J'ai immédiatement été séduit par cette série de Loisel et Pont. En se focalisant sur le scénario Loisel nous livre un récit très riche en réflexion sur nous-mêmes derrière une histoire d'aventure assez classique.
Comme souvent avec les meilleurs séries BD les apparences sont trompeuses et il faut toujours aller au delà des stéréotypes pour en saisir tout le sel. Le dessin de Pont avec sa rondeur humoristique et réconfortante participe à une entrée en matière baba cool. Année 70's, des infirmières peace & love et un fils qui recherche son papounet dans un pays d'opportunités : c'est que de la tendresse !
Mais tout dérape très vite autour de nos gentils français qui ne maîtrisent plus grand chose. Bien sûr Loisel renvoie aux origines du Mal qui a frappé l'Amazonie dans une indifférence totale à l'époque. Les auteurs ne se privent pas de scènes et d'images chocs sur la prostitution de type abattage imposée aux malheureuses villageoises ou sur les viols et autres massacres des populations indigènes.
Mais les auteurs ne choisissent pas les stéréotypes classiques de vilains flics corrompus ou d'anciens Nazis bien au chaud dans leurs villas. Le Manchot est un individualiste détaché de tout sauf du profit. Son discours est enjôleur et bien rodé avec un côté bad boy aventurier qui provoque une certaine empathie si ses souvenirs dévoilés par les auteurs ne nous rappelaient les horreurs commises.
Car il a fallu la notoriété de Sting fin 80's et sa rencontre avec Raoni pour que ces sujets soient vraiment considérés comme importants.
Le scénario de Loisel possède donc de multiples niveaux de lectures mais tous sont travaillés au millimètre. La narration est fluide, dynamique qui nous plonge dans cette atmosphère si particulière où le courage côtoie l'ignominie chez beaucoup comme le serpent corail voisine avec les plus belles espèces de fleurs.
La tension tragique est présente à chaque coin de case des trois épisodes et l'apparition d'un brin d'ésotérisme ne dévalue pas l'ambiance générale au contraire.
Le graphisme de Pont se plie à l'ambiance proposée par Loisel. On retrouve ce trait mi humoristique mi caricatural qui traverse de nombreux récits de Loisel. Comme la mise en couleur de Lapierre est un must et une marque de fabrique l'ensemble est un petit bijou.
En fin de tome 3 le scénario s'engage sur des voies difficiles si les auteurs ne tombent pas dans des facilités un peu mièvres. J'attends avec curiosité le développement du récit.
Pour le moment je me retrouve dans l'évaluation de Solo et je le suis dans sa notation.
On retrouve dans le manga le charme de l'animé, avec le côté adorable d'Uzaki bien qu'elle soit une véritable peste.
Le physique d'Uzaki est je trouve très original et rafraîchissant, avec sa coupe courte et son côté un peu garçon manqué.
Elle s'habille comme une fille de la vie de tous les jours, donc son corps sexy n'est pas toujours à la vue, mais elle est très mignonne.
Bien sûr, il y a son iconique poitrine démesurée, mais elle semble être plus là pour la parodie du manga ecchi de base que pour du eye-candy.
L'humour est vraiment décalé et les personnages même secondaires sont attachants.
Ce manga se lit facilement et avec plaisir, et pour le coup se démarque pas mal dans sa catégorie !
On sent que c'est écrit pour l'humour et les situations cocasses, et la persécution très satisfaisante de Sakurai. On attend de le voir craquer petit à petit pour Uzaki à mesure que leur amitié se développe au fil des saisons. J'en suis pour l'instant au tome 2.
Le ton est très juste et bien trouvé, certaines punchlines m'ont décroché un vrai éclat de rire. C'est léger, c'est joli, je recommande !
Réel coup de cœur sur cette bd ! En plus d’être joliment dessinée et colorisée de belles couleurs pastel cette bd est une perle pour son scénario ! Le développement personnel des personnages est très bien travaillé, on ressent la détresse, les émotions, on s’identifie très facilement à des caractères non clichés, ce n’est pas manichéen et ça fait réellement plaisir ! Je me suis surprise à rire dès les premières pages car même si la BD traite de sentiments forts, de doutes, elle n’en n’est pas pour autant triste, des petites blagues sont disséminées un peu partout apportant la légèreté qu’il faut, les expressions des personnages m’ont beaucoup amusée aussi. On sent que l’autrice c’est fait plaisir, et ça nous fait plaisir aussi !
La seule critique que je pourrai émettre est pour la rapidité de la résolution, qui finalement est parfaite car elle ne prend pas le dessus sur le message profond de la BD : se trouver.
On a là une BD qui inverse les codes populaires en préférant faire passer l’action en arrière plan , mais sans non plus l’oublier, moi ça me plaît.
Je conseille fortement aux jeunes ados, ados, et adultes ! Même aux enfants!
J'adore Soda. Je l'avais acheté pour mon fils quand il a eu 15 ans et je m'y suis mise. Heureusement tous les 2 ou 3 ans j'oublie les histoires et je peux répéter mon plaisir de lecture. Mon mari, britannique, y a appris un vocabulaire plus courant que les livres de langues étrangères. Je suis vraiment impressionnée par le trait du dessin et les scenarios qui sont cent fois mieux que les séries TV. Quand je suis déprimée, une relecture me permet d'oublier pendant un moment mes problèmes. Je lis en mangeant du chocolat de la même haute qualité que les histoires de Soda.
Au lieu de vivre à Londres, je devrais vivre à Bruxelles !!! Ici je ne trouve aucune BD et le bon chocolat est rare.
Depuis qu'une amie m'a fait lire "Maman a tort", je suis devenu un fan addict de Michel Bussi presque un idolâtre !
C'est dire que j'ai commencé cette série avec circonspection. Duval et Cassegrain allaient-ils abîmer l'un de mes romans préférés ?
Connaissant bien l'intrigue qui travaille sur l'imaginaire en cachant une partie du visuel, j'étais très sceptique.
Mes craintes n'étaient pas fondées. Au contraire Duval (et probablement Bussi) ont réussi à construire une mise en scène qui rend la lecture doublement intéressante pour qui a lu le roman.
En effet j'ai trouvé l'enchaînement des plans et des scènes travaillés avec une grande intelligence pour ne rien dévoiler du final. Une nouvelle fois j'ai admiré l'enchevêtrement des différents meurtres qui nous promène dans un labyrinthe de pure intelligence.
Même si l'image tue un peu chez moi le côté suspens dramatique que porte l'écriture de Bussi j'ai trouvé que l'ambiance proposée par Cassegrain était d'une justesse admirable.
Je n'habite pas très loin de Giverny et j'ai eu la chance de me promener dans le village sans les touristes (que je suis !). Je suis fan de la peinture impressionniste et je remercie Cassegrain d'avoir soigné son graphisme pour qu'il corresponde à l'esprit du roman.
Connaissant l'intrigue j'ai aimé les petits indices visuels ou les doubles sens des dialogues que les auteurs ont laissés comme des petits cailloux tout au long du récit.
Stéphanie est aussi belle que dans mon imagination et son idylle avec Sérénac, qui est un moment érotique et scénaristique fort du roman, très bien transcrite par l'image.
Comme Bussi nous agrémente d'un dialogue recherché avec des références culturelles très sympas cette lecture m'a comblé une fois de plus.
Je n'ai aucune hésitation sur ma note.
C'est avec un grand plaisir que j'ai relu les onze tomes de la série afin de l'aviser. Cette série possède tellement de qualités que la faiblesse incontestable du tome10 ne me fait pas modifier ma notation maximale.
Dufaux et Delaby ont effectué un travail d'excellence dans tous les domaines. Je n'oublie pas Jérémy Petiqueux dont la mise en couleur a renforcé cette merveilleuse impression de crédibilité dans le réalisme de la série.
La réhabilitation de l'image de Néron à travers les tribulations d'un de ses proches est une trouvaille qui nécessite beaucoup de doigté. Dufaux et Delaby ont réussi le dosage quasi parfait entre les scènes historiques et les scènes fictives.
Cela rend le scénario aussi intelligent qu'émotionnel. Les premiers épisodes m'ont immédiatement placé dans une ambiance digne des pièces de Jean Racine.
La personnalité des personnages (Claude, Agrippine ou Néron) est si justement dépeinte, leurs discours d'un tel niveau, les citations des auteurs de l'antiquité si bien placées que la construction du récit ressemble à s'y méprendre à un travail d'horlogerie (suisse).
Une autre idée géniale est de placer le centre des deux premiers cycles autour de femmes historiques. Cette idée est vraiment dans l'esprit de la Rome antique pour preuve un discours de Caton l'Ancien : "Vous les connaissez, les femmes : faites-en vos égales, tout de suite elles vous monteront sur le dos pour vous commander. Nous finirons par voir ceci : les hommes du monde entier qui gouvernent les femmes, gouvernés par les seuls hommes qui se fassent gouverner par les femmes : les Romains."
Peut-il y avoir meilleure illustration du discours (macho et rétrograde) de Caton que la série de Dufaux et Delaby ? Evidemment Lemuria n'est pas de taille pour porter un troisième cycle et la disparition du personnage de Pierre laisse un grand vide.
Peut-on faire mieux que Delaby dans son dessin réaliste ? Je ne suis pas sûr. Pourtant l'artiste n'a pas choisi la facilité en multipliant les cases où la plèbe grouille dans les rues, les tavernes ou au cirque. Le moindre visage de l'arrière-plan est travaillé tel le tableau des peintres italiens de la Renaissance. Le personnage le plus insignifiant de chaque case possède son expression affirmée et sa gestuelle propre. Si la BD est devenue un art, un artiste comme Delaby y a grandement contribué.
On peut trouver ici et là quelques facilités scénaristiques (en dehors du t10) comme la quasi résurrection de Massam mais c'est tellement rare que je tire mon chapeau aux artistes et à tous leurs collaborateurs pour cette série hors du commun.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce récit de Comès que je classe perso comme une de mes lectures préférées. "Silence est un être qu’on n’oublie pas” écrivait le poète Henri Gougaud dans sa préface de l'oeuvre de Comès.
Modestement j'ajouterais que le personnage d'Abel Mauvy restera pour moi l'une des personnifications du Mal les plus abouties du monde de la BD.
À la croisée du conte mystique et ésotérique, du récit philosophique ou symbolique j'ai découvert une grande richesse dans ce scénario si singulier.
J'ai immédiatement été séduit par la personne de Silence. Sa force animale, son rapport confiant à la nature et aux autres ainsi que son parler simpliste de type "pidgin" me l'a immédiatement et symboliquement placé dans l'état de l'homme naturel intrinsèquement bon (question philosophique ?) asservi en esclavage par le massif et vénal Mauvy.
Comès a-t-il voulu y faire une critique du colonialisme européen ? Perso cela a été ma grille de lecture dès les premières pages. Mais les antagonismes sont nombreux tout au long du récit : richesse du coeur vs vénalité, spiritualité et "folie" vs rationalisme destructeur, courage de la sorcière vs lâcheté du village. Ce dernier antagonisme renvoie lui, à un Mauvy colabo et profiteur, image renforcée par les uniformes noirs des gendarmes, presque tirés de la garde-robe des Waffen-SS.
On pourrait se dire que Comès tombe dans un manichéisme facile opposant le Bien et le Mal d'une façon simpliste et partiale. Mais Comès introduit beaucoup d'intelligence dans son scénario. Il y va par petites marches qui représentent bien nos renoncements. Ainsi Mauvy est d'autant plus préoccupant qu'il est l'image de l'inhumanité qui a grandi au fond de nous-même depuis des siècles.
La fin résonne comme à un retour à une autre logique puisque le justice des hommes n'est pas pour "Silence". J'ai beaucoup aimé le final lucide sur les rapports de force mais optimiste dans sa pensée onirique.
Quel plaisir de découvrir le trait de Comès qui porte le récit de façon très efficace. Tous les visages sont aussi tourmentés que l'ambiance pesante de Beausonge. Les détails sont rares mais les éclairages et les contrastes suffisent à créer cet univers de secrets et de monde clos.
De plus j'ai apprécié de retrouver un graphisme qui sort de l'uniformité lassante de trop de dessinateurs.
Une lecture qui m'a fait vibrer comme une sonate au clair de lune. Excellent.
Les auteurs ont attiré mon attention. Le titre moins : les histoires fantastiques n'ont pas vraiment ma préférence. La première image m'a intrigué: Salem, décor fin XIXième siècle? Comme dans les fameuses histoires des sorcières?
Dès les premières pages, on retrouve (revoit?) l'émeute populaire contre la sorcellerie, le feu, le juge dépassé par les événements, la haute dame intolérante, etc… On est vraiment dans Salem, pardon, Shaalem, avec une histoire du même genre, mais racontée d'une façon différente, avec la bouteille de "Rhum Letendre" dans le coin.
Puis viens la page 30: le train Brostown-Shaalem nous rappelle que Salem est situé non loin de Boston et donc, nous confirme ainsi notre première impression! Et l'histoire continue, me passionnant de plus en plus pour cette jeune bonne sorcière qui se bat toute seule, avec ses deux amis, contre cette mouvance des méchantes sorcières.
Pour la galerie, il y a même un Magasin général à demi montré, quelque part…!
Et c'est bel et bien une histoire de sorcières, le groupe des méchantes contre une toute petite bonne sorcière, rejetée des siens, on ne sait pourquoi, avec ses deux amis, aussi marginaux dans leur société et qui finissent quand même par gagner dans cette histoire. Et quelle histoire! Et qui, de plus, se déroule dans un décor archi-connu, mais montré d'une façon tellement différente! Et qui nous laisse sur notre faim… Pourquoi cette jeune bonne sorcière avait-elle été rejetée? Est-ce vraiment la fin des méchantes sorcières? Et ce corbeau noir, que l'on voit à la fin de l'histoire, il vient faire quoi, là-dedans? Et pourquoi, à la dernière image, nous renvoit-on en Transylvanie, patrie de la sorcellerie?
Et surtout… pourquoi ce point d'interrogation, juste après le mot "fin?" ?
Vivement le tome 2 du Sarcophage des âmes!
Cette série captivante a su me séduire de bout en bout grâce à son originalité et à son approche narrative ingénieuse. C'est avec un immense plaisir que je lui accorde une note parfaite de 5/5.
Demon nous emmène dans un univers où l'immortalité est au coeur de l'histoire. Notre protagoniste se retrouve pris dans un cycle sans fin de renaissance, où chaque mort le fait réapparaître dans un nouveau corps. Cette prémisse intrigante offre des possibilités narratives infinies, et Jason Shiga les exploite avec brio.
Ce qui rend Demon si unique, c'est la façon dont l'auteur utilise des schémas, des diagrammes et des illustrations simples pour guider le lecteur à travers l'histoire. Cette approche visuelle est tout simplement brillante. Elle permet une immersion totale dans le récit et offre une expérience de lecture interactive et stimulante. J'ai adoré résoudre les énigmes et suivre les pistes visuelles astucieusement disséminées tout au long de la bande dessinée.
L'humour noir et les réflexions philosophiques présentes dans Demon ajoutent une profondeur supplémentaire à l'histoire. Les questionnements existentiels auxquels le personnage principal est confronté sont habilement explorés, sans jamais alourdir le récit. Cette subtile combinaison d'éléments comiques et introspectifs rend la série à la fois divertissante et profondément réfléchie.
Dès les premières pages, j'ai été happé par les dessins détaillés et méticuleux de Schuiten. Chaque case est un véritable chef-d'oeuvre architectural, où les bâtiments et les villes prennent vie avec une précision et une imagination époustouflantes. L'attention portée aux moindres détails crée une immersion totale dans cet univers singulier.
Mais ce qui m'a vraiment séduit, ce sont les scénarios brillamment construits par Peeters. Chaque album est une exploration profonde de thèmes complexes tels que l'architecture, l'urbanisme, la mémoire et l'identité. Les récits sont à la fois philosophiques et captivants, nous plongeant dans des intrigues énigmatiques et des mystères urbains fascinants.
L'atmosphère des "Cités obscures" est tout simplement envoûtante. On se retrouve dans des villes étranges, à la fois familières et énigmatiques, où l'architecture joue un rôle central. Chaque page nous pousse à explorer ces contrées imaginaires, à nous perdre dans les ruelles sinueuses et à admirer les paysages urbains à couper le souffle.
Ce qui rend cette série encore plus mémorable, c'est la profondeur des personnages. Chaque protagoniste est complexe, avec ses propres motivations et histoires personnelles. Leurs interactions sont riches en émotions, ajoutant une dimension humaine et émotionnelle à cet univers fantastique.
Cette BD est une oeuvre d'art à part entière. La combinaison des dessins de Schuiten et des scénarios de Peeters crée une expérience visuelle et narrative unique. Cette série est un incontournable pour les amateurs de bande dessinée qui cherchent à être transportés dans un monde complexe et captivant.
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Un putain de salopard
J'ai immédiatement été séduit par cette série de Loisel et Pont. En se focalisant sur le scénario Loisel nous livre un récit très riche en réflexion sur nous-mêmes derrière une histoire d'aventure assez classique. Comme souvent avec les meilleurs séries BD les apparences sont trompeuses et il faut toujours aller au delà des stéréotypes pour en saisir tout le sel. Le dessin de Pont avec sa rondeur humoristique et réconfortante participe à une entrée en matière baba cool. Année 70's, des infirmières peace & love et un fils qui recherche son papounet dans un pays d'opportunités : c'est que de la tendresse ! Mais tout dérape très vite autour de nos gentils français qui ne maîtrisent plus grand chose. Bien sûr Loisel renvoie aux origines du Mal qui a frappé l'Amazonie dans une indifférence totale à l'époque. Les auteurs ne se privent pas de scènes et d'images chocs sur la prostitution de type abattage imposée aux malheureuses villageoises ou sur les viols et autres massacres des populations indigènes. Mais les auteurs ne choisissent pas les stéréotypes classiques de vilains flics corrompus ou d'anciens Nazis bien au chaud dans leurs villas. Le Manchot est un individualiste détaché de tout sauf du profit. Son discours est enjôleur et bien rodé avec un côté bad boy aventurier qui provoque une certaine empathie si ses souvenirs dévoilés par les auteurs ne nous rappelaient les horreurs commises. Car il a fallu la notoriété de Sting fin 80's et sa rencontre avec Raoni pour que ces sujets soient vraiment considérés comme importants. Le scénario de Loisel possède donc de multiples niveaux de lectures mais tous sont travaillés au millimètre. La narration est fluide, dynamique qui nous plonge dans cette atmosphère si particulière où le courage côtoie l'ignominie chez beaucoup comme le serpent corail voisine avec les plus belles espèces de fleurs. La tension tragique est présente à chaque coin de case des trois épisodes et l'apparition d'un brin d'ésotérisme ne dévalue pas l'ambiance générale au contraire. Le graphisme de Pont se plie à l'ambiance proposée par Loisel. On retrouve ce trait mi humoristique mi caricatural qui traverse de nombreux récits de Loisel. Comme la mise en couleur de Lapierre est un must et une marque de fabrique l'ensemble est un petit bijou. En fin de tome 3 le scénario s'engage sur des voies difficiles si les auteurs ne tombent pas dans des facilités un peu mièvres. J'attends avec curiosité le développement du récit. Pour le moment je me retrouve dans l'évaluation de Solo et je le suis dans sa notation.
Uzaki-chan Wants to Hang Out!
On retrouve dans le manga le charme de l'animé, avec le côté adorable d'Uzaki bien qu'elle soit une véritable peste. Le physique d'Uzaki est je trouve très original et rafraîchissant, avec sa coupe courte et son côté un peu garçon manqué. Elle s'habille comme une fille de la vie de tous les jours, donc son corps sexy n'est pas toujours à la vue, mais elle est très mignonne. Bien sûr, il y a son iconique poitrine démesurée, mais elle semble être plus là pour la parodie du manga ecchi de base que pour du eye-candy. L'humour est vraiment décalé et les personnages même secondaires sont attachants. Ce manga se lit facilement et avec plaisir, et pour le coup se démarque pas mal dans sa catégorie ! On sent que c'est écrit pour l'humour et les situations cocasses, et la persécution très satisfaisante de Sakurai. On attend de le voir craquer petit à petit pour Uzaki à mesure que leur amitié se développe au fil des saisons. J'en suis pour l'instant au tome 2. Le ton est très juste et bien trouvé, certaines punchlines m'ont décroché un vrai éclat de rire. C'est léger, c'est joli, je recommande !
Fortuna
Réel coup de cœur sur cette bd ! En plus d’être joliment dessinée et colorisée de belles couleurs pastel cette bd est une perle pour son scénario ! Le développement personnel des personnages est très bien travaillé, on ressent la détresse, les émotions, on s’identifie très facilement à des caractères non clichés, ce n’est pas manichéen et ça fait réellement plaisir ! Je me suis surprise à rire dès les premières pages car même si la BD traite de sentiments forts, de doutes, elle n’en n’est pas pour autant triste, des petites blagues sont disséminées un peu partout apportant la légèreté qu’il faut, les expressions des personnages m’ont beaucoup amusée aussi. On sent que l’autrice c’est fait plaisir, et ça nous fait plaisir aussi ! La seule critique que je pourrai émettre est pour la rapidité de la résolution, qui finalement est parfaite car elle ne prend pas le dessus sur le message profond de la BD : se trouver. On a là une BD qui inverse les codes populaires en préférant faire passer l’action en arrière plan , mais sans non plus l’oublier, moi ça me plaît. Je conseille fortement aux jeunes ados, ados, et adultes ! Même aux enfants!
Soda
J'adore Soda. Je l'avais acheté pour mon fils quand il a eu 15 ans et je m'y suis mise. Heureusement tous les 2 ou 3 ans j'oublie les histoires et je peux répéter mon plaisir de lecture. Mon mari, britannique, y a appris un vocabulaire plus courant que les livres de langues étrangères. Je suis vraiment impressionnée par le trait du dessin et les scenarios qui sont cent fois mieux que les séries TV. Quand je suis déprimée, une relecture me permet d'oublier pendant un moment mes problèmes. Je lis en mangeant du chocolat de la même haute qualité que les histoires de Soda. Au lieu de vivre à Londres, je devrais vivre à Bruxelles !!! Ici je ne trouve aucune BD et le bon chocolat est rare.
Nymphéas noirs
Depuis qu'une amie m'a fait lire "Maman a tort", je suis devenu un fan addict de Michel Bussi presque un idolâtre ! C'est dire que j'ai commencé cette série avec circonspection. Duval et Cassegrain allaient-ils abîmer l'un de mes romans préférés ? Connaissant bien l'intrigue qui travaille sur l'imaginaire en cachant une partie du visuel, j'étais très sceptique. Mes craintes n'étaient pas fondées. Au contraire Duval (et probablement Bussi) ont réussi à construire une mise en scène qui rend la lecture doublement intéressante pour qui a lu le roman. En effet j'ai trouvé l'enchaînement des plans et des scènes travaillés avec une grande intelligence pour ne rien dévoiler du final. Une nouvelle fois j'ai admiré l'enchevêtrement des différents meurtres qui nous promène dans un labyrinthe de pure intelligence. Même si l'image tue un peu chez moi le côté suspens dramatique que porte l'écriture de Bussi j'ai trouvé que l'ambiance proposée par Cassegrain était d'une justesse admirable. Je n'habite pas très loin de Giverny et j'ai eu la chance de me promener dans le village sans les touristes (que je suis !). Je suis fan de la peinture impressionniste et je remercie Cassegrain d'avoir soigné son graphisme pour qu'il corresponde à l'esprit du roman. Connaissant l'intrigue j'ai aimé les petits indices visuels ou les doubles sens des dialogues que les auteurs ont laissés comme des petits cailloux tout au long du récit. Stéphanie est aussi belle que dans mon imagination et son idylle avec Sérénac, qui est un moment érotique et scénaristique fort du roman, très bien transcrite par l'image. Comme Bussi nous agrémente d'un dialogue recherché avec des références culturelles très sympas cette lecture m'a comblé une fois de plus. Je n'ai aucune hésitation sur ma note.
Murena
C'est avec un grand plaisir que j'ai relu les onze tomes de la série afin de l'aviser. Cette série possède tellement de qualités que la faiblesse incontestable du tome10 ne me fait pas modifier ma notation maximale. Dufaux et Delaby ont effectué un travail d'excellence dans tous les domaines. Je n'oublie pas Jérémy Petiqueux dont la mise en couleur a renforcé cette merveilleuse impression de crédibilité dans le réalisme de la série. La réhabilitation de l'image de Néron à travers les tribulations d'un de ses proches est une trouvaille qui nécessite beaucoup de doigté. Dufaux et Delaby ont réussi le dosage quasi parfait entre les scènes historiques et les scènes fictives. Cela rend le scénario aussi intelligent qu'émotionnel. Les premiers épisodes m'ont immédiatement placé dans une ambiance digne des pièces de Jean Racine. La personnalité des personnages (Claude, Agrippine ou Néron) est si justement dépeinte, leurs discours d'un tel niveau, les citations des auteurs de l'antiquité si bien placées que la construction du récit ressemble à s'y méprendre à un travail d'horlogerie (suisse). Une autre idée géniale est de placer le centre des deux premiers cycles autour de femmes historiques. Cette idée est vraiment dans l'esprit de la Rome antique pour preuve un discours de Caton l'Ancien : "Vous les connaissez, les femmes : faites-en vos égales, tout de suite elles vous monteront sur le dos pour vous commander. Nous finirons par voir ceci : les hommes du monde entier qui gouvernent les femmes, gouvernés par les seuls hommes qui se fassent gouverner par les femmes : les Romains." Peut-il y avoir meilleure illustration du discours (macho et rétrograde) de Caton que la série de Dufaux et Delaby ? Evidemment Lemuria n'est pas de taille pour porter un troisième cycle et la disparition du personnage de Pierre laisse un grand vide. Peut-on faire mieux que Delaby dans son dessin réaliste ? Je ne suis pas sûr. Pourtant l'artiste n'a pas choisi la facilité en multipliant les cases où la plèbe grouille dans les rues, les tavernes ou au cirque. Le moindre visage de l'arrière-plan est travaillé tel le tableau des peintres italiens de la Renaissance. Le personnage le plus insignifiant de chaque case possède son expression affirmée et sa gestuelle propre. Si la BD est devenue un art, un artiste comme Delaby y a grandement contribué. On peut trouver ici et là quelques facilités scénaristiques (en dehors du t10) comme la quasi résurrection de Massam mais c'est tellement rare que je tire mon chapeau aux artistes et à tous leurs collaborateurs pour cette série hors du commun.
Silence
J'ai vraiment beaucoup aimé ce récit de Comès que je classe perso comme une de mes lectures préférées. "Silence est un être qu’on n’oublie pas” écrivait le poète Henri Gougaud dans sa préface de l'oeuvre de Comès. Modestement j'ajouterais que le personnage d'Abel Mauvy restera pour moi l'une des personnifications du Mal les plus abouties du monde de la BD. À la croisée du conte mystique et ésotérique, du récit philosophique ou symbolique j'ai découvert une grande richesse dans ce scénario si singulier. J'ai immédiatement été séduit par la personne de Silence. Sa force animale, son rapport confiant à la nature et aux autres ainsi que son parler simpliste de type "pidgin" me l'a immédiatement et symboliquement placé dans l'état de l'homme naturel intrinsèquement bon (question philosophique ?) asservi en esclavage par le massif et vénal Mauvy. Comès a-t-il voulu y faire une critique du colonialisme européen ? Perso cela a été ma grille de lecture dès les premières pages. Mais les antagonismes sont nombreux tout au long du récit : richesse du coeur vs vénalité, spiritualité et "folie" vs rationalisme destructeur, courage de la sorcière vs lâcheté du village. Ce dernier antagonisme renvoie lui, à un Mauvy colabo et profiteur, image renforcée par les uniformes noirs des gendarmes, presque tirés de la garde-robe des Waffen-SS. On pourrait se dire que Comès tombe dans un manichéisme facile opposant le Bien et le Mal d'une façon simpliste et partiale. Mais Comès introduit beaucoup d'intelligence dans son scénario. Il y va par petites marches qui représentent bien nos renoncements. Ainsi Mauvy est d'autant plus préoccupant qu'il est l'image de l'inhumanité qui a grandi au fond de nous-même depuis des siècles. La fin résonne comme à un retour à une autre logique puisque le justice des hommes n'est pas pour "Silence". J'ai beaucoup aimé le final lucide sur les rapports de force mais optimiste dans sa pensée onirique. Quel plaisir de découvrir le trait de Comès qui porte le récit de façon très efficace. Tous les visages sont aussi tourmentés que l'ambiance pesante de Beausonge. Les détails sont rares mais les éclairages et les contrastes suffisent à créer cet univers de secrets et de monde clos. De plus j'ai apprécié de retrouver un graphisme qui sort de l'uniformité lassante de trop de dessinateurs. Une lecture qui m'a fait vibrer comme une sonate au clair de lune. Excellent.
Le Sarcophage des âmes
Les auteurs ont attiré mon attention. Le titre moins : les histoires fantastiques n'ont pas vraiment ma préférence. La première image m'a intrigué: Salem, décor fin XIXième siècle? Comme dans les fameuses histoires des sorcières? Dès les premières pages, on retrouve (revoit?) l'émeute populaire contre la sorcellerie, le feu, le juge dépassé par les événements, la haute dame intolérante, etc… On est vraiment dans Salem, pardon, Shaalem, avec une histoire du même genre, mais racontée d'une façon différente, avec la bouteille de "Rhum Letendre" dans le coin. Puis viens la page 30: le train Brostown-Shaalem nous rappelle que Salem est situé non loin de Boston et donc, nous confirme ainsi notre première impression! Et l'histoire continue, me passionnant de plus en plus pour cette jeune bonne sorcière qui se bat toute seule, avec ses deux amis, contre cette mouvance des méchantes sorcières. Pour la galerie, il y a même un Magasin général à demi montré, quelque part…! Et c'est bel et bien une histoire de sorcières, le groupe des méchantes contre une toute petite bonne sorcière, rejetée des siens, on ne sait pourquoi, avec ses deux amis, aussi marginaux dans leur société et qui finissent quand même par gagner dans cette histoire. Et quelle histoire! Et qui, de plus, se déroule dans un décor archi-connu, mais montré d'une façon tellement différente! Et qui nous laisse sur notre faim… Pourquoi cette jeune bonne sorcière avait-elle été rejetée? Est-ce vraiment la fin des méchantes sorcières? Et ce corbeau noir, que l'on voit à la fin de l'histoire, il vient faire quoi, là-dedans? Et pourquoi, à la dernière image, nous renvoit-on en Transylvanie, patrie de la sorcellerie? Et surtout… pourquoi ce point d'interrogation, juste après le mot "fin?" ? Vivement le tome 2 du Sarcophage des âmes!
Demon (Shiga)
Cette série captivante a su me séduire de bout en bout grâce à son originalité et à son approche narrative ingénieuse. C'est avec un immense plaisir que je lui accorde une note parfaite de 5/5. Demon nous emmène dans un univers où l'immortalité est au coeur de l'histoire. Notre protagoniste se retrouve pris dans un cycle sans fin de renaissance, où chaque mort le fait réapparaître dans un nouveau corps. Cette prémisse intrigante offre des possibilités narratives infinies, et Jason Shiga les exploite avec brio. Ce qui rend Demon si unique, c'est la façon dont l'auteur utilise des schémas, des diagrammes et des illustrations simples pour guider le lecteur à travers l'histoire. Cette approche visuelle est tout simplement brillante. Elle permet une immersion totale dans le récit et offre une expérience de lecture interactive et stimulante. J'ai adoré résoudre les énigmes et suivre les pistes visuelles astucieusement disséminées tout au long de la bande dessinée. L'humour noir et les réflexions philosophiques présentes dans Demon ajoutent une profondeur supplémentaire à l'histoire. Les questionnements existentiels auxquels le personnage principal est confronté sont habilement explorés, sans jamais alourdir le récit. Cette subtile combinaison d'éléments comiques et introspectifs rend la série à la fois divertissante et profondément réfléchie.
Les Cités obscures
Dès les premières pages, j'ai été happé par les dessins détaillés et méticuleux de Schuiten. Chaque case est un véritable chef-d'oeuvre architectural, où les bâtiments et les villes prennent vie avec une précision et une imagination époustouflantes. L'attention portée aux moindres détails crée une immersion totale dans cet univers singulier. Mais ce qui m'a vraiment séduit, ce sont les scénarios brillamment construits par Peeters. Chaque album est une exploration profonde de thèmes complexes tels que l'architecture, l'urbanisme, la mémoire et l'identité. Les récits sont à la fois philosophiques et captivants, nous plongeant dans des intrigues énigmatiques et des mystères urbains fascinants. L'atmosphère des "Cités obscures" est tout simplement envoûtante. On se retrouve dans des villes étranges, à la fois familières et énigmatiques, où l'architecture joue un rôle central. Chaque page nous pousse à explorer ces contrées imaginaires, à nous perdre dans les ruelles sinueuses et à admirer les paysages urbains à couper le souffle. Ce qui rend cette série encore plus mémorable, c'est la profondeur des personnages. Chaque protagoniste est complexe, avec ses propres motivations et histoires personnelles. Leurs interactions sont riches en émotions, ajoutant une dimension humaine et émotionnelle à cet univers fantastique. Cette BD est une oeuvre d'art à part entière. La combinaison des dessins de Schuiten et des scénarios de Peeters crée une expérience visuelle et narrative unique. Cette série est un incontournable pour les amateurs de bande dessinée qui cherchent à être transportés dans un monde complexe et captivant.