Les derniers avis (7654 avis)

Par Cacal69
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Perpendiculaire au soleil
Perpendiculaire au soleil

Une lecture vertigineuse que ce pavé de 436 pages. Par militantisme contre la peine de mort, en 2016 Valentine Cuny-Le Callet, alors âgée de 19 ans, commence une correspondance avec Renaldo McGirth, jeune noir dans le couloir de la mort. Il avait 18 ans à l'époque des faits. Dix années se sont écoulées depuis. Un album à quatre mains, mais le nom de Renaldo n'y figure pas, la loi l'interdit. J'ai par contre ajouté son nom sur la fiche, il le mérite amplement. Valentine est une jeune autrice qui a étudié les arts décoratifs à Paris et d'autres techniques à la School of the Art Institute de Chicago pendant six mois. Le monde carcéral, celui du couloir de la mort, est dépeint sans concessions et avec justesse. Un monde où le prisonnier doit toujours payer pour améliorer son quotidien. Un monde dur qui ne laisse plus place à l'humain dans sa cage de cinq m² éclairée au néon où il est difficile de reconstruire sa vie. De cette relation va naître une amitié et l'amour pour la musique, l'écriture et enfin le dessin n'y seront pas étrangers. Le pouvoir de l'art à rapprocher les gens. Une narration faite d'échanges épistolaires où les seules voix off de nos deux protagonistes donnent un ton étrange au récit, presque hors du temps et qui fait ressentir cette effroyable solitude. La censure appliquée par le pénitencier ne va les aider dans ce projet commun, celui de réaliser cette bande dessinée. Persévérance et obstination seront plus fortes que les moments de découragement. Cette idée naîtra suite à leurs rencontres en prison. Une bd qui fait aussi référence au racisme par le biais d'Ida B. Wells, ancienne esclave devenue journaliste, pionnière des droits des noirs et de l'émancipation des femmes, lorsqu'elle emménage à Chicago. Édifiant ! Une œuvre touchante qui fait froid dans le dos et qui pose des questions. A chacun d'y apporter des réponses. Un titre énigmatique qui prendra tout son sens en fin d'album. Un dessin d'une réelle beauté évocatrice dans un noir et blanc aux différentes textures, du charbonneux au trait gras, mais toujours au service du récit avec une mise en page qui supprime la frontière entre textes et dessins. Des planches de Renaldo parsèment l'album, elles sont souvent colorisées et font transpirer ses émotions. Elles sont réalisées au crayon papier, stylo bille et gouaches. Mais que c'est BEAU ! Pour un premier coup d'essai, c'est un coup de maître. Une œuvre remplie d'humanité où l'espoir demeure toujours vivant. Une œuvre puissante et déstabilisante. Gros coup de cœur.

02/09/2022 (modifier)
Par Borh
Note: 5/5
Couverture de la série Alim le tanneur
Alim le tanneur

J'avoue que je n'avais jamais entendu parler de cette série avant de la voir relativement bien située dans les immanquables de ce site. Donc je m'y suis collé et je dois confirmer tout le bien qui est dit ici sur cette série. Le monde est original, cohérent et dépaysant, les héros attachants, les méchants originaux et puis surtout, le rythme est très bien tenu du début à la fin. En fait difficile de décrocher quand on a commencé, du coup, je me suis enfilé les 4 tomes en 2 soirées. Côté dessins, j'ai personnellement beaucoup apprécié, c'est joli, détaillé, coloré. Si je dois trouver un défaut à cette série, mais c'est souvent le défaut des bonnes séries, c'est que c'est trop court. Tous les éléments mis en place aurait très bien pu être plus approfondis. Et la fin est je trouve un peu frustrante, même si totalement crédible, un peu expédiée, et en fait l'histoire aurait très bien pu continuer. Bon peut-être qu'une suite était envisagée, mais 13 ans après le dernier tome, je pense qu'on peut faire une croix dessus.

02/09/2022 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5
Couverture de la série Sous les arbres
Sous les arbres

J’ai acheté le tome 1 à Angoulême pour mon fils, qui avait alors 9 ans… En une semaine il l’avait déjà lu 5 fois (alors que le français n’est pas sa langue maternelle). Nous avons depuis acheté tous les tomes parus. Une fois n’est pas coutume, je propose donc l’avis d’un lecteur faisant partie du public cible de cet album jeunesse, reformulé pour le site. Il m’a d’abord et surtout parlé du dessin, et notamment des couleurs représentant parfaitement les différentes saisons… ce qui ne me surprend pas du tout. Le dessin est effectivement mignon au possible, et les couleurs absolument sublimes… vraiment le genre de décors champêtre paisible où l’on rêve d’habiter ou se promener… promenade d’ailleurs encouragée par les nombreux passages muets et contemplatifs. Niveau histoires, il a apprécié leurs brièveté (les albums se lisent facilement), mais aussi les différents personnages. Il a aimé le comportement généreux et altruiste du protagoniste principal du tome 1, qui l’a clairement inspiré et fait réfléchir. Malgré ses apparences grognons, « Grumpf » a un cœur d’or, et ne peut pas s’empêcher d’aider ses voisins… le tout saupoudré d’un peu d’humour enfantin. Mon fils a insisté pour que je mette 5/5… Je sais que les enfants ont tendance à s’emporter, mais c’est son ressenti après tout, non ? Hop !

08/02/2020 (MAJ le 01/09/2022) (modifier)
Par Borh
Note: 5/5
Couverture de la série Sandman
Sandman

Personnellement, j'ai connu Sandman par sa première édition française Le Téméraire, parce que globalement tout ce qu'ils publiaient à l'époque était de qualité, même si malheureusement ils étaient lents et n'allaient souvent pas au bout des séries. Et ça n'a pas loupé pour Sandman, donc j'avais fini en VO via la première édition en TPB. J'ai tout de suite beaucoup apprécié cette série dès les premiers tomes, un vrai travail de world building, ou même de mythology building, des personnages profonds et attachants, une écriture très travaillée, largement au dessus du niveau global des comics de l'époque. Mais la véritable force du comic, c'est... attention SPOILERS!!! ne lisez pas si vous avez lu que la première partie du comic ou la série (que je n'ai pas vu mais qui parait-il est fidèle). Donc la véritable force du comic, c'est qu'il y a un metaplot très bien fichu, une vraie grande fresque épique, et que celui ci n'est pas facilement décelable dans disons, la première moitié voire les deux premiers tiers du comic. En fait ce n'est qu'en lisant le 7ème TPB (sur 10), Brief Lives, que je m'en suis rendu vraiment compte, là où toutes les pièces du puzzle savamment distillées dans story arcs et one shots précédents ont commencé à s'assembler. Et ça m'a tout simplement foutu par terre, m'apercevoir que tout un tas d’événements précédents se mettaient à avoir une importance et des implications insoupçonnées. Et qu'en fait Neil Gaiman a démarré ce comics en sachant pertinemment où il allait sans nous le dire tout de suite. C'est du génie, tout simplement. Après il faut aussi préciser que Sandman n'est pas un comic parfait, il y a clairement des défauts : - déjà le rythme fait vraiment des vagues avec cette alternance de story arcs d'ampleur entrecoupés de one shots beaucoup moins ambitieux. Quand on sort de Brief Lives qui est vraiment épique, c'est dur de passer à World's End qui est une suite de one shots un peu mous et reliés entre eux de façon assez lâche... - l'alternance des dessinateurs, c'est classique dans les comics, mais ça nuit vraiment à l’homogénéité de la série. D'autant que ce sont vraiment des dessinateurs au style très différent qui alternent sur la série. J'adore certains, j'en déteste d'autres. - la fin est relativement anticlimatique. En fait, l'avant dernier story arc, the Kindly Ones est absolument épique de chez épique (même si je déteste les dessins mais bon), c'est en réalité la vraie fin de Sandman et c'est génial. Mais du coup le tome 10 est un espèce d'épilogue très long, trop long, qui a principalement pour objectif de mettre en place les éléments nécessaires à la continuation de l'univers, largement chamboulé après tout ce qui s'est passé dans the Kindly Ones. C'est sûrement nécessaire, mais c'est dur et chiant à lire. Excepté peut-être le tout tout dernier numéro qui est un one shot se déroulant dans le passé et plutôt sympa, et forcément on est très nostalgique quand on sait que c'est la fin. Bref, grand grand comics, pas tout à fait parfait, mais sur autant de pages, c'était quasi impossible de faire mieux. 5 étoiles méritées

31/08/2022 (modifier)
Par Patrick
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Aviateur
L'Aviateur

Pour une fois,je m'en réfère aux autres commentateurs ! Sauf que je mets cinq étoiles ! J'aime énormément cette nouvelle ligne moderne dont un des précurseurs est un auteur culte, à savoir Léo ( Luis Eduardo de Oliveira), scénariste-dessinateur, brésilien et francophone !

29/08/2022 (modifier)
Par Borh
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Conan le Cimmérien
Conan le Cimmérien

J'ai lu les 13 tomes de la série Conan le Cimmérien (série en cours) et j'ai tout simplement adoré. Les Comics, Marvel et Dark Horse, que ce soit l'illustre Roy Thomas ou plus récemment Kurt Busiek, reprenaient les histoires de Howard mais également celles des continuateurs Lyon Sprague de Camps et Lin Carter, et essayaient d'en faire une geste en mettant du liant entre les épisodes (et en en inventant pas mal). Là, les BD sont un vrai travail de puriste, elles adaptent uniquement les écrits de Howard, tels qu'ils les a publiés. On a donc des histoires qui ne sont que des one shots, qui ne suivent pas un ordre chronologique, on passe de Conan à peine sorti de ses montagnes, à Conan pirate, à Conan roi, à Conan pillard, sans aucun ordre chronologique, mais c'est ainsi qu'Howard publiait ses histoires. Souvent l'histoire démarre avec Conan dans une situation sans qu'on sache comment il est arrivé là. Les personnages secondaires ne sont pas récurrents et on y fait plus référence dans les histoires suivantes. Même la personnalité de Conan peut changer d'une histoire à l'autre, d'un barbare qui ne pense qu'à piller et violer à un aventurier à l'esprit chevaleresque à un roi responsable, qui aime son peuple. Ce n'est pas illogique que sa personnalité évolue vu toutes les aventures vécues par Conan, mais on ne voit pas cette évolution, ça passe de l'un à l'autre brutalement d'une histoire à l'autre (avec des retours en arrière d'un numéro à l'autre) C'est assez inhabituel dans la fantasy mais c'est le mode de publication habituel des pulps de l'époque. Et les histoires sont tellement excellentes et puissantes prises séparément que ça ne pose aucun problème pour rentrer dedans. Chaque numéro est scénarisé et dessiné par une équipe différente, ce qui ne pose pas vraiment de problème de cohérence scénaristique puisque le jeu est d'être le plus fidèle possible à Howard. Mais c'est vrai que les dessins sont très hétérogènes, même si globalement le niveau est très bon, il y en a que j'ai préféré à d'autre. Chaque numéro est post-facé par Patrice Louinet, directeur de la fondation Howard, qui est clairement un grand connaisseur, mais également un archi puriste de chez puriste. C'est à la fois assez instructif mais aussi un peu gênant parce qu'il ne se prive de chier sur tout le boulot fait par les continuateurs de Howard, il se prend pour un gardien du temple autoproclamé qui pète plus haut que son cul. Franchement c'était pas nécessaire. Si les écrits de Howard sont globalement puissants et excellents, ce n'est pas pour ça que tout ce qui a été fait après sur Conan sans suivre cet esprit puriste relève de la merde. Conan de Howard et l'univers de Lovecraft ont tous deux été publiés initialement dans la revue de pulps "Weird Tales" et c'est assez intéressant de voir que ces deux séries ont toutes les deux eu un "univers étendus" par des continuateurs comme Star Wars mais bien avant. Et comme Star Wars, il y a à boire et à manger dans cet univers étendu, y a clairement du mauvais, mais tout n'est pas à jeter, loin de là.

28/08/2022 (modifier)
Par Blue boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Accident de chasse
L'Accident de chasse

Pour cet impressionnant pavé, David L. Carlson s’est basé sur une histoire vraie qui l’a captivé d’emblée, celle de son ami Charlie, ou plutôt celle de son père, Matt Rizzo. Le lecteur le comprendra aisément dès les premières pages qui le plongent dans un univers sombre et inquiétant, à travers le récit de l’accident de chasse du père, dans un « no-man’s » land de Chicago où planait alors l’ombre de Leopold et Loeb. Les deux jeunes hommes avaient voulu commettre le crime parfait en séquestrant et en tuant un adolescent de 14 ans. Sans trop spoiler le récit, on découvrira que le père, ancien petit malfrat, a fait plusieurs années de prison et que, par une troublante « coïncidence », il y a fait connaissance avec Nathan Leopold, l’un des deux assassins dont il partageait la même cellule. Avant cet épisode qui représente la majeure partie du livre, Charlie raconte ses premières années à Chicago, sa (re-)découverte de son père et les longs moments passés avec lui, dans un appartement sans lumière où il passait l’essentiel de son temps sur sa machine à écrire en braille. C’est paradoxalement en prison que l’apprenti gangster s’est racheté une conduite en prenant goût aux choses de l’esprit, grâce à Leopold qui se révèlera, contre toute attente, une personnalité attachante et soucieuse de transmettre sa passion de la littérature et de la « langue des poètes » aux détenus. Au sein de la prison, celui-ci organise régulièrement des lectures des grands auteurs littéraires, dans un mode théâtral qui permet de mieux capter l’attention des détenus, avec parfois quelques réactions épidermiques et souvent passionnantes. Car l’initiative de Leopold intrigue, et peu importe ce qu’ils en comprennent, les prisonniers viennent assister avec intérêt à ces sessions en apparence à mille lieues de leurs préoccupations triviales, mais qui leur permettent a minima d’échapper à leur quotidien misérable. David L. Carlson nous propose ici un roman graphique d’une extrême richesse, touffu certes mais néanmoins très fluide. L’érudition est présente à toutes les pages, avec en surplomb les figures tutélaires de la littérature et de la poésie à travers les siècles : Platon, Nietzche, Edgar Allan Poe, Shakespeare, Homère, Milton, Emerson et d’autres. Mais celle qui servira de fil rouge au récit, c’est assurément Dante Alighieri et sa « Divine Comédie », qui, pour Matt Rizzo, fera office de métaphore pour sa vie passée et présente, se muant progressivement en quête initiatique salutaire, lui qui avait pour obsession de mettre fin à ses jours au début de son incarcération. Cet objet rare et très personnel s’avère un magnifique conte noir qui revisite avec brio la fameuse « Divine Comédie », prouvant s’il le fallait qu’elle fait bien partie des grandes œuvres humaines intemporelles. Landis Blair de son côté nous subjugue et nous envoûte par son trait hyper-expressif, tout en noirceur, reflétant parfaitement l’univers carcéral du récit (lié en partie à la cécité du personnage principal), où croisillons et hachures recouvrent les pages jusqu’à l’obsession. Ce parti pris autorise les visions les plus cauchemardesques, seuls quelques rares espaces sont concédés à un blanc à peine rassurant. Blair fait preuve d’une expressivité folle et d’une originalité inouïe dans la mise en page. A n’en pas douter, « L’Accident de chasse », c’est du lourd, et pas seulement au sens figuré. Très justement récompensé au Festival d’Angoulême 2021, ce roman graphique, dans la lignée d’un « Maus », où là encore les rapports père-fils faisaient l’objet d’une exploration sans concession, est une ode superbe à la littérature et à la poésie, en particulier aux grands auteurs cités dans le livre. L’ouvrage, qui vient nous rappeler que l’imagination a le pouvoir de briser les barreaux d’une prison, honorera sans conteste votre bibliothèque. Un chef d’œuvre à lire et à relire.

26/08/2022 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 5/5
Couverture de la série Didier Barcco
Didier Barcco

En ce qui concerne le 1er volume, voici la meilleure BD pour se fâcher totalement avec l'Empire du Milieu (tout au moins avec les habitants qui n'ont pas le sens du second degré). C'est joyeusement déjanté, bourrée d'idées à ne surtout pas appliquer dans la vie quotidienne, grotesque, mais très rigolo pour ceux qui apprécient ce genre d'humour poussé au paroxysme d'une logique cohérente mais foireuse (quoique). L'auteur assume complétement le côté complétement déconnade et il le fait fort bien, à la fois dans les allusions et références, mais aussi graphiquement, car ce n'est pas un manchot. Je mets "culte", car ça frôle la perfection dans le domaine et qu'il fallait oser. Un album à ne pas mettre dans toutes les mains, au risque de se fâcher définitivement certaines personnes, surtout celles qui louchent du côté du wokisme.

25/08/2022 (modifier)
Par Roure
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Corps et Âme
Corps et Âme

Je l'ai emprunté à la bibliothèque.. Vraiment je m'attendais pas à ça. L'histoire est prenante, c'était meilleur qu'une série. On devrait en faire une série d'ailleurs, elle serait géniale. Merci beaucoup et les dessins sont juste au top.

22/08/2022 (modifier)
Par Sandrine
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tête de pioche
Tête de pioche

Une découverte parfaite pour notre loulou de 6 ans ! Les dessins sont magnifiques, le monde du Bayou complètement immersif. Il est complètement fan de cette tête de pioche qui parle aux animaux et traverse ses peurs avec détermination ! Vivement la suite et bravo pour cette belle réalisation.

21/08/2022 (modifier)