Les derniers avis (7607 avis)

Par Blue Boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Roi des Scarabées
Le Roi des Scarabées

Je recommande vivement de découvrir ce chef d’œuvre injustement oublié, qui avait rencontré assez peu d’écho à sa sortie. « Le Roi des scarabées » est une adaptation librement inspirée du roman « Niels Lyhne », publié en 1880 par l’écrivain et poète danois Jens Peter Jacobsen. Sans avoir lu le livre, difficile de dire si la qualité narrative de l’ouvrage est due à ce dernier ou à Anne-Caroline Pandolfo elle-même. Quoi qu’il en soit, il y a un vrai talent de conteur derrière tout cela, et c’est avec une immense fascination que l’on suit le parcours de cet anti-héros qu’est Aksel, aussi performant en poète lunaire qu’en loser mélancolique. Et il le prouve admirablement : on peut parfaitement être un perdant magnifique et faire montre de panache en délaissant l’ignoble réalité âpre et butée pour la folie douce, envisagée ici comme un refuge merveilleux peuplé de scarabées aux reflets lumineux, « sauvages et raffinés à la fois ». Aksel, poète blessé et agrippé au monde de l’enfance... L’horloge tournera trop vite pour ce doux tocard contemplatif qui décevra les espoirs trop lourds à porter de sa mère qui voulait voir en lui un futur poète de génie adulé par le monde entier et une planche de salut pour s’extirper de la boue de sa campagne où elle mourrait à petit feu, déçue par un mariage pourtant prometteur… Mais comme par une sorte de malédiction familiale, Aksel va être à l’adolescence totalement subjugué puis aspiré par cet « astre noir » qu’est Fredrik, fils charismatique d’une cousine de son père et talentueux dessinateur promis à une carrière artistique. Aksel scellera très tôt avec Fredrik un pacte d’amitié comme on scelle un pacte avec le diable. Il partagera quelques temps la vie de son complice à Copenhague, mais celui-ci, également désireux de l’encourager dans son art, sera vite consumé par son inclination aux plaisirs terrestres. Son attirance pour l’ivresse et les jolies femmes aura finalement raison de son talent, et cet écorché vif exubérant, « lamentable jouisseur » comme il se définira lui-même, connaîtra une fin tragique, entraînant Aksel vers des gouffres existentiels dont il ne se sortira pas. Pour mettre en valeur cette histoire prenante traversée par de très beaux personnages, Terkel Risbjerg nous livre un dessin pur, en noir et blanc, comme s’il avait trempé son pinceau dans les tréfonds de son âme, conférant à l’œuvre une qualité poétique remarquable, ce qui est la moindre des choses ici. Alimenté par les sensations, le trait semble inachevé, d’une tournure minimaliste exprimant l’essentiel des choses et des sentiments, avec une splendide évocation des rêves enfantins. C’est très fort, très puissant. Fidèle à la grande tradition romanesque, ce chef d’œuvre, qui nous immerge dans l’hiver danois du XIXe siècle, suscite une réflexion profonde sur l’identité et la folie en poussant le parcours de chaque personnage vers des extrémités spectaculaires qui laissent le lecteur sidéré. Sous une obscurité apparente liée à un contexte climatique glacial et à la description de destins funestes, une certaine luminosité émerge, de l’ordre peut-être de celle qui se reflète sur les ailes des scarabées.

28/09/2019 (modifier)
Couverture de la série Universal War One
Universal War One

Une série SF culte d'abord très centrée sur l'action qui a finalement à partir du tome 3 réussi à devenir à mon sens la meilleure histoire traitant du voyage dans le temps, l'auteur développant brillamment sa thèse tout au long des quatre derniers tomes en étant cohérent tout du long. Bravo ! Mais il ne faut pas croire que cette série se limite à une simple démonstration d'un ancien mathématicien. L'intrigue est palpitante, tragique à souhait (tome 4...), pleine de surprises (tomes 3 et 6, notamment) et offre une véritable réflexion sur l'évolution de notre monde, ce futur de 2098 étant parfaitement cohérent avec la direction prise par les institutions mondiales que l'on ressent depuis au moins trente ans. De plus, les personnages sont très charismatiques et attachants, particulièrement Kalish, Mario, Kate et son père. Une réussite de bout en bout. Les notes détaillées des albums : 1. La Genèse **** 2. Le Fruit de la Connaissance **** 3. Caïn et Abel ***** 4. Le Déluge ***** 5. Babel ***** 6. Le Patriarche *****

27/09/2019 (modifier)
Par SkAmby
Note: 5/5
Couverture de la série Kingdom
Kingdom

Kingdom est publié depuis 2006 mais il est passé totalement inaperçu. Il faut préciser que l'éditeur de ce manga est inconnu. Meian a acquit les doits il y a plusieurs années, sans jamais le publier. Ce n'est que récemment que Meian s'est décidé à proposer l'achat de ce manga en ligne via leur site. Il aura fallu encore attendre quelques mois et d'âpres négociations avant de pouvoir enfin trouver la version française dans les librairies (introuvable chez certains libraires canal BD). Cette série à reçue le 17e Grand prix du prix Osamu Tezuka en 2013. L'histoire se déroule dans la chine médiévale, à l'époque des "royaumes combattants" où la Chine était morcelée. Composée de royaumes, de clans qui se déchiraient. Connaisseurs ou non, vous serez initiez à l'art de la guerre avec cette épopée magistrale. Les mouvements de troupes n'auront plus de secret pour vous. Dès le premier volume, la série est dynamique, il n'y a pas de temps mort, les rebondissements ne s'arrêtent jamais. Ça fuse dans tout les sens pour notre plus grand plaisir. On suit le jeune Shin ancien servant, qui rencontrera "par hasard" le jeune Ei Sei. Qui n'est autre que le prétendant légitime à la couronne de Quin. Shin accepter de l'aider à retrouver son trône, volé par son frère. Plus tard, il sera épaulé par deux personnages féminin : Karyo ten qui jouera un rôle majeur dans l'histoire et Kyo kai qui possède un talent très particulier au combat. Shin n'a qu'un rêve, celui de devenir un grand général sous les cieux. Pris sous l'aile du grand général Ouki comme simple petit fantassin, il deviendra chef d'unité puis commandant de 100 hommes. Il gravira petit à petit les échelons grâce à une détermination inébranlable. De nombreux conflits éclatent entre des clans, des armées ou des "pays". On comprend à quel point la Chine était divisé. La politique et ses stratégies sont également au menu. Le dessin est vraiment superbe. Au fur et à mesure des volumes, le trait se précise, les scènes de guerres sont époustouflantes de détails. Shin évolue physiquement. Le sens du mouvement est excellent, l'auteur à du passer des nuits blanches sur certaines planches. Les personnages sont vraiment très bien travaillés, autant physiquement que psychologiquement. Chacun évolue au fil de l'histoire. On s'attache facilement aux différents protagonistes, même lorsqu'il s'agit de personnages secondaires. On retrouve une galerie de des personnages importants comme des généraux, des chefs de clan, des héros de guerres qui possèdent une aura que le dessin permet de ressentir. L'immersion est totale. Je précise tout de même qu'il s'agit d'un vrai seinen, il y a beaucoup de lecture, ce qui pourrait décourager certains jeunes lecteurs. Il ne faut pas hésiter à avancer un peu plus loin dans l'histoire. Pour les amateurs de mangas, ceux qui aiment la chine médiévale, Kingdom est une série incontournable que je classerai parmi les meilleurs séries que j'ai pu lire ces dernières années !

27/09/2019 (modifier)
Couverture de la série Les Ogres-Dieux
Les Ogres-Dieux

Avis sur les trois premiers tomes sortis à ce jour. Une véritable fresque de fantasy épique et qui en même temps fait preuve d'une réelle sensibilité. L'univers est original, la narration idem : chaque tome est découpé en chapitres entre lesquels s'incrustent des nouvelles fort bien écrites et qui viennent contribuer très judicieusement à la compréhension et à l'atmosphère du récit. Les personnages sont également très charismatiques. L'histoire raconte la chute du royaume des Ogres-Dieux et le chaos qui en découle, où les humains de différents camps essaient de s'approprier l'héritier légitime du trône : Petit, fils du roi déchu, rejeté par sa famille car il avait presque la taille d'un humain (mais tout de même plus grand que la moyenne et doté d'une force surhumaine), et qui ne cherche lui qu'à protéger l'humaine qu'il aime et à trouver un clan reculé d'ogres dont il a appris l'existence, par-delà les montagnes qui ceinturent le royaume. Le tout est brillamment servi par le trait fin et élégant de Gatignol, qui maîtrise parfaitement le noir et blanc et les nuances de gris. J'aurais noté la série franchement bien sur la base des deux premiers tomes, mais le troisième m'incite à donner la note culte, car l'histoire y prend un tour inattendu et dantesque. J'étais happé comme jamais à sa lecture. La seconde partie du livre est vraiment étouffante et magistrale. Impossible de lâcher le livre. Les auteurs confirment tout le potentiel de leur univers. Une des très grandes séries du moment, et sans doute plus que cela quand les tomes suivants auront confirmé son rang. C'est grâce à des séries comme cela que l'on aime la bande dessinée.

25/09/2019 (modifier)
Couverture de la série Lanfeust Odyssey
Lanfeust Odyssey

Je note Lanfeust de Troy, des Étoiles et Odyssey comme une seule et même série. Non pas que je considère que le découpage en cycles soit dénué de sens, mais je trouve finalement qu'il serait dommage de se cantonner à celui de Troy et de ne pas lire les deux suivants par exemple. Chaque cycle, chaque album, enrichit l'univers et renforce le caractère des personnages (sauf celui du héros, héhé !). En refermant le dernier tome de Lanfeust Odyssey (qui sera bel et bien le dernier cycle, dixit les auteurs), je me suis dit qu'il n'y avait pas beaucoup de séries que j'avais suivi avec la même passion durant tant d'années, avec le même plaisir toujours renouvelé à chaque sortie et en me poilant toujours autant, et ce sur pas moins de vingt-six tomes ! Pour résumer mon avis sur les différents cycles, Troy est une grande aventure avec un grand A, drôle et épique; les Étoiles est mon cycle préféré, cela faisait bizarre au premier tome mais j'ai accroché dès le second, un space opera loufoque où les références et les conneries se bousculent au gré des sauts de planète en planète, avec une véritable évolution de Cixi, personnage le plus charismatique de la série avec le troll Hébus; vient enfin Odyssey qui, après un démarrage un peu raté sur les deux premiers tomes auxquels les auteurs ont finalement su trouver une utilité (géniale !), à partir du troisième tome le cycle a retrouvé tous les ingrédients des deux précédents et en a mélangé différents éléments de manière tout à fait savoureuse. Une BD culte qui a à mon sens marqué l'Histoire de la BD. Les notes détaillées des albums : 1. L'Ivoire du Magohamoth **** 2. Thanos l'incongru **** 3. Castel Or-Azur ***** 4. Le Paladin d'Eckmül ***** 5. Le Frisson de l'Haruspice ***** 6. Cixi Impératrice ***** 7. Les Pétaures se cachent pour mourir ***** 8. La Bête Fabuleuse ***** 9. Un, Deux... Troy ! **** 10. Les Tours de Meirrion ***** 11. Les Sables d'Abraxar ***** 12. Les Buveurs de Mondes ***** 13. La Chevauchée des Bactéries ***** 14. Le Râle du Flibustier ***** 15. Le Secret des Dolphantes ***** 16. Le Sang des Comètes ***** 17. L'Énigme Or-Azur - Première Partie ** 18. L'Énigme Or-Azur - Seconde Partie ** 19. Le Banni d'Eckmül ***** 20. La Grande Traque ***** 21. Le Piège des Sables ***** 22. Le Delta Bilieux ***** 23. La Méphitique Armada ***** 24. Tseu-Hi la Gardienne ***** 25. Le Stratège Ingénu ***** 26. Un Destin Karaxastin *****

25/09/2019 (modifier)
Couverture de la série Lanfeust des Etoiles
Lanfeust des Etoiles

Je note Lanfeust de Troy, des Étoiles et Odyssey comme une seule et même série. Non pas que je considère que le découpage en cycles soit dénué de sens, mais je trouve finalement qu'il serait dommage de se cantonner à celui de Troy et de ne pas lire les deux suivants par exemple. Chaque cycle, chaque album, enrichit l'univers et renforce le caractère des personnages (sauf celui du héros, héhé !). En refermant le dernier tome de Lanfeust Odyssey (qui sera bel et bien le dernier cycle, dixit les auteurs), je me suis dit qu'il n'y avait pas beaucoup de séries que j'avais suivi avec la même passion durant tant d'années, avec le même plaisir toujours renouvelé à chaque sortie et en me poilant toujours autant, et ce sur pas moins de vingt-six tomes ! Pour résumer mon avis sur les différents cycles, Troy est une grande aventure avec un grand A, drôle et épique; les Étoiles est mon cycle préféré, cela faisait bizarre au premier tome mais j'ai accroché dès le second, un space opera loufoque où les références et les conneries se bousculent au gré des sauts de planète en planète, avec une véritable évolution de Cixi, personnage le plus charismatique de la série avec le troll Hébus; vient enfin Odyssey qui, après un démarrage un peu raté sur les deux premiers tomes auxquels les auteurs ont finalement su trouver une utilité (géniale !), à partir du troisième tome le cycle a retrouvé tous les ingrédients des deux précédents et en a mélangé différents éléments de manière tout à fait savoureuse. Une BD culte qui a à mon sens marqué l'Histoire de la BD. Les notes détaillées des albums : 1. L'Ivoire du Magohamoth **** 2. Thanos l'incongru **** 3. Castel Or-Azur ***** 4. Le Paladin d'Eckmül ***** 5. Le Frisson de l'Haruspice ***** 6. Cixi Impératrice ***** 7. Les Pétaures se cachent pour mourir ***** 8. La Bête Fabuleuse ***** 9. Un, Deux... Troy ! **** 10. Les Tours de Meirrion ***** 11. Les Sables d'Abraxar ***** 12. Les Buveurs de Mondes ***** 13. La Chevauchée des Bactéries ***** 14. Le Râle du Flibustier ***** 15. Le Secret des Dolphantes ***** 16. Le Sang des Comètes ***** 17. L'Énigme Or-Azur - Première Partie ** 18. L'Énigme Or-Azur - Seconde Partie ** 19. Le Banni d'Eckmül ***** 20. La Grande Traque ***** 21. Le Piège des Sables ***** 22. Le Delta Bilieux ***** 23. La Méphitique Armada ***** 24. Tseu-Hi la Gardienne ***** 25. Le Stratège Ingénu ***** 26. Un Destin Karaxastin *****

25/09/2019 (modifier)
Couverture de la série Lanfeust de Troy
Lanfeust de Troy

Je note Lanfeust de Troy, des Étoiles et Odyssey comme une seule et même série. Non pas que je considère que le découpage en cycles soit dénué de sens, mais je trouve finalement qu'il serait dommage de se cantonner à celui de Troy et de ne pas lire les deux suivants par exemple. Chaque cycle, chaque album, enrichit l'univers et renforce le caractère des personnages (sauf celui du héros, héhé !). En refermant le dernier tome de Lanfeust Odyssey (qui sera bel et bien le dernier cycle, dixit les auteurs), je me suis dit qu'il n'y avait pas beaucoup de séries que j'avais suivies avec la même passion durant tant d'années, avec le même plaisir toujours renouvelé à chaque sortie et en me poilant toujours autant, et ce sur pas moins de vingt-six tomes ! Pour résumer mon avis sur les différents cycles, Troy est une grande aventure avec un grand A, drôle et épique; les Étoiles est mon cycle préféré, cela faisait bizarre au premier tome mais j'ai accroché dès le second, un space opera loufoque où les références et les conneries se bousculent au gré des sauts de planète en planète, avec une véritable évolution de Cixi, personnage le plus charismatique de la série avec le troll Hébus; vient enfin Odyssey qui, après un démarrage un peu raté sur les deux premiers tomes auxquels les auteurs ont finalement su trouver une utilité (géniale !), à partir du troisième tome le cycle a retrouvé tous les ingrédients des deux précédents et en a mélangé différents éléments de manière tout à fait savoureuse. Une BD culte qui a à mon sens marqué l'Histoire de la BD. Les notes détaillées des albums : 1. L'Ivoire du Magohamoth **** 2. Thanos l'incongru **** 3. Castel Or-Azur ***** 4. Le Paladin d'Eckmül ***** 5. Le Frisson de l'Haruspice ***** 6. Cixi Impératrice ***** 7. Les Pétaures se cachent pour mourir ***** 8. La Bête Fabuleuse ***** 9. Un, Deux... Troy ! **** 10. Les Tours de Meirrion ***** 11. Les Sables d'Abraxar ***** 12. Les Buveurs de Mondes ***** 13. La Chevauchée des Bactéries ***** 14. Le Râle du Flibustier ***** 15. Le Secret des Dolphantes ***** 16. Le Sang des Comètes ***** 17. L'Énigme Or-Azur - Première Partie ** 18. L'Énigme Or-Azur - Seconde Partie ** 19. Le Banni d'Eckmül ***** 20. La Grande Traque ***** 21. Le Piège des Sables ***** 22. Le Delta Bilieux ***** 23. La Méphitique Armada ***** 24. Tseu-Hi la Gardienne ***** 25. Le Stratège Ingénu ***** 26. Un Destin Karaxastin *****

25/09/2019 (modifier)
Couverture de la série Blueberry
Blueberry

Le parangon du western en bande dessinée. Charlier a signé là avec le génie du dessin Giraud sa meilleure série et carrément l'une des meilleures du neuvième art. Au fil des albums, le héros évolue et vieillit, certaines connaissances refont surface, d'autres disparaissent, le tout au milieu d'intrigues palpitantes et haletantes, magnifiquement illustrées par Giraud qui donne dans ses cases des plans dignes des meilleurs réalisateurs de cinéma (ah ! cette chevauchée des Sioux dans la neige dans 'Général Tête Jaune' ). Commençant de manière très classique mais déjà de très bonne facture (à l'exception de deux albums plus faibles : les tomes 4 et 6), la série va rapidement évoluer, un rebondissement dans le neuvième tome mettant fin à tout manichéisme dans la série. Les albums cultes s'enchaîneront alors : Général Tête Jaune, le diptyque des Monts de la Superstition, puis viendra un grand cycle d'onze albums, qui débutera par un magistral triptyque au Mexique digne des plus grands films d'aventures, les albums suivants ne déméritant pas. Et puis quelle galerie de personnages ! Autour de Blueberry, lieutenant courageux mais cynique et bougon, gravitent la superbe Chihuahua Pearl (magnifique couverture du treizième tome !), le tonitruant Jimmy McClure, le baroudeur Red Neck, le charismatique Cochise, l'impitoyable général McAllister (clone de Custer), l'inquiétant Angel Face, tueur en série à la mine d'adolescent... À la mort de Charlier, Giraud réalisera seul un cycle de cinq albums à Tombstone, dans un tout autre style que son scénariste. Ce cycle divise les amateurs. Je fais partie de ceux qui ont adoré. Des scènes comme la dernière planche de 'Mister Blueberry' ou le combat entre Geronimo et Blueberry m'ont profondément marqué. Bref, un indispensable du western et de la BD en général. Si d'autres westerns ont réussi à s'élever au niveau des aventures du lieutenant (je pense notamment à Comanche), aucun n'a atteint sa longévité. Je ne conseille en revanche pas les séries parallèles, Jeunesse et Marshall, qui sont sans âme et purement mercantiles. Les notes détaillées des albums : 1 - Fort Navajo **** 2 - Tonnerre à l'Ouest **** 3 - L'Aigle Solitaire ***** 4 - Le Cavalier Perdu *** 5 - La Piste des Navajos ***** 6 - L'Homme à l'Étoile d'Argent *** 7 - Le Cheval de Fer **** 8 - L'Homme au Poing d'Acier ***** 9 - La Piste des Sioux ***** 10 - Général Tête Jaune ***** 11 - La Mine de l'Allemand Perdu ***** 12 - Le Spectre aux Balles d'Or ***** 13 - Chihuahua Pearl ***** 14 - L'Homme qui valait 500.000$ ***** 15 - Balade pour un Cercueil ***** 16 - Hors-la-Loi ***** 17 - Angel Face ***** 18 - Nez Cassé ***** 19 - La Longue Marche ***** 20 - La Tribu Fantôme ***** 21 - La Dernière Carte ***** 22 - Le Bout de la Piste **** 23 - Arizona Love ***** 24 - Mister Blueberry ***** 25 - Ombres sur Tombstone ***** 26 - Geronimo l'Apache ***** 27 - OK Corral ***** 28 - Dust *****

23/09/2019 (modifier)
Couverture de la série Iznogoud
Iznogoud

LA BD d'humour de référence, selon moi. Celle où Goscinny a pu exprimer l'entièreté de son talent comique à travers ses histoires courtes concises, drôles et jamais ni répétitives ni lassantes. Un véritable enchantement treize albums durant où le génial scénariste a décliné à toutes les sauces ce thème simple du méchant grand vizir qui veut être calife à la place du calife en faisant montre d'une créativité sans faille et d'une science inégalée du calembour. Il a été bien épaulé par le non moins génial Jean Tabary qui a su illustrer à merveille la Bagdad des Mille et une Nuits avec un grand sens du détail et un art dans les trognes pas possibles de ses personnages. À la mort de Goscinny, Tabary, grâce à son savoir de scénariste acquis sur ses travaux en solo sur ses autres séries Totoche ou Valentin le Vagabond, a su maintenir seul le haut niveau de qualité de la série en proposant des grandes aventures de 44 pages où quiproquos et situations tarabiscotées se succèdent tout azimuts. Seuls quatre tomes font un peu tâche dans cette brillante série : les Cauchemars, adaptations dispensables en gags de courts sketchs télévisuels de l'émission Iznogoud commente l'actualité, sorte de Guignols de l'info des années 70. En 2008 et trois ans avant sa mort, Jean Tabary a cédé le pinceau à son fils Nicolas. Les trois albums qu'il a produits épaulé de ses frères et sœurs puis de Canteloup et Vassilian sont très médiocres et ne sont clairement pas de vrais Iznogoud. Ironie du sort, c'est donc la série de Goscinny qui aura le mieux supporté le décès de ce dernier qui se sera vue infliger la reprise la plus nulle suite à la retraite de son dessinateur. Il va donc de soi que ma note culte se cantonne aux albums de Goscinny et Tabary puis de Jean Tabary seul, soit les vingt-sept premiers tomes (desquels on peut exclure les cauchemars). Les notes détaillées des albums : 1 - Le Grand Vizir Iznogoud ***** 2 - Les Complots du Grand Vizir Iznogoud ***** 3 - Les Vacances du Calife ***** 4 - Iznogoud l'infâme ***** 5 - Des Astres pour Iznogoud ***** 6 - Iznogoud et l'ordinateur magique ***** 7 - Une Carotte pour Iznogoud ***** 8 - Le Jour des Fous ***** 9 - Le Tapis Magique ***** 10 - Iznogoud l'acharné ***** 11 - La Tête de Turc d'Iznogoud ***** 12 - Le Conte de Fées d'Iznogoud ***** 13 - Je veux être Calife à la place du Calife ! ***** 14 - Les Cauchemars d'Iznogoud - tome 1 ** 15 - L'Enfance d'Iznogoud ***** 16 - Iznogoud et les Femmes ***** 17 - Les Cauchemars d'Iznogoud - tome 4 ** 18 - Le Complice d'Iznogoud ***** 19 - L'Anniversaire d'Iznogoud ***** 20 - Iznogoud Enfin Calife ! ***** 21 - Le Piège de la Sirène ***** 22 - Les Cauchemars d'Iznogoud - tome 2 ** 23 - Les Cauchemars d'Iznogoud - tome 3 ** 24 - Les Retours d'Iznogoud **** 25 - Qui a tué le Calife ? ***** 26 - Un Monstre Sympathique ***** 27 - La Faute de l'Ancêtre *****

22/09/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Le Jour où...
Le Jour où...

Le jour où le bus est reparti sans elle Enfin une oeuvre qui dénote un peu et qui apporte un peu de réconfort dans ce monde en folie. Le jour où le bus est reparti sans elle peut constituer un jour de chance dans le cas de notre héroïne Clémentine, une jeune femme en perte de confiance et en plein questionnement sur le sens de sa vie. En effet, elle va faire une rencontre fortuite qui peut bouleverser son existence dans la façon de voir les choses. Il n'y aura point d'histoire d'amour, je vous rassure. La plupart des petites histoires qui ponctuent le récit sont adaptées de célèbres contes zen. Elles m'ont beaucoup plu par leur humilité ainsi que la mise en pratique à travers des exemples bien précis et non dénués de sens. Cela apporte véritablement un grand bol d'air frais. Suite à cette lecture, on se sent tout de suite beaucoup mieux. L'espérance et la sagesse ne sont pas loin. Il ne faut pas écouter ce qu'on nous dit à longueur de journée. Il ne faut pas écouter les gourous ou ceux qui sont les maîtres de conversation dans un groupe, mais il faut s'écouter nous-mêmes pour prendre les bonnes décisions dans la vie. C'est le principal enseignement de cette BD pas comme les autres. Bref, que des conseils de bon sens qui peuvent que nous aider si on les applique. C'est une BD très agréable à lire avec un scénario bien construit et un dessin réellement magnifique. Certes, il y a une vague de bons sentiments qui font un peu écolos et bobos. Mais bon, cela ne va pas nous tuer. Au contraire, ce n'est que du bonheur et du positif pour la suite. C'est mon coup de cœur du moment car c'est une invitation à la sérénité. Cela ne se refuse pas. Le jour où elle a pris son envol Le jour où elle a pris son envol est la suite du jour où le bus est reparti sans elle. Il est vrai que c’est une autre aventure qui se situe deux ans après. Pour autant, on retrouve Clémentine avait un copain et un travail de responsable assez prenant. Elle n’a toujours pas trouvé le bonheur pour autant. Elle chasse le copain et le boulot pour refaire le point sur sa vie. Elle aura besoin d’aide pour trouver le chemin du bonheur. J’aime beaucoup cette bd qui donne de bons conseils et de bonnes pistes pour réorganiser sa vie. C’est clair qu’il faut se battre pour avancer. Il y a tout d’abord la prise de risque qui nécessite parfois le fait d’avoir une bonne assise financière. Oui, il faut pouvoir se payer un tour du monde pour réfléchir sur sa destinée. Cependant, il faut comprendre l’idée pour épouser la solution. Le jour où elle n’a pas fait Compostelle Cette série aurait pu très bien s’arrêter après le second tome où notre héroïne Clémentine avait retrouvé le bonheur de vivre avec un cadre plus serein autour d’elle après avoir fait le ménage. Cependant, ce troisième volume nous donne toutes les leçons pour garder ce bien-être sur la durée. Tout va tourner autour des aimanteurs qui nous éloignent de notre propre chemin de vie. Ces aimanteurs peuvent être la famille, les amis, la politique, la religion, la mode, un site internet avec ses habitués etc… Tout est fait pour nous fondre dans un moule avec son carcan de règles où le moindre écart est combattu. Bref, il ne faut pas suivre nécessairement tous les chemins balisés comme celui qui mène à Compostelle. C’est le genre de lecture assez relaxant après une dure journée de travail. Il est vrai que le côté donneur de leçon de vie pour un développement personnel affirmé peut apparaître comme lassant à un certain type de lectorat arc-bouté sur ses convictions. Cependant, cette espèce de mise en garde contre toutes les influences quelque quel soit (mode, publicité, religion) peut apparaître comme assez salutaire en ces temps-ci. Certes, on peut être choqué par un discours de bienveillance mais moi j’adhère. Le jour où il a suivi sa valise Parfois, il suffit d’un fait un peu anodin dans une vie pour tout remettre en cause. Cela peut être perçu comme le signe d’une grande instabilité. Pour autant, on va suivre les aventures de Guillaume qui accompagne sa fiancée Solène à un voyage méditatif à Bali. Nous avons tous une vision paradisiaque de cette destination qui attire de plus en plus de touriste. Derrière le rêve de la carte postale, il y a une certaine réalité qui n’est pas perçue de la même façon pour chaque individu. A noter que l’on suit un autre personnage que l’on ne connaissait pas. Exit donc Clémentine et c’est parti pour une seconde saison. Cependant, le lien est toujours là par l’intermédiaire d’un personnage jouant un tout petit rôle à savoir Jean-Eude, celui qui prône des valeurs de lâcher-prise alors qu’il est le premier ennuyé quand sa valise n’arrive pas à destination. J’adore ces gens qui se disent ne pas être matérialiste mais qui le sont fortement. On aurait pu penser que c’est le tome de trop mais il n’en est rien. C’est toujours aussi prenant et instructif sur le sens de nos vies. J’aime beaucoup ce genre de bd. Ce quatrième tome est même un véritable coup de cœur pour moi. Les 4 étoiles restent amplement méritées. C’est une lecture qui fait véritablement du bien. Douceur et tendresse seront au rendez-vous. Certains disent que cet album devrait être remboursé par la Sécurité Sociale tant il peut être utile à beaucoup de gens. Il faut le lire pour comprendre cette idée pas aussi saugrenue. Le jour où la nuit s'est levée Le jour où la nuit s'est levée se penche sur l'enfance de différents personnages que nous connaissons plus ou moins lors d'une tempête hivernale qui les coince dans une librairie parisienne. Or, les traumatismes d'enfance peuvent avoir des conséquences sur ce que nous sommes des années plus tard. On se rendra compte que dans toute cette panoplies de situations diverses, on peut en tant que lecteur s'y retrouver. C'est vrai qu'on ne choisit pas sa famille. Encore une fois, cette série tient toutes ses promesses. C'est une merveille de précision et de conseil de bien-être permettant de mettre fin à certaines souffrances pour aller beaucoup mieux. J'aime la bienveillance qui se caractérise par cette série que je catégoriserai dans le développement personnel. C'est sans doute la meilleure série sur ce créneau tant les choses dévoilées sont profondes et peuvent parler. J'aime toujours la douceur du graphisme et ces couleurs absolument merveilleuses qui concourt à la réussite de ce titre. On reste dans la lignée des précédents mais c'est fort réussie. Attention à ne pas pleurer. Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5

16/02/2017 (MAJ le 18/09/2019) (modifier)