Les derniers avis (7592 avis)

Par hipopom
Note: 5/5
Couverture de la série Légendes des Contrées Oubliées
Légendes des Contrées Oubliées

Une bd que tout le monde devrait avoir dans sa bibli !! Un dessin très agréable avec de magnifiques couleurs (qui ont peut-être un peu vieilli, et encore...). Un scénario qui n'est pas manichéen, et des personnages attachants. En trois tomes on a vraiment le sentiment de vivre une épopée. A lire absolument.

20/06/2003 (modifier)
Couverture de la série Garduno, en temps de paix
Garduno, en temps de paix

A la question, cette BD ne convaincra-t-elle que les convertis, je réponds non. Et j'en suis la preuve vivante. Evidemment, je n'ai jamais été membre du MEDEF, mais ce livre m'a dévoilé tout un tas de chose que j'ignorais, et que j'estime maintenant, pourtant, indispensables... Ensuite, pour répondre à "à part ça, l'auteur martèle avec conviction qu'il faut se réveiller, résister face à la situation actuelle... mais lui, là-dedans, il fait quoi ? Juste une BD ?" Heu... es-tu sûr de l'avoir bien lue cette BD ? Déjà, il fait cette BD, ce qui en soit est déjà quelque chose de primordial, et ensuite les épisodes au Mexique ou en Bosnie qui y sont narrés, tu crois que c'est de la pure fiction ? Non, évidement non. Ce sont des démonstrations d'actions aussi éphémères que concrètes, de convictions portées à bout de bras. Maintenant, rapidement, ma critique de l'oeuvre : "Il y a, au Mexique, un village dont le nom a été oublié par les cartes de voyage. Les paysans qui l'habitent disent qu'il s'appelle Garduno, en temps de paix... et Zapata, en temps de guerre." Voilà les informations dont l'on dispose sur la C4. Et avec ça, on est loin de se douter jusqu'où ce modeste album d'apparence va nous amener. Nous y suivons le cheminement de l'auteur, qui prend conscience de l'état de son monde, des ravages du capitalisme néo-libéral, et des actions à la fois éphémères et concrètes qu'il décide de mener. Rapport à notre société de consommation, rapport à soi, à notre propre impuissance rongée de culpabilité et de frustration, rapport à l'autre et à son indifférence, pour finir sur ce qui pourrait s'apparenter à une lueur d'espoir, tout cela nous est donné dans Garduno, et avec beaucoup de simplicité, et paradoxalement, de force. J'ai vraiment accroché sur la finesse des traits, un dessin précis et hachuré, qui nous fait visualiser des images illustratives plus que pertinentes, des anaphores. A lire pour ceux qui désirent ressentir l'effet que ça produit de "sortir la tête de la matrice", même un peu. Après c'est à vous de voir, cette sensation de lucidité blasée ne dure que le temps de la lecture, ou vous pouvez la prolonger. Préface de Ignacio Ramonet, les initiés connaissent, et, à ma plus grande joie, Zapata, en temps de guerre, est à paraître courant 2003. Merci, monsieur Squarzoni, de nous avoir permis de lire une telle oeuvre. Vous avez toute ma gratitude. Un petit mot sur Zapata, suite tout aussi indispensable que Garduno : C'est bien plus qu'un bouquin, l'auteur va encore plus loin que dans Gadurno. Je ne vais pas m'épuiser inutilement en superlatif : FONDAMENTAL. Mais ça y est, tout est redevenu absurde. Merci de m'avoir rappeller à l'oeuvre M Squarzoni. Sincèrement, s'il ne devait en rester qu'un, machin à amener sur l'île déserte tout ça, ce serait Garduno et Zapata. Pas nécéssaire d'en parler plus. Lecture indispensable.

19/06/2003 (modifier)
Couverture de la série Chimères
Chimères

Que du tout bon. Au dessin, un Béhé au meilleur de sa forme... la talent à l'etat pur. Pour l'histoire, un Mosdi tout aussi en forme... et une histoire, au dire de Béhé (que j'ai eu la chance de rencontrer au Paris BD 2003), qui s'annonce pleine de rebondissements et d'intrigue delirante (!!)... N'hesitez plus, pour moi, une BD qui fera date :)

19/06/2003 (modifier)
Couverture de la série Parasite
Parasite

Voilà le petit chouchou... Oui, il sait qu'on parle de lui là, regarde-le faire le beau :) Je me souviens avec nostalgie quand j'ai pris ce premier volume à la fnac, et que j'ai commencé à feuilleter, intrigué... Premières pages, je souris, bon signe ça, puis je ris, encore mieux, mais ça n'a pas duré... Quelques pages plus loin, l'auteur me fout un énorme pression sur la goule. C'est possible ça ? Hop, j'embarque. Lecture... la claque. Quelques mois plus tard, bain brûlant, Parasite 2 en main, mon nez décide de me vider de mon sang, pour l'ambiance. Méga-claque. S'il y a une chose qu'on ne peut enlever à l'auteur, c'est bien la qualité de ses dessins. Par un travail de recherche sur la déformation du réel très pertinent, il arrive à nous rendre croyable et crédible l'incroyable. Le graphisme recèle d'une qualité graphique indéniable... Ensuite, que l'on n'aime pas le style de l'auteur, qui est particulier, dans les traits, les visages, c'est possible. J'ai moi-même mis un peu de temps à l'apprécier pleinement, mais ce qu'il fait est tellement précis qu'il me laisse béat d'admiration. Sinon dans son premier mot d'introduction, l'auteur dit avoir l'habitude de faire des récits qui donne à réflechir, et qu'il veut ici simplement distraire le lecteur, faire en sorte qu'il ne s'ennuit pas. Fausse modestie ou il ne peut pas s'empêcher de faire des trucs intelligents ? L'ensemble de la série est d'une qualité constante, mais la lecture de ce premier volume, si surprenant, et surtout des volumes 2 et 3, qui vont si loin dans la tension dramatique et les émotions, ont été un sommet dans mes différents instants de lecture. La clée de cette réussite est le vraisemblable, la crédibilité que l'auteur influe à l'incroyable. En ne prenant que des personnes ordinaires, ainsi un type tout à fait commun comme personnage principal, en ne mettant en scène aucun grands héros, juste des gens qui ont peur face à ce qu'ils ne comprennent pas, qui n'avoue pas l'extraordinaire qu'ils viennent de vivre, car cela leur semble eux-même irréel, l'impact que prend le fantastique, bien intégré dans ce réel, n'en est que plus fort. Et par là, sur l'ensemble de la série, à la construction rigoureuse et cohérente, il nous envoie une réflexion que nous recevons de plein fouet autour de la notion d'humanité, en la confrontant notamment à l'inhumanité. Ceci définit, il va aller jouer entre les deux, pour avoir une vision plus pertinente et plus juste. Je suis vraiment vraiment fan :)

19/06/2003 (modifier)
Par ganhima
Note: 5/5
Couverture de la série Preacher
Preacher

J'avais entendu beaucoup de bien de cette série (merci Cassidy !) et je suis très impressionnée. J'ai mis un moment avant de pouvoir lire l'intégralité des épisodes, et bon, je crois qu'il vaut mieux commencer directement par la VO. J'ai donc commencé Preacher par les tomes en VF, que j'ai achetés au fur et à mesure de leur découverte inespérée en boutiques d'occaz... Et pour que je m'accroche à ce point là, c'est vraiment que ça en valait la peine. Le premier tome est exceptionnel, il introduit très bien les personnages tout en présentant le point de départ de ce qui s'annonce être une histoire extraordinaire. Le scénario repose sur trois héros, le révérend Jesse Custer, entré subitement dans les ordres après avoir lâché sa petite amie Tulip, qui n'a toujours pas compris pourquoi et qui depuis taquine les armes à feu d'un peu trop près, et l'énigmatique Cassidy musicophile à l'humour cynique mais surtout... et puis, non, je le dis pas. A ces trois personnages aux caractères bien trempés s'ajoutent d'autres protagonistes tout aussi savoureux comme le saint des Tueurs (tueur diabolique, hargneux, et surtout divinement doué...), Hugo Root, shérif, qui a honte de son fils (et on le comprend un peu...) mais qui n'a pas honte de ses façons de résoudre une enquête ni de ses crachats marrons...Il y a aussi des démons, des anges adephi et seraphi et un Dieu qui s'est tiré en laissant un beau bordel... Jesse, éternel protégé de John Wayne, offre un corps d'accueil bien malgré lui à Génésis, entité dont les capacités sont l'égal des pouvoirs divins... Accompagné de Tulip et de Cassidy, recherché par la police et par les anges qui ont lâché le Saint des tueurs à ses trousses, Jesse commence son épopée pour retrouver... Dieu. Violence et humour noir s'entremêlent adroitement pour faire de Preacher un récit prenant, captivant et surprenant. L'histoire de ce tome est un régal, les dessins sont fantastiques et tout simplement géniaux. Le trait est épais et assuré, les expressions vraiment bien maîtrisées, terriblement humaines et réalistes, de rictus sadiques aux regards qui tuent en passant par les frayeurs monstres et les grosses colères... Les décors ne sont pas très détaillés, plutôt simplistes, mais relativement efficaces tout de même. J'aime un peu moins les couleurs, un petit peu fades qui donnent un rendu très kitsch pour les scènes au paradis (les adephi ressemblent assez à des patients punk d'un hôpital psychiatrique...), mais bon, ce n'est pas choquant, à peine un peu surprenant au début. Il y a deux petites choses qui peuvent un peu gêner (enfin, moi pas trop, ça va). La première c'est que les tribulations de Jesse et de ses potes s'accompagnent de nombreux massacres et que le résultat est sanglant voire un peu gore parfois (et les têtes explosées, il y en a une petite quinzaine bien crades...) mais surtout, surtout, pour ceux qui y pensaient, c'est à vous dégoûter définitivement d'un suicide à la Remington... Quand on voit la tronche de l'improbable survivant... ça remue un peu l'estomac quand même... Après acquisition et lecture des tomes VF, je dois dire que je suis gravement atteinte... j'adore. C'est violent, c'est vulgaire, c'est politiquement incorrect, mais c'est fabuleusement prenant, les personnages sont plus qu'humains, certains sont fortement dégénérés, d'autres tentent de vivre normalement dans un monde qui ne l'est pas toujours. Les aventures de Jesse, Tulip et Cassidy sont servies par des illustrations vraiment terribles, réalistes et très convaincantes. Une excellente série à tous points de vue. J'adore encore plus les tomes en VO... Ca y est, deux ans après avoir lu le premier tome (oui, hein, ça prend du temps et de l'argent à trouver tous les épisodes !), je suis arrivée au bout de la quête de Custer. Franchement, bravo, un momument. Les couvertures à elles-seules méritent au moins 6/5, c'est vous dire ce que je pense du reste.

18/06/2003 (modifier)
Couverture de la série Requiem - Chevalier Vampire
Requiem - Chevalier Vampire

Une épopée envoutante ou se mêlent gothique vampirique et néo-futurisme. Des dessins superbes dans des tons sombres et un scénario passionant avec beaucoup d'action. C'est un best. J'en veux encore, je suis en manque.

17/06/2003 (modifier)
Par Baalim
Note: 5/5
Couverture de la série Le Troisième Testament
Le Troisième Testament

On l'aura attendu, ce quatrième et dernier tome du Troisième Testament. Je ne mâcherai pas mes mots, cette bande dessinée est un chef d'oeuvre et ce dernier volume enterre littéralement ses pourtant déjà fantastiques précédesseurs. Le trait semble encore meilleur que dans les tomes 2 et 3, et les 74 pages que comprend ce dernier volume ne sont pas de trop pour conclure cette intrigue relativement touffue. Je sais ce que vous pensez : première critique et, d'emblée, un 5/5... Il faut en réalité tenir le raisonnement inverse : c'est parce que "Le Troisième Testament" est l'une (si ce n'est LA) des plus prodigieuses bandes dessinées que j'ai eu l'occasion de lire que je me donne la peine d'en faire une rapide chronique afin d'inciter ceux qui ne la connaissent pas encore à la découvrir. Chronique qui doit malheureusement se contenter de louer le dessin magnifique d'Alice et l'histoire remarquable de Dorrisson afin de ne pas risquer d'éventer les nombreuses surprises qui vous attendent dans ce Troisième Testament. Ah, une dernière chose ; j'ai toujours trouvé que cette série avait un visuel très cinématographique et que certaines cases (en fait, la majorité d'entre elles) pourraient être utilisées telles quelles si l'on venait à l'adapter au cinéma. On dirait presque un storyboard par moment ! Qu'aucun producteur ne s'y soit encore intéressé me stupéfie en cette période où l'on voit fleurir des adaptations comme Tomb Raider, Hulk, Doom etc... (allez, on va dire qu'ils attendaient la fin, eux aussi).

15/06/2003 (modifier)
Couverture de la série Tetfol
Tetfol

Alors un gros coup de coeur, qui date de bien longtemps, qui est certainement inconnu de beaucoup et qui le restera, à moins que vous soyez chanceux. "Tetfol", de Eric, est une bd de la fin des années 70, début des années 80, et parraissait dans feu le journal Tintin. Un tome se trouvait dans la bibliothèque de mon père, je me suis procuré les autres lorsqu'ils me sont miraculeusement apparus chez un petit libraire strasbourgeois. Alors soyons honnêtes, le dessin a un peu vieilli. On ressent la vieille patte des auteurs qui ont fait le succès de Tintin, mais cela lui confère aujourd'hui une profondeur, une "âme". Les traits sont fins et le dessin d'une qualité bluffante, mais il a vieilli dans le sens où la colorisation est "épurée", rien de flashant sur du papier glacé, des couleurs à l'aquarelle, parfois un tantinet fades, mais toujours simples et pertinentes, qui retrancrivent toute une ambiance. Il y est question d'un jeune garçon sauvage, élevé par des loups, qui pose sur le monde des hommes un regard distant, qui se veut "objectif", ou du moins emprunt de liberté. Le parallèle avec le livre de la Jungle ne tient pas deux minutes, puisque notre Tetfol évolue dans des déserts neigeux, et ne perdrait pour rien sa liberté. C'est cela que l'on sent le plus de par la mise en planche, le découpage en cases, les personnages allégoriques, les éléments merveilleux qui donnent au tout une petite touche de conte... C'est ce souffle d'air frais qu'essaie de nous faire prendre Eric, nous enlever, ne serait-ce que le délicat instant de la lecture, ces oeillères et ces boules quiès que nous avons tous. Les hommes sont prisonniers de leurs villes, de leur prétention, de leur folie... De par la narration anaphorique, il peut se lire à différents degrés : comme une simple aventure, un conte, ou une réflexion... mais en fait, ne nous y trompons pas, il est un peu de tout à la fois. Le premier album est, à mon avis de fan, bien dispensable, ("Le fils du loup"), mais les autres sont un pur délice. Ma préférence va à "Le Grand Livre", le quatrième, où le plaisir de lecture est sans doute le plus intense. Le découpage est dynamique, les décors emplis de neige splendides, Tetfol très attachant, et sa complicité avec ses amis loups ne demande qu'à être partagée. Si vous voyez un Tetfol traîner dans un quelconque bac chez un libraire, faites moi confiance, à part le volume 1, c'est du tout bon, surtout les 2, 3, 4 et 5. Procurez-vous les, ce serait dommage de passer à côté. Tetfol est clairement ma BD préférée, et son personnage mon favori, toutes séries confondues. Personellement c'est du culte, sinon, seulement du franchement bien :)

15/06/2003 (modifier)
Par Herbv
Note: 5/5
Couverture de la série Maison Ikkoku - Juliette je t'aime
Maison Ikkoku - Juliette je t'aime

Pour moi, ce manga est culte, je lui mets donc 5/5. C'est mon manga préféré. Pourquoi ? Parce que je suis fan de Rumiko Takahashi et qu'elle nous à fait ici un manga original (il a été fait il y a bientôt 20 ans) bourré de tendresse et d'humour. C'est tellement différent de la production habituelle des mangas que l’on connaît en France. Ensuite, même s'il est un peu répétitif (comme 99% des mangas), il y a un souci du détail concernant la vie quotidienne au Japon, un traitement adulte des personnages et des situations, même comiques. Il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un seinen (manga pour jeune adultes). Ici, on parle mariage, problèmes d'argent et de logement, difficulté de rentrer dans la vie active, chômage, relations amoureuses ou parents/enfants (autant chez les enfants en bas âge comme chez les Ichinosé, que Kyoko adulte et ses parents)... Ensuite, tout le talent scénaristique de Takahashi est ici à son summum : les quiproquos, les malentendus sont tellement bien menés qu'on y croit, même pour les plus invraisemblables ! Un seul bémol avec la traduction française qui n'est pas une réussite. Vivement que Tonkam nous fasse une réédition avec une traduction refaite comme ils le proposent pour d'autres oeuvres qu'ils ont publiées assez massacrées.

15/06/2003 (modifier)
Par Herbv
Note: 5/5
Couverture de la série Journal
Journal

Cette BD fait déjà partie des BD majeure, un monument que tout fan de BD se doit d'avoir lu même si elle est très complexe. Impossible de parler de l'histoire en dehors de la brève présentation faite, cela prendrait des pages et des pages (je me suis déjà essayé à cet exercice et il ne s'agissait que d'une présentation parcellaire). Quand au dessin, on peut dire qu’il est fin, plutôt éloigné des canons de la BD d’auteur, des publications indépendantes. Le trait est clair, précis, travaillé même s'il peut donner une impression de brouillon, une apparence parfois "lâchée". Si la mise en page, le découpage peuvent sembler assez classiques avec le sacro-saint "gaufrier" comme base (encore que le rythme et la taille des cases est très lié au temps qui passe, que l’alternance de vues subjectives et objectives peut dérouter, que le dessin jaillit des cases parfois), je trouve que cela a pour effet d’amplifier l’impact du contenu, les propos n’étant pas parasités par un contenant voyant, exubérant. Mais on ne pourra pas dire la même chose du dessin qui peut être très réaliste mais aussi très fantaisiste, l'utilisation régulière d'iconographies symboliques, de floutages peut surprendre. Il faut lire attentivement les textes, regarder les images une à une et dans leur ensemble pour mieux se rendre compte que derrière une certaine sobriété, on a une réflexion en profondeur de ce qui est présenté au lecteur. On peut aussi se poser la question s'il s'agit véritablement de BD. La plupart du temps, les cases représentent plus des poses, des sentiments, des "points de vue" que des actions. On pourrait plus parler d'illustration d’un écrit ou de la représentation graphique d’un Journal intime que d’une bande dessinée à proprement dit. D'ailleurs il n'y a pas vraiment de récit, d'action, mais plutôt des tranches de vie, des dialogues ou même des monologues. On nous raconte ce qui s'est passé, on ne nous le montre pas en train de se passer, on ne le vit pas directement. Personnellement, cette lecture, ainsi que la recherche sur Internet des différents propos tenus par Fabrice Neaud (interviews, participations à des forums), sans parler des discussions que j’ai pu avoir à ce propos avec certaines personnes fait de cette BD une expérience enrichissante. Enrichissante par l’émotion suscitée par certains passages (surtout dans le Journal III) mais aussi par la réflexion que chacun doit avoir devant une oeuvre aussi puissante (je pense tout particulièrement au Journal I et 4), obligeant à remettre en question certaines certitudes, certains comportements que l’on peut avoir, même (et surtout) inconsciemment.

15/06/2003 (modifier)