Rork, c'est LA bd qui m'a plongé dans le fantastique.
J'ai découvert l'OVNI dans les années 80' alors que la série était loin d'être terminée. J'avais adoré ! Et puis... c'est une dizaine d'années plus tard que je suis retombé sur cette série qui avait nourri mon imaginaire de pré-ado et pris de l'ampleur depuis. Sans hésiter, je me suis acheté la série, et c'est toujours avec autant de plaisir que je me replonge régulièrement dedans (ainsi que dans les autres oeuvres d'Andreas).
Car Andreas est pour moi un auteur à part. Un auteur capable d'une créativité, d'une réflexion et d'innovation, comme peu le sont aujourd'hui. Toujours capable de surprendre sur ses mises en page, toujours à même d'évoluer dans son style de dessin et sans égal pour nous conter des histoires fantastiques alambiquées, mais d'une logique implacable.
Et Rork est l'illustration parfaite de son savoir faire. Si les 2 premiers tomes nous proposent un dessin très 70', on sent déjà une patte très personnelle qui va évoluer très rapidement dans les tomes suivants pour aboutir à son style si particulier. Et sa maîtrise du noir et blanc est impressionnante dans ses planches hachurées !
Côté scénario, eh bien là, il faut prendre son temps. Ce n'est pas le genre de BD qu'on va lire vite fait sur le trône ou je ne sais où. :p Il faut s'imprégner de cette atmosphère très Lovecraftienne que s'approprie et nous restitue Andreas. Et surtout ne pas en perdre une miette jusqu'au dénouement final !
Andreas nous propose en effet au travers de Rork un véritable labyrinthe ou casse tête chinois qui se dénoue petit à petit pour finalement prendre tout son sens dans la globalité de la série. Une oeuvre entière comme trop peu savent le faire !
C'est l'histoire d'un déserteur durant la période d'occupation de la France par les nazis. Julien devait fuir pour éviter le camp de travail en Allemagne. Il va vivre un véritable sursis en sa cachant dans un grenier dans le village où il a vécu. Il observe ainsi sa fiancée Cécile qui le croît mort. Ce scénario à partir de faits simples va être très prenant. On va avoir véritablement peur pour Julien qu'il ne soit découvert avant la fin de la guerre.
Le dessin de Gibrat est une pure merveille proche de la perfection en la matière. Ces illustrations sont d'une pure merveille graphique. L'auteur maîtrise parfaitement toutes les techniques liées à la couleur pour retranscrire une certaine ambiance.
Toute une histoire passionnante avec un scénario aussi mince! Il y a du génie dans cela. On comprend également toute la portée du titre qu’à la fin de l’histoire. Nous avons là un diptyque terriblement efficace. Le succès qu'avait rencontré cette bd est largement mérité. C'est le summum de ce qui se fait de mieux dans le monde de la bande dessinée. Attention, chef d'oeuvre!
Note Dessin : 5/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4.5/5
Hello !
Un graphisme énorme de Olivier Ledroit qui affirme son style au fur et à mesure des tomes !
Une histoire menée par Mills avec une ambiance macabre et malsaine qui laisse au début un drôle de sentiment !
Au début j'étais sceptique... MAIS que c'est prenant !
Une originalité tant dans le scénario bien trash qui nous change des bons et gentils sauveurs de l'humanité et qui nous propose une multitude de personnages plus intéressants les uns que les autres !
Des dessins travaillés à la perfection par Ledroit qui nous propose des décors somptueux, des dessins chargés, bien colorés mais tellement bien travaillés qu'avant de lire une seule bulle on admire le dessin et ses moindres détails !
Devenu culte pour moi je lui mets un GRAND 5/5 !!!
Bonjour (MDR mort de rire) voilà 3 lettres attachées à cette série (j'ai rigolé, mais qu'est ce que j'ai rigolé avec ce Chandeler qui brique) et Charle Haaa ce Charle :)
Ratafia, une Bd sur les pirates, mais attention pas n’importe quels pirates.
La série commence super bien, le dessin est orignal dans les traits ainsi que sur le rendu couleur.
Un vrais 5/5 pour ce T1 d’une série qui annonce du bon. Très humoristiques les dialogues. Le comique de répétitions est employé à bon escient. L’auteur ne manque pas de ressource.
Le T2 et T3 valent également un 5/5, par contre arrivé au T4 (fin du cycle) les couleurs commencent à devenir plus vives, c’est dommage on sort du premier contexte du T1, où tout se mélange correctement, scénario, dessin, couleur (La BD c’est un Tout)
Mais rassurez-vous l’humour reste présent (jeux de mot, décalage du dialogue par rapport au contexte de l’histoire). Le T4 mérite un bon 4/5, mais l’auteur fait plein de flashback sur le T1 T2 et T3. Donc commencez la série dans l’ordre.
Le T5 c’est le début d’un nouveau cycle, en espèrant qu’il soit aussi bon que le premier (le cycle, hein, pas le T5 qui lui est comme les autres, nickel).
Je mets donc une note globale de 5/5 pour cette série qui gagne vraiment à être connue de tous.
N'do
J'ai vraiment adoré cette BD, malgré mon âge de 15 ans, les dessins sont magnifiques et extrêmement réalistes et l'histoire tragique mais poignante. Magnifique, j'ai ADORE !
Je vous le recommande fortement et sur ce, bonne lecture !
Je poursuis toujours plus en avant mon exploration des mangas. Quand je suis tombé sur Death Note, j'avais un a priori un peu négatif lié au concept pour un jeune étudiant de jouer avec la vie des gens. Cependant, j'ai tout de suite accroché à ce scénario très efficace. Et pour ne rien gâcher le plaisir, le dessin est une vraie composition qui donne une véritable dimension à ce manga hors du commun. :):):)
Mise à part les oeuvres de Taniguchi qui sont un peu particulier dans le monde du manga, j'avais commencé ma découverte par des titres comme Akira et Naruto, des immanquables au succès fulgurant. Je m'aperçois que je comprends un peu la mine désabusée de mon libraire qui m'avoue que "ma foi, ces titres sont particulièrement vendeurs sans réellement le mériter d'un point de vue qualitatif...". J'en fais toujours qu'à ma tête et j'ai voulu découvrir cela par moi-même. On ne peut remplacer l'expérience d'un vieux libraire passionné de bd et qui ne tombe pas dans le travers de la pensée: manga égale lecture au rabais.
Je crois que si vous deviez commencer par lire un manga, votre choix devrait se porter sur ce titre pour vous donner l'envie de continuer. Une oeuvre comme Nausicaä de la vallée du vent serait par exemple trop complexe.
Pour en revenir concrètement à cette bd, j'ai tout particulièrement apprécié ce scénario qui décrit minutieusement les faits pour entrer dans le système de pensée assez cohérent de deux protagonistes surdoués qui vont s'affronter. Le look du dieu de la mort est particulièrement réussi dans son côté décalé. Outre un dessin maîtrisé, on a droit à de superbes cadrages qui concourent au dynamisme de l'ensemble. Pour une fois, je n'ai pas eu de mal à suivre les cases d'une à l'autre à l'envers. Pas de temps mort pour de multiples rebondissements: tout ce que j'aime! :)
Et puis, le thème qui se dégage est tout à fait séduisant. Si on disposait d'un tel pouvoir, de quel côté on pencherait? Il n'y a point de manichéisme comme dans la plupart des séries. Celui qui se sert du pouvoir pour tuer des criminels pensent faire le bien. Mais tout pouvoir absolu conduit nécessairement à des dérives.
En conclusion, Death Note réserve beaucoup de surprises pour le plus grand plaisir du lecteur et même pour ceux dont l'univers manga n'est pas familier.
Ceux qui dénigrent l'oeuvre n'ont rien compris à la bande dessinée. Comment peut-'on être aussi blasé après une telle lecture? En vérité, quand on trouve enfin une œuvre réellement bien sous tout rapport, cela fait toujours de la peine de voir celle-ci descendue injustement en flèche. Dans ces moments, on se dit qu’on ne peut pas tous avoir les mêmes goûts. Et puis, il faut bien avouer que la production actuelle très prolifique n’engendre pas que des chefs d’œuvres. Cependant, Death Note mérite toute votre attention. Ne vous laissez pas séduire par de maléfiques sirènes ! Goutez au plaisir d’une réelle découverte dans l’univers du manga. Vous n’en ressortirez peut-être pas indemne après une telle lecture de ce niveau de qualité. Cette série mérite son heure de gloire.
Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5
Personnellement, je trouve cette BD culte. Car c'est elle qui m'a fait découvrir ce très grand auteur de la BD qu'est Robert Crumb et je trouve que tout son univers est très bien résumé dans cette BD.
Les personnages tristes, vulgaires et vains sont toutefois attachants grâce à un humour désespéré incarné par le personnage de Poochy (un mix entre Big Lebowsky et Céline).
Les histoires sont toutes très bonnes, bien qu'inégales (personnellement c'est celle de la bourgeoise voulant monter son resto français à New York que j'ai préférée).
Le dessin comme les histoires peuvent partager les lecteurs comme c'est souvent le cas avec ce genre d'humour.
Pour ceux qui ne connaissent pas Crumb, jetez-vous sur cette BD surtout si vous aimez l'humour dans le genre de Reiser et les caricatures intelligentes.
Pinocchio, enfin raconté aux adultes… méchamment cruel… méchamment drôle… en un mot : jouissif. Culte ? Non… bien plus que cela, c'est la bd de l'année.
Libre adaptation du conte de Collodi par Winshluss, on y retrouve bien les aventures du petit pantin transformé ici en robot, recrée par un Gepetto inventeur et avide de pouvoir. Pinocchio avance dans son aventure comme l'automate qu'il est, ce sont les personnages qui l'entourent qui font véritablement l'histoire, lui se contente de la subir. Un Jiminy Cafard s'est installé dans la tête bien vide du petit robot et semble lui donner toute sa personnalité, c'est d'ailleurs avec lui que l'on rit le plus souvent.
L'auteur a agrémenté son récit d'une Blanche Neige et de ses Sept nains obsédés sexuels et psychopathes, d'un Jack l'éventreur, d'un flic tout en finesse comme on les rencontre souvent dans tous les "bons" films qui se respectent et d'un tas d'autres personnages totalement fêlés, plus savoureux les uns que les autres.
Plusieurs thèmes viennent pimenter le tout comme la pollution, le suicide, la pauvreté, le nazisme, le travail des enfants, le génocide, la dictature, etc. Même Dieu nous fait la grâce d'une petite visite. Le tout est mélangé avec intelligence, cynisme et humour ; une fois embarqués dans l'histoire il est impossible de s'arrêter avant la fin, on est totalement captivés tels des gosses écoutant leur premier conte de fée, sauf qu'ici on se retrouve en plein cauchemar, mais un cauchemar dans lequel il fait bon rêver.
Un coup d'œil sur l'âme humaine, un conte de l'enfance comme prétexte pour nous vomir toute la noirceur qu'elle peut contenir.
Le dessin alterne plusieurs styles, du simple crayonné aux sublimes pages qu'on croirait sorties tout droit de la plus merveilleuse des histoires. De la couleur, du noir et blanc, visuellement splendide.
Le prix ? Vous le trouvez trop cher… ? Mais cette bd n'a pas de prix…
C’est le « must » de la Bd historique devenu un classique du genre. J’ai adoré la conclusion de ce récit épique. En effet, elle est tout d’abord peu conventionnelle et ensuite très bien emmenée : un des meilleurs dénouements assurément qu'il m'ait été donné de lire.
Les dessins sont crus comme l’époque l’était. L’action se situe dans la France du XVIIème siècle qui se remet des guerres de religion. Une Bd de très grande qualité tant au niveau historique qu’au niveau de la maîtrise du scénario. Les autres œuvres de Cothias n’ont jamais pu égaler le niveau atteint par ce récit hors norme. La suite de cette aventure a été des plus décevantes avec une véritable magie qui s’est brisée.
Cette bd a une côte particulière car elle a été un des piliers de la bd adulte actuelle. Elle a inventé de nouveaux codes dont de nombreuses œuvres ultérieures se sont inspirées. Bref, ce fut une œuvre fondatrice d’un genre historique qui a fait la joie de la collection « Vécu » chez Glénat. Je n’ai jamais trop été inspiré par les séries dérivées comme « Masquerouge » ou « Ninon secrète » qui ne sont jamais arrivé à égaler la puissance évocatrice des 7 vies de l’épervier.
Il est clair que de jeunes lecteurs qui découvrent subitement cette série et qui la décrient ne peuvent pas ressentir tout le chemin parcouru depuis. Ce fut l’une de mes premières lectures d’adulte et je me rappelle avoir littéralement adoré malgré les difficultés de lecture de certains passages. C’est le genre de bd où il faut s’accrocher pour ensuite pouvoir ressentir du plaisir.
Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.25/5
Après avoir lu Partie de chasse, mon entourage m'a conseillé de lire cette trilogie pour vraiment savoir ce qu'est une œuvre de Bilal. Et bien leur en a pris de me l'avoir conseillée !!!
Car franchement oui pour moi c'est une œuvre majeure de la BD.
Bilal nous livre ainsi une histoire teintée de poésie qui m'a beaucoup touchée. Alors il est vrai que l'histoire est un peu tarabiscotée par moment comme le disent certains mais je crois que c'est ce qui fait sa force et lui donne toute sa personnalité.
Et lorsque cette histoire qui permet de se poser pas mal de questions d'ordre politique ou moral est servie par un dessin magnifique mélangeant habilement gouache et crayon, je ne peux qu'applaudir. Pour moi à ce niveau, c'est plus que de la BD, c'est de l'art !
Originalité : 5/5
Histoire : 4/5
Dessin : 5/5
Mise en couleur : 5/5
NOTE GLOBALE : 19/20
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Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
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Rork
Rork, c'est LA bd qui m'a plongé dans le fantastique. J'ai découvert l'OVNI dans les années 80' alors que la série était loin d'être terminée. J'avais adoré ! Et puis... c'est une dizaine d'années plus tard que je suis retombé sur cette série qui avait nourri mon imaginaire de pré-ado et pris de l'ampleur depuis. Sans hésiter, je me suis acheté la série, et c'est toujours avec autant de plaisir que je me replonge régulièrement dedans (ainsi que dans les autres oeuvres d'Andreas). Car Andreas est pour moi un auteur à part. Un auteur capable d'une créativité, d'une réflexion et d'innovation, comme peu le sont aujourd'hui. Toujours capable de surprendre sur ses mises en page, toujours à même d'évoluer dans son style de dessin et sans égal pour nous conter des histoires fantastiques alambiquées, mais d'une logique implacable. Et Rork est l'illustration parfaite de son savoir faire. Si les 2 premiers tomes nous proposent un dessin très 70', on sent déjà une patte très personnelle qui va évoluer très rapidement dans les tomes suivants pour aboutir à son style si particulier. Et sa maîtrise du noir et blanc est impressionnante dans ses planches hachurées ! Côté scénario, eh bien là, il faut prendre son temps. Ce n'est pas le genre de BD qu'on va lire vite fait sur le trône ou je ne sais où. :p Il faut s'imprégner de cette atmosphère très Lovecraftienne que s'approprie et nous restitue Andreas. Et surtout ne pas en perdre une miette jusqu'au dénouement final ! Andreas nous propose en effet au travers de Rork un véritable labyrinthe ou casse tête chinois qui se dénoue petit à petit pour finalement prendre tout son sens dans la globalité de la série. Une oeuvre entière comme trop peu savent le faire !
Le Sursis
C'est l'histoire d'un déserteur durant la période d'occupation de la France par les nazis. Julien devait fuir pour éviter le camp de travail en Allemagne. Il va vivre un véritable sursis en sa cachant dans un grenier dans le village où il a vécu. Il observe ainsi sa fiancée Cécile qui le croît mort. Ce scénario à partir de faits simples va être très prenant. On va avoir véritablement peur pour Julien qu'il ne soit découvert avant la fin de la guerre. Le dessin de Gibrat est une pure merveille proche de la perfection en la matière. Ces illustrations sont d'une pure merveille graphique. L'auteur maîtrise parfaitement toutes les techniques liées à la couleur pour retranscrire une certaine ambiance. Toute une histoire passionnante avec un scénario aussi mince! Il y a du génie dans cela. On comprend également toute la portée du titre qu’à la fin de l’histoire. Nous avons là un diptyque terriblement efficace. Le succès qu'avait rencontré cette bd est largement mérité. C'est le summum de ce qui se fait de mieux dans le monde de la bande dessinée. Attention, chef d'oeuvre! Note Dessin : 5/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4.5/5
Requiem - Chevalier Vampire
Hello ! Un graphisme énorme de Olivier Ledroit qui affirme son style au fur et à mesure des tomes ! Une histoire menée par Mills avec une ambiance macabre et malsaine qui laisse au début un drôle de sentiment ! Au début j'étais sceptique... MAIS que c'est prenant ! Une originalité tant dans le scénario bien trash qui nous change des bons et gentils sauveurs de l'humanité et qui nous propose une multitude de personnages plus intéressants les uns que les autres ! Des dessins travaillés à la perfection par Ledroit qui nous propose des décors somptueux, des dessins chargés, bien colorés mais tellement bien travaillés qu'avant de lire une seule bulle on admire le dessin et ses moindres détails ! Devenu culte pour moi je lui mets un GRAND 5/5 !!!
Ratafia
Bonjour (MDR mort de rire) voilà 3 lettres attachées à cette série (j'ai rigolé, mais qu'est ce que j'ai rigolé avec ce Chandeler qui brique) et Charle Haaa ce Charle :) Ratafia, une Bd sur les pirates, mais attention pas n’importe quels pirates. La série commence super bien, le dessin est orignal dans les traits ainsi que sur le rendu couleur. Un vrais 5/5 pour ce T1 d’une série qui annonce du bon. Très humoristiques les dialogues. Le comique de répétitions est employé à bon escient. L’auteur ne manque pas de ressource. Le T2 et T3 valent également un 5/5, par contre arrivé au T4 (fin du cycle) les couleurs commencent à devenir plus vives, c’est dommage on sort du premier contexte du T1, où tout se mélange correctement, scénario, dessin, couleur (La BD c’est un Tout) Mais rassurez-vous l’humour reste présent (jeux de mot, décalage du dialogue par rapport au contexte de l’histoire). Le T4 mérite un bon 4/5, mais l’auteur fait plein de flashback sur le T1 T2 et T3. Donc commencez la série dans l’ordre. Le T5 c’est le début d’un nouveau cycle, en espèrant qu’il soit aussi bon que le premier (le cycle, hein, pas le T5 qui lui est comme les autres, nickel). Je mets donc une note globale de 5/5 pour cette série qui gagne vraiment à être connue de tous. N'do
Auschwitz
J'ai vraiment adoré cette BD, malgré mon âge de 15 ans, les dessins sont magnifiques et extrêmement réalistes et l'histoire tragique mais poignante. Magnifique, j'ai ADORE ! Je vous le recommande fortement et sur ce, bonne lecture !
Death Note
Je poursuis toujours plus en avant mon exploration des mangas. Quand je suis tombé sur Death Note, j'avais un a priori un peu négatif lié au concept pour un jeune étudiant de jouer avec la vie des gens. Cependant, j'ai tout de suite accroché à ce scénario très efficace. Et pour ne rien gâcher le plaisir, le dessin est une vraie composition qui donne une véritable dimension à ce manga hors du commun. :):):) Mise à part les oeuvres de Taniguchi qui sont un peu particulier dans le monde du manga, j'avais commencé ma découverte par des titres comme Akira et Naruto, des immanquables au succès fulgurant. Je m'aperçois que je comprends un peu la mine désabusée de mon libraire qui m'avoue que "ma foi, ces titres sont particulièrement vendeurs sans réellement le mériter d'un point de vue qualitatif...". J'en fais toujours qu'à ma tête et j'ai voulu découvrir cela par moi-même. On ne peut remplacer l'expérience d'un vieux libraire passionné de bd et qui ne tombe pas dans le travers de la pensée: manga égale lecture au rabais. Je crois que si vous deviez commencer par lire un manga, votre choix devrait se porter sur ce titre pour vous donner l'envie de continuer. Une oeuvre comme Nausicaä de la vallée du vent serait par exemple trop complexe. Pour en revenir concrètement à cette bd, j'ai tout particulièrement apprécié ce scénario qui décrit minutieusement les faits pour entrer dans le système de pensée assez cohérent de deux protagonistes surdoués qui vont s'affronter. Le look du dieu de la mort est particulièrement réussi dans son côté décalé. Outre un dessin maîtrisé, on a droit à de superbes cadrages qui concourent au dynamisme de l'ensemble. Pour une fois, je n'ai pas eu de mal à suivre les cases d'une à l'autre à l'envers. Pas de temps mort pour de multiples rebondissements: tout ce que j'aime! :) Et puis, le thème qui se dégage est tout à fait séduisant. Si on disposait d'un tel pouvoir, de quel côté on pencherait? Il n'y a point de manichéisme comme dans la plupart des séries. Celui qui se sert du pouvoir pour tuer des criminels pensent faire le bien. Mais tout pouvoir absolu conduit nécessairement à des dérives. En conclusion, Death Note réserve beaucoup de surprises pour le plus grand plaisir du lecteur et même pour ceux dont l'univers manga n'est pas familier. Ceux qui dénigrent l'oeuvre n'ont rien compris à la bande dessinée. Comment peut-'on être aussi blasé après une telle lecture? En vérité, quand on trouve enfin une œuvre réellement bien sous tout rapport, cela fait toujours de la peine de voir celle-ci descendue injustement en flèche. Dans ces moments, on se dit qu’on ne peut pas tous avoir les mêmes goûts. Et puis, il faut bien avouer que la production actuelle très prolifique n’engendre pas que des chefs d’œuvres. Cependant, Death Note mérite toute votre attention. Ne vous laissez pas séduire par de maléfiques sirènes ! Goutez au plaisir d’une réelle découverte dans l’univers du manga. Vous n’en ressortirez peut-être pas indemne après une telle lecture de ce niveau de qualité. Cette série mérite son heure de gloire. Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5
Mode O'Day (Belle d'un jour)
Personnellement, je trouve cette BD culte. Car c'est elle qui m'a fait découvrir ce très grand auteur de la BD qu'est Robert Crumb et je trouve que tout son univers est très bien résumé dans cette BD. Les personnages tristes, vulgaires et vains sont toutefois attachants grâce à un humour désespéré incarné par le personnage de Poochy (un mix entre Big Lebowsky et Céline). Les histoires sont toutes très bonnes, bien qu'inégales (personnellement c'est celle de la bourgeoise voulant monter son resto français à New York que j'ai préférée). Le dessin comme les histoires peuvent partager les lecteurs comme c'est souvent le cas avec ce genre d'humour. Pour ceux qui ne connaissent pas Crumb, jetez-vous sur cette BD surtout si vous aimez l'humour dans le genre de Reiser et les caricatures intelligentes.
Pinocchio (Winshluss)
Pinocchio, enfin raconté aux adultes… méchamment cruel… méchamment drôle… en un mot : jouissif. Culte ? Non… bien plus que cela, c'est la bd de l'année. Libre adaptation du conte de Collodi par Winshluss, on y retrouve bien les aventures du petit pantin transformé ici en robot, recrée par un Gepetto inventeur et avide de pouvoir. Pinocchio avance dans son aventure comme l'automate qu'il est, ce sont les personnages qui l'entourent qui font véritablement l'histoire, lui se contente de la subir. Un Jiminy Cafard s'est installé dans la tête bien vide du petit robot et semble lui donner toute sa personnalité, c'est d'ailleurs avec lui que l'on rit le plus souvent. L'auteur a agrémenté son récit d'une Blanche Neige et de ses Sept nains obsédés sexuels et psychopathes, d'un Jack l'éventreur, d'un flic tout en finesse comme on les rencontre souvent dans tous les "bons" films qui se respectent et d'un tas d'autres personnages totalement fêlés, plus savoureux les uns que les autres. Plusieurs thèmes viennent pimenter le tout comme la pollution, le suicide, la pauvreté, le nazisme, le travail des enfants, le génocide, la dictature, etc. Même Dieu nous fait la grâce d'une petite visite. Le tout est mélangé avec intelligence, cynisme et humour ; une fois embarqués dans l'histoire il est impossible de s'arrêter avant la fin, on est totalement captivés tels des gosses écoutant leur premier conte de fée, sauf qu'ici on se retrouve en plein cauchemar, mais un cauchemar dans lequel il fait bon rêver. Un coup d'œil sur l'âme humaine, un conte de l'enfance comme prétexte pour nous vomir toute la noirceur qu'elle peut contenir. Le dessin alterne plusieurs styles, du simple crayonné aux sublimes pages qu'on croirait sorties tout droit de la plus merveilleuse des histoires. De la couleur, du noir et blanc, visuellement splendide. Le prix ? Vous le trouvez trop cher… ? Mais cette bd n'a pas de prix…
Les 7 vies de l'épervier
C’est le « must » de la Bd historique devenu un classique du genre. J’ai adoré la conclusion de ce récit épique. En effet, elle est tout d’abord peu conventionnelle et ensuite très bien emmenée : un des meilleurs dénouements assurément qu'il m'ait été donné de lire. Les dessins sont crus comme l’époque l’était. L’action se situe dans la France du XVIIème siècle qui se remet des guerres de religion. Une Bd de très grande qualité tant au niveau historique qu’au niveau de la maîtrise du scénario. Les autres œuvres de Cothias n’ont jamais pu égaler le niveau atteint par ce récit hors norme. La suite de cette aventure a été des plus décevantes avec une véritable magie qui s’est brisée. Cette bd a une côte particulière car elle a été un des piliers de la bd adulte actuelle. Elle a inventé de nouveaux codes dont de nombreuses œuvres ultérieures se sont inspirées. Bref, ce fut une œuvre fondatrice d’un genre historique qui a fait la joie de la collection « Vécu » chez Glénat. Je n’ai jamais trop été inspiré par les séries dérivées comme « Masquerouge » ou « Ninon secrète » qui ne sont jamais arrivé à égaler la puissance évocatrice des 7 vies de l’épervier. Il est clair que de jeunes lecteurs qui découvrent subitement cette série et qui la décrient ne peuvent pas ressentir tout le chemin parcouru depuis. Ce fut l’une de mes premières lectures d’adulte et je me rappelle avoir littéralement adoré malgré les difficultés de lecture de certains passages. C’est le genre de bd où il faut s’accrocher pour ensuite pouvoir ressentir du plaisir. Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.25/5
La Trilogie Nikopol
Après avoir lu Partie de chasse, mon entourage m'a conseillé de lire cette trilogie pour vraiment savoir ce qu'est une œuvre de Bilal. Et bien leur en a pris de me l'avoir conseillée !!! Car franchement oui pour moi c'est une œuvre majeure de la BD. Bilal nous livre ainsi une histoire teintée de poésie qui m'a beaucoup touchée. Alors il est vrai que l'histoire est un peu tarabiscotée par moment comme le disent certains mais je crois que c'est ce qui fait sa force et lui donne toute sa personnalité. Et lorsque cette histoire qui permet de se poser pas mal de questions d'ordre politique ou moral est servie par un dessin magnifique mélangeant habilement gouache et crayon, je ne peux qu'applaudir. Pour moi à ce niveau, c'est plus que de la BD, c'est de l'art ! Originalité : 5/5 Histoire : 4/5 Dessin : 5/5 Mise en couleur : 5/5 NOTE GLOBALE : 19/20