Les derniers avis (7593 avis)

Par Thaugor
Note: 5/5
Couverture de la série Berceuse assassine
Berceuse assassine

Le scénario de cette série est assez simple mais intéressant. C'est un polar classique, mais ce qui fait l'originalité, c'est le fait de raconter la même histoire avec 3 regards de personnes différentes (un par tome). À la lecture du premier tome, l'histoire pourrait s'achever là, mais on continue dans le deuxième tome de raconter la même histoire et on apprend des choses par le regard de cette nouvelle personne qu'on ne connaissait pas. Il faut attendre le 3e et dernier tome pour que tout s'entremêle et que l'on ait toutes les billes pour comprendre le fin mot. Cette façon de raconter une histoire ainsi que d'avoir très peu de personnages permet de bien cerner et comprendre la personnalité de chacun. C'est bien ficelé, c'est décalée et attrayant comme approche et les dessins à dominante noir et blanc pour accentuer l'effet polar et l'ajout de jaune flashy pour rappeler le métier du personnage principal : chauffeur de taxi, ce tout donne une série qu'il faut absolument lire voire plus si affinité.

16/04/2008 (modifier)
Par iannick
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Tentation
La Tentation

Avis sur les tomes 1 et 2 : « La tentation » est LA série BD que j’emmène à chaque fois que je vais en voyage. Pourtant, il m’a fallu un fabuleux hasard de circonstance pour dénicher le premier tome tiré en 700 exemplaires. Tout est parti d’un petit commentaire d’un magazine sur ce livre où l’auteur faisait mention d’une BD illustrée par des croquis de voyage et parlant de l’Islam. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre que cet album serait tout à fait que ce que je recherchais… Ma première réaction en voyant « Carnet de voyage au Pakistan – 1ère Partie » fut mon admiration devant la beauté de la couverture et de l‘excellente qualité d’impression. Ensuite, ce ne fut que du bonheur ! Bonheur de voir de très beaux dessins aquarellés ! Bonheur de lire une histoire qui m’intéressait fortement ! Bonheur de retrouver de temps à autre des croquis ou des crayonnés illustrant le voyage de Renaud comme si je vivais ses aventures ! Bonheur de voir un auteur ayant un excellent don de narrateur qui puisse me prendre par la main et m’emmenait dans un pays hostile à nous les occidentaux ! Ce que j’ai adoré dans cette BD, c’est le ton neutre dans lequel Renaud nous conte ses péripéties au Pakistan. Ici, point de réaction négative ou positive de la part de l’auteur, c’est à nous de se faire une opinion de ses aventures. Péripéties auxquelles j’ai parfois du mal à y croire et dont il m’est arrivé de lever la tête du livre pour réfléchir sur ça tout en abordant un beau sourire devant la naïveté de Renaud. Ler premier tome est assez surprenant dans ce sens, l’auteur se laisse « guider » par les habitants de ce pays avec toutes les conséquences qu’on peut imaginer… j’ai été fasciné par la curiosité de Renaud qui se met dans des situations assez abracadabrantes et comiques à la fois. J’ai été aussi charmé par le deuxième tome où cette fois-ci, l’auteur nous emmène dans l’intimité des habitants. Une fois encore, certaines situations vécues par Renaud sont assez bizarres, décalées pour un européen ! Graphiquement, j’ai préféré le premier tome au deuxième. Dans la première partie, le dessin est délimité par de l’encrage qui le rend très lisible. L’ambiance par sa mise en couleurs en tons gris et bruns qui s’y dégage est envoûtante. Le dessin de la deuxième partie apparaît plus grossier, l’auteur utilise des couleurs vives qui sont eux-aussi en adéquation avec le récit. J’ai relevé quelques erreurs de perspective dans ce deuxième tome notamment lors du passage à la « foire ». Néanmoins, l’ensemble est vraiment magnifique ! Renaud De Heyn présente un style personnel qui me fascine énormément ! « La tentation » est mon gros coup de cœur ! Si vous trouvez cette BD dans une libraire ou dans un autre endroit, n’hésitez pas ! Achetez ! Note finale : 5/5 Avis sur le 3ème tome : « La tentation » est une BD autobiographique de Renaud de Heyn qui raconte son voyage au Pakistan au milieu des années 1990. Par rapport aux deux premiers albums de la série, ce dernier tome aborde un ton plus grave et change radicalement de rythme. Dans cette BD, on découvre un Renaud De Heyn moins naïf et plus réfléchi par rapport à ses premières semaines d’existence au Pakistan décrites dans les tomes 1 et 2. Il y aborde des commentaires plus engagés et n’hésite pas désormais à nous faire partager ses opinions. L’auteur apparaît désabusé par les contraintes de la vie islamique et nous livre sa véritable motivation de la venue dans cette région relativement isolée. Ainsi, son objectif majeur de cette aventure était de rencontrer les Kalashs. C’est un peuple athée cerné par le monde musulman qui a su garder son indépendance vis-à-vis du mode de vie extérieur et qui physiquement ne ressemble pas aux peuples l’avoisinant. C’est en contact avec cette population que Renaud de Heyn va prendre du recul par rapport à tout ce qu’il avait vécu avec les pakistanais et les afghans. Il va aussi rencontrer un homme avec qui il va se rendre compte que le combat contre l’antisémitisme est loin d’être gagné… Ce passage qui oppose ces deux personnages et qui occupe plus de la moitié du livre est sans contexte la séquence la plus dure et la plus importante de la série. L’aquarelle est une technique rarement utilisée dans la bande dessinée, de nombreux auteurs pensent qu’elle n’est pas adaptée à ce média. Dernièrement, Joann Sfar en a fait un long commentaire dans son album « Bon anniversaire Scylla » (« Klezmer T2 ») où il nous fait part des avantages et les inconvénients de l’utilisation de l’aquarelle dans une BD. Je suis persuadé que l’aquarelle est une technique qui peut être employée avantageusement dans la mise en couleurs d’une BD à condition d’avoir le talent d’un auteur comme Renaud De Heyn… ce dernier est sans contexte un excellent aquarelliste ! Ainsi je vous invite à découvrir ses magnifiques dégradés étonnants de fluidité et de flous, il utilise pour cela une technique difficilement réalisable (il faut absolument savoir gérer le dosage de l’eau !) que seule l’aquarelle permet la réalisation de ce rendu pour illustrer des fleurs par exemple. Renaud De Heyn excelle aussi dans la mise en ambiance et dans la création de croquis qui illustrent abondamment les séquences en voix off de l’auteur. Ce troisième tome conclut les aventures de Renaud De Heyn d’une façon dure et engagée une série initialement abordée dans la contemplation et dans des anecdotes très sympathiques. Le lecteur découvrira enfin la principale raison de ce voyage et l’intérêt de l’auteur à la retranscrire. Plus qu’une BD de voyage, « La tentation » dénonce les dérives d’une religion pratiquée par des fanatiques et par des gens qui l’utilisent pour leurs propres intérêts. Je note aussi que l’auteur a su me faire partager ses joies de la découverte vers ses craintes d’une façon très efficace aussi bien par ses dessins magnifiquement mis en couleurs que par sa narration accrocheuse : Chapeau ! Note finale : 5/5

05/09/2005 (MAJ le 14/04/2008) (modifier)
Par iannick
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Carême
Carême

Avis sur le premier tome "Nuit blänche" : Je suis totalement tombé sous le charme de ce road-movie !... Cette histoire d’une amitié naissante entre un gros bonhomme et un marchand d’aspirateurs est très touchante, très émouvante. Quelques flash-backs sont présents dans cette histoire et permettent aux lecteurs de mieux discerner nos deux personnages principaux. Le récit est situé dans un univers surréaliste mais qui se révèle assez proche de notre société. Les apparitions fantastiques d’une jeune femme et la présence tout au long du récit d’une atmosphère étrange sont secondaires dans cet album dont l’intérêt principal réside dans le rapport amical entre ces deux personnages. Paolo Mottura est un auteur italien qui m’est complètement inconnu, son dessin tout en rondeur est très agréable, les décors sont magnifiques, les personnages sont facilement identifiables, bref, j’adore ! C’est le premier album en tant que scénariste de Christophe Bec, c’est une belle réussite et je lui souhaite une bonne continuation ! C’est un de mes coups de cœur de cette année : à découvrir d’urgence ! Vivement le deuxième tome ! Note finale : 4/5 Avis sur le deuxième tome "Cauchemars" : Magnifique ! Émouvant ! Quelle beauté ! Quelle maîtrise ! Des superlatifs me manquent encore pour désigner ce deuxième tome de Carême. Cet album est aussi magnifique que le premier tome sinon meilleur ! Ce qui m’a frappé dans cet album, ce sont les nombreuses séquences sans parole. Elles sont particulièrement réussies, le dessinateur a arrivé à me transmettre des émotions par le seul jeu des expressions et de l’excellente maîtrise du découpage. Je tire aussi mon chapeau au scénariste qui, à travers son histoire, se permet de satiriser avec souplesse notre société parfois avec beaucoup d’humour (passages dans l’ascenseur), d’ironie (les assurances et l’administration) ou de sévérité (la haute bourgeoisie et les comportements paranoïaques suite aux attentats). Avec ce tome, le thème de la générosité apparaît avec toujours en toile de fond l’amitié qui relie désormais durablement nos deux héros. Le rythme de l’histoire se ralentit par rapport au premier tome mais cela ne m’a pas dérangé étant donné le bonheur que j’ai ressenti devant ces scènes muettes. J’ai noté que le chien de Aimé prend de plus en plus de place dans le scénario… il en est de même aussi le côté fantastique du récit. Le dessin est de Mottura est toujours aussi agréable à regarder, la mise en couleurs baroque apporte une ambiance à la fois étrange et féerique au récit. Le deuxième tome m’est apparu donc comme la confirmation de la naissance d’une grande série : je le souhaite vivement ! Note finale : 5/5 Avis sur le troisième tome "Léviathän" : Il est assez étonnant de constater que « Carême » ne me semble pas avoir eu d’énormes succès auprès des bédéphiles. Serait-ce parce qu’il n’y a pas d’héroïne à forte poitrine dans cette série ? Pourtant, pour moi, la BD de Bec & Mottura fait parti des meilleures séries chez les éditions « les humanoïdes associés ». Le troisième tome vient de sortir et je peux vous assurer que l’histoire est toujours aussi passionnante ! Pour ceux ou celles qui ne savent pas, « Carême » est un road-movie fantastique où les auteurs nous invitent à partager le destin de deux personnages : Martinien et Aimé. La trame de l’histoire est essentiellement basée sur la grande amitié entre ces deux hommes. Dans ce troisième tome, Martinien est devenu riche et Aimé semble enfin avoir trouvé la sérénité malgré sa maladie. Hélas, de sombres présages vont bientôt apparaître et nos deux amis vont devoir à nouveau se battre encore et encore pour retrouver leur tranquillité… en ressortiront-ils indemnes ? Dans « Léviathan », le scénariste Christophe Bec va, comme dans le tome précédent, glisser quelques remarques satiriques sur les travers de notre société. Ainsi, le monde de l’art et des éditions, le gigantisme et l’inégalité de traitement entre les classes sociales y seront abordés. Cependant, le sujet principal de la série reste toujours l’amitié… celle entre Aimé et Martinien dont les auteurs nous offriront des superbes séquences pleines d’émotions ! Que serait « Carême » sans Mottura ? Cet auteur est indéniablement le dessinateur pour cette série. J’adore son style tout en rondeur qui me donne l’impression que les bâtiments en fond de décors vivent malgré leur architecture baroque. J’aime aussi les expressions qu’ils donnent à ses personnages (issues de l’école « Walt Disney »…) qui lui permettent de réaliser de magnifiques planches muettes. La mise en couleurs faite par ordinateur est somptueuse. Les tons employés se marient très bien avec le style baroque de l’univers de « Carême ». Apparemment, « Léviathan » clôt la série. « Carême » est, à mon avis, l’une des meilleurs BD que possède les éditions « les humanoïdes associés ». A mon avis, la série présente tous les ingrédients pour que les bédéphiles puissent y passer un excellent moment de lecture : un univers original et captivant, une intrigue fantastique intéressante mais qui reste suffisamment discrète pour ne pas déconcerter les lecteurs, un humour léger et bien vu, des personnages très attachants, des séquences riches en émotions et un dessin magnifique ! Alors… que demander de plus ? Note finale : 4/5

05/08/2005 (MAJ le 14/04/2008) (modifier)
Par Ems
Note: 5/5
Couverture de la série Watchmen
Watchmen

Après la lecture de l'intégrale Delcourt. Il m'aura fallu 3 jours pour lire ce pavé. C'est dense et un minimum de concentration est requis en permanence. Globalement, la note parle d'elle-même, j'ai adoré cette série. Comme pour beaucoup, le point noir à la lecture est la colorisation que je n'arrive pas à nommer. Mais on arrive rapidement à passer outre en raison du scénario qui monopolise toute l'attention. Le dessin m'a plu, le trait est fin et efficace. D'ici la fin de l'année, je relirai l'ensemble avec une grande joie pour approfondir la lecture. "Watchmen" ne se lit pas comme si l'on regardait un film, c'est une BD exigeante, dense, réfléchie, qualitative et quantitative : les sujets traités sont universels et intemporelles. Avec une re-colorisation, "Watchmen" serait à même de passer tranquillement une ou deux décennies sans être "dépassée".

13/04/2008 (modifier)
Par Ro
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Siegfried
Siegfried

Oh la superbe oeuvre que voilà ! Avec toute la lassitude que mes si nombreuses lectures ont pu m'apporter, avec toute la difficulté qu'une BD puisse avoir à me convaincre tant j'en scrute tous les éventuels défauts, j'ai trouvé le premier tome de Siegfried quasiment parfait en tout point. Et il ne fait nul doute pour moi que si les tomes suivants à paraître sont du même niveau que ce tome de démarrage, nous aurons là une série incontestablement culte. Siegfried rend à mes yeux à la perfection la force de l'opéra Wagnérien, de ce mythe rude et grandiose qui en a inspiré tant d'autres dans notre culture moderne imprégnée d'heroic-fantasy et de l'influence de Tolkien. C'est avec cette lecture que je réalise que je connaissais très mal la légende de l'Anneau des Nibelungen. J'en gardais le souvenir d'un mythe complexe et un peu désuet. Mais la narration de cette BD est brillante, parfaitement fluide, sans ambiguïté, propre et belle. Elle permet de rendre le récit parfaitement clair tout en lui conservant une part de mystère, d'obscurité et de solennel. Il y a une véritable force dans la façon dont cette histoire est narrée. Force qui répond à la superbe du dessin. Les planches sont tout simplement grandioses, toutes plus esthétiques et travaillées les unes que les autres. Du grand art ! Et là où je craignais une adaptation trop froide, trop rébarbative, l'auteur a su, avec le personnage du forgeron Mime dont le faciès très expressif tient un peu du cartoon, donner un petit peu de légèreté à l'histoire tout en lui gardant son sérieux. Difficile d'admettre que ce soit la même personne, Alex Alice, qui soit en mesure de produire un tel dessin et une narration aussi réussie, aussi bon scénariste que dessinateur, même si ici le scénario n'est que l'adaptation très réussie d'une oeuvre existante. Admirable !

12/04/2008 (MAJ le 12/04/2008) (modifier)
Par fonch001
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Blood Rain
Blood Rain

Comment peut-on aviser cette série et dire que l'on connait l'assassin à la fin du premier tome?? C'est comme prétendre avoir tout compris du film "Usual suspect" sans avoir vu le dernier quart d'heure... Grotesque. Moi qui ai lu l'intégralité, je peut vous assurer qu'après les 6 premiers tomes vous ne saurez toujours pas (vraiment) qui tue, pourquoi, qui tire les ficelles et à chaque fois que j'ai des convictions, l'auteur me montre à quel point je me trompe. Je suis manipulé par l'auteur! Du grand art. Au fur et à mesure que l'oeuvre avance, l'auteur nous en apprend plus sur les personnages, en fait apparaitre quelques nouveaux sortis de l'ombre et le rythme des meurtres ralentit, mais pas celui des trahisons... Cette oeuvre est un thrilleur, un slasher même pour être précis puisque les meurtres sont commis à l'arme blanche. Je m'attends donc à trouver tous les éléments d'un thrilleur: sexe, manipulation, meurtre, ambiance oppressante... Bref tous les éléments que l'on peut trouver dans un "Basic instinct" par exemple. Critiquer la présence de sexe dans un thrilleur serait comme critiquer la présence d'un ballon sur un terrain de football. Tous ces éléments sont magnifiquement mis en scène par un graphisme somptueux. Ce manga est vraiment très beau, très détaillé et cela participe grandement à l'ambiance oppressante de l'oeuvre. Un petit bémol dans les premiers tomes les visages semblent parfois "plats" et les perspectives, notamment en intérieur, un poil trop fuyantes, mais cela s'améliore ensuite. Au niveau de l'histoire : après 6 tomes, tout ce que je savais c'est que je ne savais rien. L'auteur réussi parfaitement à faire douter le lecteur et tout se tiens (hormis l'absence policière inexplicable). Je n'ai jamais eu l'impression de lire une oeuvre qui se construisait au fur et à mesure mais au contraire de suivre une trame bien définie et qui, en toute logique, conduit à une apothéose à la fin du tome 9. Attention toutefois, la violence de certains meurtres, quelques libertés avec la moralité et surtout la bestialité de certains sévices sexuels sont à déconseiller même à certains adultes..

03/08/2006 (MAJ le 11/04/2008) (modifier)
Par fonch001
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bleu indigo - Ai yori aoshi
Bleu indigo - Ai yori aoshi

Mon manga préféré, à moi et ... à ma femme!!! Tout d'abord parceque c'est l'un des plus beau que j'ai pu lire, les graphismes sont superbes, les personages sont tres distincts graphiquement (comme sur le plan du caractère d'ailleurs) et les décors sont tout simplement somptueux. Ce shonen reprend certes un certain nombre de points vus et revus (un étudiant, une "pension", plein de filles autour, un peu de "ecchi" très soft) Mais il vaut surtout par la qualité des dessins et par une histoire originale entre une fille (Aoi) imprégnée et enracinée dans la tradition japonaise et un garçon (Kaoru) plus en adéquation avec son temps et plus "nature". Beaucoup d'autres filles toutes plus ou moins amoureuses de Kaoru vont venir se joindre à eux. Leur role dans l'histoire et purement ludique puisqu'elles ne sont là que pour l'humour et le fan service. A l'exeption de Tina, une fille mi-américaine mi-japonaise au rôle et au caractère extrêmement bien travaillés. Les personnages secondaires sont sympathiques et apportent l'humour et la décontraction entre les passages plus sérieux de cet "amour impossible". l'équilibre entre les chapitres qui ne font pas avancer l'histoire mais servent à mieux connaitre les personnages et les liens qui les unissent et les passages plus intimistes sur le triangle amoureux est vraiment trés réussi. A mon goût, l'apogée dramatique de cette oeuvre est atteinte dès le 14ième tome. Cela rend les tomes suivants un peu moins captivants. D'autant plus que lors de ces ultimes tomes, les sentiments et le dénouement de l'histoire occupent toute la place, l'équilibre dont je parlait précédemment est donc rompu pour marquer la fin du temps de l'innocence et de l'insouscience. Du coup, sans cet humour, les derniers tomes semblent un peu longs, mais restent tout de même très agréables à lire. On peut, peut-être, reprocher aux personnages de ce manga d'être parfois un peu caricaturaux (sauf Tina) mais l'histoire d'amour qui nous est présentée ici est 100 fois plus touchante que le burlesque Love Hina.

21/03/2006 (MAJ le 11/04/2008) (modifier)
Par xenofab00
Note: 5/5
Couverture de la série Kimagure orange road - Max et Compagnie
Kimagure orange road - Max et Compagnie

Kimagure Orange Road, une série qui aura marquée toute une génération. Ce manga a pour moi posé les bases aujourd'hui devenues incontournable du shonen sentimental à tendance comique. En effet sa parution a été tardive en france (sous forme papier), et cette histoire est en réalité assez âgée. Ce fût l’un des premiers du genre, le fondateur d’un grande partie de ses canons (le fameux choix cornélien entre la blonde aux cheveux court et la brune, si j’ose dire), et encore celui qui -je pense- dispose de la plus grande popularité. Certes cette histoire, eu égard à son grand âge, est très soft, kitch, peu réaliste (outre les supers pouvoirs), et aujourd'hui les autres mangas proches du genre tels que I"S traitent peut-être l'émotion avec plus de force au niveau de la sensibilité, mais qu'importe ce n'est pas là l'intérêt. L'aspect gentillet mais très subtil de KOR, ses situations, sa symbolique, sa savoureuse ambiance des années 80-90... voilà ce qui fait sa force, outre le fait d'avoir en son temps innové comme aucun autre (sans vouloir entrer dans les détails). Kimagure Orange Road a une sorte d'aura qui le rend unique en son genre. Et si je ne le mets pas forcement "au-dessus" de tous les autres mangas du genre (peut-être un petit peu quand même), il a malgré tout indéniablement une place à part, le sortant définitivement de la masse commune. Une saga magnifique, et très riche pour peu que l’on se donne la peine de s’attarder sur les différentes versions alternatives/suites, histoire de prolonger le plaisir. Bref un incontournable de la culture manga. Edit : Petite anecdote, que veut donc dire "Orange Road"? Tout d'abord la route sur laquelle se situe le café où Madoka travaille, mais ce n'est pas là ce qui nous intéresse. Ce titre possède en réalité un sens assez métaphorique : Dans la culture japonaise, l'agrume évoquerait les premiers émois amoureux, et plus précisément le citron, qui aurait une certaine connotation sexuelle. L'auteur lui a préféré l'orange, pour ses propriétés plus douces et moins acides, car Kimagure Orange Road relève plus de la romance candide. Quant au mot "Kimagure", il signifie, dans le contexte, "capricieux", mais peut aussi évoquer ce qui est incertain ou étrange (à l'image du héros). On peut donc traduire KOR par "la capricieuse route de la vie" (ou de tant d'autres manières), qui convient parfaitement à l'apprentissage de nos protagonistes durant la totalité de l'histoire.

10/04/2007 (MAJ le 10/04/2008) (modifier)
Couverture de la série Emma (Mori)
Emma (Mori)

Si l'on s'en tient aux résumés des livres et aux couvertures de chaque tome, Emma peut ressembler à une banale histoire à l'eau de rose, comme il y en a tant dans les Shojo mangas. En fait... il n'en est rien. Emma est une oeuvre mature, avec une sensibilité extraordinaire, et une sensualité indéniable (mais disséminée ça et là, de manière vraiment très subtile). Passé le dessin assez particulier des visages, on aperçoit très vite l'étendue des talents de la scénariste/dessinatrice, Kaoru Mori : tout n'est que nuance, non-dits, moues, regards. Une histoire d'une banalité étonnante, mais qui captive à un point inimaginable grâce au formidable talent de conteuse de son auteur : le ton des discussions, des sentiments (joies, regrets...) est d'une justesse incroyable. De mémoire, je n'ai que très rarement lu des expressions aussi convaincantes dans le monde de la BD. De plus, l'époque victorienne retranscrite est d'une précision remarquable (dans ses décors et ses castes). Si je devais résumer, je dirais que ça ressemble à une oeuvre de Mitsuru Adachi, mais presque exclusivement réservée aux grands (notamment à cause de son manque d'humour). Emma est une oeuvre tout simplement extraordinaire.

09/04/2008 (MAJ le 10/04/2008) (modifier)
Par xenofab00
Note: 5/5
Couverture de la série Claymore (manga)
Claymore (manga)

Ayant déjà lu 13 tomes, je peux maintenant l’annoncer sans crainte : Claymore est un chef-d'oeuvre. Ce shonen tendant à l’extrême à se rapprocher du Seinen ne fait que se bonifier au fil du temps, si bien qu’on en vient à trouver les deux premiers tomes -que l’on avait pourtant appréciés par le passé- médiocres devant tant de magnificence. Lorgnant du coté des terres de Berserk sur bien des points, ce titre se distingue malgré tout très nettement de par son ambiance caractéristique et, il faut le dire, ses combats plus orientés shonen (c’est d’ailleurs le seul facteur qui le rapproche réellement du genre, et c’est loin d’être un défaut). De même, le rythme ne souffre d’aucun temps mort à partir de l’instant où la trame est réellement lancée, une fois de plus, on ne peut que s’incliner de ce côté-là. Le gros bémol, et pas des moindres, concerne les délais de parution assez cataclysmiques sur les bords pour du manga. Un chapitre par mois, soit deux tomes par an, c’est long. Et encore, ces derniers temps, le magazine de prépublication de Claymore ayant disparu du marché (il dut donc en changer), il s’est écoulé plus de quatre mois sans qu’il y ait le moindre chapitre de sorti, du moins dans la continuité de l’histoire. Bref, on comprend aisément que les graphismes et le design soient au top, que la narration soit nerveuse et rythmée, et que l’histoire ne soit pas bâclée. C’est souvent le prix à payer pour obtenir de la qualité. Légèrement moins profond que Berserk, mais disposant de ses propres qualités par rapport à ce dernier et procurant un plaisir différent, Claymore fait partie de ces oeuvres d’heroic fantasy sanglante qu’il ne faut rater sans aucun prétexte si l’on aime le genre, culte.

07/11/2007 (MAJ le 09/04/2008) (modifier)