Jodorowsky décidément aussi à l'aise dans le western que la SF nous offre une fois de plus une série d'une grande qualité peuplée de personnages tous plus charismatiques les uns que les autres. La série conserve son excellent niveau d'un cycle à l'autre et tous sont d'un intérêt égal.
Je recommande chaudement l'achat de cette bd même à ceux qui ne supportent pas les oeuvres de science-fiction de Jodorowsky, le style est ici très différent et cela pourrait tout à fait leur plaire.
Série brillante qui regorge de pépites. Des albums tels que Au-delà des ombres, Le mal bleu, le maître des montagnes, Kriss de Valnor et tout le cycle de Qa sont de véritables merveilles. Même si c'est inégal pas un album n'est mauvais (Même si Le royaume sous le sable est assez raté il faut bien l'avouer). Kriss de Valnor est un personnage qui restera dans l'histoire de la bd, impitoyable, sexy, cruelle et en même temps si fragile. Contrairement à Largo Winch ou XIII Van Hamme a su ici s'arrêter à temps et a pu ainsi éviter de faire sombrer sa série dans la médiocrité.
Une nouvelle fois une superbe série de Jodorowsky qui est décidement capable de passer d'un genre à un autre avec toujours autant de brio. Le premier tome est particulièrement génial même si les autres restent de haut niveau. Y a que Jodorowsky qui est capable de nous raconter l'histoire d'un bébé avec une queue de chien recueilli par un nain prostitué travesti. Et ça marche. Ce personnage du nain m'a d'ailleurs beaucoup touché. Pour une fois le destin christique du héros et les délires spirituels de Jodorowsky sont mieux intégrés que d'habitude et semblent moins arriver comme un cheveu sur la soupe étant donné que l'on est mis dans le bain dès les premières page (Juan Solo=prophète qui se sacrifie) et que la suite est un flashback, cette construction est plutôt judicieuse (on ne pourra pas reprocher cette fois-ci à Jodo de ne pas s'avoir où il va et de saboter sa série).
L'incal est et restera un monument de la bande-dessinée. Le scénario est particulièrement virtuose même quand il part dans les délires propre à Jodorowsky (la fin en particulier). Moebius n'est pas le dessinateur que je préfère même si j'admire son sens de la géométrie et son architecture. Le seul défaut reste les couleurs un peu dépassées qui font très comics de super héros. Hélas la recoloration par infographie est une catastrophe affadissante, je préfère autant la couleur originale dont on s'habitue au bout d'une dizaine de pages.
Chef d'oeuvre de l'Héroic-fantasy et de la bd tout simplement. Le scénario est brillant et le dessin ne cesse de s'améliorer au fil des albums jusqu'à devenir sublime dans les deux derniers. Seul regret: les couleurs un peu défraîchies du premier album, une ressortie avec une nouvelle coloration serait judicieuse.
Tous les personnages sont réussis et certains sont franchement fascinants (le rige et Mara la princesse sorcière en tête). Le tome 4 est le meilleur et clôt magistralement cette saga magique qui me hantera à jamais.
Chef d'oeuvre ultime de Jodorowsky mon scénariste préféré c'est également son oeuvre que je trouve la mieux illustrée tant le dessin de Gimenez est un véritable plaisir pour les yeux (je suis moins fan de Moebius et des couleurs de L'incal). La couverture du sixième album, Dona Vincenza l'aieule, est juste sublime. Une planche merveilleuse: l'arrivée d'Honorata la trisaïeule chez Othon avec son voile qui se soulève peu peu laissant découvrir son corps sublime, c'est l'apogée du talent de Gimenez ce n'est pas de l'érotisme facile mais un réel choc esthétique.
J'adore particulièrement les 4 premiers tomes, tout en admirant l'ensemble de la série. Bien sûr il faut adhérer à certains délires de Jodorowsky pour pouvoir l'apprécier pleinement (le suprapoux dans le dernier album par exemple) et ne pas être gêné par la surenchère (chaque guerrier devenant de plus en plus puissant de génération en génération, forcément au bout d'un moment ça devient n'importe quoi).
J'ai particulièrement adhéré à l'hommage à Dune (les nones putes, la substance convoitée du premier tome) qui est mon roman de SF préféré. ça s'inscrit parfaitement dans l'univers que crée Jodorowsky et ne vient pas là comme un cheveux sur la soupe.
Contrairement à beaucoup d'autres les dialogues entre les deux robots m'ont beaucoup plût et apportent une touche d'humour nécessaire pour apprécier pleinement cette tragédie grecque. Ces robots jouent finalement le rôle du choeur antique et permette un peu de distance pour éviter l'étouffement du lecteur.
C'est avec cette oeuvre que j'ai découvert jodo et son univers si particulier et elle reste celle qui m'a le plus marquée même si j'adhère à l'ensemble de son travail. Pour cette raison La caste gardera toujours une place à part dans mon coeur de bdphile. C'est grâce à La caste des méta-barons que j'ai compris que la bande-dessinée était un art.
Quelle formidable adaptation ! Je ne connaissais pas le roman de Jean Teulé avant de lire la BD mais j'ai fait le chemin inverse et je l'ai lu après. Et à part peut-être une ou deux scènes, on retrouve dans la BD point par point tous les chapitres du roman. Guérineau a su rendre à la perfection tout l'humour de Jean Teulé en en ajoutant même par ses fantaisies dans le dessin (changements de styles, références à d'autres BD comme Lucky Luke,...).
Arriver à nous faire sourire et même rire (j'adore la façon qu'a Charly 9 de se cacher !) avec une aussi sombre période de l'histoire de France, il faut le faire et ils le font magnifiquement bien. Chapeau bas messieurs Teulé et Guérineau !
Je ne connais pas assez l'histoire de France pour savoir quelle est la part de vérité, mais que ce pays ait pu être gouverné par un tel dérangé, ça fait peur...
On apprend plein de choses par les petites anecdotes qui fourmillent dans le récit (l'origine du poisson d'avril, du muguet du 1er mai,...). S'instruire tout en s'amusant, que demander de plus ?
Le dessin est très beau et les couleurs changeantes suivant les chapitres retransmettent bien l'ambiance.
J'ai hésité entre le "Franchement bien" et le "Culte", mais vu que je la relirai avec beaucoup de plaisir j'ai finalement opté pour le 5/5.
En bref, une BD amusante, instructive, passionnante que je vous recommande chaudement !
J'ai adoré Le Chat du kimono et Tea Party. C'est donc avec beaucoup d'attentes que je me suis lancé dans la lecture de ce troisième opus. Et le moins que je puisse dire, c'est que je n'ai pas été déçu.
It's not a piece of cake débute dans la continuité du volume précédent à savoir par un nouveau match culinaire entre deux lords anglais. On retrouve d'ailleurs avec plaisir Alice Barnes et Victor Neville, les deux héros de Tea Party. Autant dire qu'on a plus qu'une impression de déjà-vu.
Et bien non ! Nancy Pena évite la tentation (ou le piège) du « remake » en nous proposant un nouveau récit plein de surprises. En effet, sans être occulter, le match culinaire passe au second plan et l'auteur développe le passé de la famille Neville et les relations entre Victor et son frère Percy. Et ça marche à fond. L'intrigue et les personnages gagnent en substance et l'intérêt de la série est littéralement relancé. Le scénario, plus dense et complexe que dans tomes précédents, est passionnant. L'auteure, tout en gardant l'univers de la série, fait évoluer son récit vers l'enquête policière. Du coup, le ton est plus grave, plus pesant mais Nancy Pena n'abandonne pas son humour si particulier.
Les dessins gagnent encore en finesse et en audace. Le rendu graphique est une fois de plus magnifique et original.
It's not a piece of cake est pour moi le volume le plus réussi de cette série de très grande qualité.
Un très grand bravo à l'auteure et vivement la suite !
J’avais lu cet album il y a pas mal de temps, et je viens de l’acheter, et donc de le relire, avec un grand plaisir. D’abord pour me remémorer ce couple et particulièrement cette dame, qui nourrissaient le zapping de leurs saillies drolatiques : je me rappelle à l’époque avoir souvent hésité entre me scandaliser et rire des agissements de ce couple haut en couleurs. J’optais souvent pour le rire.
Cette suite d’historiettes d’une page chacune est une charge assez violente de Luz contre les agissements des Mégret à Vitrolles, une des premières villes gérées par le FN. C’est outrancier, caricatural (même si parfois Luz n’a pas eu besoin de forcer le trait), et totalement jouissif. On imagine aisément – ce que la préface rappelle, que les Mégret n’aient pas apprécié, et que leur sens de l’humour n’était pas assez développé pour accepter cette caricature. Il y eut procès, perdu par les Mégret, et donc le droit de Guignol a été (r)établi.
On pourrait craindre, les années ayant passé, que cet album perde de son côté corrosif. Que, les références ayant disparu avec la mémoire, le rire s’estompe. Et bien que nenni ! Même si les frasques ubuesques et moyennement démocratiques du couple Mégret vous sont inconnues, vous trouverez néanmoins dans cet album de quoi agiter vos zygomatiques ! C’est en effet vraiment très drôle.
Si vous aimez l’humour noir, la caricature politique à charge, et que vous n’êtes pas un nostalgique du troisième Reich dépourvu d’humour, vous pouvez sans hésitation acheter ce livre, dont la lecture est fortement recommandée ! C'est clairement l'un des meilleurs albums de cette collection Bichromie, publiant les auteurs de Charlie Hebdo. Et aussi l'une des plus belles réussites de Luz !
La lecture du cinquième et avant dernier opus de la série a été un vrai déclic en ce qui me concerne.
J'avais il est vrai été enchantée par le premier tome lors de sa sortie, mais le rythme de sortie des suivants, ma mémoire défaillante et l'arrivée laborieuse du quatrième tome avaient eu un peu raison de ma compréhension du récit et de tous les fils tissés au fil des pages des précédents volumes. Heureusement, ce cinquième tome qui nous plonge dans le passé offre un réel éclairage sur toutes les clés du récit qui avaient été semées ici et là. Rendell (père) Locke et sa bande de potes, la transformation de Dodge, la dissimulation des clés, et même plus loin encore, au point de départ de tout ça : tout prend son sens et tout se remet enfin dans l'ordre ici.
C'est donc avec un réel plaisir que j'ai tout repris du début et, contrairement à ma première lecture, tout resitué dans son contexte et sa réalité. Et c'est vraiment maintenant que je prends la vraie mesure des énormes qualités de cette série.
Graphiquement c'est du tout bon également et cette deuxième lecture m'a permis de voir tout un tas de choses qui m'avaient échappé au départ (petits détails en rapport avec des aspects du récit pas encore développés à ce stade de l'histoire ou simples touches d'humour des auteurs).
Cette seconde lecture m'a vraiment ouvert les yeux à la fois sur le scénario et sur le dessin.
Franchement culte, le T6 qui conclut la série est grandiose (avec un joli clin d'oeil à papa King en passant), vivement la prochaine production Hill/Rodriguez !
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Jodorowsky décidément aussi à l'aise dans le western que la SF nous offre une fois de plus une série d'une grande qualité peuplée de personnages tous plus charismatiques les uns que les autres. La série conserve son excellent niveau d'un cycle à l'autre et tous sont d'un intérêt égal. Je recommande chaudement l'achat de cette bd même à ceux qui ne supportent pas les oeuvres de science-fiction de Jodorowsky, le style est ici très différent et cela pourrait tout à fait leur plaire.
Thorgal
Série brillante qui regorge de pépites. Des albums tels que Au-delà des ombres, Le mal bleu, le maître des montagnes, Kriss de Valnor et tout le cycle de Qa sont de véritables merveilles. Même si c'est inégal pas un album n'est mauvais (Même si Le royaume sous le sable est assez raté il faut bien l'avouer). Kriss de Valnor est un personnage qui restera dans l'histoire de la bd, impitoyable, sexy, cruelle et en même temps si fragile. Contrairement à Largo Winch ou XIII Van Hamme a su ici s'arrêter à temps et a pu ainsi éviter de faire sombrer sa série dans la médiocrité.
Juan Solo
Une nouvelle fois une superbe série de Jodorowsky qui est décidement capable de passer d'un genre à un autre avec toujours autant de brio. Le premier tome est particulièrement génial même si les autres restent de haut niveau. Y a que Jodorowsky qui est capable de nous raconter l'histoire d'un bébé avec une queue de chien recueilli par un nain prostitué travesti. Et ça marche. Ce personnage du nain m'a d'ailleurs beaucoup touché. Pour une fois le destin christique du héros et les délires spirituels de Jodorowsky sont mieux intégrés que d'habitude et semblent moins arriver comme un cheveu sur la soupe étant donné que l'on est mis dans le bain dès les premières page (Juan Solo=prophète qui se sacrifie) et que la suite est un flashback, cette construction est plutôt judicieuse (on ne pourra pas reprocher cette fois-ci à Jodo de ne pas s'avoir où il va et de saboter sa série).
L'Incal
L'incal est et restera un monument de la bande-dessinée. Le scénario est particulièrement virtuose même quand il part dans les délires propre à Jodorowsky (la fin en particulier). Moebius n'est pas le dessinateur que je préfère même si j'admire son sens de la géométrie et son architecture. Le seul défaut reste les couleurs un peu dépassées qui font très comics de super héros. Hélas la recoloration par infographie est une catastrophe affadissante, je préfère autant la couleur originale dont on s'habitue au bout d'une dizaine de pages.
La Quête de l'Oiseau du Temps
Chef d'oeuvre de l'Héroic-fantasy et de la bd tout simplement. Le scénario est brillant et le dessin ne cesse de s'améliorer au fil des albums jusqu'à devenir sublime dans les deux derniers. Seul regret: les couleurs un peu défraîchies du premier album, une ressortie avec une nouvelle coloration serait judicieuse. Tous les personnages sont réussis et certains sont franchement fascinants (le rige et Mara la princesse sorcière en tête). Le tome 4 est le meilleur et clôt magistralement cette saga magique qui me hantera à jamais.
La Caste des Méta-barons
Chef d'oeuvre ultime de Jodorowsky mon scénariste préféré c'est également son oeuvre que je trouve la mieux illustrée tant le dessin de Gimenez est un véritable plaisir pour les yeux (je suis moins fan de Moebius et des couleurs de L'incal). La couverture du sixième album, Dona Vincenza l'aieule, est juste sublime. Une planche merveilleuse: l'arrivée d'Honorata la trisaïeule chez Othon avec son voile qui se soulève peu peu laissant découvrir son corps sublime, c'est l'apogée du talent de Gimenez ce n'est pas de l'érotisme facile mais un réel choc esthétique. J'adore particulièrement les 4 premiers tomes, tout en admirant l'ensemble de la série. Bien sûr il faut adhérer à certains délires de Jodorowsky pour pouvoir l'apprécier pleinement (le suprapoux dans le dernier album par exemple) et ne pas être gêné par la surenchère (chaque guerrier devenant de plus en plus puissant de génération en génération, forcément au bout d'un moment ça devient n'importe quoi). J'ai particulièrement adhéré à l'hommage à Dune (les nones putes, la substance convoitée du premier tome) qui est mon roman de SF préféré. ça s'inscrit parfaitement dans l'univers que crée Jodorowsky et ne vient pas là comme un cheveux sur la soupe. Contrairement à beaucoup d'autres les dialogues entre les deux robots m'ont beaucoup plût et apportent une touche d'humour nécessaire pour apprécier pleinement cette tragédie grecque. Ces robots jouent finalement le rôle du choeur antique et permette un peu de distance pour éviter l'étouffement du lecteur. C'est avec cette oeuvre que j'ai découvert jodo et son univers si particulier et elle reste celle qui m'a le plus marquée même si j'adhère à l'ensemble de son travail. Pour cette raison La caste gardera toujours une place à part dans mon coeur de bdphile. C'est grâce à La caste des méta-barons que j'ai compris que la bande-dessinée était un art.
Charly 9
Quelle formidable adaptation ! Je ne connaissais pas le roman de Jean Teulé avant de lire la BD mais j'ai fait le chemin inverse et je l'ai lu après. Et à part peut-être une ou deux scènes, on retrouve dans la BD point par point tous les chapitres du roman. Guérineau a su rendre à la perfection tout l'humour de Jean Teulé en en ajoutant même par ses fantaisies dans le dessin (changements de styles, références à d'autres BD comme Lucky Luke,...). Arriver à nous faire sourire et même rire (j'adore la façon qu'a Charly 9 de se cacher !) avec une aussi sombre période de l'histoire de France, il faut le faire et ils le font magnifiquement bien. Chapeau bas messieurs Teulé et Guérineau ! Je ne connais pas assez l'histoire de France pour savoir quelle est la part de vérité, mais que ce pays ait pu être gouverné par un tel dérangé, ça fait peur... On apprend plein de choses par les petites anecdotes qui fourmillent dans le récit (l'origine du poisson d'avril, du muguet du 1er mai,...). S'instruire tout en s'amusant, que demander de plus ? Le dessin est très beau et les couleurs changeantes suivant les chapitres retransmettent bien l'ambiance. J'ai hésité entre le "Franchement bien" et le "Culte", mais vu que je la relirai avec beaucoup de plaisir j'ai finalement opté pour le 5/5. En bref, une BD amusante, instructive, passionnante que je vous recommande chaudement !
It's not a Piece of Cake
J'ai adoré Le Chat du kimono et Tea Party. C'est donc avec beaucoup d'attentes que je me suis lancé dans la lecture de ce troisième opus. Et le moins que je puisse dire, c'est que je n'ai pas été déçu. It's not a piece of cake débute dans la continuité du volume précédent à savoir par un nouveau match culinaire entre deux lords anglais. On retrouve d'ailleurs avec plaisir Alice Barnes et Victor Neville, les deux héros de Tea Party. Autant dire qu'on a plus qu'une impression de déjà-vu. Et bien non ! Nancy Pena évite la tentation (ou le piège) du « remake » en nous proposant un nouveau récit plein de surprises. En effet, sans être occulter, le match culinaire passe au second plan et l'auteur développe le passé de la famille Neville et les relations entre Victor et son frère Percy. Et ça marche à fond. L'intrigue et les personnages gagnent en substance et l'intérêt de la série est littéralement relancé. Le scénario, plus dense et complexe que dans tomes précédents, est passionnant. L'auteure, tout en gardant l'univers de la série, fait évoluer son récit vers l'enquête policière. Du coup, le ton est plus grave, plus pesant mais Nancy Pena n'abandonne pas son humour si particulier. Les dessins gagnent encore en finesse et en audace. Le rendu graphique est une fois de plus magnifique et original. It's not a piece of cake est pour moi le volume le plus réussi de cette série de très grande qualité. Un très grand bravo à l'auteure et vivement la suite !
Les Mégret Gèrent la Ville
J’avais lu cet album il y a pas mal de temps, et je viens de l’acheter, et donc de le relire, avec un grand plaisir. D’abord pour me remémorer ce couple et particulièrement cette dame, qui nourrissaient le zapping de leurs saillies drolatiques : je me rappelle à l’époque avoir souvent hésité entre me scandaliser et rire des agissements de ce couple haut en couleurs. J’optais souvent pour le rire. Cette suite d’historiettes d’une page chacune est une charge assez violente de Luz contre les agissements des Mégret à Vitrolles, une des premières villes gérées par le FN. C’est outrancier, caricatural (même si parfois Luz n’a pas eu besoin de forcer le trait), et totalement jouissif. On imagine aisément – ce que la préface rappelle, que les Mégret n’aient pas apprécié, et que leur sens de l’humour n’était pas assez développé pour accepter cette caricature. Il y eut procès, perdu par les Mégret, et donc le droit de Guignol a été (r)établi. On pourrait craindre, les années ayant passé, que cet album perde de son côté corrosif. Que, les références ayant disparu avec la mémoire, le rire s’estompe. Et bien que nenni ! Même si les frasques ubuesques et moyennement démocratiques du couple Mégret vous sont inconnues, vous trouverez néanmoins dans cet album de quoi agiter vos zygomatiques ! C’est en effet vraiment très drôle. Si vous aimez l’humour noir, la caricature politique à charge, et que vous n’êtes pas un nostalgique du troisième Reich dépourvu d’humour, vous pouvez sans hésitation acheter ce livre, dont la lecture est fortement recommandée ! C'est clairement l'un des meilleurs albums de cette collection Bichromie, publiant les auteurs de Charlie Hebdo. Et aussi l'une des plus belles réussites de Luz !
Locke & Key
La lecture du cinquième et avant dernier opus de la série a été un vrai déclic en ce qui me concerne. J'avais il est vrai été enchantée par le premier tome lors de sa sortie, mais le rythme de sortie des suivants, ma mémoire défaillante et l'arrivée laborieuse du quatrième tome avaient eu un peu raison de ma compréhension du récit et de tous les fils tissés au fil des pages des précédents volumes. Heureusement, ce cinquième tome qui nous plonge dans le passé offre un réel éclairage sur toutes les clés du récit qui avaient été semées ici et là. Rendell (père) Locke et sa bande de potes, la transformation de Dodge, la dissimulation des clés, et même plus loin encore, au point de départ de tout ça : tout prend son sens et tout se remet enfin dans l'ordre ici. C'est donc avec un réel plaisir que j'ai tout repris du début et, contrairement à ma première lecture, tout resitué dans son contexte et sa réalité. Et c'est vraiment maintenant que je prends la vraie mesure des énormes qualités de cette série. Graphiquement c'est du tout bon également et cette deuxième lecture m'a permis de voir tout un tas de choses qui m'avaient échappé au départ (petits détails en rapport avec des aspects du récit pas encore développés à ce stade de l'histoire ou simples touches d'humour des auteurs). Cette seconde lecture m'a vraiment ouvert les yeux à la fois sur le scénario et sur le dessin. Franchement culte, le T6 qui conclut la série est grandiose (avec un joli clin d'oeil à papa King en passant), vivement la prochaine production Hill/Rodriguez !