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Couverture de la série Au-delà de Neptune
Au-delà de Neptune

Au-delà de Neptune est un voyage à la fois intime et cosmique, qui illustre parfaitement l’ambition du nouveau label Aux confins des éditions Steinkis, dédié aux récits de genre étrangers. Signé par l’Italien Gabriele Melegari, ce one-shot raconte l’odyssée solitaire de Lela, unique astronaute à bord du vaisseau-télescope Ulysse, en route vers Neptune en 2283. Pendant plus de sept ans, elle vit coupée de la Terre, retransmettant ses rapports vidéo avec une précision quasi militaire, mais aussi avec une honnêteté crue sur ses états d’âme, ses doutes et ses regrets, notamment celui d’avoir laissé sa compagne sur une Terre polluée. Melegari réussit un subtil équilibre entre SF et introspection. Lela n’est pas seulement exploratrice, elle incarne une tension entre vocation altruiste et désir personnel de découverte, entre la quête de solutions pour sauver l’humanité et l’appel irrésistible de l’infini cosmique. L’auteur interroge ainsi des thématiques contemporaines comme le dérèglement climatique et la dépendance à la technologie, sans jamais imposer de réponses faciles, laissant le lecteur méditer sur ce qui pourrait attendre l’Homme au-delà de notre système solaire. Graphiquement, l’album est un régal. Les scènes spatiales sont vertigineuses, mélangeant perspectives imposantes, décors technologiques détaillés et plongées lyriques dans des paysages exoplanétaires enchanteurs. L’usage de la gouache et de l’aquarelle donne une densité et une profondeur au noir spatial qui rendent l’expérience visuelle presque palpable. Les hallucinations de Lela, ses souvenirs de Béa et ses explorations virtuelles des exoplanètes sont autant d’occasions pour Melegari de mêler réalisme scientifique et lyrisme. Au-delà de Neptune est une réussite qui capte le lecteur dès la première page et le maintient suspendu jusqu’au dénouement. C’est un premier album prometteur qui inaugure idéalement le label Aux confins, à la fois par la force de son récit et la beauté de son objet-livre. On en ressort avec l’impression d’avoir voyagé autant dans l’espace que dans l’esprit d’une héroïne attachante et complexe.

30/09/2025 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Les Temps retrouvés
Les Temps retrouvés

Difficile de noter cette BD qui déborde de bon sentiment jusqu'à sentir l'eau de rose un peu trop fortement, tout en étant sincèrement touchante sur la vieillesse et l'amour. Ce manga en deux tomes nous conte l'histoire simple et charmante de deux petits vieux de 70 ans, chacun veuf/veuve, qui se rencontrent et développent un attachement l'un à l'autre, faisant refleurir la vie là où ils attendaient docilement la mort. L'ensemble va assez loin, puisque les deux petits vieux s'imaginent convoler en juste noces, afin de finir leurs vies ensemble, alors que leurs familles respectives ne sont absolument pas d'accord. Le pitch lancé, tout semble classique et convenu, et je dois dire que c'est exactement ce qu'on trouve dans la BD. Du coup, il est difficile de dire qu'on sera surpris, d'autant que la BD reste assez clair sur les clichés manipulés (amis rigolos et exubérants, difficulté de communiquer avec ses enfants, ...) tout en parlant de façon touchante de l'amour et du couple. Donc en gros, c'est une comédie romantique classique sauf que les deux protagonistes sont deux petits vieux qui se racontent leurs vies passées. Et puis voila ... Maintenant, il faut le dire, ça marche. C'est convenu, mais ça marche. Les relations sont brossés sans trop de pudeur et le tout va juste assez vite pour que l'on ne soit pas ennuyé, mais assez lentement pour faire crédible et ressentir la découverte l'un de l'autre. De même, le dessin en douceur et faisant la part belle aux silences donne un sentiment de comédie romantique de Noël, clichée mais qu'on aime tant. Et je ne saurais dire pourquoi, mais j'ai bien aimé. C'est aussi simple que vous l'imaginez et pourtant, sur moi ça a marché. Peut-être parce que la BD ne cherche jamais à faire plus, ni tomber dans le pathos, mais j'ai ressenti à la lecture une forme de sincérité touchante et c'est à peu près tout ce que je pourrais en dire. Inexplicablement, j'ai trouvé ça très sympa.

30/09/2025 (modifier)
Couverture de la série La Danseuse aux dents noires
La Danseuse aux dents noires

En 1912, un médecin est envoyé au Cambodge pour opérer le roi (pro-français) d'une cataracte. Le récit est basé sur les mémoires de cet ophtalmologiste et agrémenté d'une intrigue d'espionnage qui nous révèle les enjeux de ces colonies lointaines. Une BD qui a un petit "truc" en plus. On connaissait bien Olivier Truc pour ses polars ethniques en Laponie, du Premier Renne au Dernier Lapon, en passant par la série de la Brigade des Rennes. Le frenchy adopté par les suédois s'était même aventuré du côté des Sentiers obscurs de Karachi. On n'a donc guère hésité à suivre l'écrivain voyageur en Asie avec La danseuse aux dents noires, en format BD. Mais il doit y avoir un truc avec cette BD puisque le scénario est cosigné par ... Jean-Laurent Truc ?! Un air de famille car ils sont en effet cousins et la BD s'inspire librement des mémoires d'un aïeul, Hermentaire Truc ! Jean-Laurent Truc est le spécialiste de la BD qui anime le site Ligne Claire. Aux pinceaux, ce sera Eric Stalner : vous vous souvenez peut-être de cette "vieille" série Le Boche (1990 !) mais Stalner a également adapté plus récemment des romans d'un autre voyageur, Nicolas Vanier, comme Loup. En 1912, le roi Sisowath du Cambodge (à l'époque sous protectorat français) souffre gravement d'une cataracte. Pour rétablir le prestige vacillant de la République, le gouvernement français envoie un éminent ophtalmologiste, Hermentaire Truc, l'arrière-grand-père des auteurs, pour opérer le roi. Le médecin débarque à Saïgon puis Phnom-Penh alors que les différentes factions manœuvrent en coulisse pour faire chuter le roi pro-français. Les allemands soutiennent les bonzes du clergé bouddhiste et même un prince rebelle, Norodom Yukanthor, car le Kaiser Guillaume II aimerait bien agrandir son empire colonial. Phnom-Penh et Saïgon sont alors de véritables nids d'espions et la mission du toubib va s'avérer bien délicate tant sur le plan médical que sur le plan diplomatique ... Le roi sera même opéré à Saïgon pour l'éloigner quelque temps de Phnom-Penh et des intrigues de cour ! « Quel cirque ! Tout cela pour une cataracte, royale certes, mais une cataracte ... » Pour romancer leur intrigue, les scénaristes plongent leur aïeul Hermentaire Truc dans un véritable dilemme : va-t-il rester fidèle à son serment d'Hippocrate pour redonner la vue au roi et perpétuer ainsi le pouvoir colonial français qui maintient dans la misère le peuple cambodgien grâce au commerce d'opium ? « - L'opération aurait-elle échoué ? - Échoué ? Échoué pour qui ? Je n'en sais rien. » Une intrigue qui mettra en scène, c'est le cas de le dire, les danseuses apsaras du royaume, les fameuses danseuses aux dents noires (effet dû à une teinture renouvelée fréquemment) : quelques années auparavant, en 1906, les danseuses du ballet royal avaient subjugué le Tout-Paris lors d'une visite officielle du roi. Cocteau, Rodin et bien d'autres avaient été fascinés par la grâce de leur art ancestral. Le scénario imaginé par les cousins Truc est captivant : s'appuyant largement sur les mémoires de leur arrière-grand-père, l'intrigue mêle habilement faits véridiques et roman d'espionnage. Il ne s'agit pas d'un simple album de Tintin au Cambodge et on apprend ainsi plein de choses sur la présence française en Indochine, entre ces deux guerres avec l'Allemagne, celle de 1870 et celle de 1914 à venir. L'album comporte d'ailleurs un excellent dossier qui éclaire les différents points de l'affaire, photos d'époque à l'appui. Les dessins de Stalner sont ceux d'une belle ligne claire mais sont ici mis en valeur par une belle et soyeuse colorisation qui parvient à rendre l'humidité poisseuse qui règne en Asie du Sud-Est pendant la saison des pluies. Qu'il s'agisse du faste royal, des eaux sombres du fleuve ou du vert impénétrable de la forêt, ces couleurs d'orient sont superbes. Le dessinateur a même invité au spectacle tout le folklore indochinois : sampan aux gros yeux bigarrés, maison khmère, moustache et costume colonial, fumerie d'opium, éléphant et panthère, palais royal et temple, eau, fleuve et pluie, ... Et bien sûr, les fameuses danseuses royales qui faisaient rêver Rodin.

30/09/2025 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série La Princesse guerrière
La Princesse guerrière

Alexander Utkin poursuit son exploration du folklore russe après son excellent Le Roi des oiseaux et je suis carrément partisan de cette lecture très belle et réussie, selon moi. Tout comme le premier opus, nous aurons ici diverses histoires sous forme de conte, parfois étrange, faisant appel à un folklore russe et qui finissent ainsi que de nombreux contes. Comme souvent avec cette forme, ce n'est pas l’originalité qui prime mais le ton, l'ambiance et la morale du récit. Et je suis personnellement comblé de la façon dont tout ceci s'organise ! Alexandre Utkin part d'un premier conte que j'ai reconnu (je l'avais étant enfant) et que j'aime beaucoup, puis développe ensuite l'histoire de la Princesse guerrière, qui est assez indépendant même si quelques faibles liens subsiste. De la même manière que Michael Ende dans son Histoire sans fin, le récit est souvent ponctué de petits détails qui semblent indiquer une origine d'un autre conte mais qui ne sera pas raconté, tissant ainsi un monde d'imaginaires dont nous n’apercevons qu'une petite partie. L'auteur tisse de nombreux liens avec son précédent ouvrage et laisse ainsi l'imaginaire combler les zones d'ombres qu'il disperse dans le récit. Le dessin de l'auteur est toujours aussi excellent, et fait une grande partie de la force de ses récits. C'est un trait charbonneux rehaussé de couleur qu'on dirait fait à la craie grasse. L'ensemble à une patte graphique indéniable, faisant "conte" à la manière de vieilles illustrations tout en se tenant parfaitement comme BD. De fait la lecture est simple et claire, tout en étant vive et colorée. L'auteur s'amuse dans les pages, faisant parfois des images proches de l’enluminure et des pleines planches de combat. Je suis personnellement sous le charme de son travail graphique ! Une deuxième BD de conte tout aussi réussie que la première. Si vous avez lu et aimé Le Roi des oiseaux, ce deuxième volume ne pourra que vous combler et je vous le recommande fortement. Une petite pépite de conte que j'affectionne tout particulièrement.

30/09/2025 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Aventures de Fred et Alfred
Les Aventures de Fred et Alfred

Avant de se faire connaître comme auteur de bandes dessinées policières et historiques, François Dimberton a commencé avec des récits dans la veine de Tillieux comme Alex - Gentleman détective ou Celsius. Ici, il commence à trouver sa propre identité. L'auteur dont on pourrait probablement le rapprocher le plus serait Greg, pour la loufoquerie de ses aventures, mais la comparaison s'arrête là. Même si certaines péripéties et leur résolution peuvent paraître un peu faciles, c'est autorisé par l'absurdité du ton choisi. C'est vraiment là que Fred et Alfred fonctionne le mieux : ça part dans tous les sens, et c'est pour ça que c'est génial ! On ne sait jamais où le scénario va nous emmener, ce qui permet à Dimberton d'ouvrir un champ des possibles parfaitement réjouissant. Le dessin épuré, dans la plus pure veine d'un Tillieux ou d'un Franquin (pas toujours avec la même maîtrise, certes) flatte l'œil du début à la fin. C'est toujours très lisible et agréable à lire, c'est dynamique, bondissant, coloré... Ajouté à l'imprévisibilité du scénario et à l'humour souvent efficace des dialogues et des situations, cela donne une belle bande dessinée d'aventures comme on les aime ! Dommage qu'il n'y ait eu que deux tomes, mais on profite sans retenue de cette pépite si injustement oubliée.

30/09/2025 (modifier)
Couverture de la série La Quête de l'Oiseau du Temps - Avant la Quête
La Quête de l'Oiseau du Temps - Avant la Quête

Après relecture de l’ensemble de la série, mon cœur balance entre le 3/5 et le 4/5. D’une part, je trouve que la série se traine par moments et qu’elle ne parvient pas à apporter un plus réel par rapport à la série mère. D’autre part, j’ai aimé retrouver les personnages principaux de la quête et, surtout, la fin de la série offre une vraie trouvaille scénaristique. Certes pas aussi forte en émotion que celle de la Quête, mais tout de même assez marquante pour que je me dise « wouaw ! » Immanquablement, je n’ai pu m’empêcher de comparer les deux cycles et s’il est bien un point sur lequel je trouve qu’avant la Quête surpasse La Quête de l'Oiseau du Temps, c’est au niveau du dessin. Pourtant les dessinateurs et coloristes se sont succédés mais l’ensemble reste toujours harmonieux et, dès le premier tome, la qualité du trait est de haut vol. Finie, l’époque où le lecteur devait accepter les approximations d’une jeune série. Ici, on sent bien que la barre est directement placée très haut. L’histoire, elle, tient la route. Je dirais même qu’elle semble avoir été plus réfléchie en amont que la Quête (même si elle avait l’incommensurable avantage de pouvoir s’appuyer sur celle-ci). Malheureusement, comme dit plus haut, je trouve aussi qu’elle se traîne par moments. Certes, cela permet de laisser les personnages évoluer (et ainsi d’expliquer certains revirements ou la complexité de certaines relations) mais ça casse le rythme d’une histoire que j’attendais plus épique. Si certains des personnages attendus surprennent agréablement (Bulrog, Fol de Dol, voire même Mara), je ne peux m’empêcher de ressentir une pointe de déception concernant un Rige que j’ai trouvé finalement très simpliste. Parce que le dessin est bon, parce que l’intrigue se tient et parce que la fin est marquante, je vais quand même dire 4/5. Mais ce cycle est quand même bien inférieur en termes de progression dramatique et donc d’émotion que ne le fut la Quête. Si un nouveau lecteur devait me demander dans quel ordre lire les deux cycles, je lui conseillerais tout de même de commencer par la Quête avant de lire ce préquel. En effet, je pense que l’attachement aux personnages que parvient à créer le cycle originel joue dans l’appréciation que l’on peut avoir d’avant la Quête. Et qu’a contrario, la qualité du dessin de ce cycle est telle qu’un nouveau lecteur risque de ne pas être très indulgent avec le premier tome de la Quête (qui, il faut bien l’admettre, est quand même très brouillon en comparaison).

07/06/2011 (MAJ le 30/09/2025) (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les 5 Terres
Les 5 Terres

Il m'en a fallu du temps avant de lire cette série. Il faut dire que chaque fois que je pensais la prendre à la bibliothèque, il y avait toujours au moins un ou deux tomes manquant et j'avais pas envie de la lire avec des trous. Il faut dire aussi que j'avais peur de tomber dans un scénario tellement complexe que j’allais me perdre et du coup j'ai attendu et attendu et lorsque j'ai finalement décidé que lire cette série serait une priorité, ben j'ai emprunté d'un coup les 14 premiers tomes de la série ! J'ai tellement attendu qu'un paquet de tomes étaient déjà sortis, mais je ne vais pas me plaindre parce que cela m'a permis de lire deux cycles complets sans avoir à attendre et j'ai une bonne vue d'ensemble de la série. Le premier cycle est vraiment excellent et j'ai adoré lire cette lutte de pouvoir dans la cité des félins. Certes, il y a beaucoup de personnages, d'intrigues et de sous-intrigues et il faut bien s'accrocher vu le nombre de retournement de situations, mais c'est très bien fait. Le scénario est palpitant et il y a une bonne galerie de personnages. Le dessin est pas mal et les personnages sont bien typés. Puis vient le deuxième cycle qui m'a vite refroidi. Alors que les félins étaient faciles à différencier, c'est un peu moins le cas avec les singes. c'était souvent confus et je ne me rappelais plus qui était qui. Les luttes entre membres du même clan de singes ressemblent trop à ce qu'on a vu dans le premier cycle et surtout l'histoire fait un peu du surplace juste pour que le cycle ait 6 tomes. Bref, je commençais à m'ennuyer un peu et puis la seconde partie du dernier tome de ce cycle m'a captivé parce que l'intrigue générale sur l'avenir des 5 terres avance enfin et c'était passionnant. Les deux tomes suivant du troisième cycle qui met en vedette les ours ont confirmé que la série redevenait intéressante, on a droit à la fois à ce que font les ours en dehors de leur territoire pour se venger des félins dont le pouvoir décline et à ce qui se passe sur leur propre territoire, on ne perd pas son temps comme dans le deuxième tome et la fin du tome 14 me donne envie de lire la suite. Donc voilà pour l'instant je donnerais 4.5/5 pour les cycles 1 et 3 et 2/5 pour le cycle 2. Espérons que ce cycle avec les singes qui m'a moins enthousiasmé ne sera qu'une erreur de parcours !

30/09/2025 (modifier)
Couverture de la série Hawkeye - Les deux Hawkeye (All new Hawkeye)
Hawkeye - Les deux Hawkeye (All new Hawkeye)

J’ai trouvé All-New Hawkeye vraiment réussi. Jeff Lemire arrive à mélanger le passé et le présent avec beaucoup de naturel, en explorant l’enfance de Clint Barton, ses tensions familiales et son arrivée dans le cirque, tout en développant l’intrigue actuelle avec Kate Bishop et les enfants aux pouvoirs. Le dessin de Ramón K. Pérez apporte beaucoup à l’histoire : les couleurs plus douces dans les souvenirs et la mise en page travaillée rendent le contraste entre le passé et le présent encore plus émouvant. Ce que j’ai surtout apprécié, c’est que ce n’est pas juste un comics de super héros. C’est aussi une histoire sur les regrets, la responsabilité et les relations humaines. Clint n’est pas parfait, Kate non plus, et leurs désaccords les rendent plus vrais et plus attachants.

29/09/2025 (modifier)
Couverture de la série Old Man Hawkeye - OEil pour oeil
Old Man Hawkeye - OEil pour oeil

Old Man Hawkeye est un récit haletant centré sur l’action et la vengeance, dans la veine sombre et violente d’Old Man Logan. Mais ici, l’histoire prend une dimension plus intime en suivant Clint Barton à un moment où il est diminué : il n’est pas encore totalement aveugle comme dans Old Man Logan, mais ses capacités sont déjà affectées, ce qui rend ses combats et ses choix plus difficiles et sa détermination encore plus impressionnante. Cette vulnérabilité donne au personnage une profondeur nouvelle, en montrant qu’un héros peut être fragile sans perdre son courage ni sa volonté de se battre. Les dessins de Marco Checchetto amplifient cette tension. Son style puissant et dynamique rend chaque scène de combat brutale et viscérale, tout en traduisant avec justesse la fatigue et la résilience de Hawkeye. Le trait accentue la noirceur de l’univers tout en rendant palpable la vulnérabilité du personnage, ce qui renforce l’immersion. Ce préquel enrichit donc l’univers d’Old Man Logan en donnant enfin la parole à un héros souvent relégué dans l’ombre. On découvre un Clint Barton en pleine mutation, entre force et faiblesse, ce qui rend son parcours plus humain et son combat plus poignant. Old Man Hawkeye réussit à combiner action, intensité visuelle et exploration subtile de son protagoniste, offrant aux lecteurs un récit à la fois spectaculaire et émouvant.

29/09/2025 (modifier)
Couverture de la série Moon Knight (Lemire)
Moon Knight (Lemire)

Le Moon Knight de Jeff Lemire raconte une histoire prenante et troublante où l’on suit Marc Spector perdu entre ses différentes identités, et ce mélange de folie, de doute et de quête de soi en fait un récit à la fois touchant et marquant, surtout grâce à des dessins qui renforcent cette sensation de flottement entre rêve et réalité

29/09/2025 (modifier)