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Couverture de la série Donjon Parade
Donjon Parade

Je remonte la côte de cette série, certainement la plus dispensable de l’univers (avant les antipodes) mais tout à fait recommandable et sympathique. Les scenarii se situent tous entre le tome 1 et 2 de Zénith, on suit les aventures de Marvin et Herbert avant que ce dernier ne sache se battre. Forcément cette temporalité ne fera pas évoluer les enjeux de la série, mais j’aime beaucoup cette période où Herbert se la joue encore poule mouillée, et sa relation avec Marvin est encore pleine de camaraderie. C’est très anecdotique (trop pour certains) mais rempli d’humour et de péripéties légères. Il me semble que cette série a vu le jour après la non adaptation en dessin animé de l’univers. Le ton est donc assez axé jeunesse et les aventures se lisent vite, une trentaine de pages par album, mais je ne boude pas mon plaisir. Un 1er tome gentillet mais la suite décolle bien plus, il y a franchement des passages cultes (la boucle temporel, les vampires, le peuple de Grogro...). Les 5 premiers albums sont sous le pinceau de Larcenet, école Bill Baroud, ça convient parfaitement à l’ambiance de la série, la couverture du tome 3 l’illustre très bien, j’adore. Le tome 6 marque un sacré changement sur le plan graphique, Alexis Nesme a un dessin bien plus léché mais on perd en mimiques et spontanéité (j’ai un peu de mal avec la tête de Herbert et ses yeux noirs, manque d’expressivité), mais l’histoire est réussie et comporte ses bons moments, les rafistolages d’Horous sont très drôles. Je continuerai à suivre sans hésitation. 3,5+ ———————————————- Petite MàJ Donjon Parade fait peau neuve en 2025. Pas sur le fond, qui restera le même (aventures légères et humoristiques toujours dans la même temporalité), mais bien sur la partie graphique qui se rapprochera dorénavant de Donjon Monster. Chaque album se verra confier à un dessinateur différent, au moins 6 sont annoncés cette année (avec Delaf, Burniat …). L’idée me plaît bien mais j’avoue être sorti sans hype particulière avec les 2ers (ceux avec Tebo et Surcouf). La faute aux récits bien trop légers, ça m’a bien plus sauté aux yeux qu’avec les précédents. Ici ça va trop vite et si c’est divertissant, ce n’est pas bien marquant, voir trop facile. Je n’ai pas retrouvé l’équilibre des scenarii passés. Je ne bouge pas ma côte (je suis tombé dans la marmite de l’univers) mais j’espère mieux pour les prochains. Même si je pense que contrairement à Monster, les invités auront ici beaucoup plus de mal à imprimer leurs pattes et à sortir des albums mémorables. Le concept parade m’apparaît plus limité, il faudrait augmenter la pagination pour un meilleur développement et adapter l’humour déployé en fonction de l’auteur. MàJ tome 9 et 10 : J’ai trouvé ces 2 tomes bien plus sympathiques que les 2 précédents, la magie a mieux fonctionné. Les récits sont toujours aussi légers mais avec plus de passages mémorables et bien cons (la petite prune entre cadres du donjon, Sélina la loutre …). La partie graphique accroche également davantage et accompagne parfaitement l’humour, que ce soit la rondeur surprenante du trait de Ohm ou l’expressivité de celui de Delaf. Bref ça m’a redonné la banane.

18/04/2022 (MAJ le 16/04/2025) (modifier)
Couverture de la série Monstres
Monstres

Un titre – avec son pluriel – qui annonce très bien la couleur. Une couleur très noire ! En effet, la noirceur de la nature humaine est d’abord illustrée par cet être trituré, transformé en une sorte de Hulk difforme et « monstrueux » par des Frankenstein militaires dénués de scrupules. Mais ces militaires justement, mais aussi certains parents – les détenteurs de l’autorité en fait – incarnent tout aussi bien, sinon en pire, cette noirceur, ce fond nauséabond de l’humanité. Accompagné par un dessin précis et détaillé, mais lui aussi très noir, le récit est souvent étouffant et déprimant. Un récit parsemé d’engueulades entre officiers, au sein des couples : la société américaine que Windsor-Smith nous donne à voir est glauque et névrosée. C’est un album ambitieux, à l’imposante pagination, que j’ai globalement bien aimé. Seuls quelques petites choses m’ont gêné. Certaines cases sont un peu chargées, avec des phylactères nombreux et pas toujours aisés à suivre dans le bon ordre. La narration est aussi parfois un peu difficile à suivre avec ces nombreux flash-backs. Mais bon, ce sont des détails à l’échelle de l’album entier, c’est une histoire que je vous encourage à découvrir.

16/04/2025 (modifier)
Par Simili
Note: 4/5
Couverture de la série Barracuda
Barracuda

Le Barrucuda, c'est le nom d'un navire pirate commandé par le terrible Blackdog. C'est à son bord que nous ferons la connaissance de 3 adolescents, devenus jeunes adultes au fil des tomes. Mais c'est sur l'île de Puerto Blanco que nous suivrons leurs destins croisés. Entre violence, complots et stratagèmes il n'est pas aisé de rester en vie sur l'île des pirates ... Une histoire de pirates qui se déroule principalement à terre, voici le pari tenté par Dufaux. Pari risqué mais pari réussi. En effet la terre ferme semble être un théâtre beaucoup plus propice aux rebondissements que la haute mer. Questions d'espace et de densité de vauriens sans doute. Ce que j'ai particulièrement apprécié c'est le fait que l'on ne s'ennuie pas à la lecture de cette série. Il y a sans cesse des rebondissements. Cette concentration d'évenement nous maintient alerte tout au long de la lecture. Il y a une vraie qualité cinématographique à cette série. Cela correspond d'ailleurs à une volonté exprimée par Dufaux dans sa préface. Ensuite viennent les dessins de Jéremy qui sont remarquables. D'ailleurs de ce point de vue là il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec Murena. Cela à d'ailleurs été une de mes premières réflexion à la lecture des premières pages. Rien d'étonnant à cela vu que Jéremy fut l'élève de Delaby et participa également à la série mère. Force est de constater que l'élève n'est plus très loin du maitre. Le petit point négatif que je relèverai est peut-être la longueur de la série. Six tomes. Pour certains ça parait un peu court au vue de la quantité (et de la qualité) de développement qu'il aurait été possible de faire. Pour ma part s'il est bien d'avoir une série qui ne s'étend pas indéfiniment, j'ai été un peu frustré d'un dénouement un poil trop rapide. Avec un ou deux tomes maxi en plus je pense qu'on aurait eu le droit à une série parfaite. Au final j'ai été largement conquis par cette série et lui réserve donc une place de choix dans ma bibliothèque.

16/04/2025 (modifier)
Couverture de la série La Femme accident
La Femme accident

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé deux de mes auteurs préférés. Une fois encore je n'ai pas été déçu par ce drame social évoqué dans le huis clos du tribunal. La construction du récit est très astucieuse sous des dehors classiques. Julie présumée suspecte d'un meurtre se voit contrainte d'exposer sa vie intime à un public impassible et surtout à un lecteur mis à contribution comme le dévoilera le final. Malgré une voix off très présente et de nombreux flash back le récit reste très fluide et dynamique. J'ai bien trouvé quelques temps morts et quelques failles dans le T2 mais l'ensemble reste cohérent et solide. Il faut dire que Lapiere propose une galerie de personnages autour de la séduisante Julie avec des personnalités très bien travaillées. La description de cet amour adolescent égoïste dont est victime le couple Julie/Théo est un classique rencontré par de nombreux services sociaux qui aident des JF en difficultés. J'ai aussi beaucoup aimé les personnages d'Armand et surtout de sa femme qui sonnent vraiment justes. Toutefois l'astuce première des auteurs est à mettre au crédit du graphisme de Grenson. Je me suis déjà exprimé sur l'admiration et l'immense plaisir de lecture que me procure cet auteur. Julie est envoûtante, les personnages sont tous finement travaillés sans aucun laissé pour compte, et les ambiances de Charleroi ou du luxe de la croisière ou de Paris renvoient à des réalités existantes. Le plus est évidemment cette séduction permanente qui émane de Julie. Grenson travaille son lecteur (surtout mâle) dès les premières images avec la tenue impeccable de Julie. Les auteurs placent subtilement leur lectorat dans le position d'un juré supplémentaire qui doit faire la part des choses entre une Julie séductrice et mythomane ou une victime sincère. Ce final superbe avec une Julie les yeux dans les yeux avec le lecteur renforce notre désarroi pour connaître le fin mot de l'histoire. Pour enfoncer le clou les deux auteurs s'amusent à conclure sur un épilogue australien qui n'explique rien puisque l'enfant est devenu ado. Un diptyque très plaisant à redécouvrir pour un bon moment de lecture récréative.

16/04/2025 (modifier)
Couverture de la série Jean de Florette
Jean de Florette

J'aime beaucoup cette collection qui reprend les œuvres de Pagnol. Une fois encore Scotto et Stoffel ne m'ont pas déçu. Jean de Florette reste inoubliable grâce à son interprétation cinématographique autour de Montand, Auteuil et Depardieu. Comme d'habitude les auteurs suivent à la lettre la lettre et l'esprit de ce roman presque noir. Le premier tome prend le temps de travailler la personnalité dure et avide du Papet et de Ugolin. Le naïf et utopique Jean rempli de bons sentiments sera la victime de ces personnages inflexibles dans une montée de la dramatisation (tome 2) qui est fidèle au roman. C'est Alexandre Tefenkgi qui lance le diptyque suivi par Christelle Galland sans que l'on note une grosse discontinuité dans l'approche graphique. Je suis plus habitué au style plus rond de Tanco mais je reconnait que ce trait plus dur convient parfaitement à la sècheresse et la dureté du récit. Encore une belle lecture pleine de soleil peut être un peu trop ici.

16/04/2025 (modifier)
Couverture de la série The Promised Neverland
The Promised Neverland

Un manga que j’avais injustement boudé jusqu’il y a peu, m’imaginant un truc niais ou dans la veine de Sept naufragés. Verdict : c’est pas ça du tout, je ne pense pas relire un jour mais la série a réussi à me tenir en haleine de a à z. Je la conseille de bon cœur. Le dessin est de bonne facture et si j’avais un peu peur de suivre une bande de gamins, ces derniers se révèlent vite attachants. Niveau histoire, je ne dirais rien et vous conseillerai de vous y lancer vraiment à l’aveugle. La surprise et l’enchaînement des événements participent pour beaucoup au plaisir de lecture, la fin m’a satisfait. Bref n’en jetez plus, ce manga mérite son excellente réputation, plutôt astucieux dans son rendu teenage et un peu dark. On peut bien lui reprocher 2, 3 trucs (longueur, héroïne …) mais les nombreux points positifs l’emportent. Un chouette voyage.

15/04/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Haute enfance
Haute enfance

Un récit de jeunes garçons dans la Tunisie des années 80. Ils sont trois dans la même classe, un peu turbulents, surtout le plus âgé d'entre eux qui est un pur rebelle aux allures de petit caïd. A l'inverse, leur maître d'école est ultra sévère et les punit douloureusement à chacune de leurs bêtises. Poussé par le plus grand, ils vont chercher à se venger de lui et traverser la banlieue de Tunis à pied pour atteindre son logement. Sauf que le petit frère de l'un des trois l'a forcé à le laisser les accompagner. Et bien qu'il soit un excellent joueur de football et un garçon débrouillard, l'aventure est trop grande pour lui, tout comme pour les trois autres d'ailleurs. Avec une économie de traits et un style volontairement lâché, l'auteur parvient à restituer avec justesse l'atmosphère des rues et des terrains vagues d'un Maghreb de l'époque, un décor familier à ceux, comme moi, qui ont grandi en Afrique dans les années 70 et 80. Ce récit m'a rappelé ces amitiés un peu risquées, ces aventures d'enfants audacieux qui se lancent dans des bêtises ensemble. Le quatuor de personnages, aux personnalités bien distinctes, fonctionne parfaitement. Il y a ce rebelle, d'abord effrayant dans son nihilisme, mais qui se dévoile sous un jour plus humain quand il nous montre ses failles, notamment à travers sa passion pour la danse. À ses côtés, un ami franco-tunisien, blond, qui lutte contre la perception qu'on a de lui comme étant plus français que tunisien. Puis, le petit frère, brillant et talentueux, mais encore trop immature pour saisir pleinement les enjeux de l'aventure. Enfin, le quatrième ami, plus sage, qui, bien que de nature raisonnable, suit néanmoins le rebelle comme un chef. Leur périple à travers les quartiers en construction de la banlieue tunisienne prend des airs de traversée du désert, comme un groupe de cow-boys s'aventurant dans un environnement à la fois familier et menaçant. Peu à peu, nous découvrons leur véritable objectif, un secret que le petit frère ignore presque jusqu'à la fin, étant un peu l'intrus dans cette escapade. L'ambiance est d'une rare efficacité, évoquant de manière poignante et parfois dérangeante ces souvenirs d'enfance où l'on ressent à la fois l'excitation du danger et l'intensité de l'aventure, loin du regard des adultes, dans un monde pourtant banal. La fin, bien que brusque, se révèle à la fois puissante et cruelle, laissant place à une ouverture qui fait écho à la nature même des souvenirs d'enfance : on ne saura jamais vraiment ce qu'il s'est passé après la fuite. J'aurais aimé des dessins plus soignés et des décors plus détaillés, mais peut-être que cela aurait diminué l'intensité de la narration et l'atmosphère si particulière qui se dégage de ce récit.

15/04/2025 (modifier)
Couverture de la série L'Escamoteur
L'Escamoteur

J’ai emprunté cet album un peu au hasard, et je pensais, à la vue de la couverture et de la citation en exergue, avoir affaire à un polar mâtiné de politique comme savait en écrire Manchette. S’il y a bien de ça dans ce récit, c’est en fait bien plus complexe, et ça ressemble plutôt à un quasi documentaire tournant autour de l’engagement politique violent durant les années 1970, à propos de la cause palestinienne, mais surtout autour de groupes de l’ultra gauche, comme Action directe. Les auteurs se sont énormément documentés (ce que confirme l’imposante bibliographie en fin de volume) et le récit est clair et complet, la narration est fluide. Il n’est pas nécessaire de connaitre le sujet avant d’entamer la lecture, même si, le sujet m’intéressant de longue date, j’y suis entré très facilement. Outre la traque des leaders d’Action Directe par divers services de police et de renseignement, le récit est centré sur un personnage intrigant – et intriguant ! – que je ne connaissais pas du tout, Gabriel Chahine, qui a permis aux policiers d’infiltrer AD. Le dessin est un peu inégal (surtout sur certains visages), mais globalement je l’ai bien aimé. Les décors sont réussis, et le rendu, usant de diverses bichromies, est agréable. Une lecture intéressante.

15/04/2025 (modifier)
Par Ana
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dantès
Dantès

Je ne pouvais pas attendre de lire le prochain tome, l'histoire était très intéressante et prenante. Une série vraiment géniale. À lire !

15/04/2025 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Le Roi des fauves
Le Roi des fauves

Tiré d'un roman, cette histoire de fantasy allie un dessin tout ce qu'il y a de plus agréable et de plus lisible avec un scénario original. Le tout en respectant les codes du genre mais en évitant les clichés habituels. Il y aura donc bien une quête, qui impose la traversée d'une forêt hostile, à la recherche du mystérieux roi des fauves. Avant d'en arriver là, l'introduction permet de poser le contexte de cet univers et de faire connaissance avec nos héros. Au delà de la découverte de ces fondations, l'intrigue est vite prenante et, du coup, on part à l'aventure avec entrain et curiosité. Il est donc question de 3 adolescents, condamnés pour diverses raisons avec d'autres personnages, à devenir des bersekirs, sortes de monstres mi animaux, mi humains. Pour cela on leur a injecté une sorte de ver dans l'organisme, qui va les dévorer petit à petit de l'intérieur et les transformer progressivement. Leur prison est une immense forêt froide et humide. Ils n'ont que quelques jours devant eux avant que la transformation ne s'opère... Tout ça fonctionne vraiment très très bien. L'histoire est rythmée, prenante, originale. On suit avec curiosité la progression de nos jeunes héros. Qu'est ce qui est en train de leur arriver ? Vont ils vraiment se transformer en monstres ? Par petites touches intelligemment distillées, on voit les premiers effets des vers qui s'attaquent à eux. Ca amène une petite tension bienvenue. Ca amène surtout ce qu'il faut de mystères et d'originalité pour que cette histoire sorte du lot. Je suis souvent critique avec l'heroic fantasy, un genre qui a du mal à se renouveler et à être original. Mais ici l'intrigue est interessante et rondement menée. Elle ne s'étire pas en longueurs inutiles. La conclusion est prévue avec le second tome. Et il y a dans le premier juste ce qu'il faut de suspens et de tension pour donner envie de connaitre le dénouement de ce diptyque.

14/04/2025 (modifier)