Certaines oeuvres de Manara sont loin de m'avoir convaincu, mais j'adore les 2 premiers Giuseppe Bergman ; il y a un charme qui transcende l'histoire. C'est complètement décousu, les scènes sont parfois réalistes avec des petits bouts d'histoires "d'aventure", pour d'autres l'onirisme prend le dessus. C'est que le héros aspire à l'aventure, l'évasion, mais se retrouve en général confronté à la médiocrité des situations ordinaires. Thème ambitieux, mais Manara devait aussi pas mal fumer à l'époque, ça en désorientera plus d'un. Mais personnellement, j'adore, le dessin est superbe, j'ai l'impression parfois de le lire en couleurs alors qu'il ne l'est pas. Excellent.
Benoît Brisefer: une série superbe pour l'enfant que j'étais. Peyo est un fabuleux narrateur et le fantasme du garçon super fort est très bien exploité.
Comme souvent, ça se dégrade au bout de quelques albums, quand le créateur n'y est plus vraiment ou plus du tout: à partir de "Lady Dolphine" inclus, évitez. Mais les premiers sont vraiment bien.
On n'attendait pas spécialement Mardon dans ce registre. Il dresse ici une galerie de personnages dont les destins se croisent au fil du hasard (façon "Magnolia", le côté baroque en moins, la simplicité en plus). Un récit multiple constitué par autant d'historiettes que de personnages. Parfois un peu attendus, par moments beaucoup plus pertinents, les caractères dressés par Mardon sont attachants et crédibles, l’auteur semble disposer d’un vrai talent pour mettre en scène avec finesse les attitudes, les expressions. Une belle réussite.
C'est une BD remarquable, qui était peut-être "d'anticipation" quand elle a été réalisée il y a une petite vingtaine d'années, mais dont les thèmes sont malheureusement très actuels: les citoyens de seconde zone en situation irrégulière; les employés de bureau faisant un travail complêtement débile et inutile, mais qui s'en foutent du moment qu'ils sont payés; la carte-qui-fait-tout: carte bleue, carte vitale, carte d'identité, etc, au détriment de la confidentialité; les vacances obligées si vous ne voulez pas passer pour un demeuré...
On peut juste reprocher qu'avec la densité de chacun de ces thèmes, il n'y ait que des histoires un peu courtes.
J'entends dire du bien de cette série depuis des années mais, à cause des couvertures et du titre un brin impressionnant (on est bête, parfois!) je ne l'ai lue que récemment. Par contre, là je me suis envoyé les 5 tomes en quelques jours !!
David B. a de toute évidence un imaginaire exubérant, beaucoup de courage et d'honnêteté lorsqu'il décrit sa relation avec son frère.
Et cette façon d'exprimer tout ce qui est abstrait, et notamment le trop plein de ses émotions, en employant des métaphores visuelles qui m'évoque l'univers aztèque (impression très perso), en nourrissant ces planches de sortes de frises ou d'animaux fantastiques, de guerriers de toutes sortes,...
Tout concourt à faire de "L'Ascension du Haut-mal" une BD à part, au symbolisme très riche (l'image de son frère qui arrive à l'hôpital avec sa maladie et, dans sa chambre, la range dans un placard comme un fardeau monstrueux qui ne le quitte jamais, c'est simple, mais génial !), et un témoignage poignant autant que sans concession sur l'épilepsie vécue au quotidien. Mais, c'est aussi plus que cela, comment un enfant confronté à cette situation va développer un système de défense par la création d'un monde imaginaire et un moyen d'expression : le dessin et comment celui-ci va transformer sa vie.
C'est très fort !
Voilà un manga vraiment sympa mettant en scène des histoires totalement délirantes avec poursuites effrénées à la clé...
Les persos sont nombreux mais ont chacun une mentalité propre.
L'humour est omniprésent pour le plus grand plaisir des lecteurs !
Les dessins sont soignés, rien à redire là-dessus.
Seul bémol : la fin "passe-partout" en décalage avec l'esprit du manga...
Très, très bonne série. Dessin de très bonne facture et histoires très bien ficelées. A ma connaissance, curieusement, aucune saga de ce genre n'avait été traitée auparavant en BD (une famille qui développe en quelques générations un empire industriel après être parti de rien). Il vaut mieux lire les albums dans l'ordre.
C'est dans cette série que Van Hamme donne vraiment toute la mesure de son talent: personnages tranchés comme d'habitude, mais finalement plus complexes qu'on se l'imagine de prime abord. Et ici, pas de rallonge à n'en plus finir comme dans XIII ou Largo Winch... Vraiment bien.
J'ai vraiment bien aimé les 3 premiers tomes. Dans les 2 premiers, les personnages principaux vivent des conflits intérieurs très intéressants. Dans le 3ème, l'intrigue est particulièrement bien menée, et le méchant particulièrement réussi, ça mériterait largement une version cinématographique.
Pour les autres tomes, j'ai lu un peu trop rapidement sans doute, car j'ai l'impression que les scénarios, sans être mauvais, sont d'un moindre niveau, surtout ceux ayant lieu au XIXème siècle. Ou alors, il faudrait essayer de les relire du 1 au 10, maintenant que la série est complètement terminée, pour mieux percevoir le fil conducteur.
Je n'achèterai sans doute pas l'ensemble des albums, mais le concept très original permet justement de considérer ces albums en tant que "one shot" indépendants les uns des autres et ça, c'est déjà très appréciable.
Que dire après tant d'avis...?
Comme beaucoup d'entre nous j'ai grandi et appris à lire avec "Astérix".
j'en ai passé des soirées avec des tartines de chocolat et autres nourriture extra à gauche du lit et une "pile muraille" de BD à droite. Car je dois avouer une particularité quand je lis n'importe quel album de cette série cela me donne envie de manger! Pas vous?
Je crois les avoirs relus maintes et maintes fois, au point de connaître les dialogues et images par coeur.
mes préférés sont : "Astérix en Corse" (surtout l'intro des auteurs), "Astétrix en hispanie", "Astérix chez les Helvetes" et "Astérix et Cléopâtre".
En fait tous les albums du temps du duo Goscinny et Uderzo. Et je suis un peu moins passionnée depuis "Le fils d'Astérix". Bien que cela soit toujours sympathique à lire et une bonne approche pour la BD jeunesse.
Et vive la moustache et la cervoise. :)
"Al crane" est une des premières "Bd adulte" que j'ai lu. je devais avoir 12 ou 13 ans quand je me suis égarée dans la bédéthèque de mon oncle et je vous avoue que je fus fort surprise de ma lecture! (pas que de celle-là, mais là c'est à mon psy que j'en parle, oui il aime la BD aussi ;) )
Ok, je n'ai pas capté grand chose à la première lecture mais cela m'a interpellé assez fortement.
Et le temps passant, je m'y suis replongée et franchement j'ai adoré l'impudence de Lauzier. Autre artiste typique des années 80 que j'ai appris à découvrir. Quant au dessin d'Alexis, il est vraiment terrible, cinglant et travaillé.
Donc la nostalgie parle pour moi... Je ne pourrais pas dire si cela a vieilli ou pas, et à la limite cela n'a pas d'importance quand il s'agit du passé! Je le relis tous les 5 ans et j'ai une impression différente à chaque fois.
En bref, à découvrir.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Giuseppe Bergman
Certaines oeuvres de Manara sont loin de m'avoir convaincu, mais j'adore les 2 premiers Giuseppe Bergman ; il y a un charme qui transcende l'histoire. C'est complètement décousu, les scènes sont parfois réalistes avec des petits bouts d'histoires "d'aventure", pour d'autres l'onirisme prend le dessus. C'est que le héros aspire à l'aventure, l'évasion, mais se retrouve en général confronté à la médiocrité des situations ordinaires. Thème ambitieux, mais Manara devait aussi pas mal fumer à l'époque, ça en désorientera plus d'un. Mais personnellement, j'adore, le dessin est superbe, j'ai l'impression parfois de le lire en couleurs alors qu'il ne l'est pas. Excellent.
Benoit Brisefer
Benoît Brisefer: une série superbe pour l'enfant que j'étais. Peyo est un fabuleux narrateur et le fantasme du garçon super fort est très bien exploité. Comme souvent, ça se dégrade au bout de quelques albums, quand le créateur n'y est plus vraiment ou plus du tout: à partir de "Lady Dolphine" inclus, évitez. Mais les premiers sont vraiment bien.
Corps à corps (Aire Libre)
On n'attendait pas spécialement Mardon dans ce registre. Il dresse ici une galerie de personnages dont les destins se croisent au fil du hasard (façon "Magnolia", le côté baroque en moins, la simplicité en plus). Un récit multiple constitué par autant d'historiettes que de personnages. Parfois un peu attendus, par moments beaucoup plus pertinents, les caractères dressés par Mardon sont attachants et crédibles, l’auteur semble disposer d’un vrai talent pour mettre en scène avec finesse les attitudes, les expressions. Une belle réussite.
S.O.S. Bonheur
C'est une BD remarquable, qui était peut-être "d'anticipation" quand elle a été réalisée il y a une petite vingtaine d'années, mais dont les thèmes sont malheureusement très actuels: les citoyens de seconde zone en situation irrégulière; les employés de bureau faisant un travail complêtement débile et inutile, mais qui s'en foutent du moment qu'ils sont payés; la carte-qui-fait-tout: carte bleue, carte vitale, carte d'identité, etc, au détriment de la confidentialité; les vacances obligées si vous ne voulez pas passer pour un demeuré... On peut juste reprocher qu'avec la densité de chacun de ces thèmes, il n'y ait que des histoires un peu courtes.
L'Ascension du Haut Mal
J'entends dire du bien de cette série depuis des années mais, à cause des couvertures et du titre un brin impressionnant (on est bête, parfois!) je ne l'ai lue que récemment. Par contre, là je me suis envoyé les 5 tomes en quelques jours !! David B. a de toute évidence un imaginaire exubérant, beaucoup de courage et d'honnêteté lorsqu'il décrit sa relation avec son frère. Et cette façon d'exprimer tout ce qui est abstrait, et notamment le trop plein de ses émotions, en employant des métaphores visuelles qui m'évoque l'univers aztèque (impression très perso), en nourrissant ces planches de sortes de frises ou d'animaux fantastiques, de guerriers de toutes sortes,... Tout concourt à faire de "L'Ascension du Haut-mal" une BD à part, au symbolisme très riche (l'image de son frère qui arrive à l'hôpital avec sa maladie et, dans sa chambre, la range dans un placard comme un fardeau monstrueux qui ne le quitte jamais, c'est simple, mais génial !), et un témoignage poignant autant que sans concession sur l'épilepsie vécue au quotidien. Mais, c'est aussi plus que cela, comment un enfant confronté à cette situation va développer un système de défense par la création d'un monde imaginaire et un moyen d'expression : le dessin et comment celui-ci va transformer sa vie. C'est très fort !
Love Hina
Voilà un manga vraiment sympa mettant en scène des histoires totalement délirantes avec poursuites effrénées à la clé... Les persos sont nombreux mais ont chacun une mentalité propre. L'humour est omniprésent pour le plus grand plaisir des lecteurs ! Les dessins sont soignés, rien à redire là-dessus. Seul bémol : la fin "passe-partout" en décalage avec l'esprit du manga...
Les Maîtres de l'Orge
Très, très bonne série. Dessin de très bonne facture et histoires très bien ficelées. A ma connaissance, curieusement, aucune saga de ce genre n'avait été traitée auparavant en BD (une famille qui développe en quelques générations un empire industriel après être parti de rien). Il vaut mieux lire les albums dans l'ordre. C'est dans cette série que Van Hamme donne vraiment toute la mesure de son talent: personnages tranchés comme d'habitude, mais finalement plus complexes qu'on se l'imagine de prime abord. Et ici, pas de rallonge à n'en plus finir comme dans XIII ou Largo Winch... Vraiment bien.
Le Décalogue
J'ai vraiment bien aimé les 3 premiers tomes. Dans les 2 premiers, les personnages principaux vivent des conflits intérieurs très intéressants. Dans le 3ème, l'intrigue est particulièrement bien menée, et le méchant particulièrement réussi, ça mériterait largement une version cinématographique. Pour les autres tomes, j'ai lu un peu trop rapidement sans doute, car j'ai l'impression que les scénarios, sans être mauvais, sont d'un moindre niveau, surtout ceux ayant lieu au XIXème siècle. Ou alors, il faudrait essayer de les relire du 1 au 10, maintenant que la série est complètement terminée, pour mieux percevoir le fil conducteur. Je n'achèterai sans doute pas l'ensemble des albums, mais le concept très original permet justement de considérer ces albums en tant que "one shot" indépendants les uns des autres et ça, c'est déjà très appréciable.
Astérix
Que dire après tant d'avis...? Comme beaucoup d'entre nous j'ai grandi et appris à lire avec "Astérix". j'en ai passé des soirées avec des tartines de chocolat et autres nourriture extra à gauche du lit et une "pile muraille" de BD à droite. Car je dois avouer une particularité quand je lis n'importe quel album de cette série cela me donne envie de manger! Pas vous? Je crois les avoirs relus maintes et maintes fois, au point de connaître les dialogues et images par coeur. mes préférés sont : "Astérix en Corse" (surtout l'intro des auteurs), "Astétrix en hispanie", "Astérix chez les Helvetes" et "Astérix et Cléopâtre". En fait tous les albums du temps du duo Goscinny et Uderzo. Et je suis un peu moins passionnée depuis "Le fils d'Astérix". Bien que cela soit toujours sympathique à lire et une bonne approche pour la BD jeunesse. Et vive la moustache et la cervoise. :)
Al Crane
"Al crane" est une des premières "Bd adulte" que j'ai lu. je devais avoir 12 ou 13 ans quand je me suis égarée dans la bédéthèque de mon oncle et je vous avoue que je fus fort surprise de ma lecture! (pas que de celle-là, mais là c'est à mon psy que j'en parle, oui il aime la BD aussi ;) ) Ok, je n'ai pas capté grand chose à la première lecture mais cela m'a interpellé assez fortement. Et le temps passant, je m'y suis replongée et franchement j'ai adoré l'impudence de Lauzier. Autre artiste typique des années 80 que j'ai appris à découvrir. Quant au dessin d'Alexis, il est vraiment terrible, cinglant et travaillé. Donc la nostalgie parle pour moi... Je ne pourrais pas dire si cela a vieilli ou pas, et à la limite cela n'a pas d'importance quand il s'agit du passé! Je le relis tous les 5 ans et j'ai une impression différente à chaque fois. En bref, à découvrir.