Attention : chef d’œuvre :)
Car il n’existe pas d’autre terme pour désigner ce que je peux considérer comme une série intégralement aboutie, de celles qui vous évadent réellement et vous emportent loin du quotidien caniculeux ou morose de notre belle région.
Et Zorn et Dirna en fait intégralement partie. Pour une œuvre de « jeunesse » du prolifique JD Morvan, on ne peut que le féliciter que ce projet soit mené à terme et à BON terme de surcroit par une exploitation judicieuse de personnages torturés dans un monde où la mort n’existe plus mais pas le chagrin ni les regrets.
Sans abuser des créatures propres aux récits d’Heroic Fantasy, Morvan réinvente ses propres règles autour de quatre personnages aux liens complexes mais foutrement humains. Il faut faire preuve de tolérance pour outrepasser les préjugés physiques au-delà de l’enveloppe charnelle dans une quête pour la liberté et le droit à la vie tout simplement.
Alors bien sûr il y a du rythme, des doutes, de belles bagarres et beaucoup de scènes gores savamment illustrées à 4 mains par des auteurs que je ne connaissais pas. Il y a eu une attente également pour la parution complète de ces 6 chapitres épiques que j’ai connu sur le tard et eu la chance de lire d’une seule traite.
Mais en contrepartie il n’y a eu aucune déception du départ à l’arrivée pour ce magnifique voyage prouvant à tous ceux qui en doutaient encore que l’on peut faire de très jolies contes pour adultes avec tout le doute, la noirceur et l’espoir que l’on peut ressentir dans un blockbuster calibré idéalement pour nous évader le temps d’une lecture qui sera renouvelé sans nul doute avec le même plaisir.
Et rien que pour cela je ne peux que vous encourager à acquérir cette série définitivement culte à présent que tous les éléments sont réunis pour la proposer dans son intégralité…
(Je vous préviens d’emblée que l'histoire de cet arc est tellement dense, et mon avis tellement élogieux, que je risque d'oublier de vous parler de pas mal d’éléments qui font que cette histoire est géniale, je m'en excuse d'avance).
Bon à vrai dire, pourquoi est-ce que je trouve que ce début d'histoire de Batman, est l'ultime comics (comprenez, la BD de super-héros que je cherche à lire depuis le relativement peu de temps que j'en lis et que je n'avais pas encore trouvée) ?
Car, pour la première fois depuis que je lis des comics de super-héros, je trouve un comics qui 1) est un comic "fun", d'action, avec des bagarres contre plein de vilains (choses qui, j'ai l'impression que depuis F. Miller et son Dark Knight, se trouve de moins en moins) 2) un comics qui développe la psychologie des personnages.
De plus, ce qui n'est absolument pas déplaisant, la série peut être lue par des néophytes (comme moi, même si maintenant, après avoir des souvenirs de la série animée de mon enfance, avoir vu 5 des films sortis sur le personnage et avoir lu 4 BDs de l'univers, je commence à m'y habituer à Gotham city). En effet, on peut lire cet arc sans prérequis (apparemment, il est conseillé d'avoir lu La Revanche de Bane et Un Deuil dans la famille pour pleinement apprécier cet arc, mais moi qui ne les ai pas lus, je m'en suis bien sorti -mais peut-être est-ce que je vais me laisser tenter après-).
Finalement, peut-être que le plus dérangeant dans ce comics, ce serait de ne pas connaître tous les méchants. En effet, à côté des grosses pointures que sont le Joker, le Sphinx ou l’Épouvantail, il y en des moins connus, comme le Chapelier fou ou le Ventriloque (et c'est une excellente chose que de les voir ici, car je trouve ces méchants très charismatiques mais malheureusement sous exploités). Il est vrai qu'il y en a pas mal que je ne connaissais pas du tout (comme Cornélius Strik, Ciné Phil, Amygdale ou encore Firefly...), bon même si dans ce premier tome, ils ont des rôles importants, on en découvre suffisamment sur eux à la lecture de l'album pour que ça ne soit pas un problème. Ce qui m'a étonné par contre, c'est de ne pas voir de trace de super-vilains assez célèbres comme le Pingouin ou Mr. Freeze.
En tout cas, qu'est-ce que c'est jouissif de voir tous ces super méchants se balader dans Gotham et organiser mauvais coups sur mauvais coups, en affaiblissant sans le savoir Batman.
Batman est, au même titre que les vilains et les personnages secondaires (surtout Robin et Arzael), pas mal exploité psychologiquement. Il est affaibli, comme peut l'être, on l'imagine bien, un super-héros et en proie à de terribles dilemmes. Et Bane (qui n'est pas je trouve le méchant le plus mémorable et qui n'apparait pas si souvent que ça) en profite bien.
Les médias et la psychologie sont des thèmes qui apparaissent aussi en filigrane dans tout l'album.
Bon j'ai du mal à vous faire partager mon ressenti face au scénario, mais considérez cette histoire (pour l'instant) comme une œuvre forte, poignante, profonde, très intelligemment écrite... pour un comics de super-héros, c'est-à-dire qu'on y verra une personne qui rend la justice elle-même en tapant sur des dingos en costume flashy....
Flashy comme les couleurs.
Je passe donc à la partie graphique de l'album.
Passé le choc du premier chapitre (assez laid et peu maîtrisé, surtout dans les scènes d'actions), finalement au fur et à mesure de notre lecture (au fur et à mesure qu'on plonge dans l'histoire), on s'y fait, avec en fonction de chaque dessinateur, des dessins qui vont du médiocre (les chapitres de Jim Aparo), à vraiment bon mais un peu vieillot (ceux de Graham Nolan), le tout avec une colorisation aussi pas mal dépassée (je suis clément, on va dire que ça apporte un charme rétro). De toute manière, à part quelques rares exceptions, je trouve le dessin typé comics pas très joli (je trouve même le Dark Knight de Miller plus laid que cet album)
Pour finir un petit mot sur l'édition.
Certes Urban Comics font un super boulot avec une édition jolie et soignée, avec background de l'arc et couvertures originelles, etc... Mais pour des gros albums comme celui-ci, c'est hyper fragile, et ça c'est dommage.
Bref pour moi, et même si je n'ai pas l'impression d'avoir été très clair dans mon avis, c'est la meilleure histoire de Batman que j'ai pu lire jusqu'à présent.
Vivement la suite (prévue pour l'automne) et la relecture (après décantation dans mon esprit) qui va avec...
Et voilà je l'ai enfin lu le chef d'oeuvre de la Fantasy.
Je ne sais pas pourquoi j'étais persuadé de l'avoir lu il y plus de vingt ans, eh bien non.
Je connaissais Pelisse et sa superbe plastique mais à part ça j'étais incapable de résumer cette superbe série et pour cause !
Comme certains j'ai profité de la sortie relativement récente de la dernière intégrale en date (qui est trés belle d'ailleurs) pour me lancer dans cette quête qui malgré son grand âge ne m'a pas du tout déçu.
J'ai trouvé l'univers de cette histoire riche en détails, les personnages sont tous attachants et les décors (trés divers) sont superbes.
Loisel est un dessinateur talenteux, heureusement pour cette série qui je pense n'aurait pas eu le même succés avec un autre.
Que peut-on dire de "méchant" sur cette série culte si ce n'est que le début de l'histoire (les deux premiers tomes) est un peu languissant. Mais heureusement plus la quête avance plus le scénario devient intéressant, avec bien sûr une fin surprenante.
Alors oui je ne peux que reconnaître que cette série fait partie de celles qui sont à mon avis indispensables à lire, alors je ne pouvait pas lui mettre une note inférieure à 5/5.
Je vais quand même essayer d'attendre que la série "Avant la quête"soit terminée pour m'y plonger , c'est juste que j'attends toujours qu'une série soit finie pour la lire. Finalement je crois que cela ne sera pas possible car je vais de ce pas chez mon libraire acheter les trois tomes déjà parus.
L’une des meilleures séries que j’ai pu lire. Avec un scénario rythmé et constant, un découpage parfait et une mise en couleur informatisée sublime (beaucoup de couleurs vives). Travis est l’une des meilleures bandes dessinées qu’il existe.
Le troisième cycle est aussi prenant que les deux premiers et les personnages que l’on suit depuis le début sont très charismatiques… ah… Vlad !
Le dessin quand à lui est superbe. Dynamique et bourré de détails, je le trouve simplement génial. "Travis" est réellement l’une des séries SF qu’il faut avoir !
Petite crainte: la machine à sous va elle détruire cette série en voulant trop exploiter le filon?
C'est un véritable coup de coeur que voilà ! Je suis encore abasourdi par ma lecture. Vais-je m'en remettre ? Probablement ou pas... Cela fait parfois du bien de trouver une oeuvre de qualité. Il est vrai que cela se fait rare malgré la production actuelle qui n'est souvent pas très exigeante.
J'ai suivi avec un tel plaisir les aventures de Martha Jane Cannary autrement dit Calamity Jane. Sa vie a été passionnante à souhait. Ce récit se base sur son autobiographie et notamment des lettres qu'elle a laissées à sa fille. Cette dernière n'a découverte son origine familiale que bien des années plus tard. J'avais encore en tête une Calamity Jane criminelle et un peu folle dingue. Bref, l'image caricaturale que nous montrait à tort un album de la série Lucky Luke.
Dans cette oeuvre intelligente et sensible, on va découvrir la vérité sur sa vie ainsi que les autres facettes de ce personnage mythique de la conquête de l'Ouest. Ainsi par exemple, au-delà d'un langage masculin grossier qu'on lui prêtait, elle a été une femme très courageuse et une aventurière hors du commun. Elle a été par exemple la première femme blanche à pénétrer dans le territoire sacré des Black Hills alors contrôlés par les Sioux. Elle a accompli de nombreuses missions périlleuses pour l'armée. Elle a véritablement participé à la légende de l'Ouest. On lui prête même une relation amoureuse avec le célèbre Wild Bill qui sera d'ailleurs assez développée dans le second tome. Bref, Jane est devenue presque une légende ...
Cependant et plus encore, on découvre une jeune femme mal dans sa peau et qui a la lourde charge de s'occuper de sa famille alors que les deux parents viennent de mourir brutalement à un an d'intervalle. On a alors du mal à imaginer qu'elle va devenir cette aventurière un peu amazone qui va franchir la frontière des moeurs. C'est tout le parcours de cette femme pas comme les autres qui nous est retracé !
Ce premier tome est réellement une belle réussite avec un graphisme spontané impeccable. Ce n'est pas pour rien qu'il a été primé à Angoulême. Il est vrai que les textes semblent être écrits à la main. La raison réside dans le fait de donner un caractère plus authentique à ce récit autobiographique.
Cette trilogie intimiste nous réserve certainement encore de bonnes surprises. Je confirme avec un excellent second tome dont certains passages sont réellement déchirants d'émotion. Le dernier tome sera d'ailleurs le plus bouleversant notamment l'épisode des retrouvailles avec sa fille qui reste le fil conducteur de cette oeuvre. Pour autant, les auteurs ont su rester réalistes sans s'égarer dans le roman à l'eau de rose ou du trop beau pour être vrai.
On se rend compte que la vie de Calamity est étroitement liée avec celle de l'histoire de la conquête de l'Ouest qui se fera aux dépends des populations indiennes. Il ne vous reste plus qu'à plonger dans ce voyage au temps du western ! Une des meilleures biographies pleine de sentiments et d'énergie enthousiasmante. A découvrir !
Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5
Voici une excellente BD historique qui a marqué un jalon important dans l'histoire de la bande dessinée adulte.
Le récit est agencé de façon très organique : les différents fils de la trame et son apparente non-linéarité font oublier qu'on est en face d'une construction narrative ; bien au contraire, on a vraiment l'impression d'avoir tout un petit monde qui vit sous nos yeux. Les passions sont exacerbées, les êtres sont infâmes ou magnifiques, les répliques sont cinglantes, bref on se régale.
Le dessin de Juillard est une référence en ligne claire historique... et en général. J'aurais un seul petit reproche sur sa façon de dessiner les yeux : presque toujours en amande, et avec un petit point pour la pupille qui donne à tous ses personnages un regard un peu étrange. À part cette remarque minime, c'est tout simplement le trait juste, le modèle. C'est tellement parfait qu'on en viendrait presque à oublier ses qualités. Mais quand on passe à un autre dessinateur (par exemple dans une des innombrables séries dérivées), on se rend compte à quel point cette élégance graphique et cette science de la composition nous manquent.
Cela faisait quelques années que je n'avais pas relu cette série pour une n-ième fois et, comme toujours en de telles occasions, je craignais une déception. Il n'en fut rien... en tout cas presque jusqu'à la fin. J'ai dévoré une nouvelle fois les six premiers tomes avec une crédulité délectable. Malheureusement, dans le dernier tome, j'ai eu un peu du mal à me convaincre des motivations des personnages, du fait qu'ils ne sachent pas et devinent pas ce qu'ils ne sont censés ni savoir ni deviner. C'est dommage car cette série si excitante aurait vraiment mérité une fin en apothéose.
À cause de cette fin un peu en-dessous, j'avais envisagé de ne mettre 4 étoiles à cette série, mais cela ne lui rendrait pas du tout justice, notamment quand on prend en compte son aspect précurseur qui lui a valu de marquer toute une génération de lecteur et d'auteurs !
Gé-nial ! :)
Je me suis littéralement fendu la poire !
Les gags sont très drôles et le sentiment de vécu est très bien transposé.
J'ai, dès les premières pages, éprouvé beaucoup de sympathie pour notre héros, qui n'est autre que l'auteur lui-même. En effet, je partage quelques points communs avec lui, comme le fait de ne pas écouter ce qu'on me dit (parfois même les réponses aux questions que je pose moi-même ! :8 ), et, auparavant, je manquais aussi de confiance en moi...
Lisez les avis ci-dessous, on peut presque tous se retrouver un tant soit peu en lui!
Bref, notre personnage principal est attachant, car il est authentique. Il nous raconte des épisodes de sa vie au cours desquels sa timidité excessive et son introversion l'ont tourné en ridicule ou copieusement désservi. Il prend suffisamment de recul par rapport à ces situations pour les rendre très drôles.
Certaines cases m'ont vraiment fait m'esclaffer, et j'ai même failli me faire remarquer à la bibliothèque.
Fabcaro a un talent particulier pour mettre très facilement en image certains traits de caractère. Je pense notamment à la série de cases où il explique qu'il s'adapte à son interlocuteur en s'identifiant à lui, en reprenant son champ lexical. Dans ces cases, Fabcaro apparait en effet transfiguré, déguisé en son interlocuteur. J'ai trouvé ça excellent! :)
Graphiquement, je suis friand de ce type de noir et blanc clair, net, précis et efficace. C'est jeune, c'est frais, c'est parfaitement lisible et très agréable à lire.
J'incite les autres membres à découvrir ce petit ouvrage sans prétention, franchement, il mérite plus que 5 avis.
(150)
Tout d'abord, respect au dessinateur Ruizgé. Ce que j'ai lu là est graphiquement d'une qualité rare.
Ensuite, bravo à la scénariste qui signe ici la série que je préfère de ce qu'elle a produit ! Une uchronie à mon sens génialement imaginée ; et si ce n'étaient pas les Européens qui envahissaient l'Amérique du Sud, mais les Indiens d'Amérique du Sud qui bien plus tôt débarquaient en Europe... Elle a pu dépeindre le choc des cultures avec brio dans une épopée riche et intelligente.
Cette uchronie m'a rappelé une pensée de Claude Lévy-Strauss dans "Histoire de Lynx", qui en substance disait qu'au lieu de l'immense gâchis perpétré par les émissaires de la péninsule ibérique, il était bien dommage que les peuples de l'Amérique du Sud et de l'Europe ne se soient pas rencontrés à l'époque de la Grèce Ancienne, où le degré de civilisation était à peu près le même, et où les échanges de cultures auraient été profitables à tous, sans que chacun puisse prétendre à une quelconque supériorité militaire.
Revenant à la série, un réel coup de cœur en ce qui me concerne.
Un premier tome très réussi, une histoire fantastique teintée d’horreur signée Joe Hill qui n’est autre que le second enfant de Stephen King.
L’histoire démarre très vite, elle est captivante, bien rythmée, la psychologie des personnages est analysée finement, un livre qui m’est tombé des mains à la dernière page (168 pages).
Une mention spéciale pour la description des personnages criants de vérité dans leurs angoisses et peines.
Le dessin de Gabriel Rodriguez est très clair et joli, la mise en couleur très réussie.
Très bon comics.
Tome 2 et 3
Lors de mon premier post, j’avais l’intime conviction que Lock & Key avait un grand avenir.
Je ne me suis pas trompé. Lock & Key est une grande série de la même trempe que Fables.
Après lecture des tomes 2 et 3 je suis impressionné par la maîtrise du scénario, scénario truffé de rebondissements et de nouveautés, un chef d’œuvre.
Le dessin n’est pas en reste, on est proche de la perfection.
Un tome 2 grandiose : 5 étoiles, le tome 3 un cran légèrement en dessous, donc 4*.
Je n’hésite pas à remonter ma note à 5* après une telle satisfaction
Cette bd est culte, qu'on l'aime ou pas, c'est comme un film, elle a le statut de culte et personne ne peut plus rien n'y faire.
En même temps elle le mérite, et même si la lecture et parfois dure, la faute à un style un peu vieux, beaucoup de "voix off", des dessins eux aussi vieux et souvent sombres et un nombre de pages énorme.
C'est pour moi un monument de la BD, qui m'a fait réfléchir pendant toute la lecture à beaucoup de choses : un gouvernement totalitaire et fasciste, la suppression et la répréhension de la culture sous toutes ses formes, le résistant et ses actes qui font qu'on le condamne mais qu'on ne peut s’empêcher de l'apprécier.
Cette bd est à lire, et en entier afin, au minimum, de se faire un avis en tout connaissance de cause.
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Zorn & Dirna
Attention : chef d’œuvre :) Car il n’existe pas d’autre terme pour désigner ce que je peux considérer comme une série intégralement aboutie, de celles qui vous évadent réellement et vous emportent loin du quotidien caniculeux ou morose de notre belle région. Et Zorn et Dirna en fait intégralement partie. Pour une œuvre de « jeunesse » du prolifique JD Morvan, on ne peut que le féliciter que ce projet soit mené à terme et à BON terme de surcroit par une exploitation judicieuse de personnages torturés dans un monde où la mort n’existe plus mais pas le chagrin ni les regrets. Sans abuser des créatures propres aux récits d’Heroic Fantasy, Morvan réinvente ses propres règles autour de quatre personnages aux liens complexes mais foutrement humains. Il faut faire preuve de tolérance pour outrepasser les préjugés physiques au-delà de l’enveloppe charnelle dans une quête pour la liberté et le droit à la vie tout simplement. Alors bien sûr il y a du rythme, des doutes, de belles bagarres et beaucoup de scènes gores savamment illustrées à 4 mains par des auteurs que je ne connaissais pas. Il y a eu une attente également pour la parution complète de ces 6 chapitres épiques que j’ai connu sur le tard et eu la chance de lire d’une seule traite. Mais en contrepartie il n’y a eu aucune déception du départ à l’arrivée pour ce magnifique voyage prouvant à tous ceux qui en doutaient encore que l’on peut faire de très jolies contes pour adultes avec tout le doute, la noirceur et l’espoir que l’on peut ressentir dans un blockbuster calibré idéalement pour nous évader le temps d’une lecture qui sera renouvelé sans nul doute avec le même plaisir. Et rien que pour cela je ne peux que vous encourager à acquérir cette série définitivement culte à présent que tous les éléments sont réunis pour la proposer dans son intégralité…
Batman - Knightfall
(Je vous préviens d’emblée que l'histoire de cet arc est tellement dense, et mon avis tellement élogieux, que je risque d'oublier de vous parler de pas mal d’éléments qui font que cette histoire est géniale, je m'en excuse d'avance). Bon à vrai dire, pourquoi est-ce que je trouve que ce début d'histoire de Batman, est l'ultime comics (comprenez, la BD de super-héros que je cherche à lire depuis le relativement peu de temps que j'en lis et que je n'avais pas encore trouvée) ? Car, pour la première fois depuis que je lis des comics de super-héros, je trouve un comics qui 1) est un comic "fun", d'action, avec des bagarres contre plein de vilains (choses qui, j'ai l'impression que depuis F. Miller et son Dark Knight, se trouve de moins en moins) 2) un comics qui développe la psychologie des personnages. De plus, ce qui n'est absolument pas déplaisant, la série peut être lue par des néophytes (comme moi, même si maintenant, après avoir des souvenirs de la série animée de mon enfance, avoir vu 5 des films sortis sur le personnage et avoir lu 4 BDs de l'univers, je commence à m'y habituer à Gotham city). En effet, on peut lire cet arc sans prérequis (apparemment, il est conseillé d'avoir lu La Revanche de Bane et Un Deuil dans la famille pour pleinement apprécier cet arc, mais moi qui ne les ai pas lus, je m'en suis bien sorti -mais peut-être est-ce que je vais me laisser tenter après-). Finalement, peut-être que le plus dérangeant dans ce comics, ce serait de ne pas connaître tous les méchants. En effet, à côté des grosses pointures que sont le Joker, le Sphinx ou l’Épouvantail, il y en des moins connus, comme le Chapelier fou ou le Ventriloque (et c'est une excellente chose que de les voir ici, car je trouve ces méchants très charismatiques mais malheureusement sous exploités). Il est vrai qu'il y en a pas mal que je ne connaissais pas du tout (comme Cornélius Strik, Ciné Phil, Amygdale ou encore Firefly...), bon même si dans ce premier tome, ils ont des rôles importants, on en découvre suffisamment sur eux à la lecture de l'album pour que ça ne soit pas un problème. Ce qui m'a étonné par contre, c'est de ne pas voir de trace de super-vilains assez célèbres comme le Pingouin ou Mr. Freeze. En tout cas, qu'est-ce que c'est jouissif de voir tous ces super méchants se balader dans Gotham et organiser mauvais coups sur mauvais coups, en affaiblissant sans le savoir Batman. Batman est, au même titre que les vilains et les personnages secondaires (surtout Robin et Arzael), pas mal exploité psychologiquement. Il est affaibli, comme peut l'être, on l'imagine bien, un super-héros et en proie à de terribles dilemmes. Et Bane (qui n'est pas je trouve le méchant le plus mémorable et qui n'apparait pas si souvent que ça) en profite bien. Les médias et la psychologie sont des thèmes qui apparaissent aussi en filigrane dans tout l'album. Bon j'ai du mal à vous faire partager mon ressenti face au scénario, mais considérez cette histoire (pour l'instant) comme une œuvre forte, poignante, profonde, très intelligemment écrite... pour un comics de super-héros, c'est-à-dire qu'on y verra une personne qui rend la justice elle-même en tapant sur des dingos en costume flashy.... Flashy comme les couleurs. Je passe donc à la partie graphique de l'album. Passé le choc du premier chapitre (assez laid et peu maîtrisé, surtout dans les scènes d'actions), finalement au fur et à mesure de notre lecture (au fur et à mesure qu'on plonge dans l'histoire), on s'y fait, avec en fonction de chaque dessinateur, des dessins qui vont du médiocre (les chapitres de Jim Aparo), à vraiment bon mais un peu vieillot (ceux de Graham Nolan), le tout avec une colorisation aussi pas mal dépassée (je suis clément, on va dire que ça apporte un charme rétro). De toute manière, à part quelques rares exceptions, je trouve le dessin typé comics pas très joli (je trouve même le Dark Knight de Miller plus laid que cet album) Pour finir un petit mot sur l'édition. Certes Urban Comics font un super boulot avec une édition jolie et soignée, avec background de l'arc et couvertures originelles, etc... Mais pour des gros albums comme celui-ci, c'est hyper fragile, et ça c'est dommage. Bref pour moi, et même si je n'ai pas l'impression d'avoir été très clair dans mon avis, c'est la meilleure histoire de Batman que j'ai pu lire jusqu'à présent. Vivement la suite (prévue pour l'automne) et la relecture (après décantation dans mon esprit) qui va avec...
La Quête de l'Oiseau du Temps
Et voilà je l'ai enfin lu le chef d'oeuvre de la Fantasy. Je ne sais pas pourquoi j'étais persuadé de l'avoir lu il y plus de vingt ans, eh bien non. Je connaissais Pelisse et sa superbe plastique mais à part ça j'étais incapable de résumer cette superbe série et pour cause ! Comme certains j'ai profité de la sortie relativement récente de la dernière intégrale en date (qui est trés belle d'ailleurs) pour me lancer dans cette quête qui malgré son grand âge ne m'a pas du tout déçu. J'ai trouvé l'univers de cette histoire riche en détails, les personnages sont tous attachants et les décors (trés divers) sont superbes. Loisel est un dessinateur talenteux, heureusement pour cette série qui je pense n'aurait pas eu le même succés avec un autre. Que peut-on dire de "méchant" sur cette série culte si ce n'est que le début de l'histoire (les deux premiers tomes) est un peu languissant. Mais heureusement plus la quête avance plus le scénario devient intéressant, avec bien sûr une fin surprenante. Alors oui je ne peux que reconnaître que cette série fait partie de celles qui sont à mon avis indispensables à lire, alors je ne pouvait pas lui mettre une note inférieure à 5/5. Je vais quand même essayer d'attendre que la série "Avant la quête"soit terminée pour m'y plonger , c'est juste que j'attends toujours qu'une série soit finie pour la lire. Finalement je crois que cela ne sera pas possible car je vais de ce pas chez mon libraire acheter les trois tomes déjà parus.
Travis
L’une des meilleures séries que j’ai pu lire. Avec un scénario rythmé et constant, un découpage parfait et une mise en couleur informatisée sublime (beaucoup de couleurs vives). Travis est l’une des meilleures bandes dessinées qu’il existe. Le troisième cycle est aussi prenant que les deux premiers et les personnages que l’on suit depuis le début sont très charismatiques… ah… Vlad ! Le dessin quand à lui est superbe. Dynamique et bourré de détails, je le trouve simplement génial. "Travis" est réellement l’une des séries SF qu’il faut avoir ! Petite crainte: la machine à sous va elle détruire cette série en voulant trop exploiter le filon?
Martha Jane Cannary
C'est un véritable coup de coeur que voilà ! Je suis encore abasourdi par ma lecture. Vais-je m'en remettre ? Probablement ou pas... Cela fait parfois du bien de trouver une oeuvre de qualité. Il est vrai que cela se fait rare malgré la production actuelle qui n'est souvent pas très exigeante. J'ai suivi avec un tel plaisir les aventures de Martha Jane Cannary autrement dit Calamity Jane. Sa vie a été passionnante à souhait. Ce récit se base sur son autobiographie et notamment des lettres qu'elle a laissées à sa fille. Cette dernière n'a découverte son origine familiale que bien des années plus tard. J'avais encore en tête une Calamity Jane criminelle et un peu folle dingue. Bref, l'image caricaturale que nous montrait à tort un album de la série Lucky Luke. Dans cette oeuvre intelligente et sensible, on va découvrir la vérité sur sa vie ainsi que les autres facettes de ce personnage mythique de la conquête de l'Ouest. Ainsi par exemple, au-delà d'un langage masculin grossier qu'on lui prêtait, elle a été une femme très courageuse et une aventurière hors du commun. Elle a été par exemple la première femme blanche à pénétrer dans le territoire sacré des Black Hills alors contrôlés par les Sioux. Elle a accompli de nombreuses missions périlleuses pour l'armée. Elle a véritablement participé à la légende de l'Ouest. On lui prête même une relation amoureuse avec le célèbre Wild Bill qui sera d'ailleurs assez développée dans le second tome. Bref, Jane est devenue presque une légende ... Cependant et plus encore, on découvre une jeune femme mal dans sa peau et qui a la lourde charge de s'occuper de sa famille alors que les deux parents viennent de mourir brutalement à un an d'intervalle. On a alors du mal à imaginer qu'elle va devenir cette aventurière un peu amazone qui va franchir la frontière des moeurs. C'est tout le parcours de cette femme pas comme les autres qui nous est retracé ! Ce premier tome est réellement une belle réussite avec un graphisme spontané impeccable. Ce n'est pas pour rien qu'il a été primé à Angoulême. Il est vrai que les textes semblent être écrits à la main. La raison réside dans le fait de donner un caractère plus authentique à ce récit autobiographique. Cette trilogie intimiste nous réserve certainement encore de bonnes surprises. Je confirme avec un excellent second tome dont certains passages sont réellement déchirants d'émotion. Le dernier tome sera d'ailleurs le plus bouleversant notamment l'épisode des retrouvailles avec sa fille qui reste le fil conducteur de cette oeuvre. Pour autant, les auteurs ont su rester réalistes sans s'égarer dans le roman à l'eau de rose ou du trop beau pour être vrai. On se rend compte que la vie de Calamity est étroitement liée avec celle de l'histoire de la conquête de l'Ouest qui se fera aux dépends des populations indiennes. Il ne vous reste plus qu'à plonger dans ce voyage au temps du western ! Une des meilleures biographies pleine de sentiments et d'énergie enthousiasmante. A découvrir ! Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5
Les 7 vies de l'épervier
Voici une excellente BD historique qui a marqué un jalon important dans l'histoire de la bande dessinée adulte. Le récit est agencé de façon très organique : les différents fils de la trame et son apparente non-linéarité font oublier qu'on est en face d'une construction narrative ; bien au contraire, on a vraiment l'impression d'avoir tout un petit monde qui vit sous nos yeux. Les passions sont exacerbées, les êtres sont infâmes ou magnifiques, les répliques sont cinglantes, bref on se régale. Le dessin de Juillard est une référence en ligne claire historique... et en général. J'aurais un seul petit reproche sur sa façon de dessiner les yeux : presque toujours en amande, et avec un petit point pour la pupille qui donne à tous ses personnages un regard un peu étrange. À part cette remarque minime, c'est tout simplement le trait juste, le modèle. C'est tellement parfait qu'on en viendrait presque à oublier ses qualités. Mais quand on passe à un autre dessinateur (par exemple dans une des innombrables séries dérivées), on se rend compte à quel point cette élégance graphique et cette science de la composition nous manquent. Cela faisait quelques années que je n'avais pas relu cette série pour une n-ième fois et, comme toujours en de telles occasions, je craignais une déception. Il n'en fut rien... en tout cas presque jusqu'à la fin. J'ai dévoré une nouvelle fois les six premiers tomes avec une crédulité délectable. Malheureusement, dans le dernier tome, j'ai eu un peu du mal à me convaincre des motivations des personnages, du fait qu'ils ne sachent pas et devinent pas ce qu'ils ne sont censés ni savoir ni deviner. C'est dommage car cette série si excitante aurait vraiment mérité une fin en apothéose. À cause de cette fin un peu en-dessous, j'avais envisagé de ne mettre 4 étoiles à cette série, mais cela ne lui rendrait pas du tout justice, notamment quand on prend en compte son aspect précurseur qui lui a valu de marquer toute une génération de lecteur et d'auteurs !
Le Steak Haché de Damoclès (Steak it easy)
Gé-nial ! :) Je me suis littéralement fendu la poire ! Les gags sont très drôles et le sentiment de vécu est très bien transposé. J'ai, dès les premières pages, éprouvé beaucoup de sympathie pour notre héros, qui n'est autre que l'auteur lui-même. En effet, je partage quelques points communs avec lui, comme le fait de ne pas écouter ce qu'on me dit (parfois même les réponses aux questions que je pose moi-même ! :8 ), et, auparavant, je manquais aussi de confiance en moi... Lisez les avis ci-dessous, on peut presque tous se retrouver un tant soit peu en lui! Bref, notre personnage principal est attachant, car il est authentique. Il nous raconte des épisodes de sa vie au cours desquels sa timidité excessive et son introversion l'ont tourné en ridicule ou copieusement désservi. Il prend suffisamment de recul par rapport à ces situations pour les rendre très drôles. Certaines cases m'ont vraiment fait m'esclaffer, et j'ai même failli me faire remarquer à la bibliothèque. Fabcaro a un talent particulier pour mettre très facilement en image certains traits de caractère. Je pense notamment à la série de cases où il explique qu'il s'adapte à son interlocuteur en s'identifiant à lui, en reprenant son champ lexical. Dans ces cases, Fabcaro apparait en effet transfiguré, déguisé en son interlocuteur. J'ai trouvé ça excellent! :) Graphiquement, je suis friand de ce type de noir et blanc clair, net, précis et efficace. C'est jeune, c'est frais, c'est parfaitement lisible et très agréable à lire. J'incite les autres membres à découvrir ce petit ouvrage sans prétention, franchement, il mérite plus que 5 avis. (150)
Luxley
Tout d'abord, respect au dessinateur Ruizgé. Ce que j'ai lu là est graphiquement d'une qualité rare. Ensuite, bravo à la scénariste qui signe ici la série que je préfère de ce qu'elle a produit ! Une uchronie à mon sens génialement imaginée ; et si ce n'étaient pas les Européens qui envahissaient l'Amérique du Sud, mais les Indiens d'Amérique du Sud qui bien plus tôt débarquaient en Europe... Elle a pu dépeindre le choc des cultures avec brio dans une épopée riche et intelligente. Cette uchronie m'a rappelé une pensée de Claude Lévy-Strauss dans "Histoire de Lynx", qui en substance disait qu'au lieu de l'immense gâchis perpétré par les émissaires de la péninsule ibérique, il était bien dommage que les peuples de l'Amérique du Sud et de l'Europe ne se soient pas rencontrés à l'époque de la Grèce Ancienne, où le degré de civilisation était à peu près le même, et où les échanges de cultures auraient été profitables à tous, sans que chacun puisse prétendre à une quelconque supériorité militaire. Revenant à la série, un réel coup de cœur en ce qui me concerne.
Locke & Key
Un premier tome très réussi, une histoire fantastique teintée d’horreur signée Joe Hill qui n’est autre que le second enfant de Stephen King. L’histoire démarre très vite, elle est captivante, bien rythmée, la psychologie des personnages est analysée finement, un livre qui m’est tombé des mains à la dernière page (168 pages). Une mention spéciale pour la description des personnages criants de vérité dans leurs angoisses et peines. Le dessin de Gabriel Rodriguez est très clair et joli, la mise en couleur très réussie. Très bon comics. Tome 2 et 3 Lors de mon premier post, j’avais l’intime conviction que Lock & Key avait un grand avenir. Je ne me suis pas trompé. Lock & Key est une grande série de la même trempe que Fables. Après lecture des tomes 2 et 3 je suis impressionné par la maîtrise du scénario, scénario truffé de rebondissements et de nouveautés, un chef d’œuvre. Le dessin n’est pas en reste, on est proche de la perfection. Un tome 2 grandiose : 5 étoiles, le tome 3 un cran légèrement en dessous, donc 4*. Je n’hésite pas à remonter ma note à 5* après une telle satisfaction
V pour Vendetta
Cette bd est culte, qu'on l'aime ou pas, c'est comme un film, elle a le statut de culte et personne ne peut plus rien n'y faire. En même temps elle le mérite, et même si la lecture et parfois dure, la faute à un style un peu vieux, beaucoup de "voix off", des dessins eux aussi vieux et souvent sombres et un nombre de pages énorme. C'est pour moi un monument de la BD, qui m'a fait réfléchir pendant toute la lecture à beaucoup de choses : un gouvernement totalitaire et fasciste, la suppression et la répréhension de la culture sous toutes ses formes, le résistant et ses actes qui font qu'on le condamne mais qu'on ne peut s’empêcher de l'apprécier. Cette bd est à lire, et en entier afin, au minimum, de se faire un avis en tout connaissance de cause.