J'avais eu un numéro du Trombone dans un Spirou acheté à l'époque.
Quelle ambiance, quelle belle brochette d'auteurs, quel décalage par rapport au magazine lui-même ! On aurait presque dit du Fluide Glacial.
Plusieurs années plus tard, la nostalgie aidant et ayant appris l'existence de ce recueil (1000 exemplaires) sorti en 1980, je l'ai porté sur ma liste de recherche sans trop y croire.
Je l'ai trouvé il y a une dizaine d'années pour une poignée de francs dans une librairie d'occaz. Comment vous expliquer mon bonheur ?
Beaucoup doivent comprendre la joie de l'amateur-collectionneur à trouver une pièce rare, en excellent état et à un prix dérisoire.
Je vous souhaite de trouver cet ouvrage.
Spoogue ou quand Burton se lance dans la BD. En somme, un univers sombre, morbide et drôle.
La trame est parfaitement menée de bout en bout, avec une fin inattendue et jouissive. Cette série sort complètement des clichés habituels, ce qui est fort plaisant.
Spoogue et sa bande de bras cassés (c'est le cas de le dire) se révèlent être fort attachants à travers leurs turpitudes.
Sensations garanties avec cet anti-conte de fées !
Ce pauvre gosse qui n'a pas le droit de se branler tranquillement sans se ramasser des beignes monstrueuses de la part de ses parents. Ca me fait pleurer de rire à chaque lecture.
Je sais, c'est un peu gras, mais en même temps c'est tellement vrai. Tout mec normalement constitué devrait apprécier cet album.
Ah Jeanine !!! C'est pas la meilleure mère que l'on puisse souhaiter... mais c'est sûrement la plus jolie.
J'adore le dessin nerveux de Reiser. En 3 gribouillis, la scène est posée. Encore quelques traits et les persos s'animent. C'est vivant.
Cette album est truffé de scènes inoubliables : le gosse qui souffle sur les doigts de pieds vernis de sa mère et se prend une beigne parce qu'il mate sa culotte, les piles de vaisselles qui s'entassent inexorablement, les amants renvoyés à leur médiocrité solitaire...
Jeanine est un peu ce que les mamans doivent secrètement phantasmer mais que leur morale interdit : imaginer de ne plus jamais toucher au ménage, de rester libre et disposer des hommes comme d'objets, d'être malgré tout entourée de ses enfants et en être aimée et admirée passionnément...
Je pense qu'il y a derrière un premier niveau de lecture de BD rigolote/provocante, une sensibilité et une justesse propres à Reiser.
Je suis surpris des mauvaises appréciations de cette BD. Il est vrai que l'ensemble paraît choquant et irrespectueux mais à chaque lecture, je ressent toujours très fort cette sensibilité sur la vie, ce désir d'échapper à la médiocrité.
Bon, j'arrête là en espérant ne pas être le seul ici qui croit encore aux Jeanines cachées au fond de chaque femme.
J’adore cette série. Je l’ai découverte il y a quelques ans sans savoir du tout de quoi il s’agissait. Je me souviens avoir tiqué en découvrant les cases toutes petites et le dessin… bizarre… et tout marron. Mais très très vite, je me suis laissée emporter par le charme de ce conte dans un monde de légende avec une part de fantasy, un zeste de contes de fée et une portion de science-fiction mixées en un cocktail original et appétissant. L’histoire est prenante et belle. Un vrai envoûtement. Je dois dire que j’aime moins le dernier album qui clôt la série où le charme est légèrement rompu par rapport aux deux premiers. Mais dans l’ensemble, cette série fait partie de mon best-of personnel.
Formidable œuvre lyrique et originale, Sandman est une bande dessinée d’une originalité et d’une force incroyable. S’enfoncer dans sa lecture, c’est s’enfoncer dans un monde noir et beau, envoûtant et prenant. La richesse des idées et de la poésie de Neil Gaiman emporte mon cœur de lectrice, passant ainsi au-delà de l’aspect assez glauque de certains passages un peu trop noirs. Ma seule déception vient du dessin de certaines histoires, notamment celles du tout premier tome, qui est vraiment très moche et m’empêche de faire apprécier au premier coup d’œil cette bande dessinée à mes amis à qui je veux leur faire découvrir : ils sont toujours obligés de prendre vraiment leur temps et de lire au moins un album dans son intégralité pour commencer à vraiment être subjugué… mais ça marche pour ceux qui savent apprécier les choses grandioses en prenant le temps de s’y plonger pour de bon !
Ma deuxième TRES grande déception vient de DC Comics qui a bloqué les droits de cette série pour le moment, empêchant Delcourt de sortir de nouveaux tomes depuis plus d’un an sans qu’on sache encore ce qu’il va advenir à l’avenir. Mais cette question de droit n’enlève rien à la puissance et à la beauté de Sandman.
Tout comme je conseillerais avec force la lecture de la série Jules à tout public, je conseille aussi la lecture du Vent dans les Saules à tout âge ! D’une pure beauté graphique, c’est aussi un formidable moment de détente, de bonheur, de nostalgie à la lecture des ces histoires d’une simplicité et d’une pureté à l’épreuve du temps. Que ceux qui aiment l’action et la complexité oublient cette bande dessinée, mais que tous les autres, tous ceux qui ont gardé une âme d’enfant la lisent !
Je m’avance peut-être en considérant cette bande dessinée comme culte mais je suis sûr qu’aux yeux des lecteurs qui la lisent en étant jeune actuellement, elle sera l’un de leurs plus formidables souvenirs de jeunesse. Jules mélange les qualités de Tintin - sans les défauts - et de Spirou réunis, avec un peu plus d’humour et d’intelligence encore. Le dessin d’Emile Bravo n’est pas vraiment à la hauteur de celui d’un Franquin mais il est très bon quand même.
Et pour un jeune - moyenne d’âge ciblée en théorie 12 ans, je dirais - comme pour un adulte, chaque album de Jules est un pur moment de plaisir long et drôle.
Formidable !
(mode vieux combattant /ON)
Moi je l'ai pas payé 120 euros... mais une trentaines de francs... à l'époque où il est sorti. :)
Bien entendu c'est Culte. A une époque où, dans Spirou, on se tâtait si on n'allait pas vers les ados plutôt que vers les gamins, le Trombone fut une expérience unique. De belles signatures, des dessins originaux, une certaine impertinence... Bon, ça n'a pas duré et ça n'a pas déteint sur le journal de Spirou mais ce fut très bon.
(mode vieux combattant /OFF)
Un super polar admirablement mis en images et en couleur ! Tout m'a plu dans cette série, les personnages, le dessin, le scénario, .... le problème dans ces cas là c'est que, quand on referme le dernier tome, on en veut encore et on est limite déçu que ce soit déjà fini.
J'ai vraiment beaucoup aimé le dessin, le style est celui que j'apprécie, moderne avec des traits précis et les couleurs sont parfaitement choisies. Pour ne rien gâcher, les cadrages sont excellents avec notamment des scènes en vue de dessus que j'ai trouvées bien originales et très réussies. Du coup ça me donne très envie de lire d'autres BD dessinées par Komorowski, mais je n'en ai pas trouvé.....
Dans Ocean City, Chauvel nous raconte quelques jours de la vie de Louis Facciano, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il va de problèmes en emmerdes. Plus il essaye d'arranger les choses, plus ça va s'empirer. En parallèle, Norman, un culturiste et videur à ses heures, et son frère vont se lancer dans un petit braquage. Bien évidemment, les 2 histoires vont se rejoindre. Souvent dans ces cas là, c'est couru d'avance, là j'ai trouvé qu'au contraire c'était très bien ficelé.
Dans l'ensemble, je dirais même que c'est toute la BD qui est très bien ficelée, on ne s'ennuie jamais, les rebondissements sont nombreux, mais toujours bien amenés et "réalistes", c'est jamais abracadabrant. Seule la fin est moins originale, mais on ne peut pas demander à chaque polar de se finir à la Usual suspects, ce serait trop beau. J'ai passé un super moment avec cette BD, et je ne peux que la recommander à tout le monde.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Le Trombone Illustré
J'avais eu un numéro du Trombone dans un Spirou acheté à l'époque. Quelle ambiance, quelle belle brochette d'auteurs, quel décalage par rapport au magazine lui-même ! On aurait presque dit du Fluide Glacial. Plusieurs années plus tard, la nostalgie aidant et ayant appris l'existence de ce recueil (1000 exemplaires) sorti en 1980, je l'ai porté sur ma liste de recherche sans trop y croire. Je l'ai trouvé il y a une dizaine d'années pour une poignée de francs dans une librairie d'occaz. Comment vous expliquer mon bonheur ? Beaucoup doivent comprendre la joie de l'amateur-collectionneur à trouver une pièce rare, en excellent état et à un prix dérisoire. Je vous souhaite de trouver cet ouvrage.
Spoogue
Spoogue ou quand Burton se lance dans la BD. En somme, un univers sombre, morbide et drôle. La trame est parfaitement menée de bout en bout, avec une fin inattendue et jouissive. Cette série sort complètement des clichés habituels, ce qui est fort plaisant. Spoogue et sa bande de bras cassés (c'est le cas de le dire) se révèlent être fort attachants à travers leurs turpitudes. Sensations garanties avec cet anti-conte de fées !
Les oreilles rouges
Ce pauvre gosse qui n'a pas le droit de se branler tranquillement sans se ramasser des beignes monstrueuses de la part de ses parents. Ca me fait pleurer de rire à chaque lecture. Je sais, c'est un peu gras, mais en même temps c'est tellement vrai. Tout mec normalement constitué devrait apprécier cet album.
Jeanine
Ah Jeanine !!! C'est pas la meilleure mère que l'on puisse souhaiter... mais c'est sûrement la plus jolie. J'adore le dessin nerveux de Reiser. En 3 gribouillis, la scène est posée. Encore quelques traits et les persos s'animent. C'est vivant. Cette album est truffé de scènes inoubliables : le gosse qui souffle sur les doigts de pieds vernis de sa mère et se prend une beigne parce qu'il mate sa culotte, les piles de vaisselles qui s'entassent inexorablement, les amants renvoyés à leur médiocrité solitaire... Jeanine est un peu ce que les mamans doivent secrètement phantasmer mais que leur morale interdit : imaginer de ne plus jamais toucher au ménage, de rester libre et disposer des hommes comme d'objets, d'être malgré tout entourée de ses enfants et en être aimée et admirée passionnément... Je pense qu'il y a derrière un premier niveau de lecture de BD rigolote/provocante, une sensibilité et une justesse propres à Reiser. Je suis surpris des mauvaises appréciations de cette BD. Il est vrai que l'ensemble paraît choquant et irrespectueux mais à chaque lecture, je ressent toujours très fort cette sensibilité sur la vie, ce désir d'échapper à la médiocrité. Bon, j'arrête là en espérant ne pas être le seul ici qui croit encore aux Jeanines cachées au fond de chaque femme.
Le Mur de Pan
J’adore cette série. Je l’ai découverte il y a quelques ans sans savoir du tout de quoi il s’agissait. Je me souviens avoir tiqué en découvrant les cases toutes petites et le dessin… bizarre… et tout marron. Mais très très vite, je me suis laissée emporter par le charme de ce conte dans un monde de légende avec une part de fantasy, un zeste de contes de fée et une portion de science-fiction mixées en un cocktail original et appétissant. L’histoire est prenante et belle. Un vrai envoûtement. Je dois dire que j’aime moins le dernier album qui clôt la série où le charme est légèrement rompu par rapport aux deux premiers. Mais dans l’ensemble, cette série fait partie de mon best-of personnel.
Sandman
Formidable œuvre lyrique et originale, Sandman est une bande dessinée d’une originalité et d’une force incroyable. S’enfoncer dans sa lecture, c’est s’enfoncer dans un monde noir et beau, envoûtant et prenant. La richesse des idées et de la poésie de Neil Gaiman emporte mon cœur de lectrice, passant ainsi au-delà de l’aspect assez glauque de certains passages un peu trop noirs. Ma seule déception vient du dessin de certaines histoires, notamment celles du tout premier tome, qui est vraiment très moche et m’empêche de faire apprécier au premier coup d’œil cette bande dessinée à mes amis à qui je veux leur faire découvrir : ils sont toujours obligés de prendre vraiment leur temps et de lire au moins un album dans son intégralité pour commencer à vraiment être subjugué… mais ça marche pour ceux qui savent apprécier les choses grandioses en prenant le temps de s’y plonger pour de bon ! Ma deuxième TRES grande déception vient de DC Comics qui a bloqué les droits de cette série pour le moment, empêchant Delcourt de sortir de nouveaux tomes depuis plus d’un an sans qu’on sache encore ce qu’il va advenir à l’avenir. Mais cette question de droit n’enlève rien à la puissance et à la beauté de Sandman.
Le Vent dans les Saules
Tout comme je conseillerais avec force la lecture de la série Jules à tout public, je conseille aussi la lecture du Vent dans les Saules à tout âge ! D’une pure beauté graphique, c’est aussi un formidable moment de détente, de bonheur, de nostalgie à la lecture des ces histoires d’une simplicité et d’une pureté à l’épreuve du temps. Que ceux qui aiment l’action et la complexité oublient cette bande dessinée, mais que tous les autres, tous ceux qui ont gardé une âme d’enfant la lisent !
Une épatante aventure de Jules
Je m’avance peut-être en considérant cette bande dessinée comme culte mais je suis sûr qu’aux yeux des lecteurs qui la lisent en étant jeune actuellement, elle sera l’un de leurs plus formidables souvenirs de jeunesse. Jules mélange les qualités de Tintin - sans les défauts - et de Spirou réunis, avec un peu plus d’humour et d’intelligence encore. Le dessin d’Emile Bravo n’est pas vraiment à la hauteur de celui d’un Franquin mais il est très bon quand même. Et pour un jeune - moyenne d’âge ciblée en théorie 12 ans, je dirais - comme pour un adulte, chaque album de Jules est un pur moment de plaisir long et drôle. Formidable !
Le Trombone Illustré
(mode vieux combattant /ON) Moi je l'ai pas payé 120 euros... mais une trentaines de francs... à l'époque où il est sorti. :) Bien entendu c'est Culte. A une époque où, dans Spirou, on se tâtait si on n'allait pas vers les ados plutôt que vers les gamins, le Trombone fut une expérience unique. De belles signatures, des dessins originaux, une certaine impertinence... Bon, ça n'a pas duré et ça n'a pas déteint sur le journal de Spirou mais ce fut très bon. (mode vieux combattant /OFF)
Ocean City
Un super polar admirablement mis en images et en couleur ! Tout m'a plu dans cette série, les personnages, le dessin, le scénario, .... le problème dans ces cas là c'est que, quand on referme le dernier tome, on en veut encore et on est limite déçu que ce soit déjà fini. J'ai vraiment beaucoup aimé le dessin, le style est celui que j'apprécie, moderne avec des traits précis et les couleurs sont parfaitement choisies. Pour ne rien gâcher, les cadrages sont excellents avec notamment des scènes en vue de dessus que j'ai trouvées bien originales et très réussies. Du coup ça me donne très envie de lire d'autres BD dessinées par Komorowski, mais je n'en ai pas trouvé..... Dans Ocean City, Chauvel nous raconte quelques jours de la vie de Louis Facciano, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il va de problèmes en emmerdes. Plus il essaye d'arranger les choses, plus ça va s'empirer. En parallèle, Norman, un culturiste et videur à ses heures, et son frère vont se lancer dans un petit braquage. Bien évidemment, les 2 histoires vont se rejoindre. Souvent dans ces cas là, c'est couru d'avance, là j'ai trouvé qu'au contraire c'était très bien ficelé. Dans l'ensemble, je dirais même que c'est toute la BD qui est très bien ficelée, on ne s'ennuie jamais, les rebondissements sont nombreux, mais toujours bien amenés et "réalistes", c'est jamais abracadabrant. Seule la fin est moins originale, mais on ne peut pas demander à chaque polar de se finir à la Usual suspects, ce serait trop beau. J'ai passé un super moment avec cette BD, et je ne peux que la recommander à tout le monde.