Alors que j’avais lu les tomes de « Monster » jadis au fur et à mesure de leur parution, je me suis adonnée récemment avec grand plaisir à la relecture d’une traite de la totalité de la série. Cela m’a permis d’en apprécier la grande cohérence, qui ne saute pas aux yeux quand plusieurs mois séparent la lecture de chaque tome. Et de constater avec plaisir que sous les artifices déployés avec maestria par Urasawa pour maintenir le suspense tout du long ne se cache pas du vent, mais bel et bien une bonne et solide histoire.
Urasawa excelle dans la caractérisation de personnage. Qu’ils soit au premier plan de l’histoire ou un obscur second rôle, chaque personnage a un physique, une posture, une démarche, un caractère, et un historique qui lui est propre et détaillé avec soin. Les deux protagonistes sont à ce titre particulièrement soignés : Tenma, le docteur « loyal bon » par excellence, pétri d’humanité et de bons sentiments, qui se rend compte un jour que l’enfer est pavé de bonnes intentions et qu’en sauvant la vie d’un enfant il a déclenché un engrenage terrifiant ; et Johann, le fascinant et ambigü Johann, le « monstre » du titre, qu’on ne peut jamais haïr tant il semble autant victime que coupable, et qui est finalement attachant malgré ses crimes. J’aime également beaucoup Eva, Grimmer, Martin, Rudy, Lotte, et j’en oublie… (moins Nina, plus banale)
Nul manichéisme dans ce thriller. Toute l’histoire tourne autour de jeunes adultes issus d’un conditionnement eugénique en ex Allemagne de l’est pendant leur enfance. Mais là où la facilité aurait été de n’en montrer qu’un, ou de tous les montrer semblables, Urasawa s’emploie à nous dévoiler toute une palette de possibles : la plupart sont morts ou se sont suicidés, mais les survivants ont chacun suivi leur chemin. Johann, Nina, Grimmer, Robert (le seul véritable « méchant » de l’histoire) sont autant de destinées possibles issues d’une même éducation.
Et, quand on lit toute la série, la fin prend tout son sens. C’est une véritable fin, certes un peu ouverte, mais totalement satisfaisante.
Bien dessiné, excellemment raconté, cohérent, haletant et thématiquement riche, « Monster » mérite certainement le statut de BD culte. Cette série n’est néanmoins pas exempte de défauts : il y a des longueurs, des passages où on sent qu’Urasawa rallonge la sauce (surtout vers le milieu de la série, juste avant la capture de Tenma qui relance bien le récit). Et je n’ai personnellement pas aimé les passages où Johann adulte se déguise en femme, je ne trouve pas que ça corresponde au personnage. Mais je chipote.
Encore un manga culte qui avait échappé à ma notation...
Berserk est un manga très prenant, il est certes très sombre et violent mais cela permet de bien situer la difficulté dans laquelle se trouve le héros, Guts.
Le scénario est vraiment génial et j'ai rarement été aussi surpris par des événements se déroulant dans un manga ou une BD. Le dessin s'améliore de tome en tome comme souvent et on atteint des sommets dans les derniers tomes sortis.
L'univers est plutôt réaliste et réussi dans le genre médiéval fantastique et les personnages sont assez développés pour que l'on s'y attache.
Bref un manga à lire absolument que vous soyez fan ou non de ce genre d'aventures.
Aaah hajime no ippo, quelle superbe série... Comment se fait-il que je n'aie pas encore posté d'avis sur ce manga plus que culte ?
J'ai découvert cette oeuvre par la version animée qui était vraiment bonne (ce qui est assez rare pour être signalé). J'ai ensuite lu le manga du début à la fin et je dois dire que c'est à l'heure actuelle le seul manga qui n'ait jamais de perte de vitesse. Toujours aussi bon et amusant du début au dernier tome paru ce qui est tout de même assez exceptionnel si on prend en compte les 88 tomes sortis au japon.
Le dessin s'améliore de tome en tome pour franchement devenir excellent, le scénario est assez classique mais contient des surprises malgré tout et la façon de traiter la boxe reste assez réaliste et ne sombre pas dans le grobillisme propre à tant de shonen. L'humour est omniprésent et rend la lecture très agréable, les différents personnages sont bien traités et approfondis et on s'attache à eux très rapidement.
Bref pour moi un incontournable du genre shonen si ce n'est du manga ou même de la BD.
J'aime partir à l'aventure avec Joann Sfar, car le voyage promet toujours d'être étonnant. Je ne connais pas encore - ou juste de vue, par ouï-dire - les différents personnages de cet auteur, en dehors de Petrus Barbygère et de ceux des Donjons.
Mais nul besoin de les connaître, on rentre ici de plain-pied dans une aventure fantastique, parfois drôle, avec la grande qualité d'être pleine de réflexions sur la vie et surtout sur la mort. On peut s'arrêter aux déboires de tous ces personnages hauts en couleurs, attachants ou haïssables, ou alors prendre le temps de la réflexion et faire une pause sur certaines planches qui font vraiment cogiter. J'aime aussi le langage de Sfar, un coup châtié au possible, un coup à la limite de la vulgarité, du grand art, Monseigneur !
Une histoire complète donc et facile d'accès. Le seul petit reproche que je ferai concerne le dessin qui est parfois inégal. La plupart des chapitres sont très jolis, mais certains sont un peu grossiers, heureusement ils ne sont pas nombreux. Évidemment j'aurais préféré qu'ils soient tous du niveau le plus élevé présent dans la bd.
Après la lecture des 6 tomes.
Je vais faire court après tout ce qui a été dit.
J'ai adoré le scénario suivant sa logique de bout en bout. L'histoire est rythmé, dense, passionnante, etc...
Le dessin n'est pas en reste, il est très détaillé, les couleurs et fonds informatisés sont très réussis.
Cette série n'a pas vraiment de défaut, ne pas l'apprécier revient à ne pas apprécier la science fiction.
On voit clairement que le sujet est maitrisé et que Bajram savait où il allait.
Il y a ce qu'il faut mais pas trop.
Un excellent projet mené de mains de maitre.
J'ai rarement lu un polar aussi exceptionnel. D'une part pour l'ambiance londonienne de la toute fin du 19ème siècle, royalement mise en images et d'une richesse incroyable, comportant la citation ou l'intervention de nombreux personnages historiques, et ce sans les manipuler ni les modifier, gardant toujours un réalisme minutieux.
Je commence par le dessin. Il peut paraître chargé et un peu fouillis si l'on ne fait que feuilleter la bd, mais au moment de la lecture celui-ci se transforme en un sublime noir et blanc, ultra détaillé, précis, expressif, vivant, mouvementé ; en un mot : envoûtant. Il est difficile de se détacher des planches tant leur pouvoir de séduction est grand et hypnotique. J'ai rarement vu une telle force dans un dessin, l'auteur nous arrache à notre époque et nous fait remonter dans le temps d'un coup de pichenette, pour ne pas dire d'un coup de pied dans le cul totalement inattendu.
Le talent de Jean-Louis le Hir ne s'arrête pas à son graphisme, il est tout aussi bon scénariste. Je suis tombée sur cette bd par hasard, recherchant des infos, on lui prêtait des airs de complexité, d'hermétisme, d'incompréhensibilité, d'une trop grande quantité de personnages ; bref, rien d'attirant, tout pour faire fuir le lecteur potentiel.
Et bien je suis obligée de dire non, non et non, je m'insurge ! Tout cela n'est que menterie !
Tout y est extrêmement clair. Certes, c'est très bavard, mais comme pour toute lecture si l'on n'est pas concentré on passe forcément à côté de certaines choses.
Ici le récit se suit d'autant plus facilement que l'ambiance est prenante et les dialogues bien tournés. Une enquête policière à la Sherlock Holmes fabuleusement bien menée ; elle a une touche d'ésotérisme, mais largement interprétable en fonction de l'envie de chacun, on peut rester très cartésien - comme moi - ou choisir l'option plus fantastique ; l'auteur sait contenter tout le monde.
C'est une véritable chef d'œuvre, un délice visuel et mental. Londres 1897, comme si on y était... n'avez-vous pas envie de faire le voyage ?
Ce que j'aime avec ce site, c'est qu'il m'amène régulièrement à me replonger dans les "petits" trésors que recèle ma bibliothèque !
Et avec "Le Grand Pouvoir du Chninkel" (version N&B), là on descend bien profond pour aller pêcher cette perle des plus rares et précieuses parmi les richesses de la BD. Du grand art ! Du grand Van Hamme et Rosinski. De la BD culte, quoi !
Cette quête initiatique nous propose à travers le personnage de J'on une mise en perspective de l'humanité, de sa destinée et prédestination, des plus terribles ! Une multitude de questions transparaissent au fur et à mesure que J'on avance. En suivant ses pas on réfléchit sur la liberté, ce qu'il est possible d'en faire, sur le destin, nos origines, nos sentiments, nos croyances (avec de grosses références au christianisme), nos relations et organisations sociales, sur ce que nous sommes et qui nous sommes.
Ça vous paraît beaucoup ? Mais il faut au moins ça pour ériger une BD culte. Car l'histoire que nous conte Van Hamme est d'une universalité exemplaire. Le temps de poser son décor, on suit notre héros malgré lui à travers son histoire qui fera l'Histoire. Ici, on n'échappe pas à son destin.
Rosinski n'est pas en reste et son style graphique inimitable sert parfaitement le récit. Son dessin nerveux, précis et sombre nous plonge merveilleusement dans ce singulier univers mélangeant de façon réussie les références les plus diverses (Tolkien, 2001 l'odyssée de l'espace, bible, etc.).
Et cerise sur le gâteau, la fin, même si on a vu plus gai, est des plus inattendues. Rarement une fin de BD ne m'aura autant marqué que dans cette aventure (du moins à la première lecture). Alors si cette BD vous a encore échappé, n'hésitez pas un instant : immergez-vous complètement, J'on vous pardonnera d'avoir hésité si longtemps...
J'ai du lire et relire Gaston plusieurs fois lorsque j'étais gamin, je l'ai encore relue plusieurs fois quand je l'ai redécouvert à l'adolescence et je suis encore en train de la relire aujourd'hui. Et il y a des chances que je la relise encore plus tard. Bref tout ça pour dire (et je pense que vous l'aurez compris) que Gaston ne souffre pas de relecture tellement la série est de bonne qualité.
Les gags ne sont quasiment pas répétitifs sur les nombreux albums que compte cette série, ce qui est on peut le dire un exploit. La qualité des gags est également au rendez-vous, dans l'ensemble excellente. Je rigole encore aux gags que j'ai dû pour certains lire au minimum une bonne dizaine de fois. Bien que l'issue de certains, notamment les contrats, ne fasse parfois aucun doute, Franquin s'évertue à nous proposer des gags originaux qui malgré l'issue "malheureuse" nous procurent toujours une bonne tranche de rire.
Mais ce qui donne à cette BD son aura c'est sans aucun doute l'ingénieux panel de personnages qu'a su constituer Franquin : comment pourrait-on oublier Prunelle, Fantasio, Longtarin, De Mesmaeker, M'oiselle Jeanne et bien entendu Gaston ? Leurs expressions sont tellement bien travaillées que l'immersion en est encore renforcée.
Ce qui m'amène naturellement à parler du dessin. Celui ci est bien évidemment dans la lignée franco-belge, fourmillant de détails mais sans excès, le trait juste.
Je pense que vous l'aurez compris, tout ce cocktail tend assurément à faire de Gaston une BD culte.
PS : observez bien les signatures à chaque bas de page...
Je vais faire court, car tout a été dit sur cette magnifique série, finalement ma note va parler d'elle même.
Une épopée burlesque qui nous fait traverser les océans et nous entraîne jusqu'à la lune.
Des dialogues truculents et recherchés, des personnages attachants et amusants, en particulier Eusèbe qui ne cesse de me faire rire.
Un scénario original et jamais à court de rebondissement, un humour toujours présent, un dessin très réussit et haut en couleur. Bref que du bonheur !
J'ai découvert les chroniques de la lune noire, parce que j'avais un pote qui les lisait, et puis je me suis dit pourquoi pas, alors j'ai acheté le double tome 1+2.
Avis sur l'ensemble de la série
Première époque : Olivier Ledroit (tomes 1 à 5)
J'avoue que ma lecture des 2 premier tomes m'a laissé plutôt dubitatif, oui c'était pas mal, mais bon on voyait clairement l'ambiance des années 80 et de jeux de rôles (que je pratique), pas mal d'humour mais au final un dessin globalement moyen. Quelque temps après, je me suis dit que j'allais continuer quand même, après tout c'est culte comme série, et alors là.... j'ai enchainé les tomes j'y ai trouvé un univers complexe, où la frontière entre les bons et les méchants est finalement très poreuse.
Bien que j'étais plutôt critique au niveau du dessin, le tome 3 m'a époustouflé, surtout les planches peintes de façon plutôt sombre où on observe les prémices de ce qu'il fera dans Xoco, Sha et Requiem, mais ça c'est une autre histoire. En conséquence de quoi, je suis devenu un grand fan de la série et du travail d'Olivier Ledroit.
Autre atout de cette série, la galerie de personnage qu'elle propose, tous plus originaux et hétéroclites les uns que les autres. L'humour est omni présent et au final cela ne se prend pas très au sérieux.
2e époque Cyril Pontet (au dessin) (tomes 6 à 14)
Cyril pontet reprend le dessin, suite à un clash entre Ledroit et Froideval (se sont-ils réconciliés depuis ? Il continuera néanmoins à dessiner les couvertures). La série reprend où elle s'est arrêtée, donc on a la suite directe du scénario et pas de problème, toujours passionnant. MAIS au niveau du dessin, il aura bien fallu au moins 2 tomes pour maitriser les perso et du coup ça se gâte.....
Une fois les dessins maitrisés (on a un style proche de celui de Ledroit au début des chroniques mais Pontet a quand même su s'approprier clairement les chroniques, ce qui fait de très jolies planches quand même), le problème n'est plus le dessin mais le scénario, il cède à la facilité, jusqu'au vide absolu pour le tome 12.
Le tome 13 : c'est non sans appréhension que je commence le tome et là... la claque... Est-ce le même dessinateur ? La seule chose qui a été changée est le coloriste, ils auraient clairement dû le changer plus tôt. Les planches sont tout simplement magnifiques, pourquoi ce n'était pas comme cela avant (je sais que les puristes vont monter au créneau mais elles sont bien meilleures que celles de Ledroit dans les chroniques) ? Au niveau du scénario il est de bonne facture c'est l'affrontement final.
Le tome 14 : c'est la fin, le dernier tome avant la préquelle (qui ne sera pas dessinée par Pontet), le dessin est toujours très joli, mais le scénario est un peu vide, mais bon il fallait bien finir...
En conclusion : C'est une très bonne série de fantasy, mais des hauts et des bas, mais bon en bientôt 25 ans d'existence c'est compréhensible ; cette série propose une galerie de personnages atypiques et devenus cultes, une ambiance unique et plein d'humour, de sexe (oui un peu (trop ?)) et de batailles épiques. Une série que je conseille réellement, a tous les amateurs du genre.
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Monster
Alors que j’avais lu les tomes de « Monster » jadis au fur et à mesure de leur parution, je me suis adonnée récemment avec grand plaisir à la relecture d’une traite de la totalité de la série. Cela m’a permis d’en apprécier la grande cohérence, qui ne saute pas aux yeux quand plusieurs mois séparent la lecture de chaque tome. Et de constater avec plaisir que sous les artifices déployés avec maestria par Urasawa pour maintenir le suspense tout du long ne se cache pas du vent, mais bel et bien une bonne et solide histoire. Urasawa excelle dans la caractérisation de personnage. Qu’ils soit au premier plan de l’histoire ou un obscur second rôle, chaque personnage a un physique, une posture, une démarche, un caractère, et un historique qui lui est propre et détaillé avec soin. Les deux protagonistes sont à ce titre particulièrement soignés : Tenma, le docteur « loyal bon » par excellence, pétri d’humanité et de bons sentiments, qui se rend compte un jour que l’enfer est pavé de bonnes intentions et qu’en sauvant la vie d’un enfant il a déclenché un engrenage terrifiant ; et Johann, le fascinant et ambigü Johann, le « monstre » du titre, qu’on ne peut jamais haïr tant il semble autant victime que coupable, et qui est finalement attachant malgré ses crimes. J’aime également beaucoup Eva, Grimmer, Martin, Rudy, Lotte, et j’en oublie… (moins Nina, plus banale) Nul manichéisme dans ce thriller. Toute l’histoire tourne autour de jeunes adultes issus d’un conditionnement eugénique en ex Allemagne de l’est pendant leur enfance. Mais là où la facilité aurait été de n’en montrer qu’un, ou de tous les montrer semblables, Urasawa s’emploie à nous dévoiler toute une palette de possibles : la plupart sont morts ou se sont suicidés, mais les survivants ont chacun suivi leur chemin. Johann, Nina, Grimmer, Robert (le seul véritable « méchant » de l’histoire) sont autant de destinées possibles issues d’une même éducation. Et, quand on lit toute la série, la fin prend tout son sens. C’est une véritable fin, certes un peu ouverte, mais totalement satisfaisante. Bien dessiné, excellemment raconté, cohérent, haletant et thématiquement riche, « Monster » mérite certainement le statut de BD culte. Cette série n’est néanmoins pas exempte de défauts : il y a des longueurs, des passages où on sent qu’Urasawa rallonge la sauce (surtout vers le milieu de la série, juste avant la capture de Tenma qui relance bien le récit). Et je n’ai personnellement pas aimé les passages où Johann adulte se déguise en femme, je ne trouve pas que ça corresponde au personnage. Mais je chipote.
Berserk
Encore un manga culte qui avait échappé à ma notation... Berserk est un manga très prenant, il est certes très sombre et violent mais cela permet de bien situer la difficulté dans laquelle se trouve le héros, Guts. Le scénario est vraiment génial et j'ai rarement été aussi surpris par des événements se déroulant dans un manga ou une BD. Le dessin s'améliore de tome en tome comme souvent et on atteint des sommets dans les derniers tomes sortis. L'univers est plutôt réaliste et réussi dans le genre médiéval fantastique et les personnages sont assez développés pour que l'on s'y attache. Bref un manga à lire absolument que vous soyez fan ou non de ce genre d'aventures.
Ippo
Aaah hajime no ippo, quelle superbe série... Comment se fait-il que je n'aie pas encore posté d'avis sur ce manga plus que culte ? J'ai découvert cette oeuvre par la version animée qui était vraiment bonne (ce qui est assez rare pour être signalé). J'ai ensuite lu le manga du début à la fin et je dois dire que c'est à l'heure actuelle le seul manga qui n'ait jamais de perte de vitesse. Toujours aussi bon et amusant du début au dernier tome paru ce qui est tout de même assez exceptionnel si on prend en compte les 88 tomes sortis au japon. Le dessin s'améliore de tome en tome pour franchement devenir excellent, le scénario est assez classique mais contient des surprises malgré tout et la façon de traiter la boxe reste assez réaliste et ne sombre pas dans le grobillisme propre à tant de shonen. L'humour est omniprésent et rend la lecture très agréable, les différents personnages sont bien traités et approfondis et on s'attache à eux très rapidement. Bref pour moi un incontournable du genre shonen si ce n'est du manga ou même de la BD.
le Borgne Gauchet
J'aime partir à l'aventure avec Joann Sfar, car le voyage promet toujours d'être étonnant. Je ne connais pas encore - ou juste de vue, par ouï-dire - les différents personnages de cet auteur, en dehors de Petrus Barbygère et de ceux des Donjons. Mais nul besoin de les connaître, on rentre ici de plain-pied dans une aventure fantastique, parfois drôle, avec la grande qualité d'être pleine de réflexions sur la vie et surtout sur la mort. On peut s'arrêter aux déboires de tous ces personnages hauts en couleurs, attachants ou haïssables, ou alors prendre le temps de la réflexion et faire une pause sur certaines planches qui font vraiment cogiter. J'aime aussi le langage de Sfar, un coup châtié au possible, un coup à la limite de la vulgarité, du grand art, Monseigneur ! Une histoire complète donc et facile d'accès. Le seul petit reproche que je ferai concerne le dessin qui est parfois inégal. La plupart des chapitres sont très jolis, mais certains sont un peu grossiers, heureusement ils ne sont pas nombreux. Évidemment j'aurais préféré qu'ils soient tous du niveau le plus élevé présent dans la bd.
Universal War One
Après la lecture des 6 tomes. Je vais faire court après tout ce qui a été dit. J'ai adoré le scénario suivant sa logique de bout en bout. L'histoire est rythmé, dense, passionnante, etc... Le dessin n'est pas en reste, il est très détaillé, les couleurs et fonds informatisés sont très réussis. Cette série n'a pas vraiment de défaut, ne pas l'apprécier revient à ne pas apprécier la science fiction. On voit clairement que le sujet est maitrisé et que Bajram savait où il allait. Il y a ce qu'il faut mais pas trop. Un excellent projet mené de mains de maitre.
Une Nuit Chez Kipling (La Voix des Ténèbres)
J'ai rarement lu un polar aussi exceptionnel. D'une part pour l'ambiance londonienne de la toute fin du 19ème siècle, royalement mise en images et d'une richesse incroyable, comportant la citation ou l'intervention de nombreux personnages historiques, et ce sans les manipuler ni les modifier, gardant toujours un réalisme minutieux. Je commence par le dessin. Il peut paraître chargé et un peu fouillis si l'on ne fait que feuilleter la bd, mais au moment de la lecture celui-ci se transforme en un sublime noir et blanc, ultra détaillé, précis, expressif, vivant, mouvementé ; en un mot : envoûtant. Il est difficile de se détacher des planches tant leur pouvoir de séduction est grand et hypnotique. J'ai rarement vu une telle force dans un dessin, l'auteur nous arrache à notre époque et nous fait remonter dans le temps d'un coup de pichenette, pour ne pas dire d'un coup de pied dans le cul totalement inattendu. Le talent de Jean-Louis le Hir ne s'arrête pas à son graphisme, il est tout aussi bon scénariste. Je suis tombée sur cette bd par hasard, recherchant des infos, on lui prêtait des airs de complexité, d'hermétisme, d'incompréhensibilité, d'une trop grande quantité de personnages ; bref, rien d'attirant, tout pour faire fuir le lecteur potentiel. Et bien je suis obligée de dire non, non et non, je m'insurge ! Tout cela n'est que menterie ! Tout y est extrêmement clair. Certes, c'est très bavard, mais comme pour toute lecture si l'on n'est pas concentré on passe forcément à côté de certaines choses. Ici le récit se suit d'autant plus facilement que l'ambiance est prenante et les dialogues bien tournés. Une enquête policière à la Sherlock Holmes fabuleusement bien menée ; elle a une touche d'ésotérisme, mais largement interprétable en fonction de l'envie de chacun, on peut rester très cartésien - comme moi - ou choisir l'option plus fantastique ; l'auteur sait contenter tout le monde. C'est une véritable chef d'œuvre, un délice visuel et mental. Londres 1897, comme si on y était... n'avez-vous pas envie de faire le voyage ?
Le Grand Pouvoir du Chninkel
Ce que j'aime avec ce site, c'est qu'il m'amène régulièrement à me replonger dans les "petits" trésors que recèle ma bibliothèque ! Et avec "Le Grand Pouvoir du Chninkel" (version N&B), là on descend bien profond pour aller pêcher cette perle des plus rares et précieuses parmi les richesses de la BD. Du grand art ! Du grand Van Hamme et Rosinski. De la BD culte, quoi ! Cette quête initiatique nous propose à travers le personnage de J'on une mise en perspective de l'humanité, de sa destinée et prédestination, des plus terribles ! Une multitude de questions transparaissent au fur et à mesure que J'on avance. En suivant ses pas on réfléchit sur la liberté, ce qu'il est possible d'en faire, sur le destin, nos origines, nos sentiments, nos croyances (avec de grosses références au christianisme), nos relations et organisations sociales, sur ce que nous sommes et qui nous sommes. Ça vous paraît beaucoup ? Mais il faut au moins ça pour ériger une BD culte. Car l'histoire que nous conte Van Hamme est d'une universalité exemplaire. Le temps de poser son décor, on suit notre héros malgré lui à travers son histoire qui fera l'Histoire. Ici, on n'échappe pas à son destin. Rosinski n'est pas en reste et son style graphique inimitable sert parfaitement le récit. Son dessin nerveux, précis et sombre nous plonge merveilleusement dans ce singulier univers mélangeant de façon réussie les références les plus diverses (Tolkien, 2001 l'odyssée de l'espace, bible, etc.). Et cerise sur le gâteau, la fin, même si on a vu plus gai, est des plus inattendues. Rarement une fin de BD ne m'aura autant marqué que dans cette aventure (du moins à la première lecture). Alors si cette BD vous a encore échappé, n'hésitez pas un instant : immergez-vous complètement, J'on vous pardonnera d'avoir hésité si longtemps...
Gaston Lagaffe
J'ai du lire et relire Gaston plusieurs fois lorsque j'étais gamin, je l'ai encore relue plusieurs fois quand je l'ai redécouvert à l'adolescence et je suis encore en train de la relire aujourd'hui. Et il y a des chances que je la relise encore plus tard. Bref tout ça pour dire (et je pense que vous l'aurez compris) que Gaston ne souffre pas de relecture tellement la série est de bonne qualité. Les gags ne sont quasiment pas répétitifs sur les nombreux albums que compte cette série, ce qui est on peut le dire un exploit. La qualité des gags est également au rendez-vous, dans l'ensemble excellente. Je rigole encore aux gags que j'ai dû pour certains lire au minimum une bonne dizaine de fois. Bien que l'issue de certains, notamment les contrats, ne fasse parfois aucun doute, Franquin s'évertue à nous proposer des gags originaux qui malgré l'issue "malheureuse" nous procurent toujours une bonne tranche de rire. Mais ce qui donne à cette BD son aura c'est sans aucun doute l'ingénieux panel de personnages qu'a su constituer Franquin : comment pourrait-on oublier Prunelle, Fantasio, Longtarin, De Mesmaeker, M'oiselle Jeanne et bien entendu Gaston ? Leurs expressions sont tellement bien travaillées que l'immersion en est encore renforcée. Ce qui m'amène naturellement à parler du dessin. Celui ci est bien évidemment dans la lignée franco-belge, fourmillant de détails mais sans excès, le trait juste. Je pense que vous l'aurez compris, tout ce cocktail tend assurément à faire de Gaston une BD culte. PS : observez bien les signatures à chaque bas de page...
De Cape et de Crocs
Je vais faire court, car tout a été dit sur cette magnifique série, finalement ma note va parler d'elle même. Une épopée burlesque qui nous fait traverser les océans et nous entraîne jusqu'à la lune. Des dialogues truculents et recherchés, des personnages attachants et amusants, en particulier Eusèbe qui ne cesse de me faire rire. Un scénario original et jamais à court de rebondissement, un humour toujours présent, un dessin très réussit et haut en couleur. Bref que du bonheur !
Chroniques de la lune noire
J'ai découvert les chroniques de la lune noire, parce que j'avais un pote qui les lisait, et puis je me suis dit pourquoi pas, alors j'ai acheté le double tome 1+2. Avis sur l'ensemble de la série Première époque : Olivier Ledroit (tomes 1 à 5) J'avoue que ma lecture des 2 premier tomes m'a laissé plutôt dubitatif, oui c'était pas mal, mais bon on voyait clairement l'ambiance des années 80 et de jeux de rôles (que je pratique), pas mal d'humour mais au final un dessin globalement moyen. Quelque temps après, je me suis dit que j'allais continuer quand même, après tout c'est culte comme série, et alors là.... j'ai enchainé les tomes j'y ai trouvé un univers complexe, où la frontière entre les bons et les méchants est finalement très poreuse. Bien que j'étais plutôt critique au niveau du dessin, le tome 3 m'a époustouflé, surtout les planches peintes de façon plutôt sombre où on observe les prémices de ce qu'il fera dans Xoco, Sha et Requiem, mais ça c'est une autre histoire. En conséquence de quoi, je suis devenu un grand fan de la série et du travail d'Olivier Ledroit. Autre atout de cette série, la galerie de personnage qu'elle propose, tous plus originaux et hétéroclites les uns que les autres. L'humour est omni présent et au final cela ne se prend pas très au sérieux. 2e époque Cyril Pontet (au dessin) (tomes 6 à 14) Cyril pontet reprend le dessin, suite à un clash entre Ledroit et Froideval (se sont-ils réconciliés depuis ? Il continuera néanmoins à dessiner les couvertures). La série reprend où elle s'est arrêtée, donc on a la suite directe du scénario et pas de problème, toujours passionnant. MAIS au niveau du dessin, il aura bien fallu au moins 2 tomes pour maitriser les perso et du coup ça se gâte..... Une fois les dessins maitrisés (on a un style proche de celui de Ledroit au début des chroniques mais Pontet a quand même su s'approprier clairement les chroniques, ce qui fait de très jolies planches quand même), le problème n'est plus le dessin mais le scénario, il cède à la facilité, jusqu'au vide absolu pour le tome 12. Le tome 13 : c'est non sans appréhension que je commence le tome et là... la claque... Est-ce le même dessinateur ? La seule chose qui a été changée est le coloriste, ils auraient clairement dû le changer plus tôt. Les planches sont tout simplement magnifiques, pourquoi ce n'était pas comme cela avant (je sais que les puristes vont monter au créneau mais elles sont bien meilleures que celles de Ledroit dans les chroniques) ? Au niveau du scénario il est de bonne facture c'est l'affrontement final. Le tome 14 : c'est la fin, le dernier tome avant la préquelle (qui ne sera pas dessinée par Pontet), le dessin est toujours très joli, mais le scénario est un peu vide, mais bon il fallait bien finir... En conclusion : C'est une très bonne série de fantasy, mais des hauts et des bas, mais bon en bientôt 25 ans d'existence c'est compréhensible ; cette série propose une galerie de personnages atypiques et devenus cultes, une ambiance unique et plein d'humour, de sexe (oui un peu (trop ?)) et de batailles épiques. Une série que je conseille réellement, a tous les amateurs du genre.