Pour moi, ce manga est culte, je lui mets donc 5/5.
C'est mon manga préféré. Pourquoi ?
Parce que je suis fan de Rumiko Takahashi et qu'elle nous à fait ici un manga original (il a été fait il y a bientôt 20 ans) bourré de tendresse et d'humour. C'est tellement différent de la production habituelle des mangas que l’on connaît en France.
Ensuite, même s'il est un peu répétitif (comme 99% des mangas), il y a un souci du détail concernant la vie quotidienne au Japon, un traitement adulte des personnages et des situations, même comiques. Il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un seinen (manga pour jeune adultes). Ici, on parle mariage, problèmes d'argent et de logement, difficulté de rentrer dans la vie active, chômage, relations amoureuses ou parents/enfants (autant chez les enfants en bas âge comme chez les Ichinosé, que Kyoko adulte et ses parents)...
Ensuite, tout le talent scénaristique de Takahashi est ici à son summum : les quiproquos, les malentendus sont tellement bien menés qu'on y croit, même pour les plus invraisemblables !
Un seul bémol avec la traduction française qui n'est pas une réussite. Vivement que Tonkam nous fasse une réédition avec une traduction refaite comme ils le proposent pour d'autres oeuvres qu'ils ont publiées assez massacrées.
Cette BD fait déjà partie des BD majeure, un monument que tout fan de BD se doit d'avoir lu même si elle est très complexe.
Impossible de parler de l'histoire en dehors de la brève présentation faite, cela prendrait des pages et des pages (je me suis déjà essayé à cet exercice et il ne s'agissait que d'une présentation parcellaire). Quand au dessin, on peut dire qu’il est fin, plutôt éloigné des canons de la BD d’auteur, des publications indépendantes. Le trait est clair, précis, travaillé même s'il peut donner une impression de brouillon, une apparence parfois "lâchée". Si la mise en page, le découpage peuvent sembler assez classiques avec le sacro-saint "gaufrier" comme base (encore que le rythme et la taille des cases est très lié au temps qui passe, que l’alternance de vues subjectives et objectives peut dérouter, que le dessin jaillit des cases parfois), je trouve que cela a pour effet d’amplifier l’impact du contenu, les propos n’étant pas parasités par un contenant voyant, exubérant. Mais on ne pourra pas dire la même chose du dessin qui peut être très réaliste mais aussi très fantaisiste, l'utilisation régulière d'iconographies symboliques, de floutages peut surprendre. Il faut lire attentivement les textes, regarder les images une à une et dans leur ensemble pour mieux se rendre compte que derrière une certaine sobriété, on a une réflexion en profondeur de ce qui est présenté au lecteur.
On peut aussi se poser la question s'il s'agit véritablement de BD. La plupart du temps, les cases représentent plus des poses, des sentiments, des "points de vue" que des actions. On pourrait plus parler d'illustration d’un écrit ou de la représentation graphique d’un Journal intime que d’une bande dessinée à proprement dit. D'ailleurs il n'y a pas vraiment de récit, d'action, mais plutôt des tranches de vie, des dialogues ou même des monologues. On nous raconte ce qui s'est passé, on ne nous le montre pas en train de se passer, on ne le vit pas directement.
Personnellement, cette lecture, ainsi que la recherche sur Internet des différents propos tenus par Fabrice Neaud (interviews, participations à des forums), sans parler des discussions que j’ai pu avoir à ce propos avec certaines personnes fait de cette BD une expérience enrichissante. Enrichissante par l’émotion suscitée par certains passages (surtout dans le Journal III) mais aussi par la réflexion que chacun doit avoir devant une oeuvre aussi puissante (je pense tout particulièrement au Journal I et 4), obligeant à remettre en question certaines certitudes, certains comportements que l’on peut avoir, même (et surtout) inconsciemment.
Cette BD obtient sans effort la note maximale! Pour tous les amateurs d'héroïc-fantasy, il est impensable de ne pas lire cette oeuvre qui est l'une des premières du genre (note du modérateur : sur ce point Niourk se trompe). Les dessins sont magnifiques de précision et de profondeur, on peut en plus admirer en début d'ouvrage quelques planches en noir et blanc assez époustouflantes! Quant à l'histoire... s'il existe encore des gens qui n'ont pas lu cette BD mythique, je leur laisse découvrir la belle et piquante Pelisse, l'irritable chevalier Bragon et le mystérieux inconnu, tous lançés dans une quête désespérée pour tenter de sauver Akbar de l'empire d'un Dieu maudit. Les embûches ne manquent pas et chacun fini par partir en quête de sa propre identité et de son propre destin. L'histoire fourmille de personnages étranges et attachants: Fol de Dol le petit dieu de la rivière, le Fourreux compagnon inséparable de Pelisse doté d'étranges pouvoirs, le roi de la marche des milles verts, éternel rival de Bragon... et Mara, la reine sorcière qui les lançe tous dans cette étrange aventure. Finira bien, finira mal? cela n'a peut-être pas d'importance...
Cette note ne s'adresse cependant qu'aux 4 premiers tomes qui constituent un cycle indépendant. Le 5ème tome a des qualités certaines mais les personnages sont loin d'être aussi complexes que ceux du premier cycle! Le graphisme est plus arrondi et perd de son charme...
Tout simplement excellent :
- Tout d'abord le scénario peut paraître pour le moins basique mais la manière dont il est traité nous maintient en haleine tout le long des trois albums ; voir 3 points de vue différents du même évènement, et surtout les 2 premiers albums nous montrent comment le même évènement peut être interprété totalement différemment ; ainsi l'histoire avance par petites touches, comme les pièces d'un puzzle qui s'assemblent au fur et à mesure
- ensuite le dessin, réaliste, correspondant parfaitement à l'ambiance sombre, lourde de l'histoire ; sans oublier les couleurs, ou devrait-on plutôt dire LA couleur, toujours présente, comme un fil directeur, qui donne aux images un côté sombre, délavé, passé, tout du moins jusqu'aux dernières pages qui laissent pointer l'espoir, la renaissance
P.S. : une chose m'intrigue : dans les dernières pages lorsqu'on voit Martha dans la chambre et que Dillon arrive, je trouve que Martha n'est pas dessinée de la même façon, principalement son visage
Ca y est, tout est lu. Une série excellente qui s'articule en trois grands chapitres. Seule la fin est (plus que !) décevante. Culte tout de même, pour plein de raisons que je me ferai une joie de vous exposer dans une chronique plus générale à venir.
Tome 1
"Stratège" est une série très atypique. Son sujet principal est en effet la stratégie, plus précisément les balbutiements de l'aspect défensif de cette discipline. Le tout se passe en Chine il y a 2300 ans alors que le pays est encore divisé en royaumes se combattant mutuellement...
Le sujet peut paraître aride, mais il n'en est rien. On a en effet droit à toute l'efficacité de la tradition narrative des livres et films à caractère guerrier (en vrac, comment gagner la fidélité des gens, dépasser l'autorité absurde d'un roi incompétent, la rivalité personnelle entre les chefs ennemis, le caractère exceptionnel du personnage principal, etc.) qui sont ici employés à très bon escient, sans abus aucun.
Car ce qui prête (également) à cette série un caractère exceptionnel, c'est le réalisme de l'ensemble. Certains éléments sont outrés ou caricaturés pour les besoin de la dramatisation (on le verra surtout dans les tomes suivants), mais sinon tout est vraiment très réaliste : travaux de renforcement, stratégies, moral des troupes... Et le dessin aussi, très travaillé, réaliste également, qui rend superbement les expressions.
Le tome 1 relate l'arrive de Ke-Ri, le "stratège" dans la cité de Liang, et les préparatifs pour la bataille. Il n'y a pas encore véritablement d'action (la première bataille n'aura lieu que vers la fin du tome), mais déjà j'ai été complètement absorbé par cette ambiance si spéciale et si bien rendue. Le sujet -- à ma connaissance très original en bande dessinée -- y est aussi pour quelque chose, et si vous vous êtes un jour intéressé aux jeux de stratégie, ou aux fortifications (avec les innovations de Vauban par exemple), vous ne pourrez qu'adorer "Stratège" !
Tome 11
Dernier tome de cette série, on se demande un peu en l'abordant comment l'auteur va bien pouvoir finir en un tome une histoire qui semble pourtant devoir durer encore un moment.
La réponse est tristement simple : en bâclant !
Eh oui. Il se passe beaucoup de choses dans ce tome, mais il est complètement tronqué, hâté, malmené. Les scènes s'enchaînent à une vitesse folle, elles sont complètement amputées, mutilées, écourtées, et le rythme de lecture est syncopé, haché par ces coupures vives.
Je ne sais si le roman dont est tiré "Stratège" est ainsi fait ou s'il s'agit uniquement de l'adaptation, si les auteurs étaient pressés pour une raison ou pour une autre d'en finir, mais en tout cas j'ai été réellement très très déçu de ce traitement ignoble. Et ce d'autant plus qu'il jette un jour assez défavorable sur les tomes précédents, qui nous laissaient pas mal dans l'expectative : là, on a l'impression que l'histoire était en roue libre depuis un moment.
De plus, la fin me paraît bien trop morale, surtout par opposition aux premiers tomes qui justement évitaient ce piège, en montrant l'horreur de la guerre sans avancer de jugement... et elle aussi est beaucoup trop rapide.
Bref, une véritable injure que ce dernier tome. Envers le lecteur bien sûr, mais surtout envers la série qui avait tout pour être géniale. Reste tout de même à lire le roman pour comparer.
En réponse à Hesperide :
"Certains gags sont franchement hilarants, une bonne partie est très drôle, et ça tombe très rarement à plat"
Ben oui, c'est justement pour ça que c'est culte...en général dans les bd comiques, tout ne fait pas rire, loin de là...
Gaston est tout simplement génial... LE gaffeur type, à peu près moi si je bossais dans un bureau :D
Je ne reviendrai pas sur la qualité des trois premiers tomes. Le quatrième qui conclut la série le fait simplement d'une manière magistrale !
Cette fin est épique, lyrique et tout simplement assez géniale pour à elle seule justifier ma note.
C'est vrai que le quatrième et dernier tome paraît bâclé, mais le deuxième est une vraie curiosité et je viens de me le payer en tirage de tête, c'est magnifique. La confrontation d'Ariane avec son père ne peut évidemment bien parler qu'à ceux qui ont lu les 7 vies de l'épervier (et sera d'autant plus intéressante qu'on aura suivi aussi les aventures de grandpin aux amériques) mais je trouve que dans son genre ça renouvelle l'effet de la fin des 7 vies de l'épervier.
Incontournable!
J'ai découvert cette Bd cette année grâce à une amie.
Scénarii impressionnants : on découvre l'univers de la mort comme jamais il n'a été décrit; chaque page est un délice pour l'esprit.
Requiem évolue dans des environnements aussi tortueux et torturés que son esprit.
Celui-ci est torturé par sa belle juive
Les dessins sont sublimes, j'aime surtout les contrastes qu'il y a
entre le noir, le rouge et le blanc : des couleurs qui tranchent et qui révèlent bien la nature de cette bd.
En un mot : c'est une bd culte à lire absolument. Mais bon les âmes sensibles, c'est pas la peine de la lire, vous allez faire de zolis rêves plein de chevaliers et autres demons venus de l'enfer.
S'il y a une série qui pour moi mérite 5 étoiles, c'est elle.
Les dessins sont franchement pas mal mais le point fort est surtout le scénario de Cothias.
L'histoire est prenante tout au long des 7 albums et se termine à la perfection.
Par contre, les nombreuses série derivées sont vraiment inutiles et décevantes, y compris la suite directe (Plume aux vents, pourtant dessinée par Juillard) et n'auraient jamais du voir le jour.
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Maison Ikkoku - Juliette je t'aime
Pour moi, ce manga est culte, je lui mets donc 5/5. C'est mon manga préféré. Pourquoi ? Parce que je suis fan de Rumiko Takahashi et qu'elle nous à fait ici un manga original (il a été fait il y a bientôt 20 ans) bourré de tendresse et d'humour. C'est tellement différent de la production habituelle des mangas que l’on connaît en France. Ensuite, même s'il est un peu répétitif (comme 99% des mangas), il y a un souci du détail concernant la vie quotidienne au Japon, un traitement adulte des personnages et des situations, même comiques. Il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un seinen (manga pour jeune adultes). Ici, on parle mariage, problèmes d'argent et de logement, difficulté de rentrer dans la vie active, chômage, relations amoureuses ou parents/enfants (autant chez les enfants en bas âge comme chez les Ichinosé, que Kyoko adulte et ses parents)... Ensuite, tout le talent scénaristique de Takahashi est ici à son summum : les quiproquos, les malentendus sont tellement bien menés qu'on y croit, même pour les plus invraisemblables ! Un seul bémol avec la traduction française qui n'est pas une réussite. Vivement que Tonkam nous fasse une réédition avec une traduction refaite comme ils le proposent pour d'autres oeuvres qu'ils ont publiées assez massacrées.
Journal
Cette BD fait déjà partie des BD majeure, un monument que tout fan de BD se doit d'avoir lu même si elle est très complexe. Impossible de parler de l'histoire en dehors de la brève présentation faite, cela prendrait des pages et des pages (je me suis déjà essayé à cet exercice et il ne s'agissait que d'une présentation parcellaire). Quand au dessin, on peut dire qu’il est fin, plutôt éloigné des canons de la BD d’auteur, des publications indépendantes. Le trait est clair, précis, travaillé même s'il peut donner une impression de brouillon, une apparence parfois "lâchée". Si la mise en page, le découpage peuvent sembler assez classiques avec le sacro-saint "gaufrier" comme base (encore que le rythme et la taille des cases est très lié au temps qui passe, que l’alternance de vues subjectives et objectives peut dérouter, que le dessin jaillit des cases parfois), je trouve que cela a pour effet d’amplifier l’impact du contenu, les propos n’étant pas parasités par un contenant voyant, exubérant. Mais on ne pourra pas dire la même chose du dessin qui peut être très réaliste mais aussi très fantaisiste, l'utilisation régulière d'iconographies symboliques, de floutages peut surprendre. Il faut lire attentivement les textes, regarder les images une à une et dans leur ensemble pour mieux se rendre compte que derrière une certaine sobriété, on a une réflexion en profondeur de ce qui est présenté au lecteur. On peut aussi se poser la question s'il s'agit véritablement de BD. La plupart du temps, les cases représentent plus des poses, des sentiments, des "points de vue" que des actions. On pourrait plus parler d'illustration d’un écrit ou de la représentation graphique d’un Journal intime que d’une bande dessinée à proprement dit. D'ailleurs il n'y a pas vraiment de récit, d'action, mais plutôt des tranches de vie, des dialogues ou même des monologues. On nous raconte ce qui s'est passé, on ne nous le montre pas en train de se passer, on ne le vit pas directement. Personnellement, cette lecture, ainsi que la recherche sur Internet des différents propos tenus par Fabrice Neaud (interviews, participations à des forums), sans parler des discussions que j’ai pu avoir à ce propos avec certaines personnes fait de cette BD une expérience enrichissante. Enrichissante par l’émotion suscitée par certains passages (surtout dans le Journal III) mais aussi par la réflexion que chacun doit avoir devant une oeuvre aussi puissante (je pense tout particulièrement au Journal I et 4), obligeant à remettre en question certaines certitudes, certains comportements que l’on peut avoir, même (et surtout) inconsciemment.
La Quête de l'Oiseau du Temps
Cette BD obtient sans effort la note maximale! Pour tous les amateurs d'héroïc-fantasy, il est impensable de ne pas lire cette oeuvre qui est l'une des premières du genre (note du modérateur : sur ce point Niourk se trompe). Les dessins sont magnifiques de précision et de profondeur, on peut en plus admirer en début d'ouvrage quelques planches en noir et blanc assez époustouflantes! Quant à l'histoire... s'il existe encore des gens qui n'ont pas lu cette BD mythique, je leur laisse découvrir la belle et piquante Pelisse, l'irritable chevalier Bragon et le mystérieux inconnu, tous lançés dans une quête désespérée pour tenter de sauver Akbar de l'empire d'un Dieu maudit. Les embûches ne manquent pas et chacun fini par partir en quête de sa propre identité et de son propre destin. L'histoire fourmille de personnages étranges et attachants: Fol de Dol le petit dieu de la rivière, le Fourreux compagnon inséparable de Pelisse doté d'étranges pouvoirs, le roi de la marche des milles verts, éternel rival de Bragon... et Mara, la reine sorcière qui les lançe tous dans cette étrange aventure. Finira bien, finira mal? cela n'a peut-être pas d'importance... Cette note ne s'adresse cependant qu'aux 4 premiers tomes qui constituent un cycle indépendant. Le 5ème tome a des qualités certaines mais les personnages sont loin d'être aussi complexes que ceux du premier cycle! Le graphisme est plus arrondi et perd de son charme...
Berceuse assassine
Tout simplement excellent : - Tout d'abord le scénario peut paraître pour le moins basique mais la manière dont il est traité nous maintient en haleine tout le long des trois albums ; voir 3 points de vue différents du même évènement, et surtout les 2 premiers albums nous montrent comment le même évènement peut être interprété totalement différemment ; ainsi l'histoire avance par petites touches, comme les pièces d'un puzzle qui s'assemblent au fur et à mesure - ensuite le dessin, réaliste, correspondant parfaitement à l'ambiance sombre, lourde de l'histoire ; sans oublier les couleurs, ou devrait-on plutôt dire LA couleur, toujours présente, comme un fil directeur, qui donne aux images un côté sombre, délavé, passé, tout du moins jusqu'aux dernières pages qui laissent pointer l'espoir, la renaissance P.S. : une chose m'intrigue : dans les dernières pages lorsqu'on voit Martha dans la chambre et que Dillon arrive, je trouve que Martha n'est pas dessinée de la même façon, principalement son visage
Bokko (Stratège)
Ca y est, tout est lu. Une série excellente qui s'articule en trois grands chapitres. Seule la fin est (plus que !) décevante. Culte tout de même, pour plein de raisons que je me ferai une joie de vous exposer dans une chronique plus générale à venir.
Gaston Lagaffe
En réponse à Hesperide : "Certains gags sont franchement hilarants, une bonne partie est très drôle, et ça tombe très rarement à plat" Ben oui, c'est justement pour ça que c'est culte...en général dans les bd comiques, tout ne fait pas rire, loin de là... Gaston est tout simplement génial... LE gaffeur type, à peu près moi si je bossais dans un bureau :D
Le Troisième Testament
Je ne reviendrai pas sur la qualité des trois premiers tomes. Le quatrième qui conclut la série le fait simplement d'une manière magistrale ! Cette fin est épique, lyrique et tout simplement assez géniale pour à elle seule justifier ma note.
Plume aux vents (Les 7 vies de l'épervier - 2ème époque)
C'est vrai que le quatrième et dernier tome paraît bâclé, mais le deuxième est une vraie curiosité et je viens de me le payer en tirage de tête, c'est magnifique. La confrontation d'Ariane avec son père ne peut évidemment bien parler qu'à ceux qui ont lu les 7 vies de l'épervier (et sera d'autant plus intéressante qu'on aura suivi aussi les aventures de grandpin aux amériques) mais je trouve que dans son genre ça renouvelle l'effet de la fin des 7 vies de l'épervier.
Requiem - Chevalier Vampire
Incontournable! J'ai découvert cette Bd cette année grâce à une amie. Scénarii impressionnants : on découvre l'univers de la mort comme jamais il n'a été décrit; chaque page est un délice pour l'esprit. Requiem évolue dans des environnements aussi tortueux et torturés que son esprit. Celui-ci est torturé par sa belle juive Les dessins sont sublimes, j'aime surtout les contrastes qu'il y a entre le noir, le rouge et le blanc : des couleurs qui tranchent et qui révèlent bien la nature de cette bd. En un mot : c'est une bd culte à lire absolument. Mais bon les âmes sensibles, c'est pas la peine de la lire, vous allez faire de zolis rêves plein de chevaliers et autres demons venus de l'enfer.
Les 7 vies de l'épervier
S'il y a une série qui pour moi mérite 5 étoiles, c'est elle. Les dessins sont franchement pas mal mais le point fort est surtout le scénario de Cothias. L'histoire est prenante tout au long des 7 albums et se termine à la perfection. Par contre, les nombreuses série derivées sont vraiment inutiles et décevantes, y compris la suite directe (Plume aux vents, pourtant dessinée par Juillard) et n'auraient jamais du voir le jour.