talent. Une chose encore : j'adore ce titre, y'a un petit côté "Extension du domaine de la lutte" de Houellebecq. Cette ressemblance va d'ailleurs au-delà du titre, cela tient aussi à leur sujet. A la différence notable que Larcenet part dans une direction totalement différente de l'écrivain au pessimisme déjà légendaire, Larcenet, lui, est un optimiste, et c'est peut-être pas plus mal. On aura toujours besoin de ce type de récit. Un mot concernant la remarque de Thepatrick sur la réaction de colère du personnage à la fin. C'est bizarre, j'ai perçu la chose de manière très différente. J'ai trouvé sa réaction hyper logique. pour le héros, ce vieil homme représentait la sagesse, la quiétude, une certaine idée de la vie et tout ce qu'il n'arrive pas à avoir. Ce gars était donc un modèle. Et tout d'un coup, le héros découvre que ce gars a un passé horrible et criminel. Sa réaction est sûrement épidermique mais elle est logique, lui qui vit avec l'angoisse depuis son plus jeune âge ne comprend pas comment cet homme vit encore, d'une telle manière, avec un tel poids sur ses épaules. Et c'est là le coeur de l'album, il réalise non seulement que tout le monde a son propre enfer intérieur mais également que l'on survit à tout... c'est ça, le combat ordinaire. Tome 2 : Le deuxième album est au moins aussi bon que le premier. C'est dire! Décidément indispensable...
La Nef des fous
Culte évidemment ! Ma BD préférée, talonnée de près par "De cape et de crocs"... J'ai découvert la nef des fous très tard, mais j'ai vraiment accroché tout de suite. Le point fort : les personnages principaux d'un tome ne seront pas forcémment ceux du suivant. Cela donne un ensemble très complet de caractères, et le côté humoristique souvent renouvelé... Le point faible : Les tomes sortent trop lentement !
Le Voyage en Italie
Sublime, c'est le mot qui m'est venu à l'esprit quand j'ai eu terminé le deuxième tome. Tout comme Arzak, j'avais (presque) la larme à l'oeil en terminant cette histoire. Il y a peu de bandes dessinées pouvant faire passer une telle émotion (la fin du Sursis me vient à l'esprit également): c'est triste et plein d'espoir à la fois; quant aux deux dernières pages, elles m'ont laissé sans voix. Le premier tome est plutôt gai quoiqu'assez nostalgique; on y découvre les deux personnages centraux en Italie, confrontés à leur amour d'adolescents; leur retrouvaille avec celle-ci est d'ailleurs quelque peu surprenante. Cosey, brillant dans la construction de son scénario, nous fait découvrir le passé de ce trio par le biais de courts flash backs très bien emmenés et parfaitement intégrés à l'histoire centrale: on y comprend leurs doutes actuels, leurs peurs, leurs regrets. Le deuxième tome bascule dans le drame: on est sans cesse tirailler entre des émotions contradictoires, au gré des péripéties des personnages. Cosey aborde le traumatisme du Viêt-Nam avec un angle assez nouveau je trouve, très pudique et touchant, à travers les yeux plein d'espoir d'une petite Cambodgienne. Son dessin est beau, dépaysant, tout en finesse. Au final, j'aimerais dire comme Wayne Shelton plus bas que cette BD est pleine d'espoir et de joies mais elle est également emplie de tristesse et de doutes. Et comme je le dis plus haut, c'est surement pour avoir réussi à méler des sentiments si opposés avec tant de talent qu'en seulement 100 pages, Cosey a réussi son chef d'oeuvre. A ne pas rater et je dis ça avec d'autant plus de conviction que le roman graphique est assez loin d'être mon genre de prédilection.
Monster
Du bon, du très bon thriller. Dans monster, on assiste à plusieurs choses interessantes. Tout d'abord, un scénario rempli de rebondissements, qui ne cesse d'intriguer, de surprendre.... Ensuite, l'évolution des personnages, surtout celle de Tenma, est palpable, très bien rendue, et sert fort bien l'histoire. Je dois avouer avoir été surpris par la tournure prise .... surtout que je n'attendais pas grand chose de ce manga. Au final, un dessin agréable pour une histoire dont on a du mal à se défaire, Monster fait partie de ses livres que l'on ne peut pas lacher, quelque soit l'heure !
X 1999
Pour l'instant c'est le meilleur manga de Clamp que j'ai lu (j'ai pas encore lu Rg Veda mais ça va pas tarder). L'histoire est vraiment géniale (OK assez lente mais bon...) : des personnes dotés de pouvoirs vont toutes se regrouper à Tokyo car elles ont un rapport avec la fin du monde, ce qui va donner lieu à de nombreux combats. Cela peut paraitre pas très original mais tout ceci est teinté d'ésotérisme, de sentiments (sutout entre hommes) et de rebondissements totalement hallucinants. Je parle de sentiments mais c'est vrai que chaque personnage est très détaillé (et dieu sait s'il y en a) et est donc très humain. Quant aux dessins, on est sur le cul... sans commentaire. A mon avis, c'est un manga indispensable (mais souvent en rupture de stock). PS: Il existe aussi les OAV et le film mais je n'ai encore rien vu.
Le Temps des Bombes
J'ai les versions couleurs de chez Dargaud que j'apprécie plus que le noir et blanc. Ceci étant, le scénario m'a soufflé et le dessin de Moynot assure incroyablement. C'est vraiment une série incroyable que je vous encourage fortement à découvrir.
Le Marteau des Sorcières
Terrible! Le dessin est envoutant et l'histoire reprend avec brio et beaucoup de modernité un poncif de la litterature d'horreur: la lycanthropie. On s'attache très vite aux personnages qui ont une réelle profondeur psychologique et le scénario vous tient en apnée jusqu'à la dernière page du volume... Les décors sont proprements fantastiques et l'ambiance qui se dégage du livre est énorme... à découvrir d'urgence :)
Le combat ordinaire
J'ai été agréablement surpris par le Combat Ordinaire. Cette histoire est touchante, drôle et fait réfléchir. Je conseille à tout le monde de lire cet album, et même de le posséder dans sa bdthèque perso. Les dessins de Manu Larcenet sont d'un style vraiment agréable, drôles, et donc rendent les personnages plutot sympatiques, ou détestables... Ca sera surement une des bds qui marqueront l'année 2003 :)
Le combat ordinaire
J'ai véritablement été séduit par ce "Combat Ordinaire". Larcenet nous étonne de plus en plus et nous prouve là ce dont il est capable. Bien souvent on associe Larcenet à humour, maintenant ce n'est plus le cas et il nous prouve qu'il est dans ses possibiltés de toucher le lecteur. Il crée là un album assez intimiste, on suit un petit bout de vie de Marco. Un photographe de la région parisienne qui décide d'aller à la campagne et de quitter son job qui a finit par le lasser. C'est dingue à quel point tout cela nous semble vrai, on a presque l'impression que l'auteur nous raconte sa propre vie. Ce qui est appréciable chez Larcenet c'est surtout son écriture : des dialogues travaillés et savoureux qui nous rappel des situations que l'on a peut-être déjà vécues et la narration qui est selon moi parfaite dans cet album. Nous sommes dans les pensées de Marco à part à la fin où c'est au lecteur de comprendre la démarche de celui-ci. Il glice alors une forme de philosophie dans les réflexions de son personnage, essayant d'interprêter des problèmes universels. Ce qui m'a surtout charmé c'est bien sûr l'histoire par elle-même. En une phrase : on assiste à la psychanalyse d'un mec pômé, angoissé. L'humour est présente sans non plus l'être e trop. Toujours quand il le faut. Certains passages m'ont bien fait rire ("Georges ! Gros pétards !":)...Seul petit reproche : la fin où tout nous est balancé à la tête. Et où j'ai eut l'étrange impression que l'auteur appuyait un peu trop ur le message qu'il voulait faire passer. Les illustrations de Larcenet sont toujours dans leur style bien particulier mais tellement efficace qu'il n'a pas de raison de le changer. Un dessin assez minimaliste qui accorde très peu d'importance aux détails : ça se laisse lire facilement et c'est parfait pour illustrer une histoire. Ona presque l'impression que le dessin passe en second plan. La mise en couleur est signée par son frère : Patrice Larcenet, qui est aussi son scénariste de temps en temps, tout comme les dessins les couleurs ne sont pas exceptionnelles, assez flashantes je trouve. Elle permet de mettre un peu de luminosité dans cette histoire assez sombre. Ici, Larcenet cherche tout de même à inover et nous prouve qu'il sait aussi maîtriser le noir et blanc (plutôt cépia)et adopter un style beaucoup plus travaillé et recherché. Bref, l'un des meilleurs Larcenet à ce jour qui faut lire. Une histoire d'une grande profondeur, émouvante et touchante. 4.5/5 plutôt, mais bon, la balance penche plutôt sur le 5/5 :)