Possédant actuellement tout les tomes de one piece, je ne peux dire que d'autre manga de ce genre le surpasse.
One piece est de loin le meilleur manga a long terme que je connaisse, bien que parfois il peut paraître brouillon, je pense que cela fais aussi partit du manga et qu'il ne faut pas s'en plaindre.
L'histoire d'un jeune homme qui veux devenir le seigneur des pirates m'a semblé bien naïve lorsque j'ai découvert le manga, mais au fur et a mesure de l'histoire on se rend compte que l'on aurai pu deviner la suite ou au moin la supposée, je n'aime pas les choses trop brutes ou l'on annonce tout sans que par la suite rien ne change à ce qui était dit, dans one piece j'ai l'impressions d'être dans le flou et j'aime cela. :)
Je recommande fortement d'aller au moin lire les 5 premiers tomes pour pouvoir en juger.
Le mieu restant de se faire son propre avis sur la chose.
Histoire âpre et violente que ce roy des ribauds où le bras des basses besognes roturières du roi de France se retrouve en délicatesse quand suite à une vengeance personnelle il se retrouve à devoir se pourchasser lui même sur ordre de sa majesté.
Le dessin est spectaculaire, poisseux à souhait et jubilatoire pour la lecture. De plus, on en a pour son argent puisque le tome s'étale sur moult pages sans lasser. Les ambiances collent à la noirceur du scénario et les gueules médiévales défilent pour notre plus grand plaisir. La multiplication des pages permet en outre aux auteurs de complexifier les protagonistes, leurs relations et l'intrigue générale.
Enfin, l'ancrage historique est très bien ficelé, abordant des périodes moins fréquentées en BD de notre pays mais tout aussi intéressantes quand elles sont si bien traitées.
J'en redemande, et vite.
(Après lecture du tome 1, L'Art Invisible.)
Un ouvrage théorique en BD, sur la BD. Ça faisait un moment que je voyais cet opus très bien noté sur notre site marron préféré... et j'ai enfin sauté le pas, pour mon plus grand bonheur !
Chapitre 1 : l'auteur définit ce qu'est un comics, remonte aux origines très lointaines du comics, et enfin distingue comics (un art séquentiel) et cartoons (un style de dessin). Sans être le plus passionnant, ce chapitre est néanmoins indispensable. Son plus gros intérêt, pour moi, vient des exemples historiques, très pertinents et bien expliqués.
Chapitre 2 : il discute le degré de simplification et d'abstraction d'une image, et ce que ça implique comme effet produit sur le lecteur. Cela lui permet de classer les styles de dessin dans un grand triangle synthétique. Ce chapitre ne concerne pas seulement la BD mais tous les arts picturaux. Pour moi ça a été une vraie révélation. Vraiment, je ne verrai plus jamais les dessins comme avant...
Chapitre 3 : il discute le phénomène de « closure » et notamment les différents types de transition entre une case et la suivante, et comment ces types de transition sont pratiqués dans les grandes écoles de BD (américaine, européenne et japonaise). Absolument passionnant ! [P.S. : j'ai lu en anglais donc désolé si je ne sais pas comment certains termes sont traduits dans la version française.]
Chapitre 4 : sur la façon de rendre le déroulement du temps en BD, d'une case à l'autre, ou au sein d'une seule et même case. Là encore, les exemples sont juste géniaux.
Chapitre 5 : sur l'expressivité des formes et les symboles. Seul truc bizarre de ce chapitre, il traite d'une part le type d'expression rendue par le style de traits utilisé dans le dessin (p. 126 notamment), et d'autre part l'apparition d'un langage de symboles propre aux cartoons (gouttes de sueur, lignes d'odeur, etc.). Pour moi ce n'est pas évident que ce soit vraiment le même type de phénomène. Ceci dit, ce n'est pas grave, les deux sont intéressants.
Chapitre 6 : sur les types d'interaction possibles entre le dessin et le texte. Encore une fois, la classification est hyper bien vue et les exemples rendent la démonstration très claire.
Chapitre 7 : la décomposition de la création d'œuvre d'art en 6 « couches » me paraît intéressante, mais l'histoire sur l'évolution de divers artistes à leur découverte est peut-être un peu longue.
Chapitre 8 : ce chapitre sur les couleurs, en revanche, est un peu court.
Chapitre 9 : il s'agit d'un chapitre de conclusion, qui résume un peu tout.
Beaucoup de gens l'ont déjà dit, cet ouvrage est tout simplement incontournable si vous intéressez un peu à la BD en tant que forme d'expression. Plusieurs idées présentes dans cet ouvrage ont d'ores et déjà changé ma façon de voir les BD que je lis, et les exemples sont d'une pertinence telle que le propos, pourtant assez théorique, est tout à fait limpide. Un très grand bravo à l'auteur ! Et merci aux autres aviseurs pour m'avoir fait découvrir cet ouvrage exceptionnel !
Un album parfait ! :)
Comment ça faut que j'développe ??? Rien à rajouter.
Si ? Bon ok, ok... C'est juste du bonheur en barre, ou plutôt en pages. Enfin, pour ce qui concerne le lecteur... Car pour Robert Johnson ce fut tout autre chose. Un mot qui ne fait malheureusement pas partie de la gamme majeure...
Rien que l'objet pour commencer. Glénat nous gratifie d'un magnifique format à l'italienne, que j'affectionne tant. Papier de qualité, présentation soignée : c'est déjà un plaisir que d'avoir cet album en main.
Ensuite viennent nous sauter à la gueule les magnifiques planches en noir et blanc de Mezzo. C'est juste bluffant. J'avais eu la chance en ce début d'année de voir l'exposition de ces planches lors du Festival d'Angoulême, et j'avais déjà été subjugué par leur force. Moi qui étais déjà fan de son travail, je ne peux ici que m'incliner devant la qualité de son trait, de ses cadrages et des compositions, et de sa gestion des noirs. C'est d'une rare expressivité et d'une intensité qui rend hommage de la plus belle des façons à cette légende du blues. On est complètement plongé dans l'univers dur et impitoyable, surtout pour les noirs, de cette Amérique du début du XXe siècle, et l'on comprend aisément d'où le blues a pu tirer ses racines...
Un album envoûtant graphiquement, et parfaitement réglé au niveau de la narration. Pas un instant ne nous traverse l'idée de poser cet album... On le dévore d'un bout à l'autre, jusqu'à cette conclusion bien amenée qui rend tout simplement hommage à la légende qui s'est construite autour de Johnson.
Une perle dans un écrin de velours à ne surtout pas manquer.
Allez m'enfin ! Pour mon avis n° 600, je ne pouvais faire mieux que dire quelques mots sur le gars qui m'a fait le plus rire, pleurer de rire même, à chaque fois que j'ai lu une de ses histoires. Le grand, l'unique (superlatif élogieux au choix) Gaston Lagaffe.
En écrivant ces quelques mots et à leurs lectures, certains pourraient penser que je ne suis qu'un indécrottable nostalgique, que nenni braves gens ! Car vous savez quoi ? Et bien encore aujourd'hui lorsque j'ouvre un de ces albums je ris encore. Pas d'un rire gras et bête à de la bonne grosse blagounette, non un rire franc et massif comme on dit, à une avalanche de gags finalement beaucoup plus subtils qu'il n'y paraît de prime abord.
Culte, cultissime, je ne vais pas reprendre ici la galerie de personnages tous géniaux qui côtoient notre héros et qui par leur simple présence le magnifient encore un peu plus, mais je ne peux pas ne pas avoir une pensée émue pour la mouette et le chat.
Je m'arrête là, tout a été dit, et de fort belle façon. Plusieurs années après, Gaston reste un monument de la BD, un monument vivant qui fait encore rire.
Bravo Franquin ! Bravo Gaston !
Un manga qui devrait être culte, très suspense, des dessins magnifiques et une histoire passionnante: extrait:
"Les enseignements qui se font sans réelle douleur n'ont pas de réelle valeur. Ainsi, on ne peut rien obtenir sans faire de sacrifice. Mais une fois la peine surmontée et cette leçon apprise... Vous obtenez un coeur plus résistant que l'acier... Un coeur fullmetal." Hiromu Arakawa
L’auteur, Richard McGuire n’est pas à proprement parler un auteur de BD, mais plutôt un artiste touche-à-tout dans des domaines allant du design aux livres pour enfants, en passant par la musique ou le cinéma d’animation.
Avec « Ici », c’est un ballet époustouflant des habitants et des objets d'un lieu unique à travers les âges qui nous est proposé, nous renvoyant à notre propre insignifiance, et posant avec acuité la question de la mémoire, à l’échelle de l’individu ou de l’humanité entière. A travers les 300 pages de cet OVNI, passé, présent et futur se rejoignent et tapent la discute dans ce salon, personnage principal de cette histoire élaborée comme une symphonie ou une suite de collages dadaïstes. Les dialogues sont secondaires, se diluant tel un étrange bruit de fond dépourvu de logique, comme dans un rêve éveillé, mais font pourtant sens, interrogeant les clichés d’un passé lointain voire antédiluvien, d’un présent terre à terre ou d’un futur hypothétique. Par une superposition des temporalités, les images les plus inattendues virevoltent et s’entrechoquent, entre elles ou avec les textes, provoquant chez le lecteur un tournis métaphysique jubilatoire qui agit à la manière d’une drogue et fait qu’on ne peut plus lâcher l’objet. Parfois, on se surprend même, comme à la fête foraine, à s’esclaffer comme si l’on était à bord d’une machine à remonter le temps hors de contrôle, ou d’un bateau à bascule dont les freins auraient lâché.
A l’évidence, Richard McGuire est davantage un graphiste qu’un dessinateur. Personnages, objets et autres éléments du décor sont représentés avec des styles disparates, dépersonnalisés, comme pour en souligner le caractère évanescent. A certains moments, on est plus dans le crayonné, à d’autres carrément dans l’impressionnisme. Parfois, les dessins ressemblent à des photos retravaillées aux contours à peine visibles. Mais l’ensemble reste cohérent et agréable visuellement, le choix des couleurs pastels apporte une touche apaisante à cette frénésie narrative. Très clairement, si l’ouvrage a un pied dans la BD, l’autre se situe dans la pure création artistique.
« Ici » ne se lit pas. « Ici » se vit, telle une expérience sensorielle, et malgré l’immobilisme suggéré par le titre, nous emmène vraiment ailleurs, très très loin de notre ici rétréci. Avec cette production expérimentale, Gallimard a déniché rien de moins qu’un chef d’œuvre. A bon entendeur !
WWWWWWWWHHHHAaaaaaaaaaaaaah! !!!!! Sans doute la BD la plus drôle et la plus décoiffante que j'ai pu lire depuis une poignée d'années ! Nan mais franchement, j'en ai éclaté de rire derrière mon bureau à l'accueil de la médiathèque - je crois que c'est la première fois que ça m'arrive- !
J'avais découvert le Sieur Winshluss avec son terrifiant Pinocchio (Winshluss) qui m'avait plus qu'interpellé malgré quelques réserves graphiques. Là, pas spécialement inspiré par cette couverture peu attrayante de prime abord (ça me fait penser aux collections des années 70-80 "Tout l'univers" ou des choses du même acabit) j'ai fini par céder à la curiosité en retombant sur ledit album en librairie. Et bien m'en a pris !
Dès les premières pages on sent qu'on va attaquer du lourd et que l'auteur n'est pas là pour nous la jouer pisse froid. Ici pas de fausses promesses, Winshluss va la lui mettre profond ! Que ce soit la Genèse, l'ancien ou le nouveau Testament, jusqu'aux pratiques du catholicisme d'aujourd'hui, rien n'est épargné ! En ces temps où on y réfléchit à deux fois avant de sortir une vanne pourrie sur les religions de peur de finir éparpillé façon puzzle, Winshluss a frappé fort et renoue avec un humour irrévérencieux envers le dogme. Je savais bien qu'il manquait un plat un peu épicé au menu de mes lectures du moment ; sauf que là c'est pas du piment de lopette et qu'on voit rouge par tous les trous, un peu comme Jésus découvrant les "bienfaits" de la tequila frappée grâce aux précieux conseils de Gaby (l'archange, bien sûr).
Pour nous servir sa came Winshluss use de son trait caricatural si particulier et sait aller piocher moultes influences pour servir à bon escient son propos et ses idées. Que ce soit les fausses pages de pubs aux allures des années 60 ou une Madonne très gracieuse façon comics, il vise juste, renforce et assoit son propos par le biais de ses choix graphiques pour composer un album parfait.
S'il y a bien un domaine dans lequel je reste difficile, alors qu'il parait pourtant si simple, c'est bien l'humour. Et me faire marrer et éclater de rire, je crois que ce genre d'album se comptent sur les doigts de la main.
Alors bravo Môssieur Winshluss, longue vie et bonne continuation dans cette verve et ce trait si particulier qui font de vos albums une œuvre unique, du genre coup de pied au cul ou dans la fourmilière, dont je ne suis pas prêt de me lasser.
Sans aller jusqu'à donner un culte à cette BD, je dois bien dire que l'esprit y est !
J'ai rarement vu une telle adéquation entre le dessin et le propos, et il faut dire que c'est subtil : des dessins dans un style primitif pour illustrer des contes qui narrent l'origine des temps. Et pas n'importe où, mais dans les régions froides du Groenland aux temps anciens.
Cette BD a réveillé en moi bien des choses, notamment mon côté obsédé par l'Histoire, réelle ou fantasmé, mais également mon côté enfant qui écoute raconter une histoire.
Je sais désormais qu'il y a en chaque homme un besoin indéniable d'histoire, pratique millénaire et intrinsèque à notre nature humaine. L'être humain passe la majorité de son temps éveillé à inventer des histoires sur lui-même et le monde qui m'entoure. Et j'ai toujours été fasciné par une personne qui sait raconter une histoire. J'ai trouvé ici de quoi concilier ma nature humaine profonde et mes désirs.
Cette BD, pour moi, c'est cette plongée en enfance, quand ma mère me racontait une histoire le soir. C'est des mythes, des récits, des légendes dans lesquels on ne croit pas, mais qui existe le temps d'un instant, si on se prête au jeu. Les histoires sont à la base de l'humain, alors quand je retombe sur ce genre de BD qui me fait voyager et rêver comme un gosse, je me sens heureux comme jamais.
Et tout le reste est bon ! Le principe des histoires emboitées sans qu'on ne perde jamais le fil d'aucune, les dessins qui ajoutent une touche à l'ensemble, les petites piques d'humour qui parsèment les pages et allègent le contenu plutôt grave. Et je ne parle pas des dieux, que j'ai adoré, des représentations du monde ancien, ou les façons dont toutes les histoire s'entremêlent en permanence.
Oui, tout est appréciable, et j'ai été plongé dans ce monde sans aucune difficulté. C'est puissant, et pourtant simple. Des histoires comme on peut en entendre des centaines, partout dans le monde, de création du monde et des hommes, de luttes contre les géants et de mers infranchissables qu'on parcourt. Rien de neuf, mais toujours aussi excitant à suivre. Et ça, ça m'a plu.
Pour résumer simplement, c'est tout bonnement ce que j'apprécie en BD : un dessin au poil, une histoire (une ? Des dizaines oui !) excellentes et qui nous plongent immédiatement dans un autre univers (ou un autre temps), un album de qualité ... Je ne sais pas si je peux lister un défaut là maintenant. Attendez, j'avais dit que je mettais 4/5 ? Non, ça mérite un bon culte, effectivement. Je sens déjà en moi l'envie de relire, alors je met un point à cette critique et j'y retourne.
Dans les années 80, je lisais beaucoup plus assidument Fluide Glacial. Forcément entre Edika et Binet, il y avait toujours un récit de Philippe Foerster dérangeant, un truc auquel personne n’était vraiment ni habitué ni préparé à « subir ».
Un récit souvent répugnant et malsain dont on regrettait presque après coup d’avoir simplement osé la lire pour en garder des souvenirs à vocation cauchemardesque.
Et pourtant, numéro après numéro, les histoires macabres de Foerster devenaient celles que je souhaitais lire en premier, des petits trésors d’ingéniosité à nul pareil et dont la chute était souvent tout sauf prévisible à contrario des Tales from the Crypt dont la construction semble similaire.
Pourtant Foerster n’a rien d’un auteur de comics. Aux publications E.C. Comics il reprend bien souvent la trame en 8 pages maxi en posant une situation, un décor en quelques cases dans un univers qui n’appartient qu’à lui.
Ses influences seraient même plutôt européens avec une ambiance gothique, une ambiance issue des nouvelles d’Allan Edgar Poe ou de Lovecraft sans aucun plagiat.
Car les récits de Foerster sont également graphiques, graphiques dans l’exposition de corps mutilés, réutilisés à des fins choquantes entre le cinéma organique de Cronenberg ou de Carpenter. Difficile de ne pas avoir des hauts le cœur et parfois des sourires car au-delà d’un dessin absolument magnifique en noir et blanc, reproduisant le malaise par des ombres maîtrisées, des personnages filiformes et déformés et un cadrage inventif, Foerster le scénariste invente des histoires qui ne répondent à aucune logique si ce n’est celle de la trame principale. Il y a de la poésie, très peu de morale et tout le monde y prend pour son grade, enfants y compris.
Il n’y a aucun tabou dans les histoires macabres de Foerster, il se permet toutes les disgrâces possibles en évitant soigneusement le trash (finalement il y a peu de sang, peu de sexe), ce sont les histoires qui sont fortes et inédites puisque totalement issues de l’imagination débordante de l’auteur.
Cette jolie compilation portant le titre de son premier ouvrage réussit le pari en 48 histoires de montrer la diversité d’un auteur qui aura voué sa carrière au grotesque. Pas une histoire répétitive, pas une déception, il y a certes dans ces morceaux de choix certaines plus faibles que d’autres mais aucune déception à ressentir pour peu que l’on ait l’estomac bien accroché.
Lire les histoires de Foerster permet même d’en faire plus de 20 ans un certain exorcisme car on peut plus facilement les accepter et s’en régaler mais également se rendre compte qu’elles n’ont pas perdu le moindre impact et sont intemporelles de surcroît.
Ce livre est essentiel, culotté et tout simplement indispensable. Je reste tout simplement ébahi par le talent d’écriture unique et de ces histoires anthologiques !
J’espère qu’un éditeur fera l’honneur de produire tous ses autres travaux car on s’habituerait presque à tant de noirceur. Pour les amateurs du genre comme les nostalgiques, jetez également un œil sur « Le confesseur sauvage » paru en 2015 et démontrant s’il fallait encore s’en justifier que le talent graphique comme narratif de l’auteur sont loin d’être taris…. « We need more ! »
A réserver à un public curieux et averti !
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One Piece
Possédant actuellement tout les tomes de one piece, je ne peux dire que d'autre manga de ce genre le surpasse. One piece est de loin le meilleur manga a long terme que je connaisse, bien que parfois il peut paraître brouillon, je pense que cela fais aussi partit du manga et qu'il ne faut pas s'en plaindre. L'histoire d'un jeune homme qui veux devenir le seigneur des pirates m'a semblé bien naïve lorsque j'ai découvert le manga, mais au fur et a mesure de l'histoire on se rend compte que l'on aurai pu deviner la suite ou au moin la supposée, je n'aime pas les choses trop brutes ou l'on annonce tout sans que par la suite rien ne change à ce qui était dit, dans one piece j'ai l'impressions d'être dans le flou et j'aime cela. :) Je recommande fortement d'aller au moin lire les 5 premiers tomes pour pouvoir en juger. Le mieu restant de se faire son propre avis sur la chose.
Le Roy des Ribauds
Histoire âpre et violente que ce roy des ribauds où le bras des basses besognes roturières du roi de France se retrouve en délicatesse quand suite à une vengeance personnelle il se retrouve à devoir se pourchasser lui même sur ordre de sa majesté. Le dessin est spectaculaire, poisseux à souhait et jubilatoire pour la lecture. De plus, on en a pour son argent puisque le tome s'étale sur moult pages sans lasser. Les ambiances collent à la noirceur du scénario et les gueules médiévales défilent pour notre plus grand plaisir. La multiplication des pages permet en outre aux auteurs de complexifier les protagonistes, leurs relations et l'intrigue générale. Enfin, l'ancrage historique est très bien ficelé, abordant des périodes moins fréquentées en BD de notre pays mais tout aussi intéressantes quand elles sont si bien traitées. J'en redemande, et vite.
L'Art Invisible
(Après lecture du tome 1, L'Art Invisible.) Un ouvrage théorique en BD, sur la BD. Ça faisait un moment que je voyais cet opus très bien noté sur notre site marron préféré... et j'ai enfin sauté le pas, pour mon plus grand bonheur ! Chapitre 1 : l'auteur définit ce qu'est un comics, remonte aux origines très lointaines du comics, et enfin distingue comics (un art séquentiel) et cartoons (un style de dessin). Sans être le plus passionnant, ce chapitre est néanmoins indispensable. Son plus gros intérêt, pour moi, vient des exemples historiques, très pertinents et bien expliqués. Chapitre 2 : il discute le degré de simplification et d'abstraction d'une image, et ce que ça implique comme effet produit sur le lecteur. Cela lui permet de classer les styles de dessin dans un grand triangle synthétique. Ce chapitre ne concerne pas seulement la BD mais tous les arts picturaux. Pour moi ça a été une vraie révélation. Vraiment, je ne verrai plus jamais les dessins comme avant... Chapitre 3 : il discute le phénomène de « closure » et notamment les différents types de transition entre une case et la suivante, et comment ces types de transition sont pratiqués dans les grandes écoles de BD (américaine, européenne et japonaise). Absolument passionnant ! [P.S. : j'ai lu en anglais donc désolé si je ne sais pas comment certains termes sont traduits dans la version française.] Chapitre 4 : sur la façon de rendre le déroulement du temps en BD, d'une case à l'autre, ou au sein d'une seule et même case. Là encore, les exemples sont juste géniaux. Chapitre 5 : sur l'expressivité des formes et les symboles. Seul truc bizarre de ce chapitre, il traite d'une part le type d'expression rendue par le style de traits utilisé dans le dessin (p. 126 notamment), et d'autre part l'apparition d'un langage de symboles propre aux cartoons (gouttes de sueur, lignes d'odeur, etc.). Pour moi ce n'est pas évident que ce soit vraiment le même type de phénomène. Ceci dit, ce n'est pas grave, les deux sont intéressants. Chapitre 6 : sur les types d'interaction possibles entre le dessin et le texte. Encore une fois, la classification est hyper bien vue et les exemples rendent la démonstration très claire. Chapitre 7 : la décomposition de la création d'œuvre d'art en 6 « couches » me paraît intéressante, mais l'histoire sur l'évolution de divers artistes à leur découverte est peut-être un peu longue. Chapitre 8 : ce chapitre sur les couleurs, en revanche, est un peu court. Chapitre 9 : il s'agit d'un chapitre de conclusion, qui résume un peu tout. Beaucoup de gens l'ont déjà dit, cet ouvrage est tout simplement incontournable si vous intéressez un peu à la BD en tant que forme d'expression. Plusieurs idées présentes dans cet ouvrage ont d'ores et déjà changé ma façon de voir les BD que je lis, et les exemples sont d'une pertinence telle que le propos, pourtant assez théorique, est tout à fait limpide. Un très grand bravo à l'auteur ! Et merci aux autres aviseurs pour m'avoir fait découvrir cet ouvrage exceptionnel !
Love in Vain
Un album parfait ! :) Comment ça faut que j'développe ??? Rien à rajouter. Si ? Bon ok, ok... C'est juste du bonheur en barre, ou plutôt en pages. Enfin, pour ce qui concerne le lecteur... Car pour Robert Johnson ce fut tout autre chose. Un mot qui ne fait malheureusement pas partie de la gamme majeure... Rien que l'objet pour commencer. Glénat nous gratifie d'un magnifique format à l'italienne, que j'affectionne tant. Papier de qualité, présentation soignée : c'est déjà un plaisir que d'avoir cet album en main. Ensuite viennent nous sauter à la gueule les magnifiques planches en noir et blanc de Mezzo. C'est juste bluffant. J'avais eu la chance en ce début d'année de voir l'exposition de ces planches lors du Festival d'Angoulême, et j'avais déjà été subjugué par leur force. Moi qui étais déjà fan de son travail, je ne peux ici que m'incliner devant la qualité de son trait, de ses cadrages et des compositions, et de sa gestion des noirs. C'est d'une rare expressivité et d'une intensité qui rend hommage de la plus belle des façons à cette légende du blues. On est complètement plongé dans l'univers dur et impitoyable, surtout pour les noirs, de cette Amérique du début du XXe siècle, et l'on comprend aisément d'où le blues a pu tirer ses racines... Un album envoûtant graphiquement, et parfaitement réglé au niveau de la narration. Pas un instant ne nous traverse l'idée de poser cet album... On le dévore d'un bout à l'autre, jusqu'à cette conclusion bien amenée qui rend tout simplement hommage à la légende qui s'est construite autour de Johnson. Une perle dans un écrin de velours à ne surtout pas manquer.
Gaston Lagaffe
Allez m'enfin ! Pour mon avis n° 600, je ne pouvais faire mieux que dire quelques mots sur le gars qui m'a fait le plus rire, pleurer de rire même, à chaque fois que j'ai lu une de ses histoires. Le grand, l'unique (superlatif élogieux au choix) Gaston Lagaffe. En écrivant ces quelques mots et à leurs lectures, certains pourraient penser que je ne suis qu'un indécrottable nostalgique, que nenni braves gens ! Car vous savez quoi ? Et bien encore aujourd'hui lorsque j'ouvre un de ces albums je ris encore. Pas d'un rire gras et bête à de la bonne grosse blagounette, non un rire franc et massif comme on dit, à une avalanche de gags finalement beaucoup plus subtils qu'il n'y paraît de prime abord. Culte, cultissime, je ne vais pas reprendre ici la galerie de personnages tous géniaux qui côtoient notre héros et qui par leur simple présence le magnifient encore un peu plus, mais je ne peux pas ne pas avoir une pensée émue pour la mouette et le chat. Je m'arrête là, tout a été dit, et de fort belle façon. Plusieurs années après, Gaston reste un monument de la BD, un monument vivant qui fait encore rire. Bravo Franquin ! Bravo Gaston !
FullMetal Alchemist
Un manga qui devrait être culte, très suspense, des dessins magnifiques et une histoire passionnante: extrait: "Les enseignements qui se font sans réelle douleur n'ont pas de réelle valeur. Ainsi, on ne peut rien obtenir sans faire de sacrifice. Mais une fois la peine surmontée et cette leçon apprise... Vous obtenez un coeur plus résistant que l'acier... Un coeur fullmetal." Hiromu Arakawa
Ici
L’auteur, Richard McGuire n’est pas à proprement parler un auteur de BD, mais plutôt un artiste touche-à-tout dans des domaines allant du design aux livres pour enfants, en passant par la musique ou le cinéma d’animation. Avec « Ici », c’est un ballet époustouflant des habitants et des objets d'un lieu unique à travers les âges qui nous est proposé, nous renvoyant à notre propre insignifiance, et posant avec acuité la question de la mémoire, à l’échelle de l’individu ou de l’humanité entière. A travers les 300 pages de cet OVNI, passé, présent et futur se rejoignent et tapent la discute dans ce salon, personnage principal de cette histoire élaborée comme une symphonie ou une suite de collages dadaïstes. Les dialogues sont secondaires, se diluant tel un étrange bruit de fond dépourvu de logique, comme dans un rêve éveillé, mais font pourtant sens, interrogeant les clichés d’un passé lointain voire antédiluvien, d’un présent terre à terre ou d’un futur hypothétique. Par une superposition des temporalités, les images les plus inattendues virevoltent et s’entrechoquent, entre elles ou avec les textes, provoquant chez le lecteur un tournis métaphysique jubilatoire qui agit à la manière d’une drogue et fait qu’on ne peut plus lâcher l’objet. Parfois, on se surprend même, comme à la fête foraine, à s’esclaffer comme si l’on était à bord d’une machine à remonter le temps hors de contrôle, ou d’un bateau à bascule dont les freins auraient lâché. A l’évidence, Richard McGuire est davantage un graphiste qu’un dessinateur. Personnages, objets et autres éléments du décor sont représentés avec des styles disparates, dépersonnalisés, comme pour en souligner le caractère évanescent. A certains moments, on est plus dans le crayonné, à d’autres carrément dans l’impressionnisme. Parfois, les dessins ressemblent à des photos retravaillées aux contours à peine visibles. Mais l’ensemble reste cohérent et agréable visuellement, le choix des couleurs pastels apporte une touche apaisante à cette frénésie narrative. Très clairement, si l’ouvrage a un pied dans la BD, l’autre se situe dans la pure création artistique. « Ici » ne se lit pas. « Ici » se vit, telle une expérience sensorielle, et malgré l’immobilisme suggéré par le titre, nous emmène vraiment ailleurs, très très loin de notre ici rétréci. Avec cette production expérimentale, Gallimard a déniché rien de moins qu’un chef d’œuvre. A bon entendeur !
In God We Trust
WWWWWWWWHHHHAaaaaaaaaaaaaah! !!!!! Sans doute la BD la plus drôle et la plus décoiffante que j'ai pu lire depuis une poignée d'années ! Nan mais franchement, j'en ai éclaté de rire derrière mon bureau à l'accueil de la médiathèque - je crois que c'est la première fois que ça m'arrive- ! J'avais découvert le Sieur Winshluss avec son terrifiant Pinocchio (Winshluss) qui m'avait plus qu'interpellé malgré quelques réserves graphiques. Là, pas spécialement inspiré par cette couverture peu attrayante de prime abord (ça me fait penser aux collections des années 70-80 "Tout l'univers" ou des choses du même acabit) j'ai fini par céder à la curiosité en retombant sur ledit album en librairie. Et bien m'en a pris ! Dès les premières pages on sent qu'on va attaquer du lourd et que l'auteur n'est pas là pour nous la jouer pisse froid. Ici pas de fausses promesses, Winshluss va la lui mettre profond ! Que ce soit la Genèse, l'ancien ou le nouveau Testament, jusqu'aux pratiques du catholicisme d'aujourd'hui, rien n'est épargné ! En ces temps où on y réfléchit à deux fois avant de sortir une vanne pourrie sur les religions de peur de finir éparpillé façon puzzle, Winshluss a frappé fort et renoue avec un humour irrévérencieux envers le dogme. Je savais bien qu'il manquait un plat un peu épicé au menu de mes lectures du moment ; sauf que là c'est pas du piment de lopette et qu'on voit rouge par tous les trous, un peu comme Jésus découvrant les "bienfaits" de la tequila frappée grâce aux précieux conseils de Gaby (l'archange, bien sûr). Pour nous servir sa came Winshluss use de son trait caricatural si particulier et sait aller piocher moultes influences pour servir à bon escient son propos et ses idées. Que ce soit les fausses pages de pubs aux allures des années 60 ou une Madonne très gracieuse façon comics, il vise juste, renforce et assoit son propos par le biais de ses choix graphiques pour composer un album parfait. S'il y a bien un domaine dans lequel je reste difficile, alors qu'il parait pourtant si simple, c'est bien l'humour. Et me faire marrer et éclater de rire, je crois que ce genre d'album se comptent sur les doigts de la main. Alors bravo Môssieur Winshluss, longue vie et bonne continuation dans cette verve et ce trait si particulier qui font de vos albums une œuvre unique, du genre coup de pied au cul ou dans la fourmilière, dont je ne suis pas prêt de me lasser.
L'Encyclopédie des débuts de la Terre
Sans aller jusqu'à donner un culte à cette BD, je dois bien dire que l'esprit y est ! J'ai rarement vu une telle adéquation entre le dessin et le propos, et il faut dire que c'est subtil : des dessins dans un style primitif pour illustrer des contes qui narrent l'origine des temps. Et pas n'importe où, mais dans les régions froides du Groenland aux temps anciens. Cette BD a réveillé en moi bien des choses, notamment mon côté obsédé par l'Histoire, réelle ou fantasmé, mais également mon côté enfant qui écoute raconter une histoire. Je sais désormais qu'il y a en chaque homme un besoin indéniable d'histoire, pratique millénaire et intrinsèque à notre nature humaine. L'être humain passe la majorité de son temps éveillé à inventer des histoires sur lui-même et le monde qui m'entoure. Et j'ai toujours été fasciné par une personne qui sait raconter une histoire. J'ai trouvé ici de quoi concilier ma nature humaine profonde et mes désirs. Cette BD, pour moi, c'est cette plongée en enfance, quand ma mère me racontait une histoire le soir. C'est des mythes, des récits, des légendes dans lesquels on ne croit pas, mais qui existe le temps d'un instant, si on se prête au jeu. Les histoires sont à la base de l'humain, alors quand je retombe sur ce genre de BD qui me fait voyager et rêver comme un gosse, je me sens heureux comme jamais. Et tout le reste est bon ! Le principe des histoires emboitées sans qu'on ne perde jamais le fil d'aucune, les dessins qui ajoutent une touche à l'ensemble, les petites piques d'humour qui parsèment les pages et allègent le contenu plutôt grave. Et je ne parle pas des dieux, que j'ai adoré, des représentations du monde ancien, ou les façons dont toutes les histoire s'entremêlent en permanence. Oui, tout est appréciable, et j'ai été plongé dans ce monde sans aucune difficulté. C'est puissant, et pourtant simple. Des histoires comme on peut en entendre des centaines, partout dans le monde, de création du monde et des hommes, de luttes contre les géants et de mers infranchissables qu'on parcourt. Rien de neuf, mais toujours aussi excitant à suivre. Et ça, ça m'a plu. Pour résumer simplement, c'est tout bonnement ce que j'apprécie en BD : un dessin au poil, une histoire (une ? Des dizaines oui !) excellentes et qui nous plongent immédiatement dans un autre univers (ou un autre temps), un album de qualité ... Je ne sais pas si je peux lister un défaut là maintenant. Attendez, j'avais dit que je mettais 4/5 ? Non, ça mérite un bon culte, effectivement. Je sens déjà en moi l'envie de relire, alors je met un point à cette critique et j'y retourne.
Certains l'aiment noir - L'Intégrale
Dans les années 80, je lisais beaucoup plus assidument Fluide Glacial. Forcément entre Edika et Binet, il y avait toujours un récit de Philippe Foerster dérangeant, un truc auquel personne n’était vraiment ni habitué ni préparé à « subir ». Un récit souvent répugnant et malsain dont on regrettait presque après coup d’avoir simplement osé la lire pour en garder des souvenirs à vocation cauchemardesque. Et pourtant, numéro après numéro, les histoires macabres de Foerster devenaient celles que je souhaitais lire en premier, des petits trésors d’ingéniosité à nul pareil et dont la chute était souvent tout sauf prévisible à contrario des Tales from the Crypt dont la construction semble similaire. Pourtant Foerster n’a rien d’un auteur de comics. Aux publications E.C. Comics il reprend bien souvent la trame en 8 pages maxi en posant une situation, un décor en quelques cases dans un univers qui n’appartient qu’à lui. Ses influences seraient même plutôt européens avec une ambiance gothique, une ambiance issue des nouvelles d’Allan Edgar Poe ou de Lovecraft sans aucun plagiat. Car les récits de Foerster sont également graphiques, graphiques dans l’exposition de corps mutilés, réutilisés à des fins choquantes entre le cinéma organique de Cronenberg ou de Carpenter. Difficile de ne pas avoir des hauts le cœur et parfois des sourires car au-delà d’un dessin absolument magnifique en noir et blanc, reproduisant le malaise par des ombres maîtrisées, des personnages filiformes et déformés et un cadrage inventif, Foerster le scénariste invente des histoires qui ne répondent à aucune logique si ce n’est celle de la trame principale. Il y a de la poésie, très peu de morale et tout le monde y prend pour son grade, enfants y compris. Il n’y a aucun tabou dans les histoires macabres de Foerster, il se permet toutes les disgrâces possibles en évitant soigneusement le trash (finalement il y a peu de sang, peu de sexe), ce sont les histoires qui sont fortes et inédites puisque totalement issues de l’imagination débordante de l’auteur. Cette jolie compilation portant le titre de son premier ouvrage réussit le pari en 48 histoires de montrer la diversité d’un auteur qui aura voué sa carrière au grotesque. Pas une histoire répétitive, pas une déception, il y a certes dans ces morceaux de choix certaines plus faibles que d’autres mais aucune déception à ressentir pour peu que l’on ait l’estomac bien accroché. Lire les histoires de Foerster permet même d’en faire plus de 20 ans un certain exorcisme car on peut plus facilement les accepter et s’en régaler mais également se rendre compte qu’elles n’ont pas perdu le moindre impact et sont intemporelles de surcroît. Ce livre est essentiel, culotté et tout simplement indispensable. Je reste tout simplement ébahi par le talent d’écriture unique et de ces histoires anthologiques ! J’espère qu’un éditeur fera l’honneur de produire tous ses autres travaux car on s’habituerait presque à tant de noirceur. Pour les amateurs du genre comme les nostalgiques, jetez également un œil sur « Le confesseur sauvage » paru en 2015 et démontrant s’il fallait encore s’en justifier que le talent graphique comme narratif de l’auteur sont loin d’être taris…. « We need more ! » A réserver à un public curieux et averti !