Fichtre! Quelle réussite que cet album que j'ai découvert après la bataille, plusieurs années après sa sortie! Si seulement je m'étais douté du moment de lecture extraordinaire qu'il me ferait passer...
Elles sont rares les BD qui m'ont ému à ce point ces dernières années. J'ai refermé celle-ci à regret car j'en aurais lu volontiers une centaine de pages supplémentaires.
J'ai grandi en lisant le journal de Spirou, de la fin des années 70 au début des années 90. J'ai retrouvé ici tout ce qui avait enchanté mes lectures d'enfance. Franck Pé est pour moi la synthèse de ce style développé par les éditions Dupuis. Son dessin, la composition de ses cases et de ses planches possèdent une force d'évocation hors du commun. Quant au scénario, il a trouvé un point d'équilibre rare entre les différentes émotions. Il se dégage de ce Spirou une grâce étonnante, inattendue pour moi avant d'en entamer la lecture et je m'incline devant le talent qui a été mis en œuvre ici.
Nom d'une pipe, qu'est-ce qu'il m'a touché ce bouquin!
Je voudrais faire une remarque sur une critique récurrente au sujet de l'histoire des champignons noirs développée en parallèle: certains se plaignent de l'inutilité de cet épisode. Sans vouloir leur manquer de respect, ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas compris qu'il n'y a pas de sens à cette partie du récit qui est fondamentalement liée aux autres parties. Les auteurs ne donnent pas d'explications à l'inverse de toutes les mauvaises séries tv qui aiment le faire en mâchant et pré-digérant pour le spectateur ce qu'il y a à comprendre, le rendant finalement paresseux et incapable de se débrouiller sans cette canne. Et c'est toute la force de cet album de nous donner à comprendre par l'entremise des pensées et des réflexions induites par les émotions qu'il sait faire naître.
A sa manière donc, et dans son style, La lumière de Bornéo est un chef d'œuvre qui parvient à convoquer tout le génie d'un journal et d'une tradition éditoriale pour en restituer l'exceptionnelle saveur.
Un mot pour finir sur l'objet lui même: les éditions Dupuis ont eu l'heureuse idée d'imprimer cet album sur un papier mat, blanc cassé, qui offre un plaisir de lecture décuplé. Le livre est beau, l'impression également, merci aux auteurs et à l'éditeurs qui semblent avoir donné le meilleur d'eux mêmes.
Cette série sort vraiment du lot par son originalité et par la qualité de son scénario et de son graphisme. Si on y ajoute une mise en scène/page des plus réussie, cela justifie à mes yeux la note maximale.
Surprendre avec un morceau universellement connu est une prouesse que seuls les grands Chefs ou les virtuoses de la musique peuvent réaliser. C'est un peu le cas ici.
En effet j'ai lu beaucoup d'aventures de Sherlock Holmes et je trouve que Dahan et Lieron réussissent la double gageure d'être parfaitement fidèle à la personnalité du détective dans une histoire qui ne défigurerait pas la bibliographie de Sir Conan Doyle.
En effet le scénario reprend presque tous les codes utilisés par Doyle : une personnalité à fort ego, une rapidité d'investigation, un contact rapproché avec l'ennemi avec des combats à la canne ou à la boxe, sans oublier l'opium. Un scénario qui taquine un étrange qui se dissout dans la rationalité de Sherlock. C'est du Chien des Baskerville pur jus.
Je trouve que les auteurs respectent sur ce point l'esprit du détective et de son créateur : chapeau. La cerise sur le gâteau est cette fin pleine d'ambiguïté sur les bons et méchants en rappelant quelques ignominies du colonialisme européen.
Mais l'originalité est encore plus flagrante dans le domaine du graphisme. Chaque planche possède sa propre particularité. Les trouvailles sont innombrables comme le jeu des transparences, le fil rouge qui nous fait voyager sur cette carte de Londres en fond d'écran des péripéties du couple Holmes-Watson ou cette architecture de la pensée de Holmes.
Les extérieurs de Londres sont travaillés avec minutie ce qui renforce cette ambiance Victorienne. La lecture des planches n'est pas toujours des plus simple un peu comme si nous étions nous mêmes invités à faire fonctionner nos petites cellules grises, isn't it Hercule ?
Plus sérieusement, le seul petit défaut que je trouve à la série est un manque d'émotion tragique dans le récit. C'est seulement au dénouement que j'ai éprouvé des sentiments plus humains pour les personnages. Mais cela correspond aussi à la personnalité de Sherlock qui ressemble à un être au sang-froid.
Cela ne m'empêche pas de donner les cinq étoiles pour la qualité et l'originalité du travail des auteurs. Un must.
Comment ne pas hisser cette série fleuve de Brian Azzarello & Eduardo Risso au rang de culte ?
J'entends les différentes réserves émises ici et là sur les défauts de la série mais la toile tissée par Azzarello sur ce format long est tout simplement impressionnante. Partant d'un point de départ qui ne peut qu'attirer l'attention (un flingue, 100 balles non traçables, preuves irréfutables du tort que l'on vous a fait, impunité totale), les auteurs nous baladent pendant 100 épisodes.
Parce que oui, si ce synopsis de départ est bien le fil rouge de leur œuvre, 100 bullets parle de bien d'autres choses. Le comics nous raconte la vengeance certes mais nous dépeint surtout une société américaine (mais pas que) ultra violente, ultra individualiste, ultra inégale, sans foi ni loi. C'est un western que l'on a entre les mains, en fait.
Je salue le travail de fourmi de Brian Azzarello qui avance pas à pas. Il prend son temps pour nous dépeindre le contexte, les personnages (et il y en a beaucoup !). Il n'hésite pas, au moment d'un climax à nous couper l'herbe sous le pied et à nous balancer des épisodes de transition, permettant d'anticiper de futurs évènements. Et là où c'est fort, c'est que ces épisodes de transition deviennent eux-mêmes climax. Et rebelote. Brillant ! On ne sait plus où donner de la tête, tellement on veut en savoir plus. Et donc on lit, on lit, sans s'arrêter.
Enfin, presque. Parce que oui, l'univers est vaste, il y a beaucoup de personnages, je l'ai déjà mentionné, il y a beaucoup de liens entre eux, parfois ambigus, parfois difficilement compréhensibles, au moins de prime abord. Des pauses sont donc nécessaires. Et c'est là où l'édition Urban en 15 tomes que je possède (je ne sais pas pour les autres ?) est bien foutue. A chaque début de tome, l'éditeur (les auteurs ?) nous fait un récap' des relations et des personnages. J'avoue avoir bloqué un long moment sur ce schéma afin de mieux comprendre ce que j'avais lu dans le tome précédent. Et boum, je me faisais avoir. Alors que j'avais prévu de dormir ou de vaquer à d'autres occupations, je me remettais à lire ce nouveau tome. Quoi chérie ? Il est 4h du mat' et je bosse demain ? Oui, les enfants, je prépare le repas, attendez 5 minutes...
La série est terriblement addictive, on déteste les uns, on est à fond avec les autres. Puis cela s'inverse. Et se ré-inverse à nouveau. Brian Azzarello est un enfoiré de manipulateur. Et j'adore ça.
Le scénario comporte malgré tout des défauts. La fin est un peu décevante, l'apothéose que j'attendais n'est pas arrivée, je me suis encore fait avoir par le scénariste. Bien joué ! Parce qu'avec du recul, cette fin est peut-être la seule qui soit satisfaisante, en fin de compte.
De même, certaines psychologies de personnage sont un peu manichéennes et auraient mérité plus de profondeurs. Et encore…
Azzarello ne nous dépeint pas des personnes en réalité, il nous dépeint des personnages qui ont un rôle à jouer dans la fresque, il sont donc jusqu'au-boutistes. D'autre part, certains autres personnages ont un rôle très limité malgré une introduction conséquente, il faut sans doute que je relise l'intégralité une deuxième fois pour me concentrer sur certains détails qui m'ont sûrement échappés, tant ma lecture me happait sur la trame principale. Je le referai je pense. Mais pas tout de suite, je souhaite garder ce doux goût dans ma bouche, celui d'avoir lu quelque chose de rare, d'incroyable, de monumental.
Le dessin de Risso est nerveux à souhait, le découpage est splendide. Les visages sont à l'image de ce que je disais tout à l'heure sur le supposé manque de profondeur psychologique des personnages. Ils ont un rôle à jouer. Ces sourires effrayants, pervers, s'ils sont peut-être utilisés un peu trop souvent, nous rappellent que nous sommes dans une histoire de manipulation, si jamais il nous arrive de l'oublier.
J'ai lu des critiques sur la mise en couleurs, j'avoue ne pas avoir fait attention à son harmonie.
Des défauts dans le dessin, oui, il y en a sans doute. Mais des défauts attachants somme toute. C'est la patte de Risso, et comme avec nos proches, ce sont ces petits défauts qui rendent son travail graphique si particulier et si rassurant.
Sauf un. Qui m'a un peu énervé à la longue. Les strings (jamais, j'aurai cru écrire une critique sur les strings un jour ;)). Il y en a trop. Ok, les femmes sont hypersexualisées, ça peut être discutable mais elles s’insèrent parfaitement dans la fresque. Et puis, elles sont libres, fortes, donc pas de soucis, ce ne sont pas des faire-valoir. Mais punaise, pourquoi toujours (souvent) les dessiner avec cette ficelle qui dépasse de leur pantalon ? C'est hyper sexy au début (Megan et Dizzy sont magnifiques) mais franchement, j'en avais assez dans les derniers tomes. Ce n'est qu'un détail, une facilité, mais qui aurait pu être limité. Tout comme ces trop nombreuses scènes dans les bars à strip. C'est bon, on a compris que nos personnages sont plus à l'aise dans la nuit et qu'ils opèrent en dessous des radars, mais c'est comme pour les strings, il y avait sans doute d'autres lieux à explorer.
Ces petites réserves, qui participent du charme de la série, n'enlève rien de la qualité incroyable de cette œuvre qui me restera longtemps dans la tête, qui me torturera longtemps et que je relirai, à coup sûr, un jour.
Quand mes enfants ne seront plus à la maison à me demander à manger !
Le duo Wilfrid Lupano et Paul Cauuet nous offre un chef d'oeuvre à chaque nouveau "Vieux fourneaux".
Des scénarios bien ficelés, des dialogues auquel il serait impensable d'enlever un mot, des personnages irrésistibles dont on aimerait se faire des amis et un dessin fabuleusement précis et inventif. J'attend toujours impatiemment le nouvel opus, mais hésite un peu à le lire car après il faut encore attendre. Mais surtout, ne changez rien, prenez votre temps et continuez à faire vivre vos héros du quotidien et à dénoncer la bêtise et les injustices de toutes sortes.
A lire absolument ! ! !
Culte, coup de cœur et plus encore si c’était possible !!
J’ai un attachement tout particulier à cette série et d’autant plus sur cette déclinaison Zénith. Ça fait 25 ans que je la suis et je ne m’en lasse toujours pas.
La découverte en 98 de Coeur de canard a été une claque, pas sur le plan graphique on va pas se mentir, mais bien sur ce ton humoristique aux relents parodiques, c’est con, c’est drôle, c’est frais et d’une belle densité dans le monde créé.
Sans l’attendre spécialement c’était à mes yeux l’album rêvé. Grâce à lui je me suis jeté derechef sur Les formidables aventures de Lapinot … et un peu plus tard sur les albums de L’Association. Je m’égare quelque peu mais la rencontre avec ces 2 auteurs (majeurs ?) a mine de rien participé à mon élargissement du médium.
Le 2eme tome sorti la même année enfonce le clou et surfe sur la même veine. C’était alors le début de la franchise, des histoires pas très profondes mais immensément drôles, et qui mine de rien vont créer le terreau de tout un univers au combien attachant. Ce dernier commencera à prendre forme rapidement avec les déclinaisons Crépuscule et Potron-minet. Les tomes 3 et 4 de Zénith seront les derniers dessinés par Lewis Trondheim, c’est toujours aussi bon, au ton décomplexé et joyeux par rapport aux déclinaisons un peu plus sombre, un must.
A partir du 5eme, Boulet reprend la partie graphique de bien belle manière, et les scenarii commencent à être plus ancrés dans l’univers, il en va de même pour l’évolution des personnages, un must.
Je fais parti des dégoûtés de 2010 avec l’arrêt de la franchise annoncée par les auteurs, ils avaient offerts une fin à la série Crépuscule en 2014 mais laissés un trou béant dans mon cœur ainsi que sur la déclinaison Zénith, qui est la colonne vertébrale de ce vaste monde.
Depuis 2020 et cette reprise de Zénith par les mêmes auteurs, je pardonne tout (et mon petit coeur est réparé). Chaque nouvelle sortie est de très très haute volée et me remplit de joie, un immense plaisir de retrouver Herbert, Marvin, Le gardien, Isis … et de suivre leur évolution (Larmes et brouillard fait partie de mes meilleures lectures de 2022).
A mes yeux un classique et un indispensable, quand c’est fait avec autant de talents, c’est le genre d’histoire et d’univers où je souhaite me perdre, et Zénith en est la pièce maîtresse.
C’est génial, c’est fort, ça a super bien évolué depuis ses débuts, c’est rare (9 tomes en 25 ans), c’est drôle, c’est monstrueux, un must pour tous les amateurs de Fantasy. Une des rares séries où je ne peux attendre la lecture, complètement addict, il me faut la nouveauté dans les 48h de sa sortie et tant pis pour les kilomètres.
Je ne suis pas le seul à être tombé dans la marmite mais les auteurs ont bien réussis leur coup. Génération Donjon !!
Il n'est pas évident de trouver des mots qui parlent à tous sur un sujet aussi brûlant que l'avenir. L'avenir proche, très proche.
A travers le regard de trois jeunes parisiens, cette histoire transporte le lecteur à la découverte d'un monde SENSationnel. L'auteur met en avant les vestiges d'une civilisation ancestrale, en perfusion, où les traditions d'un peuple autochtone (ici en Alaska) résistent tant bien que mal à l'appel séduisant de la technologie, de l'immédiateté et du tout à portée de main. Ces peuples sont les premiers témoins, malgré eux, d'un environnement en plein bouleversement et à l'inverse, les derniers porteurs d'une vision animiste, philosophie centrale dans ce récit.
Plus qu'une critique de la civilisation occidentale en tant que population, c'est une invitation à la réflexion en tant qu'individu sur un mode de vie en guerre contre le vivant, sur des regards détournés d'évidences criantes et plus globalement sur le sens du mot 'vivre' en ce monde.
Je viens de finir Sapiens de Yuval Noah Harrari et je trouve personnellement que 'Les Pizzlys' en est une belle conclusion. L'illustration d'une évolution (biologique, culturelle et sociale) progressive de plusieurs dizaines et centaines de milliers d'années en contraste d'une destruction accélérée à l'échelle de quelques générations humaines.
Depuis ma lecture du Discours de la panthère, j'apprécie de plus en plus ce style graphique propre à Jérémie Moreau.
L'ouvrage en lui-même est magnifique (les couleurs de la première de couverture et sa taille) et la lecture est d'une grande fluidité avec un nombre important de pages contemplatives !
Je recommande à tous la lecture :)
Note réelle : 4.5
Ha ben voilà un titre qui m'a littéralement subjugué.
Tout est bien : le dessin hyper expressif de Guibert, dans un registre un peu différent de ce qu'il propose habituellement, les dialogues décalés et souvent fendards, et le scénar qui nous immerge dans la Judée antique.
Cette histoire de gamin qui s'acoquine avec une bande de bras cassés de divers horizons afin de retrouver son père tient bien la route. Sfar et Guibert nous gratifient d'une jolie et truculente quête initiatique. De la part de Sfar, on aurait pu craindre une énième soupe spirituelle autour de la judéité, mais non. Ca c'était avant que notre homme se mette à tourner en rond autour de ses problèmes d'appartenance religieuse (le Chat du rabbin, pffff !... 4 tomes en trop, facile). Est-ce le fait que la série ne soit pas terminée, seul élément regrettable ? Parce que ça, faut l'admettre, ça fait vraiment chrique de savoir qu'on ne verra jamais la fin de ce projet abandonné en cours de route.
Est-ce d'ailleurs ce qui la rend culte à mes yeux ? Peut-être bien. En tout cas, c'est une BD que j'ai relue souvent et à chaque fois avec le même plaisir jubilatoire.
J'ai adoré cette lecture je l'ai lue à l'école primaire et ma petite sœur a la même maîtresse donc elle aussi l'a lue et bien sûr je m'y suis replongé ?! Ce livre fût une vraie belle et incroyable découverte, je la recommande à tous ceux qui aiment les contes de frères Grimm et la mythologie plus ou moins...
Bonne lecture!
Jusqu'à la mort de Goscinny, cette série est un marronnier, un incontournable. Depuis tout petit, je lis et relis certains volumes régulièrement. C'est drôle, ça fourmille de gags que l'on comprend une fois arrivé à l'âge adulte, et le scénario n'est pas oublié. Mes tomes préférés sont :
- Obélix et Compagnie (une belle leçon d'économie qui n'en a pas l'air)
- Astérix légionnaire
- Le tour de Gaule
- Le domaine des dieux
- Astérix chez les Corses
- Astérix chez les Helvètes
- Le chaudron
- Le bouclier Arverne
- La serpe d'or
- tous, en fait !
Une série qui n'a pas pris une ride, qui a bien failli être torpillée définitivement (Le rose et le glaive, La galère d'Obélix, La Traviata, au secours !), et qui renait un peu de ses cendres avec la reprise en main opérée par Jean-Yves Ferri et Didier Convard, même si elle n'atteint pas les sommets de son glorieux passé. Belle réussite pour L'Iris blanc par Fabcaro !
Inutile de s'étendre : Thorgal est (fut ?) une excellente série qui n'a comme seul inconvénient que de trainer en longueur. Les meilleurs titres de cette saga sont en effet à trouver dans les premiers tomes dont ma note oscille entre 4 et 5. Pour ma part, ma préférence va à :
- La chute de Brek Zarith
- Les archers
- la trilogie contenant le Pays Qa, les yeux de Tanatloc et La cité du dieu perdu.
Ces 5 titres ont tout du 5 étoiles. Mais jusqu'au tome 18, grosso modo, on peut s'y jeter à corps perdu. Du très grand classique !
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Le Spirou de Frank Pé et Zidrou - La Lumière de Bornéo
Fichtre! Quelle réussite que cet album que j'ai découvert après la bataille, plusieurs années après sa sortie! Si seulement je m'étais douté du moment de lecture extraordinaire qu'il me ferait passer... Elles sont rares les BD qui m'ont ému à ce point ces dernières années. J'ai refermé celle-ci à regret car j'en aurais lu volontiers une centaine de pages supplémentaires. J'ai grandi en lisant le journal de Spirou, de la fin des années 70 au début des années 90. J'ai retrouvé ici tout ce qui avait enchanté mes lectures d'enfance. Franck Pé est pour moi la synthèse de ce style développé par les éditions Dupuis. Son dessin, la composition de ses cases et de ses planches possèdent une force d'évocation hors du commun. Quant au scénario, il a trouvé un point d'équilibre rare entre les différentes émotions. Il se dégage de ce Spirou une grâce étonnante, inattendue pour moi avant d'en entamer la lecture et je m'incline devant le talent qui a été mis en œuvre ici. Nom d'une pipe, qu'est-ce qu'il m'a touché ce bouquin! Je voudrais faire une remarque sur une critique récurrente au sujet de l'histoire des champignons noirs développée en parallèle: certains se plaignent de l'inutilité de cet épisode. Sans vouloir leur manquer de respect, ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas compris qu'il n'y a pas de sens à cette partie du récit qui est fondamentalement liée aux autres parties. Les auteurs ne donnent pas d'explications à l'inverse de toutes les mauvaises séries tv qui aiment le faire en mâchant et pré-digérant pour le spectateur ce qu'il y a à comprendre, le rendant finalement paresseux et incapable de se débrouiller sans cette canne. Et c'est toute la force de cet album de nous donner à comprendre par l'entremise des pensées et des réflexions induites par les émotions qu'il sait faire naître. A sa manière donc, et dans son style, La lumière de Bornéo est un chef d'œuvre qui parvient à convoquer tout le génie d'un journal et d'une tradition éditoriale pour en restituer l'exceptionnelle saveur. Un mot pour finir sur l'objet lui même: les éditions Dupuis ont eu l'heureuse idée d'imprimer cet album sur un papier mat, blanc cassé, qui offre un plaisir de lecture décuplé. Le livre est beau, l'impression également, merci aux auteurs et à l'éditeurs qui semblent avoir donné le meilleur d'eux mêmes.
Dans la tête de Sherlock Holmes
Cette série sort vraiment du lot par son originalité et par la qualité de son scénario et de son graphisme. Si on y ajoute une mise en scène/page des plus réussie, cela justifie à mes yeux la note maximale. Surprendre avec un morceau universellement connu est une prouesse que seuls les grands Chefs ou les virtuoses de la musique peuvent réaliser. C'est un peu le cas ici. En effet j'ai lu beaucoup d'aventures de Sherlock Holmes et je trouve que Dahan et Lieron réussissent la double gageure d'être parfaitement fidèle à la personnalité du détective dans une histoire qui ne défigurerait pas la bibliographie de Sir Conan Doyle. En effet le scénario reprend presque tous les codes utilisés par Doyle : une personnalité à fort ego, une rapidité d'investigation, un contact rapproché avec l'ennemi avec des combats à la canne ou à la boxe, sans oublier l'opium. Un scénario qui taquine un étrange qui se dissout dans la rationalité de Sherlock. C'est du Chien des Baskerville pur jus. Je trouve que les auteurs respectent sur ce point l'esprit du détective et de son créateur : chapeau. La cerise sur le gâteau est cette fin pleine d'ambiguïté sur les bons et méchants en rappelant quelques ignominies du colonialisme européen. Mais l'originalité est encore plus flagrante dans le domaine du graphisme. Chaque planche possède sa propre particularité. Les trouvailles sont innombrables comme le jeu des transparences, le fil rouge qui nous fait voyager sur cette carte de Londres en fond d'écran des péripéties du couple Holmes-Watson ou cette architecture de la pensée de Holmes. Les extérieurs de Londres sont travaillés avec minutie ce qui renforce cette ambiance Victorienne. La lecture des planches n'est pas toujours des plus simple un peu comme si nous étions nous mêmes invités à faire fonctionner nos petites cellules grises, isn't it Hercule ? Plus sérieusement, le seul petit défaut que je trouve à la série est un manque d'émotion tragique dans le récit. C'est seulement au dénouement que j'ai éprouvé des sentiments plus humains pour les personnages. Mais cela correspond aussi à la personnalité de Sherlock qui ressemble à un être au sang-froid. Cela ne m'empêche pas de donner les cinq étoiles pour la qualité et l'originalité du travail des auteurs. Un must.
100 bullets
Comment ne pas hisser cette série fleuve de Brian Azzarello & Eduardo Risso au rang de culte ? J'entends les différentes réserves émises ici et là sur les défauts de la série mais la toile tissée par Azzarello sur ce format long est tout simplement impressionnante. Partant d'un point de départ qui ne peut qu'attirer l'attention (un flingue, 100 balles non traçables, preuves irréfutables du tort que l'on vous a fait, impunité totale), les auteurs nous baladent pendant 100 épisodes. Parce que oui, si ce synopsis de départ est bien le fil rouge de leur œuvre, 100 bullets parle de bien d'autres choses. Le comics nous raconte la vengeance certes mais nous dépeint surtout une société américaine (mais pas que) ultra violente, ultra individualiste, ultra inégale, sans foi ni loi. C'est un western que l'on a entre les mains, en fait. Je salue le travail de fourmi de Brian Azzarello qui avance pas à pas. Il prend son temps pour nous dépeindre le contexte, les personnages (et il y en a beaucoup !). Il n'hésite pas, au moment d'un climax à nous couper l'herbe sous le pied et à nous balancer des épisodes de transition, permettant d'anticiper de futurs évènements. Et là où c'est fort, c'est que ces épisodes de transition deviennent eux-mêmes climax. Et rebelote. Brillant ! On ne sait plus où donner de la tête, tellement on veut en savoir plus. Et donc on lit, on lit, sans s'arrêter. Enfin, presque. Parce que oui, l'univers est vaste, il y a beaucoup de personnages, je l'ai déjà mentionné, il y a beaucoup de liens entre eux, parfois ambigus, parfois difficilement compréhensibles, au moins de prime abord. Des pauses sont donc nécessaires. Et c'est là où l'édition Urban en 15 tomes que je possède (je ne sais pas pour les autres ?) est bien foutue. A chaque début de tome, l'éditeur (les auteurs ?) nous fait un récap' des relations et des personnages. J'avoue avoir bloqué un long moment sur ce schéma afin de mieux comprendre ce que j'avais lu dans le tome précédent. Et boum, je me faisais avoir. Alors que j'avais prévu de dormir ou de vaquer à d'autres occupations, je me remettais à lire ce nouveau tome. Quoi chérie ? Il est 4h du mat' et je bosse demain ? Oui, les enfants, je prépare le repas, attendez 5 minutes... La série est terriblement addictive, on déteste les uns, on est à fond avec les autres. Puis cela s'inverse. Et se ré-inverse à nouveau. Brian Azzarello est un enfoiré de manipulateur. Et j'adore ça. Le scénario comporte malgré tout des défauts. La fin est un peu décevante, l'apothéose que j'attendais n'est pas arrivée, je me suis encore fait avoir par le scénariste. Bien joué ! Parce qu'avec du recul, cette fin est peut-être la seule qui soit satisfaisante, en fin de compte. De même, certaines psychologies de personnage sont un peu manichéennes et auraient mérité plus de profondeurs. Et encore… Azzarello ne nous dépeint pas des personnes en réalité, il nous dépeint des personnages qui ont un rôle à jouer dans la fresque, il sont donc jusqu'au-boutistes. D'autre part, certains autres personnages ont un rôle très limité malgré une introduction conséquente, il faut sans doute que je relise l'intégralité une deuxième fois pour me concentrer sur certains détails qui m'ont sûrement échappés, tant ma lecture me happait sur la trame principale. Je le referai je pense. Mais pas tout de suite, je souhaite garder ce doux goût dans ma bouche, celui d'avoir lu quelque chose de rare, d'incroyable, de monumental. Le dessin de Risso est nerveux à souhait, le découpage est splendide. Les visages sont à l'image de ce que je disais tout à l'heure sur le supposé manque de profondeur psychologique des personnages. Ils ont un rôle à jouer. Ces sourires effrayants, pervers, s'ils sont peut-être utilisés un peu trop souvent, nous rappellent que nous sommes dans une histoire de manipulation, si jamais il nous arrive de l'oublier. J'ai lu des critiques sur la mise en couleurs, j'avoue ne pas avoir fait attention à son harmonie. Des défauts dans le dessin, oui, il y en a sans doute. Mais des défauts attachants somme toute. C'est la patte de Risso, et comme avec nos proches, ce sont ces petits défauts qui rendent son travail graphique si particulier et si rassurant. Sauf un. Qui m'a un peu énervé à la longue. Les strings (jamais, j'aurai cru écrire une critique sur les strings un jour ;)). Il y en a trop. Ok, les femmes sont hypersexualisées, ça peut être discutable mais elles s’insèrent parfaitement dans la fresque. Et puis, elles sont libres, fortes, donc pas de soucis, ce ne sont pas des faire-valoir. Mais punaise, pourquoi toujours (souvent) les dessiner avec cette ficelle qui dépasse de leur pantalon ? C'est hyper sexy au début (Megan et Dizzy sont magnifiques) mais franchement, j'en avais assez dans les derniers tomes. Ce n'est qu'un détail, une facilité, mais qui aurait pu être limité. Tout comme ces trop nombreuses scènes dans les bars à strip. C'est bon, on a compris que nos personnages sont plus à l'aise dans la nuit et qu'ils opèrent en dessous des radars, mais c'est comme pour les strings, il y avait sans doute d'autres lieux à explorer. Ces petites réserves, qui participent du charme de la série, n'enlève rien de la qualité incroyable de cette œuvre qui me restera longtemps dans la tête, qui me torturera longtemps et que je relirai, à coup sûr, un jour. Quand mes enfants ne seront plus à la maison à me demander à manger !
Les Vieux Fourneaux
Le duo Wilfrid Lupano et Paul Cauuet nous offre un chef d'oeuvre à chaque nouveau "Vieux fourneaux". Des scénarios bien ficelés, des dialogues auquel il serait impensable d'enlever un mot, des personnages irrésistibles dont on aimerait se faire des amis et un dessin fabuleusement précis et inventif. J'attend toujours impatiemment le nouvel opus, mais hésite un peu à le lire car après il faut encore attendre. Mais surtout, ne changez rien, prenez votre temps et continuez à faire vivre vos héros du quotidien et à dénoncer la bêtise et les injustices de toutes sortes. A lire absolument ! ! !
Donjon Zenith
Culte, coup de cœur et plus encore si c’était possible !! J’ai un attachement tout particulier à cette série et d’autant plus sur cette déclinaison Zénith. Ça fait 25 ans que je la suis et je ne m’en lasse toujours pas. La découverte en 98 de Coeur de canard a été une claque, pas sur le plan graphique on va pas se mentir, mais bien sur ce ton humoristique aux relents parodiques, c’est con, c’est drôle, c’est frais et d’une belle densité dans le monde créé. Sans l’attendre spécialement c’était à mes yeux l’album rêvé. Grâce à lui je me suis jeté derechef sur Les formidables aventures de Lapinot … et un peu plus tard sur les albums de L’Association. Je m’égare quelque peu mais la rencontre avec ces 2 auteurs (majeurs ?) a mine de rien participé à mon élargissement du médium. Le 2eme tome sorti la même année enfonce le clou et surfe sur la même veine. C’était alors le début de la franchise, des histoires pas très profondes mais immensément drôles, et qui mine de rien vont créer le terreau de tout un univers au combien attachant. Ce dernier commencera à prendre forme rapidement avec les déclinaisons Crépuscule et Potron-minet. Les tomes 3 et 4 de Zénith seront les derniers dessinés par Lewis Trondheim, c’est toujours aussi bon, au ton décomplexé et joyeux par rapport aux déclinaisons un peu plus sombre, un must. A partir du 5eme, Boulet reprend la partie graphique de bien belle manière, et les scenarii commencent à être plus ancrés dans l’univers, il en va de même pour l’évolution des personnages, un must. Je fais parti des dégoûtés de 2010 avec l’arrêt de la franchise annoncée par les auteurs, ils avaient offerts une fin à la série Crépuscule en 2014 mais laissés un trou béant dans mon cœur ainsi que sur la déclinaison Zénith, qui est la colonne vertébrale de ce vaste monde. Depuis 2020 et cette reprise de Zénith par les mêmes auteurs, je pardonne tout (et mon petit coeur est réparé). Chaque nouvelle sortie est de très très haute volée et me remplit de joie, un immense plaisir de retrouver Herbert, Marvin, Le gardien, Isis … et de suivre leur évolution (Larmes et brouillard fait partie de mes meilleures lectures de 2022). A mes yeux un classique et un indispensable, quand c’est fait avec autant de talents, c’est le genre d’histoire et d’univers où je souhaite me perdre, et Zénith en est la pièce maîtresse. C’est génial, c’est fort, ça a super bien évolué depuis ses débuts, c’est rare (9 tomes en 25 ans), c’est drôle, c’est monstrueux, un must pour tous les amateurs de Fantasy. Une des rares séries où je ne peux attendre la lecture, complètement addict, il me faut la nouveauté dans les 48h de sa sortie et tant pis pour les kilomètres. Je ne suis pas le seul à être tombé dans la marmite mais les auteurs ont bien réussis leur coup. Génération Donjon !!
Les Pizzlys
Il n'est pas évident de trouver des mots qui parlent à tous sur un sujet aussi brûlant que l'avenir. L'avenir proche, très proche. A travers le regard de trois jeunes parisiens, cette histoire transporte le lecteur à la découverte d'un monde SENSationnel. L'auteur met en avant les vestiges d'une civilisation ancestrale, en perfusion, où les traditions d'un peuple autochtone (ici en Alaska) résistent tant bien que mal à l'appel séduisant de la technologie, de l'immédiateté et du tout à portée de main. Ces peuples sont les premiers témoins, malgré eux, d'un environnement en plein bouleversement et à l'inverse, les derniers porteurs d'une vision animiste, philosophie centrale dans ce récit. Plus qu'une critique de la civilisation occidentale en tant que population, c'est une invitation à la réflexion en tant qu'individu sur un mode de vie en guerre contre le vivant, sur des regards détournés d'évidences criantes et plus globalement sur le sens du mot 'vivre' en ce monde. Je viens de finir Sapiens de Yuval Noah Harrari et je trouve personnellement que 'Les Pizzlys' en est une belle conclusion. L'illustration d'une évolution (biologique, culturelle et sociale) progressive de plusieurs dizaines et centaines de milliers d'années en contraste d'une destruction accélérée à l'échelle de quelques générations humaines. Depuis ma lecture du Discours de la panthère, j'apprécie de plus en plus ce style graphique propre à Jérémie Moreau. L'ouvrage en lui-même est magnifique (les couleurs de la première de couverture et sa taille) et la lecture est d'une grande fluidité avec un nombre important de pages contemplatives ! Je recommande à tous la lecture :) Note réelle : 4.5
Les Olives noires
Ha ben voilà un titre qui m'a littéralement subjugué. Tout est bien : le dessin hyper expressif de Guibert, dans un registre un peu différent de ce qu'il propose habituellement, les dialogues décalés et souvent fendards, et le scénar qui nous immerge dans la Judée antique. Cette histoire de gamin qui s'acoquine avec une bande de bras cassés de divers horizons afin de retrouver son père tient bien la route. Sfar et Guibert nous gratifient d'une jolie et truculente quête initiatique. De la part de Sfar, on aurait pu craindre une énième soupe spirituelle autour de la judéité, mais non. Ca c'était avant que notre homme se mette à tourner en rond autour de ses problèmes d'appartenance religieuse (le Chat du rabbin, pffff !... 4 tomes en trop, facile). Est-ce le fait que la série ne soit pas terminée, seul élément regrettable ? Parce que ça, faut l'admettre, ça fait vraiment chrique de savoir qu'on ne verra jamais la fin de ce projet abandonné en cours de route. Est-ce d'ailleurs ce qui la rend culte à mes yeux ? Peut-être bien. En tout cas, c'est une BD que j'ai relue souvent et à chaque fois avec le même plaisir jubilatoire.
Le Diable aux trois cheveux d'or
J'ai adoré cette lecture je l'ai lue à l'école primaire et ma petite sœur a la même maîtresse donc elle aussi l'a lue et bien sûr je m'y suis replongé ?! Ce livre fût une vraie belle et incroyable découverte, je la recommande à tous ceux qui aiment les contes de frères Grimm et la mythologie plus ou moins... Bonne lecture!
Astérix
Jusqu'à la mort de Goscinny, cette série est un marronnier, un incontournable. Depuis tout petit, je lis et relis certains volumes régulièrement. C'est drôle, ça fourmille de gags que l'on comprend une fois arrivé à l'âge adulte, et le scénario n'est pas oublié. Mes tomes préférés sont : - Obélix et Compagnie (une belle leçon d'économie qui n'en a pas l'air) - Astérix légionnaire - Le tour de Gaule - Le domaine des dieux - Astérix chez les Corses - Astérix chez les Helvètes - Le chaudron - Le bouclier Arverne - La serpe d'or - tous, en fait ! Une série qui n'a pas pris une ride, qui a bien failli être torpillée définitivement (Le rose et le glaive, La galère d'Obélix, La Traviata, au secours !), et qui renait un peu de ses cendres avec la reprise en main opérée par Jean-Yves Ferri et Didier Convard, même si elle n'atteint pas les sommets de son glorieux passé. Belle réussite pour L'Iris blanc par Fabcaro !
Thorgal
Inutile de s'étendre : Thorgal est (fut ?) une excellente série qui n'a comme seul inconvénient que de trainer en longueur. Les meilleurs titres de cette saga sont en effet à trouver dans les premiers tomes dont ma note oscille entre 4 et 5. Pour ma part, ma préférence va à : - La chute de Brek Zarith - Les archers - la trilogie contenant le Pays Qa, les yeux de Tanatloc et La cité du dieu perdu. Ces 5 titres ont tout du 5 étoiles. Mais jusqu'au tome 18, grosso modo, on peut s'y jeter à corps perdu. Du très grand classique !