Il y avait Monster, il y avait 20th Century Boys, il y a maintenant "Pineapple Army", pour l'instant le seul autre manga dessiné par Naoki Urasawa publié en France. Il s'agit d'ailleurs là de son premier album traduit, puisqu'il date de 1998. Glénat n'ayant pas traduit les 7 autres tomes, on n'aura malheureusement pas le plaisir de les lire.
"Pineapple Army", c'est 10 petites histoires d'une trentaine de pages mettant en scène un vétéran (du Vietnam, mais aussi de plein d'autres conflits), un gars un peu taciturne mais au fond très chevaleresque, et certainement très compétent dans son domaine. Contre une certaine rémunération, il entraîne ses clients à se défendre, dans le genre guérilla urbaine, au combat rapproché, au maniement des armes, et à son instrument de prédilection, la grenade (qui ressemble vaguement à un ananas d'où, je suppose, le nom de la série).
Dit comme ça, on semblerait parti tout droit pour le nanar. Et pourtant non. Ces petites histoires font assez fortement penser à Black Jack ou Nanairo Inko (un personnage exceptionnel loue ses services, aide les gens qui en ont besoin, éventuellement se bat contre des méchants, et gagne), dont elles ont d'ailleurs tout le charme.
Elles ne se prennent pas au sérieux, sont relativement originales même si elles mettent en scène de nombreux clichés du genre, et se dévorent, tout simplement.
Urasawa n'est ici "que" dessinateur, et on sent déjà les prémices de ce qu'il fera plus tard dans Monster et 20th Century Boys. Son dessin fait cependant beaucoup plus manga, ici. Il est moins abouti, les décors sont très nettement moins fouillés, les personnages plus dans "les canons du genre". Il n'en demeure pourtant pas moins beau et certainement très maîtrisé.
Lecture vraiment agréable pour passer un bon moment. :)
Ce manga est très bien. Ce mélange entre combat ninja et dialogue bien rodés sont très appréciés par moi et mon frère .
Je déplore seulement le rythme de sortie un peu lent à mon gout.
Mais pour ce superbe manga, l'attente est peut être longue mais ça vaut le coup !!!!!!!!!!!
Blankets est un album pour le moins atypique. Rien que son format constitue une espèce de record : 600 pages, un livre énorme et superbe (on pourrait dire qu’avec cet album la collection Écritures illustre joliment la devise de Garifeld : Le gros c’est beau. :) ).
Mais ce n’est évidemment pas tout. L’ouvrage parle du premier amour adolescent de l’auteur, élevé dans une famille très puritaine. Traité sur un ton très autobiographique, il faut tout de même noter que cette histoire est très romancée. Ainsi, comme Craig Thompson le dit lui-même, le séduisant personnage de Raina est le condensé de deux de ses amours, et non un personnage réel.
Autre originalité, il voulait « ne rien faire ». Pas d’aventures ici, le genre ne s’y prête pas vraiment, mais pas de progression non plus, et plus étonnant, pas de réflexion. Eh oui. Ces 600 pages renferment de l’émotion à l’état pur, mais vraiment peu de réflexion. L’auteur ne semble pas avoir voulu montrer quelque chose d’élaboré, fruit d’une évolution, d’un cheminement, vu avec du recul, une perspective différente, comme l’a si bien fait David B. dans « L’Ascension du Haut-Mal ». Au contraire, durant des dizaines de pages on voit le simple émoi, l’innocente tendresse de ces deux personnages se découvrant, ou plutôt découvrant le sentiment amoureux.
La nuance est importante, et vous devriez la comprendre en refermant l’album, probablement avec un petit pincement de cœur. Ivres d’amour, oui, mais amoureux ?
Sur cette douce histoire débordant de tendresse viennent se greffer des passages concernant l’enfance de Craig Thompson et de son frère. Assez terribles parfois, mais là encore manquant de recul dans leur présentation. L’aspect religion de la chose, pourtant bien présent, me semble vraiment très superficiel, n’abordant aucun problème de fond, et je ne peux m’empêcher d’être un peu déçu sur ce point.
Ces deux aspects font de « Blankets » une lecture un peu déconcertante. D’un côté on est complètement fasciné, emporté par ces sentiments à l’état brut, et de l’autre l’ensemble souffre tout de même d’un manque de construction et d’élaboration vraiment flagrants. En un sens c’est une bonne chose, puisqu’il confère à cet ouvrage un caractère particulier, de l’autre on est tout de même déçu de la vacuité (certes volontaire) de ces 600 pages. Le contraste est d'autant plus frappant qu'on retrouve sur la fin un mode autobiographique plus classique (et donc moins vide)...
Le dessin de Craig Thompson est quant à lui absolument superbe, d’une justesse et d’une beauté incroyables, tendre, à l’image de l’histoire.
Alors à lire, évidemment ! Mais pour le meilleur ou le pire, ne vous attendez pas à un album autobiographique comme tant d’autres.
La Guerre d’Algérie est un moment de l’Histoire de France dont on ne parle pas, ou peu, même quarante ans après. Giroud, féru d’Histoire, mais également fils d’un soldat qui a pris part au conflit, nous livre là une anecdote parmi les centaines qu’a dû générer le conflit. Car la recherche d’une section disparue n’est pas vraiment un événement majeur dans une guerre (mais souvenez-vous de Il faut sauver le soldat Ryan). C’est à travers cette vision presque anodine que l’on mesure le nombre d’implications : des familles déchirées, des villages incendiés et/ou mis à sac, des vies à jamais brisées… Le scénario est fort, amène beaucoup de réflexions, car il semble très réaliste. Il est un peu lent à mon sens, bien que le dessin de Lax, lui aussi réaliste et impliqué, soit proche de la perfection dans un récit de ce type. Au final, il s’agit là d’une œuvre forte, utile, mais un peu déficiente au niveau du rythme.
Voilà l’une des oeuvres qui tiennent le plus à coeur à Alfred. Adapté d’un recueil de nouvelles du célèbre écrivain, Alfred en a fait une seule histoire, liant les épisodes par un narrateur imaginaire. Naviguant sur plusieurs styles, jusqu’au photo-montage, l’auteur montre –encore une fois- une forte propension à l’imaginaire, plaquant sa technique et ses talents de conteur sur des historiettes pleines de fraîcheur, des anecdotes originales.
On retrouve tout de même quelques motifs propres à Alfred : des oiseaux surgis de nulle part, des « gueules » improbables (bien que plus humaines que dans ses albums précédents), au service d’un récit haut en couleurs, aux couleurs d’ailleurs très chaudes. On passe un bon moment. Un seul regret : c’est bien trop court…
Pour moi, la série Kogaratsu se scinde en deux "époques" : les premiers tomes relatent une longue histoire suivie, pleine de rebondissements, de combats, d'épique, etc... tandis qu'ensuite on retrouve notre héros Kogaratsu dans des histoires courtes bien plus personnelles.
La première époque est très intéressante, pleine d'informations sur le Japon et son histoire, assez prenante aussi sur le scénario et les aventures que vivent Kogaratsu et d'autres samouraïs.
Mais j'ai une préférence encore pour la seconde époque, bien plus axée sur la vie au Japon il y a quelques siècles, sur la philosophie, l'ambiance, etc... En outre, les histoires sont en elles-mêmes très intéressantes et plaisantes à lire.
Et puis j'aime bien le dessin de Michetz aussi et trouve qu'il colle parfaitement avec son sujet.
Une série non seulement plaisante mais aussi instructive.
Le tome 6 vient clore un épisode intriguant et riche en rebondissements qui font que la série prend toute sa saveur. Malgré le dessin de Vranken qui a perdu en qualité, Desberg signe un scénario complexe mais de plus en plus intéressant.
Nous voulons en savoir plus sur cet agent du fisc, Larry B. Max. Et Desberg, comme pour le Scorpion, travaille énormément sur la psychologie de son héros et nous donne envie d'en savoir plus.
Mary la noire, une très bonne BD de pirates mélangeant fantastique, batailles et romantisme...
En tout cas, les 2 tomes se lisent avec une facilité déconcertante, l'histoire est vraiment prenante, les thèmes abordés sont vraiment bien exploités.
Bon, après c'est quand même une histoire de pirates, il faut aimer, moi je suis pas un grand fan habituellement mais là, ça passe tout seul...
Le dessin de Magnin est vraiment magnifique ! C'est complètement maîtrisé ! Quand à la couleur directe, c'est vraiment la classe quand même quand c'est fait comme ça. :)
Enfin bref, une très bonne BD à lire. :)
Mon album préféré: Louve. Une superbe série jusqu'à Arachnéa exclue. A partir de cet album, aïe aïe aïe, le syndrome Van Hamme se met en marche: histoires convenues, commerciales, à n'en plus finir. C'est à se demander d'ailleurs si ça vient de l'épuisement thématique de la série elle-même, ou bien du fait que le scénariste est débordé face à tous ses succès (XIII, Largo Winch...).
Le dessin de Rosinki, j'adore, c'est très bien adapté. On ne peut pas parler de BD historique bien que la série soit ancrée dans l'époque de l'an mille, on devine plus les pays et les peuplades qu'on ne les découvre...
Thorgal est un type sympa, Aaricia est attachante et Kriss de Valnor aussi...par moments ! Les enfants sont adorables. Ces personnages ne sont pas pour rien dans l'attrait de la série. La thématique est en général: Thorgal et sa famille n'aspirent qu'à la tranquillité et au bonheur, mais sont constamment confrontés à la cruauté des hommes et des dieux. Souvent manichéen, mais quel bon divertissement !
Quand ça paraissait dans le journal de Tintin il y a 20 ans, je trouvais ça vraiment quelconque. Il faut dire que 1) c'était franchement décalé par rapport aux autres séries, avec parfois 1 bulle en 2 planches; 2) il valait mieux avoir suivi l'histoire dès le début pour comprendre; 3) les albums de Cosey méritent un beau papier, de beaux albums, tant le graphisme est important. Donc ce n'est pas dans "Tintin" que l'on pouvait le mieux percevoir la qualité de "Jonathan".
Aujourd'hui, j'adore Cosey, c'est un auteur merveilleux, excellent graphiste, coloriste, qui sait transmettre des histoires pleines d'émotion, sans sombrer dans le pur sentimentalisme car mine de rien, les intrigues sont bien là. Il alterne les Jonathan et les "One Shot" dans la collection Aire Libre avec un égal bonheur.
Les premiers Jonathan recèlent beaucoup de petites imperfections, mais la série se bonifie ensuite. Merci et bravo à cet auteur de faire des oeuvres aussi belles et originales.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Pineapple Army
Il y avait Monster, il y avait 20th Century Boys, il y a maintenant "Pineapple Army", pour l'instant le seul autre manga dessiné par Naoki Urasawa publié en France. Il s'agit d'ailleurs là de son premier album traduit, puisqu'il date de 1998. Glénat n'ayant pas traduit les 7 autres tomes, on n'aura malheureusement pas le plaisir de les lire. "Pineapple Army", c'est 10 petites histoires d'une trentaine de pages mettant en scène un vétéran (du Vietnam, mais aussi de plein d'autres conflits), un gars un peu taciturne mais au fond très chevaleresque, et certainement très compétent dans son domaine. Contre une certaine rémunération, il entraîne ses clients à se défendre, dans le genre guérilla urbaine, au combat rapproché, au maniement des armes, et à son instrument de prédilection, la grenade (qui ressemble vaguement à un ananas d'où, je suppose, le nom de la série). Dit comme ça, on semblerait parti tout droit pour le nanar. Et pourtant non. Ces petites histoires font assez fortement penser à Black Jack ou Nanairo Inko (un personnage exceptionnel loue ses services, aide les gens qui en ont besoin, éventuellement se bat contre des méchants, et gagne), dont elles ont d'ailleurs tout le charme. Elles ne se prennent pas au sérieux, sont relativement originales même si elles mettent en scène de nombreux clichés du genre, et se dévorent, tout simplement. Urasawa n'est ici "que" dessinateur, et on sent déjà les prémices de ce qu'il fera plus tard dans Monster et 20th Century Boys. Son dessin fait cependant beaucoup plus manga, ici. Il est moins abouti, les décors sont très nettement moins fouillés, les personnages plus dans "les canons du genre". Il n'en demeure pourtant pas moins beau et certainement très maîtrisé. Lecture vraiment agréable pour passer un bon moment. :)
Naruto
Ce manga est très bien. Ce mélange entre combat ninja et dialogue bien rodés sont très appréciés par moi et mon frère . Je déplore seulement le rythme de sortie un peu lent à mon gout. Mais pour ce superbe manga, l'attente est peut être longue mais ça vaut le coup !!!!!!!!!!!
Blankets - Manteau de neige
Blankets est un album pour le moins atypique. Rien que son format constitue une espèce de record : 600 pages, un livre énorme et superbe (on pourrait dire qu’avec cet album la collection Écritures illustre joliment la devise de Garifeld : Le gros c’est beau. :) ). Mais ce n’est évidemment pas tout. L’ouvrage parle du premier amour adolescent de l’auteur, élevé dans une famille très puritaine. Traité sur un ton très autobiographique, il faut tout de même noter que cette histoire est très romancée. Ainsi, comme Craig Thompson le dit lui-même, le séduisant personnage de Raina est le condensé de deux de ses amours, et non un personnage réel. Autre originalité, il voulait « ne rien faire ». Pas d’aventures ici, le genre ne s’y prête pas vraiment, mais pas de progression non plus, et plus étonnant, pas de réflexion. Eh oui. Ces 600 pages renferment de l’émotion à l’état pur, mais vraiment peu de réflexion. L’auteur ne semble pas avoir voulu montrer quelque chose d’élaboré, fruit d’une évolution, d’un cheminement, vu avec du recul, une perspective différente, comme l’a si bien fait David B. dans « L’Ascension du Haut-Mal ». Au contraire, durant des dizaines de pages on voit le simple émoi, l’innocente tendresse de ces deux personnages se découvrant, ou plutôt découvrant le sentiment amoureux. La nuance est importante, et vous devriez la comprendre en refermant l’album, probablement avec un petit pincement de cœur. Ivres d’amour, oui, mais amoureux ? Sur cette douce histoire débordant de tendresse viennent se greffer des passages concernant l’enfance de Craig Thompson et de son frère. Assez terribles parfois, mais là encore manquant de recul dans leur présentation. L’aspect religion de la chose, pourtant bien présent, me semble vraiment très superficiel, n’abordant aucun problème de fond, et je ne peux m’empêcher d’être un peu déçu sur ce point. Ces deux aspects font de « Blankets » une lecture un peu déconcertante. D’un côté on est complètement fasciné, emporté par ces sentiments à l’état brut, et de l’autre l’ensemble souffre tout de même d’un manque de construction et d’élaboration vraiment flagrants. En un sens c’est une bonne chose, puisqu’il confère à cet ouvrage un caractère particulier, de l’autre on est tout de même déçu de la vacuité (certes volontaire) de ces 600 pages. Le contraste est d'autant plus frappant qu'on retrouve sur la fin un mode autobiographique plus classique (et donc moins vide)... Le dessin de Craig Thompson est quant à lui absolument superbe, d’une justesse et d’une beauté incroyables, tendre, à l’image de l’histoire. Alors à lire, évidemment ! Mais pour le meilleur ou le pire, ne vous attendez pas à un album autobiographique comme tant d’autres.
Azrayen'
La Guerre d’Algérie est un moment de l’Histoire de France dont on ne parle pas, ou peu, même quarante ans après. Giroud, féru d’Histoire, mais également fils d’un soldat qui a pris part au conflit, nous livre là une anecdote parmi les centaines qu’a dû générer le conflit. Car la recherche d’une section disparue n’est pas vraiment un événement majeur dans une guerre (mais souvenez-vous de Il faut sauver le soldat Ryan). C’est à travers cette vision presque anodine que l’on mesure le nombre d’implications : des familles déchirées, des villages incendiés et/ou mis à sac, des vies à jamais brisées… Le scénario est fort, amène beaucoup de réflexions, car il semble très réaliste. Il est un peu lent à mon sens, bien que le dessin de Lax, lui aussi réaliste et impliqué, soit proche de la perfection dans un récit de ce type. Au final, il s’agit là d’une œuvre forte, utile, mais un peu déficiente au niveau du rythme.
Café Panique
Voilà l’une des oeuvres qui tiennent le plus à coeur à Alfred. Adapté d’un recueil de nouvelles du célèbre écrivain, Alfred en a fait une seule histoire, liant les épisodes par un narrateur imaginaire. Naviguant sur plusieurs styles, jusqu’au photo-montage, l’auteur montre –encore une fois- une forte propension à l’imaginaire, plaquant sa technique et ses talents de conteur sur des historiettes pleines de fraîcheur, des anecdotes originales. On retrouve tout de même quelques motifs propres à Alfred : des oiseaux surgis de nulle part, des « gueules » improbables (bien que plus humaines que dans ses albums précédents), au service d’un récit haut en couleurs, aux couleurs d’ailleurs très chaudes. On passe un bon moment. Un seul regret : c’est bien trop court…
Kogaratsu
Pour moi, la série Kogaratsu se scinde en deux "époques" : les premiers tomes relatent une longue histoire suivie, pleine de rebondissements, de combats, d'épique, etc... tandis qu'ensuite on retrouve notre héros Kogaratsu dans des histoires courtes bien plus personnelles. La première époque est très intéressante, pleine d'informations sur le Japon et son histoire, assez prenante aussi sur le scénario et les aventures que vivent Kogaratsu et d'autres samouraïs. Mais j'ai une préférence encore pour la seconde époque, bien plus axée sur la vie au Japon il y a quelques siècles, sur la philosophie, l'ambiance, etc... En outre, les histoires sont en elles-mêmes très intéressantes et plaisantes à lire. Et puis j'aime bien le dessin de Michetz aussi et trouve qu'il colle parfaitement avec son sujet. Une série non seulement plaisante mais aussi instructive.
I.R.$.
Le tome 6 vient clore un épisode intriguant et riche en rebondissements qui font que la série prend toute sa saveur. Malgré le dessin de Vranken qui a perdu en qualité, Desberg signe un scénario complexe mais de plus en plus intéressant. Nous voulons en savoir plus sur cet agent du fisc, Larry B. Max. Et Desberg, comme pour le Scorpion, travaille énormément sur la psychologie de son héros et nous donne envie d'en savoir plus.
Mary la Noire
Mary la noire, une très bonne BD de pirates mélangeant fantastique, batailles et romantisme... En tout cas, les 2 tomes se lisent avec une facilité déconcertante, l'histoire est vraiment prenante, les thèmes abordés sont vraiment bien exploités. Bon, après c'est quand même une histoire de pirates, il faut aimer, moi je suis pas un grand fan habituellement mais là, ça passe tout seul... Le dessin de Magnin est vraiment magnifique ! C'est complètement maîtrisé ! Quand à la couleur directe, c'est vraiment la classe quand même quand c'est fait comme ça. :) Enfin bref, une très bonne BD à lire. :)
Thorgal
Mon album préféré: Louve. Une superbe série jusqu'à Arachnéa exclue. A partir de cet album, aïe aïe aïe, le syndrome Van Hamme se met en marche: histoires convenues, commerciales, à n'en plus finir. C'est à se demander d'ailleurs si ça vient de l'épuisement thématique de la série elle-même, ou bien du fait que le scénariste est débordé face à tous ses succès (XIII, Largo Winch...). Le dessin de Rosinki, j'adore, c'est très bien adapté. On ne peut pas parler de BD historique bien que la série soit ancrée dans l'époque de l'an mille, on devine plus les pays et les peuplades qu'on ne les découvre... Thorgal est un type sympa, Aaricia est attachante et Kriss de Valnor aussi...par moments ! Les enfants sont adorables. Ces personnages ne sont pas pour rien dans l'attrait de la série. La thématique est en général: Thorgal et sa famille n'aspirent qu'à la tranquillité et au bonheur, mais sont constamment confrontés à la cruauté des hommes et des dieux. Souvent manichéen, mais quel bon divertissement !
Jonathan
Quand ça paraissait dans le journal de Tintin il y a 20 ans, je trouvais ça vraiment quelconque. Il faut dire que 1) c'était franchement décalé par rapport aux autres séries, avec parfois 1 bulle en 2 planches; 2) il valait mieux avoir suivi l'histoire dès le début pour comprendre; 3) les albums de Cosey méritent un beau papier, de beaux albums, tant le graphisme est important. Donc ce n'est pas dans "Tintin" que l'on pouvait le mieux percevoir la qualité de "Jonathan". Aujourd'hui, j'adore Cosey, c'est un auteur merveilleux, excellent graphiste, coloriste, qui sait transmettre des histoires pleines d'émotion, sans sombrer dans le pur sentimentalisme car mine de rien, les intrigues sont bien là. Il alterne les Jonathan et les "One Shot" dans la collection Aire Libre avec un égal bonheur. Les premiers Jonathan recèlent beaucoup de petites imperfections, mais la série se bonifie ensuite. Merci et bravo à cet auteur de faire des oeuvres aussi belles et originales.