Les derniers avis (32292 avis)

Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Trop vieux pour toi
Trop vieux pour toi

Le hasard fait que j'ai lu la version américaine de cet album. Comme je tournais autour depuis longtemps (depuis que j'ai rencontré Yannick Marchat, en fait), je n'ai pas hésité et l'ai lu assez vite après être entré en sa possession. Autre hasard : j'ai l'âge qu'avait Xavier Bétaucourt lorsque sa compagne lui a annoncé être enceinte, contre toute attente, et alors que la médecine l'avait désignée comme stérile. Même si je ne pense pas redevenir père dans les années à venir, j'ai ressenti une certaine connivence de ce fait avec le scénariste, avec lequel je partage par ailleurs une chevelure désormais plus sel que poivre. Mais passons à mes impressions de lecture, qui furent largement favorables. En effet j'ai eu l'impression que le scénariste se livrait sans fard dans cette histoire, confiant ses angoisses, ses joies, ses doutes, mais montrant aussi qu'il savait les partager avec Léa, ce qui n'est pas forcément le cas de tous les futurs pères. J'ai beaucoup apprécié cette franchise, même si j'imagine qu'avec le recul et son expérience de scénariste, Bétaucourt a su préciser, et probablement réécrire certains sentiments diffus. Au-delà de la portée sérieuse du sujet, il a su disséminer dans son récit quelques petits traits d'humour bienvenus, qui permettent d'atténuer quelque peu l'ambiance plutôt propice à l'angoisse, même si Léa, pour le coup, se montre plutôt sereine pendant les mois de sa grossesse. Yannick Marchat a su donner vie à cette histoire de vie, faisant preuve d'un trait doté d'une grande énergie, mais sans fioritures et collant à la sensibilité, l'intimité de certaines scènes. C'est vraiment un bel album, que je recommande fortement.

02/09/2023 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série Sur un air de Fado
Sur un air de Fado

Cette bande dessinée se déroulant sous la dictature salazariste fut pour le moins remarquée à sa sortie il y a deux ans. On est plus habitués aux récits évoquant la dictature franquiste (1939-1975), née après la Guerre d’Espagne, un peu moins sur cette période sombre de son voisin le Portugal (1926-1974). Certes, les Espagnols, du moins ceux se reconnaissant dans la démocratie, semblent avoir été plus traumatisés par Franco (dont la politique de répression était réputée des plus violentes), que les Portugais par Salazar. Et pourtant, ces dictatures eurent quasiment la même durée et Salazar ne tolérait pas davantage les voix d’opposition. Apparues dans l’entre-deux-guerres, elles perdurèrent toutes les deux jusqu’au milieu des années 70. « Sur un air de fado » évoque donc cette page de l’Histoire portugaise par le biais du protagoniste central, le docteur Fernando Pais, beau brun ténébreux aux faux airs de Bénicio del Toro, conscient du charme qu’il pouvait exercer envers la gent féminine. Le récit s’ouvre en 1968, alors que le dictateur Salazar vient d’être victime d’un malaise (ce qui le contraindra par la suite à renoncer au pouvoir). On découvre ensuite le bon « doutor », un quadragénaire séduisant bien qu’un brin bedonnant, une légère lassitude dans le regard, vivant seul dans la capitale portugaise depuis la mort de sa femme Marisa et devenu indifférent à la férocité du pouvoir en place. C’est un gosse turbulent et rebelle qui va bousculer sa routine, faire remonter bon nombre de souvenirs à la surface et le pousser dans ses retranchements. Car le docteur, qui vient rendre visite à un patient au siège de la PIDE (la police politique), surprend l’enfant, Joao, en train de provoquer deux fonctionnaires par ses farces. Mais pour ce dernier, tous ceux qui franchissent la porte de l’organisation vont dans le même sac, ce sont des traîtres à la « liberdade » ! Quelques années plus tôt en effet, tombé sous le charme de cette jeune militante, Marisa, qu’il épousera plus tard, Fernando avait rejoint la résistance contre le régime salazariste, mais par la suite, un drame avait achevé de le détourner de la politique. A l’évidence, ce beau gosse était plus attiré par le romantisme propre à la lutte clandestine que par véritable conviction politique. Mais par un étrange coup du destin provoqué par Joao, l’histoire va d’une certaine manière se répéter et percuter de plein fouet les désillusions et l’existence routinière du docteur, qui va reprendre goût à la vie et croire de nouveau à l’amour. Le titre de l’album, en plus d’être bien trouvé, en résume assez bien la tonalité, mélange de douceur et d’ironie dans un contexte sombre. Le fado, cette musique très enracinée dans la tradition populaire portugaise, est associé à la « saudade », terme intraduisible incluant des thèmes principalement mélancoliques comme la nostalgie, le chagrin, l’amour inaccompli et l’exil. Et c’est bien de cela dont il est question ici. Si chacun peut convenir que la musique adoucit les mœurs, le fado, lui, adoucissait vraisemblablement la période liée à la dictature pour nombre de Portugais. D’un point de vue graphique, le livre est tout à fait raccord. Le trait charbonneux de Nicolas Barral est davantage centré sur l’expressivité des personnages et leurs émotions que sur la précision formelle. C’est assez touchant, et si le dessin vous rappelle Tardi, pas de quoi être surpris puisque l’auteur a été choisi avec Emmanuel Moynot pour reprendre la série des Nestor Burma. Sauf qu’ici, le théâtre de l’action n’est pas « Paname » mais Lisbonne, capitale au charme irrésistible qui semble ici imprimer à chaque être vivant, chaque objet, chaque monument, une sorte d’aura de morosité, renforcé par les tonalités à dominante brunâtre, en contraste avec l’atmosphère lumineuse de ce pays tourné vers le grand large de l’océan. « Sur un air de fado » a été réalisé de bout en bout par Barral, qui dit avoir été influencé par la lecture de « Pereira prétend », le roman d’Antonio Tabucchi, magnifiquement adapté en BD par Pierre-Henry Gomont en 2016, ce qui ne surprendra guère étant donné les similitudes entre les deux univers graphiques. De facture assez classique dans son traitement narratif et graphique, pas toujours très limpide dans son déroulé, l’objet dégage néanmoins un charme indéniable qui touchera sans aucun doute tous ceux qui ont visité Lisbonne ou y ont vécu, ceux qui ont eu l’occasion de sillonner le quartier populaire de l’Alfama en quête d’un endroit à l’écart des parcours touristiques, où résonne le fado dans tout son lyrisme tellement authentique et émouvant. Mais ce que l’on retiendra également, c’est la façon dont cette histoire, à travers le personnage du docteur, nous questionne au plus profond de nous. Lorsque s’installe la barbarie institutionnelle, peut-on feindre l’indifférence longtemps, avant que les événements nous rattrapent et nous poussent à choisir notre camp ?

02/09/2023 (modifier)
Couverture de la série L'Elixir d'éternité
L'Elixir d'éternité

C'est une très bonne surprise que j'ai eue en lisant cette petite série peu connue. On ne peut pas dire que je sois un grand fan de Fantasy mais ici Benoît du Peloux m'a séduit. Dans ce récit l'auteur emprunte avec bonheur à l'univers de plusieurs influences : la légende du roi Arthur très modifiée ou à Tolkien librement adapté ainsi qu'à une Blanche Neige narcissique bien délurée. En effet si le scénario de du Peloux est bien construit de façon assez linéaire et classique, l'auteur y installe une forte dose d'humour et de distance qui rendent la lecture très vive et amusante. Du Peloux s'amuse d'ailleurs à prendre le contre-pied des codes de la Fantasy dans l'image de la femme, des héros et dans la conclusion de son aventure. C'est l'astuce de l'auteur de nous entraîner dans la quête d'une liste sans fin d'ingrédients qui nous promettait une série à rallonge. Le tome 3 coupe court à cette voie dans un final à la fois drôle et décalé. J'ai beaucoup aimé le graphisme de l'auteur qui reprend un univers peuplé de dragons, de mages et de héros pour mieux en détourner l'image. Aïssa en est le meilleur exemple avec un physique de mannequin russe quasi anorexique à l'antithèse d'une Bimbo de l'univers de Lanfeust ou de Loisel. Une lecture divertissante et gentiment décalée que j'ai bien aimée. Sans prise de tête.

02/09/2023 (modifier)
Couverture de la série Kleos
Kleos

Une lecture d'une traite pour moi J'adore comment la Grèce est dessinée, j'adore le héros et l'histoire passe toute seule ! Un vrai plaisir, que je recommande vivement, surtout si on aime la Grèce antique.

01/09/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Institutrice
L'Institutrice

J'ai emprunté ces deux volumes au hasard comme je le fais souvent, avec toujours l'espoir de tomber sur un chef-d'œuvre inconnu de Bédéthèque. J'ai le droit de rêver, non ? Et là je vous le dit haut et fort, on en est pas loin. Yves Lavandier, cinéaste et essayiste, se lance à 61 ans pour la première fois dans le monde de la bande dessinée, en tant que scénariste. Et le résultat est bluffant. Oui bluffant de réalisme, il dépeint le portrait d'une femme, Marie-Noëlle Moënner, institutrice dans un petit village situé en Bretagne. Une institutrice au caractère bien trempé et un tantinet autoritaire avec ses élèves, mais avec un cœur en or. Les enfants sont tout pour elle. Il situe l'histoire en 1944, les alliés viennent de débarquer en Normandie, mais la guerre est loin d'être terminée. Elle va emmener une partie de sa classe, les "hameaux", en excursion avec Jacques, jeune enfant juif, qu'elle veut sauver de la milice bretonne. Commence alors une cavale improbable avec les chiens des collabos au cul. Un récit touchant, réaliste, sans manichéisme aucun. La vision des juifs par les enfants est effarante, ils les voient "menteurs", "pas gentils" et avec le "nez crochu".... Tous les personnages sentent le terroir, ils sont très bien campés et vous surprendront. Je ne vais rien dire de plus, laissez-vous emporter par ce récit très émouvant. Une belle leçon de résistance sur fond d'aventure et d'espoir. Carole Maurel, elle, n'est pas une débutante, j'avais déjà apprécié son travail sur Nellie Bly - Dans l'antre de la folie. Un dessin délicat et expressif rehaussé de très jolies couleurs et à la mise en page aérée. Il apporte beaucoup à l'histoire, les émotions transpirent de case en case. C'est vraiment une très très bonne BD que je conseille chaudement et d'ailleurs .... une intégrale sort ce 06 septembre. Coup de cœur.

01/09/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Avni
Avni

C'est vrai que pour les enfants, cette série est bien sympa. Sur la forme, on est face à du très classique : dans un cadre de personnages animaliers, un écolier, ses amis et sa famille vivent des aventures du quotidien à l'école, en vacances ou à la maison. Sauf que parmi tous ces animaux justement, le héros lui est d'une race totalement non identifiable et qu'il est doté de pouvoirs de transformations qui tiennent de la magie. Il peut tout faire avec son corps, que ça aille d'allonger ses bras ou changer de couleurs à carrément changer totalement de forme ou se faire pousser des ailes ou des griffes. Mais on ne parle pas du tout d'un super-héros avec ses super-pouvoirs : les capacités physiques d'Avni lui servent essentiellement à aider ses proches ou à épater ses amis... ou à se déformer involontairement comme une baudruche quand il éternue... Sur le plan graphique, les premiers tomes sont également sur une forme très classique. Ligne claire, personnages ronds et style destiné à la jeunesse. Au fil des tomes, le trait gagne toutefois en assurance, s'affine, devient plus souple et l'aspect d'ensemble gagne en modernité et en personnalité. Plusieurs choses font la force de cette série. D'abord il y a la bonne ambiance qui y règne. Les protagonistes sont crédibles mais tous sympathiques, les râleurs comme les gentils. Il n'y a pas de manichéisme et le héros est attachant et humble malgré ses pouvoirs incroyables. Les auteurs prennent d'ailleurs soin de ne pas trop le mettre en avant et de lui donner pas mal de petites faiblesses qui le mettent au final à peu près au même niveau que ses camarades pour ce qui est de la vie au quotidien. Ensuite il y a une narration impeccable qui permet d'avoir de vraies petites histoires en deux pages ou plus. L'humour n'est pas toujours hilarant mais le sourire est bien là, même pour un adulte. Et surtout, il y a l'étonnante variété des histoires et des thèmes. Malgré le grand nombre d'histoires et de tomes parus à ce jour, il n'y a presque pas de sentiment de répétition. Les situations sont diversifiées, les types de gags différents. Et il y a toujours une petite histoire intéressante pour chaque gag, ainsi que parfois des thématiques plus profondes en toile de fond telles que les comportements sociaux des enfants ou encore des questions familiales, comme notamment l'adoption sur le dernier tome en date. Bref, c'est très bien foutu, tout à fait agréable à lire, et ça plait aux enfants comme aux parents.

01/09/2023 (modifier)
Par OLIVIER
Note: 4/5
Couverture de la série Nettoyage à sec
Nettoyage à sec

Un graphisme brut, un belle délicatesse et une jolie couleur. De la turpitude dans cette bd et on se laisse embarquer dans l'histoire de ce pauvre homme. On sort repu de cette lecture et satisfait d'avoir lu une bd dont on se rappelle.

31/08/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série La Marche Brume
La Marche Brume

Je suis bien embêté pour noter ce premier tome. Comme pour Peau de Mille Bêtes, j'ai eu du mal à entrer pleinement dans l'histoire, j'y suis arrivé avec le début de la quête de nos sorcières. J'y reviendrai. Une série qui risque d'en surprendre plus d'un. Stéphane Fert pose les fondations d'un récit riche et captivant qui sous un ton souvent humoristique parvient à mettre en avant des sujets d'actualité, le vivre ensemble et l'écologie avec les ressources épuisables de dame nature. Un récit dans un univers médiéval qui mélange les genres, le conte et le fantastique prennent beaucoup de place, mais en moins de deux planches Fert redistribue les cartes pour nous faire entr'apercevoir une nouvelle direction, celle du récit d'Anticipation. Un monde moyenâgeux où les hommes sont appelés les Omnis et où la Brume est un fléau qui emporte tout sur son passage. Une jeune ogresse au doux nom de Tempérance est sauvée des Omnis et de la Brume par Grisette la Semeuse, elle va élever cet enfant au milieu de ses "sœurs" sorcières ou aussi appelées les Brouches. Après des années de tranquillité, la Brume revient et attaque le village des sorcières. Il est alors décidé de trouver la cause de cette Brume et c'est ainsi que Asma la Sculteuse, Hélène, Ezilda la Semi-Sorcière, Grisette la Semeuse et Tempérance partent sur les origines de ce mal, une quête qui va les mener sur des chemins difficiles. J'ai eu du mal à entrer dans cette histoire et le ton "enfantin" employé par moments n'y est pas étranger. Une narration fluide et le récit prend du poil de la bête dès que la quête débute et là j'ai pleinement apprécié ma lecture. Un premier album qui met bien en place les différents éléments de l'intrigue, bien que tout reste encore très mystérieux. Les sorcières sont adorables avec des traits de caractère très différents et notre ogresse n'est pas en reste avec son côté rentre dedans. J'ai aimé l'humour bien présent et le vocabulaire employé, je vous laisse les découvrir. Graphiquement, on reconnaît au premier coup d'œil le style caractéristique de Stéphane Fert, je lui trouve beaucoup de charme avec son esthétisme singulier et ses couleurs pastel, mais ce n'est pas le dessin qui me plaît le plus. Je constate néanmoins qu'il fait bien le job. Je donne donc un petit 4 étoiles pour le côté surprenant du scénario et je lirai évidemment la suite des aventures de Tempérance.

31/08/2023 (modifier)
Par Yannis
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Wonder Woman Historia
Wonder Woman Historia

Après avoir vu et lu l'avis de Cacal69 j'étais curieux sur ce comics et je suis tombé sur l'ouvrage chez mon libraire. La couverture est déjà belle mais un feuilletage rapide vous en met plein la vue et à lui seul m'a poussé à prendre le livre. Bon la qualité graphique est incroyable du début à la fin. J'ai une certaine préférence pour Phil Jimenez qui débute l'album mais c'est une question de goût et mon ressenti est peut-être aussi influencé par le fait que ce soit le premier dessinateur. En tout cas les choix graphiques notamment le design des déesses et des dieux est fantastique avec une foule de détails que l'on retrouve notamment sur les différentes tribus. Le choix des couleurs et de partis pris graphique font que l'ouvrage n'aurait pas dénoté parmi les romans graphiques. Si l'histoire à quelques côtés classiques, son point de vue (raconter l'Histoire par le biais des perdantes) et la qualité de la narration et notamment les différents rebondissements font que la lecture des trois chapitres se fait rapidement et sans temps morts. On peut mettre effectivement un léger bémol sur les personnages masculins l'histoire aurait pu développer un personnage plus nuancé afin de laisser une lueur d'espoir montrer que tout n'est pas noir mais cela ne m'a pas gêné plus que cela. Je remercie donc Cacal69 d'avoir posté son avis qui m'a fait découvrir ce comics que je recommande moi-même chaudement.

31/08/2023 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Evol
Evol

Oh punaise ! Voilà une nouvelle série manga qui envoie du steack et qui a de la gueule comme je les aime ! J'ai commencé ma lecture sans réaliser que l'auteur n'était autre que celui de la série Search and destroy, une adaptation futuriste très libre et très noire de Dororo de Tezuka que j'avais adoré. C'est en avançant dans ma lecture que j'ai fini par me dire que je connaissais ce trait... Et là, paf ! Je tilte ! Mais oui ! Atsushi Kaneko a un style bien à lui, fin, racé, qui fait toute l'originalité de son coup de crayon. Et là c'est au service de trois ados qui viennent de réchapper à la mort en loupant leur suicide qu'il met tout son talent. C'est là que tout bascule... Nos trois jeunes qui ne se connaissent ni d'Eve ni d'Adam vont rapidement découvrir qu'ils viennent d'hériter d'un pouvoir... Ok, pour le moment c'est pas le jackpot mais quand même (je vous laisse découvrir le côté pourri des pouvoirs qu'ils viennent de récupérer ^^ ) ; dans cette ville tenue par un maire assez despotique avec deux super héros à sa botte, la population dors sur ses deux oreilles. C'est là que le grain de sel pointe son nez avec nos trois hurluberlus... Hériter de pouvoirs à un âge où le passage à l'acte du suicide est déjà opéré et qu'on se croit paradoxalement immortel, ça vous fait pousser des ailes et vous donne des idées bien tordues, surtout quand on a plus rien à perdre ! La bonne idée de Delcourt c'est de nous proposer les deux premiers tomes d'emblée. Le premier pose le cadre, le second étoffe nos personnages en nous plongeant dans leur passé tout en faisant avancer l'intrigue au pas de course. Pour le coup, il va falloir qu'il nous les sortes par deux sinon la frustration d'attendre la suite n'en sera que plus grande !!! Voilà en tout cas certainement la meilleure série manga que j'ai pu lire depuis ce début d'année ! LA SUITE et VITTTEEEEUU !!! *** Tome 3 *** Ah ! Enfin ! J'attendais la suite de cette série avec impatience, me voilà servi ! Si le rythme de ce 3e opus n'a pas la même intensité que les deux premiers. Atsushi Kaneko se fait plus contemplatif, nous proposant de nombreuses pages sans texte, pour mieux faire chauffer cette cocotte minute et de conclure ce tome sur un bon cliffhanger ! Tout est dans l'ambiance qu'il impose, jouant à merveille de la composition de ses planches et de son noir et blanc maîtrisés pour chauffer à blanc ses personnages et les pousser dans leurs retranchements jusqu'à l'explosion... C'est beau, prenant, et j'espère que la suite sera du même tenant !

12/05/2023 (MAJ le 31/08/2023) (modifier)