Les derniers avis (7654 avis)

Par sloane
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dracula (Bess)
Dracula (Bess)

Grandiose, magnifique, chef d’œuvre. Oui je sais je commence de manière dithyrambique et avec ces termes il est vrai que je place la barre très haut. Mais excusez du peu, librement inspiré du grand roman gothique Dracula et Georges Bess au dessin, il y a de quoi s'enflammer. Pour moi cet album est au delà du chef d’œuvre, tout concourt à en faire un incontournable de la BD de cette année, si Georges Bess recevait le grand prix à Angoulême l'an prochain pour l'ensemble de son œuvre et en particulier ce ne serait pas volé. Dracula, ou si l'on préfère de son nom complet VladIII, Tépes, Comte Orlok, Nosferatu, Comte Dracula, Prince de Valachie est un roman épistolaire qui date de 1897 écrit par Bram Stoker. Celui-ci n'a pas inventé la figure du vampire, il lui a juste donné sa forme moderne en en faisant la figure qu'aujourd'hui tout le monde connait au travers des nombreuses adaptations cinématographiques. Avec ce personnage, Stoker s'inscrit dans la lignée des écrivains gothiques de son temps que sont R.L. Stevenson avec "L'étrange cas du docteur Jekyll et de Mister Hyde" mais également d'O.Wilde et "Le portrait de Dorian Gray" et des textes antérieurs de Sheridan Le Fanu, le docteur Polidori et Marie Shelley. Pour rendre justice au texte de Stoker, texte d'ailleurs repris en grande partie du moins dans la première moitié de l'ouvrage et qui donne un ton fin XIXème juste parfait, de même l'emploi de ce texte parfois suranné loin d'être plombant ajoute du gothique au gothique. Ce texte donc est sublimé par le dessin de G. Bess qui avait déjà abordé le thème du vampire dans sa trilogie Le Vampire de Bénarès. Ici le trait se fait acéré, les encrages sont surpuissants, de grandes lignes partent à l’assaut des planches pour nous envouter avec des paysages gothiques de châteaux, de montagnes, le romantisme affleure dans un mélange de noirceur comme l'âme du comte, mais ces lignes peuvent aussi être d'une grande douceur lorsqu'il s'agit de décrire la vie Post victorienne du bord de mer où vivent Mine et Lucy, femmes rendues évanescentes par le génie du dessin. Ce dessin en noir et blanc arrive à vous prendre aux tripes tant il semble comme le comte doté d'un pouvoir hypnotique, ensorcelant. La figure même de Dracula n'en devient que plus complexe qu'il n'y parait, oscillant entre le monstre sanguinaire et pervers que beaucoup y ont vu et en fait une victime représentative d'une société engoncée dans un carcan de certitudes morales. Qu’ajouter de plus, les mots me semblent superflus et bien pauvres pour vous décrire cette fabuleuse bande dessinée dont j’ai fait mon coup de cœur, j'aurais aimé que l'avis de la semaine existe encore avec la V3 afin d'y être nommé pour cet avis, non pour ma gloriole personnelle mais pour qu'il soit lu par le plus grand nombre et la BD donc achetée. Je n'ai aucune action chez Glénat et ne suis pas ami avec l'auteur.

23/10/2019 (modifier)
Par Ber
Note: 5/5
Couverture de la série Les Passagers du vent
Les Passagers du vent

Incontournable. Indispensable. Immanquable. Le premier cycle date des années 80 mais n’a pas pris une ride. La méticulosité de l’auteur l’a préservé des ravages des modes. Bourgeon nous raconte une histoire dans un décor finement planté et nous embarque avec son Isa à travers les océans découvrir les terres nouvelles et les horreurs dont les Hommes sont capables. Plus contemplatif, le second cycle était attendu au tournant. Ben, il tient largement la dragée haute au premier. Les décors de bayou et de plantations fourmillent de détails. Les traits des visages se sont affinés. Là encore, comment ne pas se laisser porter par Zabo et Isa dans cette Louisiane en guerre? Le troisième cycle me laisse plus circonspect. L’atmosphère du Montmartre de la Commune est parfaitement représentée. Bourgeon a construit, après recherches sur plans et photos d’époque une maquette du quartier pour s’assurer de la cohérence de ses décors. C’est très beau mais d’une telle précision et relève d’une telle exigence de fidélité que ça finit par manquer d’âme à mon goût. Espérons que, dans le second tome, le personnage de Klervi prenne un peu d’ampleur. Au-delà des immenses qualités du dessin, ce sont peut-être ces héroïnes en avance sur leur temps qui donnent un côté indémodable à cette BD.

17/10/2019 (modifier)
Par LuluZifer
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Château des Animaux
Le Château des Animaux

Que de coups de cœur depuis ce début de rentrée scolaire ^^ ! Euh ! Enfin bref je me comprends. Le ‘Château des animaux’ tome 1 par Xavier Dorison et Félix Delep, c'est 72 pages en format franco/belge de pur bonheur et avec une couverture magnifique. Une longue lecture délicieuse, raffinée, captivante et j'en passe. Tout d'abord, cette nouvelle série chez Casterman, est inspirée du roman de Orwell, La Ferme des animaux. Un roman court, intense et grinçant. Que j'ai lu il y a longtemps. Ça m'a donné envie de le relire. Il parle savamment de la rébellion des animaux contre l'homme, car ce dernier ne produit rien à part faire bosser les animaux et les égorger à la fin, et cela se déroule dans une petite ferme. C'est drôle et très caustique. Mais revenons à nos moutons (ahahaha), et parlons de ce tome 1 qui est totalement merveilleux. Il a tout d’abord été publié en format Gazette, en trois parties, comme cela avait été le cas pour la série Le Château des étoiles chez Rue de Sèvres ou comme l'avait fait également Delcourt pour le volume 8 des Les Passagers du vent de Bourgeon. C'est sympa comme procédé mais on a envie quand même d'acheter ensuite la bd finale. Je n'en ai encore pas vu passer de ces jolies Gazettes et, malheureusement, je bave d'en acquérir les 3 premières parties. Bref ! Du coup, Casterman a publié également une version prestige en N&B, qui a l'air assez luxueuse. Je m'égare encore. J'ai donc mis plus d'une semaine à lire ce petit bijou aux dessins subtils et bien marrants, mais parfois avec un zeste de cruauté tout animale. Le récit transposé par Xavier Dorison est vraiment excellent. Il s’approprie l’histoire de Orwell avec brio et bien évidemment Félix Delep le met en images de manière experte. C’est tellement mignon de voir tous ces animaux souffrir et se rebeller ! Oui et tellement émouvant de voir leurs expressions si bien réalisées. Malgré moi certains passages m'ont fait penser à certains Disney comme les Aristochats ou même les 101 Dalmatiens en parcourant ces 66 planches sublimes. Ça m’a vraiment beaucoup plu. Et C’est une très intelligente adaptation du récit de Orwell. Que dire de plus ? J’ai trop hâte de lire la suite. La 4ème Gazette, qui entame le début du tome 2, est déjà annoncée sur le site de Casterman, mais elle ne sortira que fin janvier 2020. Et je me dis que le tome 2 de l’album du coup va sortir dans pas mal de temps mais c’est normal, laissons travailler les artistes tranquillement.

15/10/2019 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 5/5
Couverture de la série Long John Silver
Long John Silver

Epique ! C'est le mot que j'utiliserais si je devais décrire cette bd exceptionnelle. Long John Silver démarre pourtant doucement avant d'arriver à des sommets à sa conclusion. Le rythme est très bon et nous laisse le temps de nous familiariser avec l'univers et les personnages avant de nous entraîner dans des péripéties mémorables. C'est sans doute ce qui fait la force de ce récit. Il n'y a "que" 4 tomes et on a pourtant l'impression d'avoir lu une bd deux fois plus longue tant c'est maîtrisé. Le dessin est superbe et il est vraiment plaisant de ne pas être déçu après avoir vu les superbes couvertures (comme c'est malheureusement trop souvent le cas). Que dire d'autre qui n'ait déjà été dit? C'est sans doute une des meilleures bandes dessinées d'aventure que j'aie pu lire. Si vous aimez l'aventure, les histoires de pirate, vous découvrirez un univers unique qui vous marquera très certainement à tout jamais.

04/10/2019 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 5/5
Couverture de la série Akira
Akira

Aaaah Akira. Symbole de toute une époque. Que dire qui n'ait pas déjà été dit à propos de ce chef d'oeuvre toujours pas égalé ? Que sa mise en page et son découpage sont sensationnels ? Que son scénario aux petits oignons vous tiendra en haleine du début à la fin ? Vous l'aurez compris, j'adore cette bd qui, pour moi, transcende son format et est à lire absolument, que vous aimiez ou pas le manga, que vous aimiez ou pas l'anticipation, le Japon ou la bande dessinée. La définition même de CULTE.

30/09/2019 (modifier)
Par LuluZifer
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Mademoiselle Else
Mademoiselle Else

Mademoiselle Else, d’après le roman d’Arthur Schnitzler. Adapté par Manuele Fior :D J'ai lu Mademoiselle Else il y a quelques temps déjà. Publié en 2009 dans la collection Mirages des Éditions Delcourt. Inspiré d’un court roman, ou presque une nouvelle je dirais, de l’auteur viennois Arthur Schnitzler et publié 1924, ce texte est souvent qualifié comme étant l’un des plus beaux exercices de style de la littérature contemporaine. Je n’écris que ce que j’ai lu par-ci, par-là car je n’ai pas encore eu le plaisir de lire ce texte. Et il faut avouer que depuis que j’ai lu l’adaptation de Manuele Fior en bande dessinée, je n’arrête pas d’y penser. Else est une jeune fille de 19 ans en vacances avec sa tante et son cousin. Elle évolue avec maladresse et un désarroi qu’on ressent tout de suite au milieu de cette bourgeoisie viennoise symptomatique de non-dits, de convenances, et de bienséance ennuyeuse et tatillonne. Il faut dire que ce poids est très lourd à porter par cette jeune fille qui n’arrive pas à s'en accommoder. Else porte le poids de sa famille également, qui rencontre des problèmes pécuniaires, car son père, avocat de métier, cumule dette sur dette. Else va donc être forcée de faire une chose qu’elle ne veut pas suite à la réception d’un télégramme angoissant envoyé par sa mère. Cela la dérange énormément. Elle doit emprunter de l’argent à une connaissance familiale, Mr. Dorsday. Mais rien n’est gratuit et surtout quand on traite avec un marchand d’art obséquieux et pervers. Pourtant elle va s’y plier, et malgré tout, en essayant de se rebeller. Mais face à la morale viennoise en plein changement, Else va se retrouver prise au piège jusqu’à l’irréparable. Manuele Fior ajuste son trait de manière à coller à la peinture viennoise des années 1900 , un somptueux mélange graphique entre du Egon Schiele et du Klimt. Manuele Fior réalise un album sulfureux, malsain, fantomatique, sombre où se mêlent des silhouettes parfois hagardes et obscènes à la limite de l’insalubrité mentale. Il est fort. Il adapte son trait et sa palette de couleurs à ce récit terrible, et tellement noir, que cela en devient obsédant. Mademoiselle Else est une histoire totalement tragique, un soliloque désespéré où Else oscille entre envie, désir, réflexion et angoisse. Une jeune femme bloquée entre sa famille, les convenances et son désir d’émancipation. Comme la société viennoise de cette époque où la modernité fait face à une morale bourgeoise hautaine, et grotesque, qui se déchire entre hésitation et fantasmes. Je n’ai donc qu’une envie : c’est que vous lisiez cet album car c’est une pépite et moi je n’ai qu’une envie c’est de lire le texte d’Arthur Schnitzler. De découvrir cet auteur, adapté d’ailleurs au cinéma par Kubrick avec son dernier ‘sulfureux’ long métrage Eyes Wide shot.

30/09/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Les Indes fourbes
Les Indes fourbes

Il est des bd qui marquent car elles sont le fruit d’une association unique comme on en fait peu. Nous avons en effet le dessinateur de Blacksad avec le scénariste de la série bien aimée De Cape et de Crocs. J’avoue que le résultat est magnifique tant au niveau du scénario assez élaboré qu’au niveau du dessin qui est somptueux. C’est une bd fort ambitieuse mais qui tient une bonne partie des promesses. Il y a un livre d’origine « La vie de l'Aventurier Don Pablos de Ségovie » qui se passait en Espagne alors que cette suite se passe sur le continent américain. Le titre « Les Indes fourbes » est alors un peu trompeur mais c’est l’effet recherché. On va plutôt partir à la recherche de l’Eldorado mythique avec une fripouille sympathique. C’est parfois assez amoral mais bon. A retenir le commandement : tu ne travailleras point. Le dessin de Juanjo Guarnido est parfaitement maîtrisé. Il n’y a rien à jeter car tout est parfaitement maîtrisé. C’est du grand art. Nous avons là l’un des plus grands dessinateurs de la bd actuelle et il le prouve encore par cette nouvelle œuvre. Le travail de mise en aquarelle est également magnifique. De l’aventure, de l’humour, de l’action, de la bassesse et de la grandeur humaine. Cet album est un concentré de bonheur sur un ton savoureux. C’est d’ailleurs un récit plein de vie et de surprises avec de bonnes trouvailles. Il est vrai que le final est assez étonnant. Cet album est évidemment un indispensable à acquérir pour tout bédéphile qui se respecte. Nul doute qu’il fera date. En tout cas, c’est un immense plaisir de lecture.

30/09/2019 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Roi des Scarabées
Le Roi des Scarabées

Je recommande vivement de découvrir ce chef d’œuvre injustement oublié, qui avait rencontré assez peu d’écho à sa sortie. « Le Roi des scarabées » est une adaptation librement inspirée du roman « Niels Lyhne », publié en 1880 par l’écrivain et poète danois Jens Peter Jacobsen. Sans avoir lu le livre, difficile de dire si la qualité narrative de l’ouvrage est due à ce dernier ou à Anne-Caroline Pandolfo elle-même. Quoi qu’il en soit, il y a un vrai talent de conteur derrière tout cela, et c’est avec une immense fascination que l’on suit le parcours de cet anti-héros qu’est Aksel, aussi performant en poète lunaire qu’en loser mélancolique. Et il le prouve admirablement : on peut parfaitement être un perdant magnifique et faire montre de panache en délaissant l’ignoble réalité âpre et butée pour la folie douce, envisagée ici comme un refuge merveilleux peuplé de scarabées aux reflets lumineux, « sauvages et raffinés à la fois ». Aksel, poète blessé et agrippé au monde de l’enfance... L’horloge tournera trop vite pour ce doux tocard contemplatif qui décevra les espoirs trop lourds à porter de sa mère qui voulait voir en lui un futur poète de génie adulé par le monde entier et une planche de salut pour s’extirper de la boue de sa campagne où elle mourrait à petit feu, déçue par un mariage pourtant prometteur… Mais comme par une sorte de malédiction familiale, Aksel va être à l’adolescence totalement subjugué puis aspiré par cet « astre noir » qu’est Fredrik, fils charismatique d’une cousine de son père et talentueux dessinateur promis à une carrière artistique. Aksel scellera très tôt avec Fredrik un pacte d’amitié comme on scelle un pacte avec le diable. Il partagera quelques temps la vie de son complice à Copenhague, mais celui-ci, également désireux de l’encourager dans son art, sera vite consumé par son inclination aux plaisirs terrestres. Son attirance pour l’ivresse et les jolies femmes aura finalement raison de son talent, et cet écorché vif exubérant, « lamentable jouisseur » comme il se définira lui-même, connaîtra une fin tragique, entraînant Aksel vers des gouffres existentiels dont il ne se sortira pas. Pour mettre en valeur cette histoire prenante traversée par de très beaux personnages, Terkel Risbjerg nous livre un dessin pur, en noir et blanc, comme s’il avait trempé son pinceau dans les tréfonds de son âme, conférant à l’œuvre une qualité poétique remarquable, ce qui est la moindre des choses ici. Alimenté par les sensations, le trait semble inachevé, d’une tournure minimaliste exprimant l’essentiel des choses et des sentiments, avec une splendide évocation des rêves enfantins. C’est très fort, très puissant. Fidèle à la grande tradition romanesque, ce chef d’œuvre, qui nous immerge dans l’hiver danois du XIXe siècle, suscite une réflexion profonde sur l’identité et la folie en poussant le parcours de chaque personnage vers des extrémités spectaculaires qui laissent le lecteur sidéré. Sous une obscurité apparente liée à un contexte climatique glacial et à la description de destins funestes, une certaine luminosité émerge, de l’ordre peut-être de celle qui se reflète sur les ailes des scarabées.

28/09/2019 (modifier)
Couverture de la série Universal War One
Universal War One

Une série SF culte d'abord très centrée sur l'action qui a finalement à partir du tome 3 réussi à devenir à mon sens la meilleure histoire traitant du voyage dans le temps, l'auteur développant brillamment sa thèse tout au long des quatre derniers tomes en étant cohérent tout du long. Bravo ! Mais il ne faut pas croire que cette série se limite à une simple démonstration d'un ancien mathématicien. L'intrigue est palpitante, tragique à souhait (tome 4...), pleine de surprises (tomes 3 et 6, notamment) et offre une véritable réflexion sur l'évolution de notre monde, ce futur de 2098 étant parfaitement cohérent avec la direction prise par les institutions mondiales que l'on ressent depuis au moins trente ans. De plus, les personnages sont très charismatiques et attachants, particulièrement Kalish, Mario, Kate et son père. Une réussite de bout en bout. Les notes détaillées des albums : 1. La Genèse **** 2. Le Fruit de la Connaissance **** 3. Caïn et Abel ***** 4. Le Déluge ***** 5. Babel ***** 6. Le Patriarche *****

27/09/2019 (modifier)
Par SkAmby
Note: 5/5
Couverture de la série Kingdom
Kingdom

Kingdom est publié depuis 2006 mais il est passé totalement inaperçu. Il faut préciser que l'éditeur de ce manga est inconnu. Meian a acquit les doits il y a plusieurs années, sans jamais le publier. Ce n'est que récemment que Meian s'est décidé à proposer l'achat de ce manga en ligne via leur site. Il aura fallu encore attendre quelques mois et d'âpres négociations avant de pouvoir enfin trouver la version française dans les librairies (introuvable chez certains libraires canal BD). Cette série à reçue le 17e Grand prix du prix Osamu Tezuka en 2013. L'histoire se déroule dans la chine médiévale, à l'époque des "royaumes combattants" où la Chine était morcelée. Composée de royaumes, de clans qui se déchiraient. Connaisseurs ou non, vous serez initiez à l'art de la guerre avec cette épopée magistrale. Les mouvements de troupes n'auront plus de secret pour vous. Dès le premier volume, la série est dynamique, il n'y a pas de temps mort, les rebondissements ne s'arrêtent jamais. Ça fuse dans tout les sens pour notre plus grand plaisir. On suit le jeune Shin ancien servant, qui rencontrera "par hasard" le jeune Ei Sei. Qui n'est autre que le prétendant légitime à la couronne de Quin. Shin accepter de l'aider à retrouver son trône, volé par son frère. Plus tard, il sera épaulé par deux personnages féminin : Karyo ten qui jouera un rôle majeur dans l'histoire et Kyo kai qui possède un talent très particulier au combat. Shin n'a qu'un rêve, celui de devenir un grand général sous les cieux. Pris sous l'aile du grand général Ouki comme simple petit fantassin, il deviendra chef d'unité puis commandant de 100 hommes. Il gravira petit à petit les échelons grâce à une détermination inébranlable. De nombreux conflits éclatent entre des clans, des armées ou des "pays". On comprend à quel point la Chine était divisé. La politique et ses stratégies sont également au menu. Le dessin est vraiment superbe. Au fur et à mesure des volumes, le trait se précise, les scènes de guerres sont époustouflantes de détails. Shin évolue physiquement. Le sens du mouvement est excellent, l'auteur à du passer des nuits blanches sur certaines planches. Les personnages sont vraiment très bien travaillés, autant physiquement que psychologiquement. Chacun évolue au fil de l'histoire. On s'attache facilement aux différents protagonistes, même lorsqu'il s'agit de personnages secondaires. On retrouve une galerie de des personnages importants comme des généraux, des chefs de clan, des héros de guerres qui possèdent une aura que le dessin permet de ressentir. L'immersion est totale. Je précise tout de même qu'il s'agit d'un vrai seinen, il y a beaucoup de lecture, ce qui pourrait décourager certains jeunes lecteurs. Il ne faut pas hésiter à avancer un peu plus loin dans l'histoire. Pour les amateurs de mangas, ceux qui aiment la chine médiévale, Kingdom est une série incontournable que je classerai parmi les meilleurs séries que j'ai pu lire ces dernières années !

27/09/2019 (modifier)