Les derniers avis (7654 avis)

Par grogro
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Olives noires
Les Olives noires

Ha ben voilà un titre qui m'a littéralement subjugué. Tout est bien : le dessin hyper expressif de Guibert, dans un registre un peu différent de ce qu'il propose habituellement, les dialogues décalés et souvent fendards, et le scénar qui nous immerge dans la Judée antique. Cette histoire de gamin qui s'acoquine avec une bande de bras cassés de divers horizons afin de retrouver son père tient bien la route. Sfar et Guibert nous gratifient d'une jolie et truculente quête initiatique. De la part de Sfar, on aurait pu craindre une énième soupe spirituelle autour de la judéité, mais non. Ca c'était avant que notre homme se mette à tourner en rond autour de ses problèmes d'appartenance religieuse (le Chat du rabbin, pffff !... 4 tomes en trop, facile). Est-ce le fait que la série ne soit pas terminée, seul élément regrettable ? Parce que ça, faut l'admettre, ça fait vraiment chrique de savoir qu'on ne verra jamais la fin de ce projet abandonné en cours de route. Est-ce d'ailleurs ce qui la rend culte à mes yeux ? Peut-être bien. En tout cas, c'est une BD que j'ai relue souvent et à chaque fois avec le même plaisir jubilatoire.

10/02/2023 (modifier)
Par Bronwyne
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Diable aux trois cheveux d'or
Le Diable aux trois cheveux d'or

J'ai adoré cette lecture je l'ai lue à l'école primaire et ma petite sœur a la même maîtresse donc elle aussi l'a lue et bien sûr je m'y suis replongé ?! Ce livre fût une vraie belle et incroyable découverte, je la recommande à tous ceux qui aiment les contes de frères Grimm et la mythologie plus ou moins... Bonne lecture!

09/02/2023 (modifier)
Par grogro
Note: 5/5
Couverture de la série Astérix
Astérix

Jusqu'à la mort de Goscinny, cette série est un marronnier, un incontournable. Depuis tout petit, je lis et relis certains volumes régulièrement. C'est drôle, ça fourmille de gags que l'on comprend une fois arrivé à l'âge adulte, et le scénario n'est pas oublié. Mes tomes préférés sont : - Obélix et Compagnie (une belle leçon d'économie qui n'en a pas l'air) - Astérix légionnaire - Le tour de Gaule - Le domaine des dieux - Astérix chez les Corses - Astérix chez les Helvètes - Le chaudron - Le bouclier Arverne - La serpe d'or - tous, en fait ! Une série qui n'a pas pris une ride, qui a bien failli être torpillée définitivement (Le rose et le glaive, La galère d'Obélix, La Traviata, au secours !), et qui renait un peu de ses cendres avec la reprise en main opérée par Jean-Yves Ferri et Didier Convard, même si elle n'atteint pas les sommets de son glorieux passé. Belle réussite pour L'Iris blanc par Fabcaro !

07/02/2023 (modifier)
Par grogro
Note: 5/5
Couverture de la série Thorgal
Thorgal

Inutile de s'étendre : Thorgal est (fut ?) une excellente série qui n'a comme seul inconvénient que de trainer en longueur. Les meilleurs titres de cette saga sont en effet à trouver dans les premiers tomes dont ma note oscille entre 4 et 5. Pour ma part, ma préférence va à : - La chute de Brek Zarith - Les archers - la trilogie contenant le Pays Qa, les yeux de Tanatloc et La cité du dieu perdu. Ces 5 titres ont tout du 5 étoiles. Mais jusqu'au tome 18, grosso modo, on peut s'y jeter à corps perdu. Du très grand classique !

07/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Blake et Mortimer
Blake et Mortimer

Pour moi, Blake et Mortimer est à la BD franco-belge ce que Peugeot et Renault sont à la voiture ! :-) Alors, oui c'est un brin bavard, oui c'est un peu désuet, mais pour tous ceux qui ont grandi avec cette série, c'est bien tout cela qui en fait son charme. J'apprécie d'ailleurs ce genre de BD qui prend du temps à être lue avec un scénario toujours bien ficelé. Il est important de noter qu'il s'agit également d'une des rares séries qui, pour moi, a su traverser les époques en se bonifiant, au contraire d'autres que j'adorais et qui auraient mieux fait d'être stoppées après le décès des auteurs (mention spéciale à Astérix qui a également bercé mon enfance...). Ainsi, clairement, hormis l'album 'la marque jaune' qui constitue pour moi l'un des meilleurs de la série, les albums réalisés par de nouveaux auteurs sont nettement meilleurs que ceux d'E. P. Jacobs, bien que je conçois qu'il faille les lire en se remettant dans le contexte des années 50. En ce qui concerne le dessin, c'est dans le plus pur style franco-belge, dans la lignée d'un Les Aventures de Tintin, avec un trait fin et précis et un encrage très scolaire. En résumé, une BD qui a les défauts de ses qualités et qui restera culte uniquement pour ceux qui ont rêvé gamin en vivant les aventures futuristes de Blake et Mortimer !

06/02/2023 (modifier)
Par grogro
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Morne au diable
Le Morne au diable

Le 50e festival d'Angoulême s'achève tout juste. Parmi les titres innombrables, j'ai déniché cette véritable pépite qui a sauté dans ma rétine. Ce titre, on le doit aux éditions de la Crypte Tonique qui a eu la bonne idée de rééditer les planches du Morne au diable, une adaptation du roman éponyme d'Eugène Sue par Georges Beuville parue entre février et octobre 1950 dans le Journal de Tintin. La réédition date déjà de 2018, mais qu'importe. Ce qui frappe d'emblée, c'est la fraicheur des dessins. Le trait est vif et enlevé, au point qu'on croirait une création de Christophe Blain ou Frantz Duchazeau. On y trouve cette habilité du mouvement, l'expressivité des visages et ce cadrage très filmographique qui caractérise la BD d'aujourd'hui. L'ensemble a un charme fou. L'auteur lui-même ne semblait pourtant pas avoir conscience de la modernité de son trait « haché et négligent », selon ses propres termes, évoquant sa contribution au Journal de Tintin ainsi : « Je ne vois en effet dans ce journal que des images au tracé impeccable auprès desquelles mes croquis hachurés, tremblotés, peu définis, font assez piètre figure ». Incroyable ! Les planches sont reproduites à l'échelle 1/1, ce qui respecte le format d'origine. Les dessins sont donc petits mais permettent d'évaluer la finesse d’exécution du bonhomme. Remarquable ! Et comment sais-je tout cela ? Et bien parce que cette réédition est accompagnée d'un petit livret qui fait la lumière sur le travail de Beuville, et présente deux points de vue sur l'auteur : celui de Cabu et celui de Hislaire, tous deux admiratifs. L'histoire, quant à elle, est une sorte de d'aventure vaudevillesque qui entraine le lecteur aux quatre coins du monde. L'ensemble ne manque pas d'humour, si bien que l'on pourrait rapprocher le style narratif de l'excellent La Fuite du cerveau de Pierre-Henry Gomont, même si il n'en possède pas la fougue. En effet, Le Morne au diable se traine un peu par moments, mais il faut à mon sens y voir le fait de la narration d'Eugène Sue. Beuville aura cherché à coller au plus près du texte qu'il a d'ailleurs condensé lui-même. On pourra aussi regretter la mise en forme. Le texte, qui comprend également les dialogues, est directement inséré par blocs compacts sous les cases, qui plus est dans une couleur discutable, un genre de sépia que mes yeux de taupe myope ont péniblement déchiffré. A ce sujet, le petit livret permet de mieux comprendre ce choix. Beuville lui-même confiait : « La bande dessinée ne m'intéresse pas. Vous comprenez, vous autres, quand vous ne savez plus quoi faire, vous mettez un texte pour cacher le dessin ! C'est du remplissage ! ». J'ajoute simplement qu'étant donné le prix conséquent du livre (40€ tout de même), on aurait largement préféré une couverture rigide... Cela dit, ces récriminations ne gâtent en rien le plaisir. J'ai pris un pied formidable à lire Le Morne au diable jusqu'à la conclusion que j'ai personnellement trouvée admirable, avec de surcroit cette impression d'avoir découvert un artefact oublié, le chainon manquant entre la bande dessinée de grand-père et celle de ce troisième millénaire naissant. L'écrivain Jacques Perret admirait le travail de Beuville. En guise de conclusion, il nous livre ces mots : « il ne se contente pas d'avoir de l'esprit, chose difficile et tombée en désuétude, il y montre encore la virtuosité d'un style qui se moque des engouements éphémères ». Tout est dit.

31/01/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Monde d'Edena
Le Monde d'Edena

Voilà une série que j’avais lue – lecture étalée sur une longue période d’ailleurs – il y a pas mal de temps, et sur laquelle je suis revenu avec la publication assez récente de l’intégrale. C’est clairement – pour un certain nombre de raisons – une série qui peut relever de la catégorie « culte », même si je me suis un temps vu ne lui attribuer « que » 4 étoiles. C’est une série partie d’une commande publicitaire et qui, d’une simple et modeste plaquette, s’est d’abord transformée en un album complet, puis en une série accompagnée de plusieurs réminiscences publiées à part. Une trajectoire inhabituelle donc, mais qui explique en partie la construction de l’intrigue. En effet, on ressent à plusieurs reprises que Moebius n’avait pas de scénario linéaire à suivre, que l’intrigue s’est étoffée au fur et à mesure de son avancement. C’est même carrément une sorte d’écriture automatique, quasi surréaliste à laquelle Moebius confie parfois sa plume – dans les débuts un peu, mais c’est surtout visible dans l’album Sra je trouve. Si au départ – et de manière plus diffuse ensuite, un certain mysticisme effleure (reflet du questionnement de l’auteur), cela s’estompe, sans que ce soit pour me déplaire. Autre changement, si Moebius développe au départ une vision très positive, une Science-Fiction quasi béate (au rebours de la quasi-totalité des auteurs du genre de l’époque), cela se double au bout d’un moment d’un monde totalitaire, quoique surprenant. Enfin, les nombreuses mises en abimes (Est-ce que le personnage rêve qu’il rêve ? Où est la réalité ? etc.) dynamisent le récit, avec le personnage de la Paterne (de manière un peu trop touffue parfois quand même, dans une construction un peu trop psychédélique). Jusqu’au bout Moebius a voulu laisser planer le doute quant aux réponses à ces questions. Moebius alterne les passages très verbeux et ceux totalement muets, quasi méditatifs, mais cette remarque est aussi valable pour le côté graphique. Quelques passages relativement fouillés (des décors à la fois minutieux et pauvres, proches de certains paysages qu’il dessinait au même moment dans ses Blueberry), mais plus généralement un dessin épuré, jouant plus sur la couleur que sur la profondeur. Le style du dessin, de la colorisation, sont immédiatement reconnaissables et symboliques de cet auteur dont l’œuvre de Science-Fiction est fondamentale (et pas seulement avec cette série), comme elle l’a été pour le western : chapeau bas monsieur Moebius/Giraud !

02/05/2017 (MAJ le 23/01/2023) (modifier)
Par Alix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Passagers du vent
Les Passagers du vent

Premier cycle de 5 tomes On retrouve dans « Les passagers du vent » tout ce qui caractérise les œuvres de Bourgeon. Des dessins superbes, une histoire pleine d’aventure et de dépaysement, des personnages variés et intéressants, et une précision dans les détails historiques ayant probablement nécessité beaucoup de recherches. Mais on retrouve aussi un côté un peu « difficile à suivre », l’histoire ralentissant parfois considérablement. On se retrouve alors bombardé de dialogues un peu longuets et de personnages secondaires moins intéressants. Le fait que les personnages féminins ne puissent pas s’empêcher de se dévêtir sans arrêt et de prendre des positions suggestives ne fera également pas l’unanimité. C’était certes la « norme » au début des années 80, alors que la BD essayait de devenir plus adulte (cette œuvre avait débuté dans le magazine de BD adulte « Circus ») mais semble vraiment incongru voire déplacé en 2023. Reste qu’en refermant le cinquième tome, tous ces défauts me semblaient bien dérisoires, et j’avais vraiment l’impression que je venais de prendre part à une belle aventure que je ne suis pas près d’oublier. Deuxième cycle (tomes 6 et 7) Je revisite cette série 16 ans plus tard, avec la relecture du 1er cycle mais aussi de ce deuxième cycle qui m’a tout simplement passionné. Le background historique est riche et parfaitement dépeint, et j’ai pris beaucoup de plaisir à faire la connaissance de nouveaux personnages, mais aussi de revisiter le passé de Isa. Le dessin est absolument magnifique, Bourgeon est vraiment au sommet de son art. Un diptyque essentiel pour les amateurs d’aventures historiques. J’enchainerai sur le troisième cycle une fois celui-ci complété, et qui sait, je passerai peut-être ma note à 5/5 ! Troisième cycle (tomes 8 et 9) Et voilà, Bourgeon conclut magistralement sa première série en tant qu’auteur complet, qui avait débuté en janvier 1980, il y a 43 ans de cela. On retrouve dans ce troisième cycles les ingrédients habituels : des personnages féminins forts et attachants, du dépaysement (Paris, la Bretagne, la Nouvelle-Calédonie), un contexte social passionnant (La Commune de Paris), et une précision historique parfois assommante (il faut selon moi réviser un peu les grandes lignes de cette période trouble avant de se lancer) mais qui enrichit incroyablement le récit. La pagination généreuse (200 pages en 2 tomes) permet à l’auteur de développer une histoire complexe, parfaitement narrée via des flashbacks habiles. La fin est très belle, et m’a beaucoup ému… difficile de dire aurevoir à Zabo, peut-être le personnage le plus marquant de toute la série. C’est culte, sans aucun doute. Pas parfait, pas pour tout le monde, mais culte. J’espère la relire un jour accompagnée des tomes explicatifs de Michel Thiébaut (voir onglet « hors-séries » dans les albums).

17/09/2006 (MAJ le 22/01/2023) (modifier)
Par Lucie
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Comme un garçon
Comme un garçon

Ce livre est incroyable. Je suis tombée dessus et j'ai adoré . L'histoire est super sympa, le style de dessin aussi est parfait, on a vraiment l'impression que l'histoire est vraie. Charlotte se retrouve devant un problème et on découvrira bientôt comment elle s'en sortira. Et j'espère que le tome 6 sortira bientôt. Je n'ai jamais été autant attachée à une BD.

17/01/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Monsieur Apothéoz
Monsieur Apothéoz

Quel album, mais quel album ! Théo Apothéoz est persuadé que son nom de famille porte malheur, il est vrai que son père, son grand-père et son arrière grand-père n'ont pas été gâté par la vie (voir la galerie). Sa rencontre avec l'écrivain à succès, Antoine Pépin (si si), va chambouler son destin. A partir de cet instant, le récit va prendre une tournure inimaginable. Impossible d'en dire plus. J'avais déjà apprécié le talent de Julien Frey avec Lisa et Mohamed, mais là, il se surpasse. On a affaire un roman graphique de premier ordre qui traite de la réussite professionnelle et amoureuse, bref de réussir sa vie ou pas. Le choix narratif que propose Frey est jubilatoire, tout le long du récit vous aurez le sourire aux lèvres et pourtant les situations ne sont pas des plus drôles. Il emploie un humour décalé, pythonesque qui fait mouche à chaque fois. Le ton est juste, le rythme soutenu est fluide et les personnages sont pittoresques et attachants. Il vous sera impossible de lâcher le bouquin tant les situations cocasses et incongrues se succèdent. Une histoire déroutante qui vous laissera sur le cul. Une fin en apothéose ? Surprise. Je découvre Dawid et là aussi, grosse surprise. Des planches magnifiques dans un style semi-réaliste. Un dessin expressif, de superbes couleurs et une mise en page dynamique. Du très très beau boulot. En conclusion, j'ai passé un merveilleux moment avec Théo, Antoine et Camille. Je veux aussi signaler l'excellent travail des éditions Vents d'Ouest pour ce très bon rapport qualité/prix. Un gros coup de cœur.

17/01/2023 (modifier)