Si cette série n’est pas une des plus grandes œuvres de la bande dessinée universelle, elle constitue néanmoins une légende à elle seule. Et à ce titre, elle peut prétendre au qualificatif de « culte ».
Cette saga d’héroïc-fantasy à l’improbable quatrième tome avait tout de même de fameux atouts à faire valoir.
Tout d’abord, le dessin de Mourier est d’une belle qualité. Très « liquide » (opposé d’un trait sec), très souple et tout simplement envoutant dès qu’il s’agit de mettre Cybil en évidence, il constitue un fameux atout.
Ensuite, les scénarios de Arleston sont, ma fois, bien plaisants à suivre, quand bien même ils ne font pas montre d’une grande originalité.
Enfin, ne soyons pas hypocrites, en associant sexe, exotisme, humour et violence, la série répond à une certaine demande de la part d’un lectorat qui cherche avant toutes choses à s’évader de son quotidien. Un lectorat dont, à l’occasion, je fais partie, je tiens à le souligner !
Mais surtout, oui, surtout parce que la série s’est brutalement interrompue au terme d’un troisième album au dénouement frustrant, elle est devenue culte, au même titre qu’un « sasmira ».
Le monstre du Loch Ness engendre la fascination …
J'ai vraiment beaucoup aimé ce manga, ceux qui le lisent et qui sont amateurs de romantisme comique vont l'aimer aussi. Et cela peut faire rêver les gens avec ou sans copain/ine.
Je met 5/5 car je l'ai vraiment adoré et j'ai lu plusieurs fois le manga (surtout quand je m'ennuie) et j'ai regardé aussi à plusieurs reprises l'animé et je n'en suis toujours pas las.
Ceux qui aimeront ce manga seront ravis de savoir que ça fait rêver longtemps car il y a en ce moment 37 tomes et ce n'est pas terminé, surtout que les dessins sont bien faits, mis à part dans les tout premiers tomes que j'ai.
J'ai les 28 premiers et j'ai décidé d'acheter les derniers parus qui seront entre mes mains dans quelques jours.
J'en connais d'autres, comme School Rumble et Ouran High School, mais je préfère quand même "Ah ! My Goddess !".
Les quiproquos sont moins lourds et moins conséquents par rapport à School Rumble, ce qui devrait soulager les lecteur qui craignent de tragiques conséquence face aux malentendus.
Comme tout les autres vous l'on dit : manga à acheter.
Je ne suis pas un grand fan de mangas sportives, mais il m'arrive d'aimer certains titres et dans ce genre Adachi est le maître. Touch est une de ses meilleurs séries que je place juste en dessous de 'Rough'.
On a droit à une histoire qui mélange bien le drame, l'humour, le sport et la romance. Les personnages sont attachants et intéressant, les émotions passent bien (j'aime bien la subtilité dont sait faire preuve Adachi) et j'ai même ressenti de la tension durant plusieurs scènes, notamment durant les matches de baseball. Le dessin d'Adachi est un des préférés. Bref, à lire si on aime cet auteur.
Un des meilleurs mangas policiers que je connaisse et sans aucun doute la meilleur série de Hojo.
Les enquêtes de Ryo sont bien menées, souvent originales et ne sont qu'un prétexte à une série de gags délirants. Enfin, pendant les 20 premiers tomes car après Hojo va préférer le thriller et les émotions, mais ça ne change rien à la qualité même si ça déçoit sur le coup.
J'aime bien le dessin de Hojo et notamment lorsqu'il dessine des expressions exagérés. J'ai tout de même un reproche. Les têtes des femmes se ressemblent trop souvent et j'ai eu quelques fois des difficultés à identifier un personnage féminin. Et puis je me demande comment on peut prendre Kaori pour un garçon avec la tête qu'elle a après les premiers volumes.
Les personnages sont pour la plupart loufoques, surtout les secondaires et les méchants qui sont souvent ridicules pour mon plus grand plaisir. Un bon manga qui mélange l'humour et le policier.
Tsutomu Nihei, rien que ce nom, c'est mythique. L'auteur nous montre que même après Blame !, il est capable de faire toujours dans le même style sans jamais s'essouffler. C'est probablement le mangaka le plus cyberpunk que j'ai eu l'occasion de lire.
Côté scénario, même si certains peuvent trouver ça confus, ça reste totalement dans l'esprit cyberpunk (d'où la confusion justement). L'histoire est assez complexe, on a droit à des personnages assez mystérieux qui ne parlent pas beaucoup (ce qui ajoute une couche supplémentaire au mystère) et des relations entre certains personnages qui sont assez floues et avec bien sûr, cet aspect cyberpunk au centre de toutes les intrigues : le rapport fusionnel entre l'humain et la machine sur un fond de fin du monde. Alors le scénario en lui-même est plus un prétexte qu'autre chose pour nous plonger dans cet univers inhospitalier à souhait, où l'on suit une lutte séculaire entre deux entités plus ou moins dirigées par quelques humains ; avec une petite enquête policière d'un flic qui se fait largement dépasser par les évènements (on le serait à moins).
Côté dessins, Tsutomu Nihei est égal à lui-même. Ses dessins ont un côté intemporel assez fascinant. Le physique de ses personnages sont toujours les mêmes d'un manga à l'autre. Ici, le héros ressemble comme deux gouttes d'eau au héros de Blame ! et les autres personnages ne feraient d'ailleurs pas tache dans ses autres mangas.
Cette fois-ci, l'auteur a penché pour l'action (contrairement à Blame ! où on était totalement immergé dans une ambiance lente). Et l'action ici, ça décoiffe ! On a droit à des combats assez barbares avec la petite touche de gore. Ce qui est extrêmement intéressant, c'est que quasiment tout est dessiné du point de vue humain, comme si on était le témoin de cette histoire. C'est pourquoi on peut trouver l'action quelque peu confuse car les créatures qui se battent bougent à une vitesse supérieure à ce que peut voir l'humain. C'est ainsi qu'on "aperçoit" certains affrontements. C'est assez déroutant dans un premier temps, mais quand on entre dans cette volonté de faire du lecteur un "personnage témoin", ça devient très intéressant. Et puis c'est risqué de faire ce choix artistique car beaucoup de lecteurs risquent de s'y perdre et de ne pas chercher beaucoup plus loin.
Côté personnages, le lecteur garde plus ou moins ce côté "témoin" de ce qui arrive. On surprend quelques conversation qu'on ne peut comprendre réellement (car les clés et les secrets ne sont jamais révélés) et on ne connaît jamais 100% des motivations des personnages. En tout cas, une chose est sûre, avec un traitement des personnages de la sorte, on est beaucoup plus proche de la "réalité" (où justement on ne sait que des bribes sur les gens) que dans les mangas où tout est toujours expliqué très clairement.
Au final, je pense que c'est un manga assez déroutant car on n'a pas l'habitude de voir ce genre d'intrigues traitées de cette façon. En fait, "Abara" fait partie de ces histoires SF qu'on ne peut pas totalement comprendre mais dont on se rend compte qu'on touche à quelque chose de grand.
Et puis je présente mes remerciements à Tsutomu Nihei qui, avec "Abara", nous pond une histoire intelligente dont tous les secrets ne sont pas clairement révélés. C'est assez rare d'avoir des auteurs qui prennent leurs lecteurs pour des gens capables de réfléchir, alors il faut le souligner. Il n'y a rien de plus abrutissant que de voir une histoire où tout est dit clairement (car on pense que le spectateur/lecteur est trop bête pour comprendre). Car grâce à ça, on a envie de relire cette histoire pour essayer de comprendre des choses qui auraient pu nous échapper à la première lecture.
Plein d'excellentes critiques pour Corto Maltese, ici. Alors je ne m'étendrai pas trop.
Corto Maltese : C'est avant tout une atmosphère mêlant onirisme et ésotérisme.
Corto Maltese : C'est ensuite un personnage. Mais pas un personnage manichéen comme on en croise trop souvent. Non, Corto n'est pas un bon ou un méchant. C'est un contrebandier - poète qui traverse son époque. Il aidera son prochain si ça sert son dessein.
Corto Maltese : C'est l'aventure. Il traverse une époque agitée par les conflits et prendra parti malgré lui.
Corto Maltese : C'est un trait. Un travail du Noir et Blanc exceptionnel taillant dans la masse pour servir l'atmosphère du récit.
Corto Maltese : Avant lui, la BD était un sous-genre. Hugo Pratt a fait de la BD un art, le neuvième art. Avant lui, la BD était réservée à un public enfantin, Hugo Pratt a converti au genre les adultes.
Vous l'aurez compris "Corto Maltese" se trouve au Panthéon du neuvième art et l'intégrale à sa place dans mes BDs préférées. A l'instar de Giuseppe Bregman, Hugo Pratt est un Dieu pour moi.
Bon on ne va pas y aller pas 4 chemins, il existe très peu de réelles pépites faisant également office d’OVNIS mais Mutafukaz touche le haut du panier avec aisance et classe !
Qu’il est rafraichissant de se repaitre d’une œuvre francophone qui plus est (cocorico) ayant aussi bien digéré les codes du comics, du manga et d’en mixer le tout comme le ferait un Tarantino avec élégance et subtilité.
Les deux petites frappes Angelino et Vinz ou Monsieur Bic et Tête Brulée ont des looks particuliers dans le monde si noir et pourtant coloré de Dark Meat City… Ces loosers vont apprendre à leur dépens que le génialissime auteur Run ne va pas les laisser se cantonner à leur vie de looser/geek et c’est une fuite en avant avec moult rebondissements et bastons qui les attend, le tout traité avec humour, culot et talent !
Car du talent il en faut pour mettre en œuvre le découpage de ces petites cases pleines de vie, d’extra-terrestres et de catcheurs mexicains, c’est tout un pan de la culture Pulp qui est abattu en une seule histoire et ça va vite, très vite ! Qu’il s’agisse du préquel dessiné avec brio dans un noir et blanc sobre et épatant par Bicargo (dont les dessins m’ont rappelé à la fois Yves Chaland et E.P Jacobs) et ses pages 3D et sa conquête spatiale digne des plus beaux sérials de Bon Papa aux courses poursuites post-urbaines de nos deux héros, le lecteur se régale autant que les auteurs ont du s’amuser, le tout interrompu par de brèves pages (publicité ou autre) cassant le rythme fou et passant à des pages manga noir et blanc puis évoluant toujours d’un style à un autre.
Mention spéciale au combat d’Angelino face aux Yakuzas (avec lecture occidentale du manga dans le tome 2), Run s’approprie les clés de ses univers qu’il rend cohérents, dynamiques et ambitieux…
Vraiment du beau travail, vivement la suite ! De surcroit l’édition des différents tomes est à chaque fois magnifique, des beaux bouquins à lire, à feuilleter et à posséder, l’humour et les bonus en plus ! Difficile d’être mieux rassasié ! Mucho caliente ! :)
Et c'est sans plus tarder que je décerne à la fois les 5 étoiles et le coup de cœur que cet objet hors normes mérite ! ;)
Monster fait partie incontestablement des meilleurs mangas qui existent. Je regrette seulement de l'avoir découvert aussi tardivement. Je me rends compte que j'ai investi dans d'autres mangas en passant à côté de l'essentiel.
Je ne l'aurais pas lu si je n'avais pas entendu sur la radio sérieuse France Info une chronique qui en faisait référence. Une fois qu'on commence la lecture, on ne peut plus s'arrêter. C'est ce qui m'est arrivé comme la plupart des autres lecteurs.
Je voulais dire que je n'aime pas m'engager dans des mangas qui feront plus d'une dizaine de tomes. Je n'aime pas quand on rallonge la sauce d'une histoire. C'est ce qui m'avait déjà un peu déçu sur une série comme Death Note. Ici, je pardonne encore au vu de la qualité de l'intrigue. J'avoue néanmoins que je ne suis pas satisfais de cette fin pas très claire.
Avec "Monster", je découvre le manga dans ce qu'il a de meilleur. Je découvre également qu'il n'y a pas que Jiro Taniguchi mais bien d'autres auteurs tout aussi talentueux. Mon expérience dans le manga ne fait que commencer...
Cet album est un hommage que j'ai voulu rendre à ces grands héros de BD que nous aimons tous tant et que nous croyons parfaitement connaître. Avec trois amis psy nous avons tenté de comprendre leurs motivations profondes comme s'ils existaient vraiment dans leurs vies de papier...
En tous cas, même si parfois j'ai dépassé les simples indices psychanalytiques et me suis laissé emporter par mon imaginaire, ce « Divan de la BD » est un formidable hommage affectif et grandement positif que je rend à ces 10 personnages qui font partie de notre culture, donc de notre propre subconscient et donc un peu de nous-mêmes...
Dirick
Note de la modération : cet avis a été posté par l'auteur de la BD
Tout simplement magnifique...
Voilà encore une BD qui m’a permis de découvrir quelque chose de différent, dans l’histoire, dans l’ambiance, dans les dessins, dans les émotions suscitées par le récit, et encore tant d’autres éléments qui font la qualité indéniable de ce triptyque.
Les dessins et couleurs sont superbes, le monde dans lequel évolue notre jeune héros est féerique tout en étant mystérieux et angoissant.
Une histoire parallèle au récit principal est mise en place par un art graphique différent, ce qui contribue largement à ajouter sa dose de rêve au scénario.
La fin est inattendue et clôt tout en beauté cet ouvrage référence pour moi dans l’univers de "conte / fantastique".
Si je le conseille vivement, je reste néanmoins étonné par certains avis si négatifs. L’ensemble séduit apparemment certains là ou d’autres sont complètement déçus...
En bref, ça passe ou ça casse, chez moi, c’est une (re-)lecture indispensable pour tout amoureux du 9ème Art...
Et après cette nouvelle lecture, j'augmente ma note et attribue à cette trilogie la cote maximale; elle la mérite amplement!
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Les Feux d'Askell
Si cette série n’est pas une des plus grandes œuvres de la bande dessinée universelle, elle constitue néanmoins une légende à elle seule. Et à ce titre, elle peut prétendre au qualificatif de « culte ». Cette saga d’héroïc-fantasy à l’improbable quatrième tome avait tout de même de fameux atouts à faire valoir. Tout d’abord, le dessin de Mourier est d’une belle qualité. Très « liquide » (opposé d’un trait sec), très souple et tout simplement envoutant dès qu’il s’agit de mettre Cybil en évidence, il constitue un fameux atout. Ensuite, les scénarios de Arleston sont, ma fois, bien plaisants à suivre, quand bien même ils ne font pas montre d’une grande originalité. Enfin, ne soyons pas hypocrites, en associant sexe, exotisme, humour et violence, la série répond à une certaine demande de la part d’un lectorat qui cherche avant toutes choses à s’évader de son quotidien. Un lectorat dont, à l’occasion, je fais partie, je tiens à le souligner ! Mais surtout, oui, surtout parce que la série s’est brutalement interrompue au terme d’un troisième album au dénouement frustrant, elle est devenue culte, au même titre qu’un « sasmira ». Le monstre du Loch Ness engendre la fascination …
Ah! My Goddess
J'ai vraiment beaucoup aimé ce manga, ceux qui le lisent et qui sont amateurs de romantisme comique vont l'aimer aussi. Et cela peut faire rêver les gens avec ou sans copain/ine. Je met 5/5 car je l'ai vraiment adoré et j'ai lu plusieurs fois le manga (surtout quand je m'ennuie) et j'ai regardé aussi à plusieurs reprises l'animé et je n'en suis toujours pas las. Ceux qui aimeront ce manga seront ravis de savoir que ça fait rêver longtemps car il y a en ce moment 37 tomes et ce n'est pas terminé, surtout que les dessins sont bien faits, mis à part dans les tout premiers tomes que j'ai. J'ai les 28 premiers et j'ai décidé d'acheter les derniers parus qui seront entre mes mains dans quelques jours. J'en connais d'autres, comme School Rumble et Ouran High School, mais je préfère quand même "Ah ! My Goddess !". Les quiproquos sont moins lourds et moins conséquents par rapport à School Rumble, ce qui devrait soulager les lecteur qui craignent de tragiques conséquence face aux malentendus. Comme tout les autres vous l'on dit : manga à acheter.
Touch - Théo ou la batte de la victoire
Je ne suis pas un grand fan de mangas sportives, mais il m'arrive d'aimer certains titres et dans ce genre Adachi est le maître. Touch est une de ses meilleurs séries que je place juste en dessous de 'Rough'. On a droit à une histoire qui mélange bien le drame, l'humour, le sport et la romance. Les personnages sont attachants et intéressant, les émotions passent bien (j'aime bien la subtilité dont sait faire preuve Adachi) et j'ai même ressenti de la tension durant plusieurs scènes, notamment durant les matches de baseball. Le dessin d'Adachi est un des préférés. Bref, à lire si on aime cet auteur.
City Hunter
Un des meilleurs mangas policiers que je connaisse et sans aucun doute la meilleur série de Hojo. Les enquêtes de Ryo sont bien menées, souvent originales et ne sont qu'un prétexte à une série de gags délirants. Enfin, pendant les 20 premiers tomes car après Hojo va préférer le thriller et les émotions, mais ça ne change rien à la qualité même si ça déçoit sur le coup. J'aime bien le dessin de Hojo et notamment lorsqu'il dessine des expressions exagérés. J'ai tout de même un reproche. Les têtes des femmes se ressemblent trop souvent et j'ai eu quelques fois des difficultés à identifier un personnage féminin. Et puis je me demande comment on peut prendre Kaori pour un garçon avec la tête qu'elle a après les premiers volumes. Les personnages sont pour la plupart loufoques, surtout les secondaires et les méchants qui sont souvent ridicules pour mon plus grand plaisir. Un bon manga qui mélange l'humour et le policier.
Abara
Tsutomu Nihei, rien que ce nom, c'est mythique. L'auteur nous montre que même après Blame !, il est capable de faire toujours dans le même style sans jamais s'essouffler. C'est probablement le mangaka le plus cyberpunk que j'ai eu l'occasion de lire. Côté scénario, même si certains peuvent trouver ça confus, ça reste totalement dans l'esprit cyberpunk (d'où la confusion justement). L'histoire est assez complexe, on a droit à des personnages assez mystérieux qui ne parlent pas beaucoup (ce qui ajoute une couche supplémentaire au mystère) et des relations entre certains personnages qui sont assez floues et avec bien sûr, cet aspect cyberpunk au centre de toutes les intrigues : le rapport fusionnel entre l'humain et la machine sur un fond de fin du monde. Alors le scénario en lui-même est plus un prétexte qu'autre chose pour nous plonger dans cet univers inhospitalier à souhait, où l'on suit une lutte séculaire entre deux entités plus ou moins dirigées par quelques humains ; avec une petite enquête policière d'un flic qui se fait largement dépasser par les évènements (on le serait à moins). Côté dessins, Tsutomu Nihei est égal à lui-même. Ses dessins ont un côté intemporel assez fascinant. Le physique de ses personnages sont toujours les mêmes d'un manga à l'autre. Ici, le héros ressemble comme deux gouttes d'eau au héros de Blame ! et les autres personnages ne feraient d'ailleurs pas tache dans ses autres mangas. Cette fois-ci, l'auteur a penché pour l'action (contrairement à Blame ! où on était totalement immergé dans une ambiance lente). Et l'action ici, ça décoiffe ! On a droit à des combats assez barbares avec la petite touche de gore. Ce qui est extrêmement intéressant, c'est que quasiment tout est dessiné du point de vue humain, comme si on était le témoin de cette histoire. C'est pourquoi on peut trouver l'action quelque peu confuse car les créatures qui se battent bougent à une vitesse supérieure à ce que peut voir l'humain. C'est ainsi qu'on "aperçoit" certains affrontements. C'est assez déroutant dans un premier temps, mais quand on entre dans cette volonté de faire du lecteur un "personnage témoin", ça devient très intéressant. Et puis c'est risqué de faire ce choix artistique car beaucoup de lecteurs risquent de s'y perdre et de ne pas chercher beaucoup plus loin. Côté personnages, le lecteur garde plus ou moins ce côté "témoin" de ce qui arrive. On surprend quelques conversation qu'on ne peut comprendre réellement (car les clés et les secrets ne sont jamais révélés) et on ne connaît jamais 100% des motivations des personnages. En tout cas, une chose est sûre, avec un traitement des personnages de la sorte, on est beaucoup plus proche de la "réalité" (où justement on ne sait que des bribes sur les gens) que dans les mangas où tout est toujours expliqué très clairement. Au final, je pense que c'est un manga assez déroutant car on n'a pas l'habitude de voir ce genre d'intrigues traitées de cette façon. En fait, "Abara" fait partie de ces histoires SF qu'on ne peut pas totalement comprendre mais dont on se rend compte qu'on touche à quelque chose de grand. Et puis je présente mes remerciements à Tsutomu Nihei qui, avec "Abara", nous pond une histoire intelligente dont tous les secrets ne sont pas clairement révélés. C'est assez rare d'avoir des auteurs qui prennent leurs lecteurs pour des gens capables de réfléchir, alors il faut le souligner. Il n'y a rien de plus abrutissant que de voir une histoire où tout est dit clairement (car on pense que le spectateur/lecteur est trop bête pour comprendre). Car grâce à ça, on a envie de relire cette histoire pour essayer de comprendre des choses qui auraient pu nous échapper à la première lecture.
Corto Maltese
Plein d'excellentes critiques pour Corto Maltese, ici. Alors je ne m'étendrai pas trop. Corto Maltese : C'est avant tout une atmosphère mêlant onirisme et ésotérisme. Corto Maltese : C'est ensuite un personnage. Mais pas un personnage manichéen comme on en croise trop souvent. Non, Corto n'est pas un bon ou un méchant. C'est un contrebandier - poète qui traverse son époque. Il aidera son prochain si ça sert son dessein. Corto Maltese : C'est l'aventure. Il traverse une époque agitée par les conflits et prendra parti malgré lui. Corto Maltese : C'est un trait. Un travail du Noir et Blanc exceptionnel taillant dans la masse pour servir l'atmosphère du récit. Corto Maltese : Avant lui, la BD était un sous-genre. Hugo Pratt a fait de la BD un art, le neuvième art. Avant lui, la BD était réservée à un public enfantin, Hugo Pratt a converti au genre les adultes. Vous l'aurez compris "Corto Maltese" se trouve au Panthéon du neuvième art et l'intégrale à sa place dans mes BDs préférées. A l'instar de Giuseppe Bregman, Hugo Pratt est un Dieu pour moi.
Mutafukaz
Bon on ne va pas y aller pas 4 chemins, il existe très peu de réelles pépites faisant également office d’OVNIS mais Mutafukaz touche le haut du panier avec aisance et classe ! Qu’il est rafraichissant de se repaitre d’une œuvre francophone qui plus est (cocorico) ayant aussi bien digéré les codes du comics, du manga et d’en mixer le tout comme le ferait un Tarantino avec élégance et subtilité. Les deux petites frappes Angelino et Vinz ou Monsieur Bic et Tête Brulée ont des looks particuliers dans le monde si noir et pourtant coloré de Dark Meat City… Ces loosers vont apprendre à leur dépens que le génialissime auteur Run ne va pas les laisser se cantonner à leur vie de looser/geek et c’est une fuite en avant avec moult rebondissements et bastons qui les attend, le tout traité avec humour, culot et talent ! Car du talent il en faut pour mettre en œuvre le découpage de ces petites cases pleines de vie, d’extra-terrestres et de catcheurs mexicains, c’est tout un pan de la culture Pulp qui est abattu en une seule histoire et ça va vite, très vite ! Qu’il s’agisse du préquel dessiné avec brio dans un noir et blanc sobre et épatant par Bicargo (dont les dessins m’ont rappelé à la fois Yves Chaland et E.P Jacobs) et ses pages 3D et sa conquête spatiale digne des plus beaux sérials de Bon Papa aux courses poursuites post-urbaines de nos deux héros, le lecteur se régale autant que les auteurs ont du s’amuser, le tout interrompu par de brèves pages (publicité ou autre) cassant le rythme fou et passant à des pages manga noir et blanc puis évoluant toujours d’un style à un autre. Mention spéciale au combat d’Angelino face aux Yakuzas (avec lecture occidentale du manga dans le tome 2), Run s’approprie les clés de ses univers qu’il rend cohérents, dynamiques et ambitieux… Vraiment du beau travail, vivement la suite ! De surcroit l’édition des différents tomes est à chaque fois magnifique, des beaux bouquins à lire, à feuilleter et à posséder, l’humour et les bonus en plus ! Difficile d’être mieux rassasié ! Mucho caliente ! :) Et c'est sans plus tarder que je décerne à la fois les 5 étoiles et le coup de cœur que cet objet hors normes mérite ! ;)
Monster
Monster fait partie incontestablement des meilleurs mangas qui existent. Je regrette seulement de l'avoir découvert aussi tardivement. Je me rends compte que j'ai investi dans d'autres mangas en passant à côté de l'essentiel. Je ne l'aurais pas lu si je n'avais pas entendu sur la radio sérieuse France Info une chronique qui en faisait référence. Une fois qu'on commence la lecture, on ne peut plus s'arrêter. C'est ce qui m'est arrivé comme la plupart des autres lecteurs. Je voulais dire que je n'aime pas m'engager dans des mangas qui feront plus d'une dizaine de tomes. Je n'aime pas quand on rallonge la sauce d'une histoire. C'est ce qui m'avait déjà un peu déçu sur une série comme Death Note. Ici, je pardonne encore au vu de la qualité de l'intrigue. J'avoue néanmoins que je ne suis pas satisfais de cette fin pas très claire. Avec "Monster", je découvre le manga dans ce qu'il a de meilleur. Je découvre également qu'il n'y a pas que Jiro Taniguchi mais bien d'autres auteurs tout aussi talentueux. Mon expérience dans le manga ne fait que commencer...
Le Divan de la BD
Cet album est un hommage que j'ai voulu rendre à ces grands héros de BD que nous aimons tous tant et que nous croyons parfaitement connaître. Avec trois amis psy nous avons tenté de comprendre leurs motivations profondes comme s'ils existaient vraiment dans leurs vies de papier... En tous cas, même si parfois j'ai dépassé les simples indices psychanalytiques et me suis laissé emporter par mon imaginaire, ce « Divan de la BD » est un formidable hommage affectif et grandement positif que je rend à ces 10 personnages qui font partie de notre culture, donc de notre propre subconscient et donc un peu de nous-mêmes... Dirick Note de la modération : cet avis a été posté par l'auteur de la BD
MangeCoeur
Tout simplement magnifique... Voilà encore une BD qui m’a permis de découvrir quelque chose de différent, dans l’histoire, dans l’ambiance, dans les dessins, dans les émotions suscitées par le récit, et encore tant d’autres éléments qui font la qualité indéniable de ce triptyque. Les dessins et couleurs sont superbes, le monde dans lequel évolue notre jeune héros est féerique tout en étant mystérieux et angoissant. Une histoire parallèle au récit principal est mise en place par un art graphique différent, ce qui contribue largement à ajouter sa dose de rêve au scénario. La fin est inattendue et clôt tout en beauté cet ouvrage référence pour moi dans l’univers de "conte / fantastique". Si je le conseille vivement, je reste néanmoins étonné par certains avis si négatifs. L’ensemble séduit apparemment certains là ou d’autres sont complètement déçus... En bref, ça passe ou ça casse, chez moi, c’est une (re-)lecture indispensable pour tout amoureux du 9ème Art... Et après cette nouvelle lecture, j'augmente ma note et attribue à cette trilogie la cote maximale; elle la mérite amplement!