Graphiquement, les 1ers volumes ne sont pas au top mais ils se bonifient par la suite. Par contre, Rumiko Takahashi se déchaîne avec des situations complêtement disjonctées et loufoques. Il ne faut pas chercher de la vraisemblance à cette histoire mais plutôt à se "marrer" tout en ayant sous les yeux une bonne étude du Japon d'alors.
10 volumes doubles, c'est beaucoup surtout que certains sont moins indispensables que d'autres. La traduction française est médiocre, certaines bulles étant inversées :( De plus, le contexte japonais manque d'explications, elles seraient bien utiles pour comprendre certaines histoires. Je ne parlerais pas des jeux de mots. Dommage...
Néanmoins, ce titre reste à lire. Je me plais à songer que j'aurais mis 5/5 si la traduction avait été à la hauteur...
Une BD qui se laisse bien lire.
C'est l'ambiance qui nous amène à nous pencher sur cette BD. Je trouve que les dessins sont au premier abord assez bizarres, mais au fil de la lecture, on s'y habitue et je trouve qu'ils servent de plus en plus le scénario et l'ambiance.
Je trouve que le manque d'originalité est un peu gênant. L'histoire part bien, les personnages sont bien taillés mais les rebondissements sont un peu "téléphonés" et on n'est vraiment pas étonné par ce qui se passe.
Les personnages sont attachants et on apprécie vraiment le côté "africain" du scénario, de l'ambiance. Je trouve que le personnage du guide est super bien réussi. J'aime bien le côté fantasque de certains personnages.
Une Bd qui frôle de très près le culte.
J'ai adoré le deuxième tome surtout l'idée finale, qui conclue de manière hallucinante toute cette série d'énigmes. J'avais peur au fil de ma lecture d'une fin moyenne, avec un coup de théâtre classique et téléphoné. Au contraire, l'idée est excellente et bien menée.
Les dessins sont superbes, malgré le peu de dynamisme qui s'en dégage. Mais le tout forme un bel ensemble très plaisant à regarder et à lire. Ce qui me scotche réellement ce sont toutes les bonnes idées du scénario, qui s'accompagne super bien des dessins.
A lire absolument, on est transporté dans un monde de rêves de façon amusante.
J'adore la période médiévale lorsqu'elle est traitée avec brio.
Ici, on est dans une vision brutale et sans concession de cette partie de notre histoire, avec des personnages aux traits et aux caractères rugueux, des histoires où la violence peut surgir, soudaine et sanglante et où l'on est souvent bien loin de l'idéal de l'amour courtois et des chansons de geste.
Le dessin, parfois à la limite de la caricature sur certains visages, de Hermann sied parfaitement me semble-t-il au propos et au ton, souvent violent de la série (une alternative très intéressante à la vision de Bourgeon sur cette même période).
La colorisation (et surtout la mise en lumière) gagne en qualité au fur et à mesure des albums, jusqu'à atteindre une très grande beauté.
De la grande BD d'histoire et d'aventure.
La SF, il y a ceux qui se contentent de répéter des clichés Space Opera/Post Apo ad vitam et pondent des albums dont l'épaisseur scénaristique est de l'ordre du micron (allez voir du côté de Soleil si j'y suis).
Et puis il y a les auteurs qui nous filent une grande baffe en nous offrant un univers original, cohérent et riche dont on ne s'arrache qu'à regret.
Inutile de vous dire que pour moi le tandem Bourgeon/Lacroix appartient à la deuxième catégorie.
L'univers des confins est incroyablement fouillé et étudié, foisonnant de détails "qui font vrai", parcourus par des personnages dotés d'un background solide et réaliste, et bien entendu desservi par un dessin extraordinaire.
Je n'aurais qu'un seul regret (mais c'est peu de choses): la révélation finale aurait peut être méritée d'être un peu plus étoffée plutôt qu'expédiée en une quinzaine de planches.
Mais bon, quel talent, quand même!
Dans la continuité de 666!!!
On ne peut pas dire pour le moment que cette suite soit de trop!
1000 ans après sa destruction Lilith revient et on peut dire qu'elle n'est pas contente!!! Carmody lui de son coté a été cloné et devient le nouveau Pape d'un clergé qui a plutôt bien évolué depuis notre époque!!!:D
Toujours autant d'humour (et toujours aussi fin!!!:D :D)
Les dessins quant à eux sont toujours aussi bons si ce n'est meilleurs (certaines planches comme celle de la nef amirale cathédrale sont vraiment superbes!!!). Les couleurs ont quant à elles bien changé, passage à l'ordi oblige, ce qui n'est pas un mal bien que certaines pages soient trop flashy à mon goût (saluons l'extermination d'Amazonia, le rose bonbon très peu pour moi!!!:D)
En Bref amis du jour bonjour, Amis des tripes bon trip!!!
Comme souvent, les voyages proposés par la collection "air libre", ne sont jamais décevants. Ce recit qui prend la guerre d'Indochine pour cadre, ne fait pas exception. On y apprend plein de choses, on est tenu en haleine par l'enquête du journaliste de l'histoire, on se pose plein de question tout au long de son parcours, bref, on est pris au jeu.
Encadrée par un graphisme très précis et agréable, cette mini série, dispose de toutes les qualités idéales pour un bon, un très bon moment de lecture.
Mon bémol ? La fin, digne d'un mauvais film du Delon des années 80. C'était inutile de boucler l'histoire de cette manière. Mais là, je chipote certainement...
Par contre, l'intérêt premier que je vois dans cette bd, c'est de constater combien la France (qui parfois se prend à donner la leçon aux autres pays), a du mal à éclaircir les points douloureux de son histoire. Le constat de la censure portant sur les événements cités dans la bd, qui date de 1986 est à ce titre, éloquent... Comme pour la guerre d'Algérie, on se rend compte que la France a du mal à exorciser les parties sombres de son histoire.
Sur ce plan précis, nos amis ricains sont beaucoup plus prompts que nous à faire leur mea culpa...
A méditer...
Vraiment excellent!!!
Sang, sexe et tripes chantait Gainsbourg... à moins que ça ne soit Carmody! Un bon gros délire à boire sans soif!!! Du Froideval pur et dur...
Une série à prendre au 3e 4e voir 5e degré!!!
Le monde est menacé par les hordes Démoniaques de Lilith venues des enfer, le père :D Carmody un prêtre aux penchants peu catholiques est mandaté par Rome pour repousser l'invasion!!!
Les dessins m'ont fait un peu peur au début et puis tout comptes faits on s'y habitue très vite et je peux même dire être assez fan aujourd'hui de ce que fait « il doctor Tacito »!!!
Amis des tripes à l'air et des gros bonnets vous allez trouver votre bonheur avec cette série!
Mes félicitations à l'auteur qui a su traiter d'un sujet mortel sans prétention mais avec légèreté, humour et tendresse. Il a su reproduire les angoisses du compagnon d'une femme séropositive, quitte à faire appel à un rhino métaphorique. Il parvient à dédramatiser le sujet sans le banaliser pour autant : il le remet à sa juste valeur. Nous sommes de la génération sida, et pourtant, à moins d'avoir été personnellement, directement ou non, touché par la maladie, elle reste assez mystérieuse et empreinte de préjugés très négatifs. Alors ne parlons pas des générations qui nous précèdent!
La morale de l'histoire est simple : les séropositifs ne sont pas que séropos, la vie continue, bon gré mal gré. Cette "morale" peut s'étendre à pas mal de sujets, plus précisément à toutes les personnes qui vivent avec une différence dérangeante (handicap, origines, personnalité, etc).
Simple mais pas évident à transmettre! Alors bravo.
Magnifique album.
Difficile, bien sûr, de ne pas le comparer avec "Betty Blues". C'est un album du même calibre, qui lui ressemble dans ses grandes lignes. Peut-être qu'avec un tel album comme prédécesseur, "Sumato" aura un peu plus de mal à percer, on verra bien, l'avenir le dira...
Difficile aussi de dire lequel des deux j'ai préféré. Je viens de refermer l'album, et à chaud comme ça, je dirai que je préfère encore "Sumato" à "Betty blues". Cela dit, la différence est bien maigre, tant ces deux albums sont excellents.
L'histoire est d'une incroyable poésie et d'une réelle beauté. Page après page, l'envoûtement opère, la magie de l'album nous gagne, et on est emporté. Les personnages sont touchants, on prend plaisir à les voir vivre, si simplement et si joliment. L'histoire est bien construite, sans aucun remplissage. C'est fin, en partie grâce aux sublimes dialogues, qui font mouche à chaque coup.
Mais Dillies sait aussi se taire, laisser des cases, voire des planches vides de dialogues, qui se suffisent à elles-mêmes. Et là encore, le charme opère.
Le dessin est plus clair que dans "Betty Blues", notamment grâce à la colorisation. Il est très mignon.
Bref, sur tous les plans, c'est un bel album rempli de poésie, très touchant et magique.
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Maison Ikkoku - Juliette je t'aime
Graphiquement, les 1ers volumes ne sont pas au top mais ils se bonifient par la suite. Par contre, Rumiko Takahashi se déchaîne avec des situations complêtement disjonctées et loufoques. Il ne faut pas chercher de la vraisemblance à cette histoire mais plutôt à se "marrer" tout en ayant sous les yeux une bonne étude du Japon d'alors. 10 volumes doubles, c'est beaucoup surtout que certains sont moins indispensables que d'autres. La traduction française est médiocre, certaines bulles étant inversées :( De plus, le contexte japonais manque d'explications, elles seraient bien utiles pour comprendre certaines histoires. Je ne parlerais pas des jeux de mots. Dommage... Néanmoins, ce titre reste à lire. Je me plais à songer que j'aurais mis 5/5 si la traduction avait été à la hauteur...
Une Aventure de Jeanne Picquigny
Une BD qui se laisse bien lire. C'est l'ambiance qui nous amène à nous pencher sur cette BD. Je trouve que les dessins sont au premier abord assez bizarres, mais au fil de la lecture, on s'y habitue et je trouve qu'ils servent de plus en plus le scénario et l'ambiance. Je trouve que le manque d'originalité est un peu gênant. L'histoire part bien, les personnages sont bien taillés mais les rebondissements sont un peu "téléphonés" et on n'est vraiment pas étonné par ce qui se passe. Les personnages sont attachants et on apprécie vraiment le côté "africain" du scénario, de l'ambiance. Je trouve que le personnage du guide est super bien réussi. J'aime bien le côté fantasque de certains personnages.
L'Autre Monde
Une Bd qui frôle de très près le culte. J'ai adoré le deuxième tome surtout l'idée finale, qui conclue de manière hallucinante toute cette série d'énigmes. J'avais peur au fil de ma lecture d'une fin moyenne, avec un coup de théâtre classique et téléphoné. Au contraire, l'idée est excellente et bien menée. Les dessins sont superbes, malgré le peu de dynamisme qui s'en dégage. Mais le tout forme un bel ensemble très plaisant à regarder et à lire. Ce qui me scotche réellement ce sont toutes les bonnes idées du scénario, qui s'accompagne super bien des dessins. A lire absolument, on est transporté dans un monde de rêves de façon amusante.
Les Tours de Bois-Maury
J'adore la période médiévale lorsqu'elle est traitée avec brio. Ici, on est dans une vision brutale et sans concession de cette partie de notre histoire, avec des personnages aux traits et aux caractères rugueux, des histoires où la violence peut surgir, soudaine et sanglante et où l'on est souvent bien loin de l'idéal de l'amour courtois et des chansons de geste. Le dessin, parfois à la limite de la caricature sur certains visages, de Hermann sied parfaitement me semble-t-il au propos et au ton, souvent violent de la série (une alternative très intéressante à la vision de Bourgeon sur cette même période). La colorisation (et surtout la mise en lumière) gagne en qualité au fur et à mesure des albums, jusqu'à atteindre une très grande beauté. De la grande BD d'histoire et d'aventure.
Le Cycle de Cyann
La SF, il y a ceux qui se contentent de répéter des clichés Space Opera/Post Apo ad vitam et pondent des albums dont l'épaisseur scénaristique est de l'ordre du micron (allez voir du côté de Soleil si j'y suis). Et puis il y a les auteurs qui nous filent une grande baffe en nous offrant un univers original, cohérent et riche dont on ne s'arrache qu'à regret. Inutile de vous dire que pour moi le tandem Bourgeon/Lacroix appartient à la deuxième catégorie. L'univers des confins est incroyablement fouillé et étudié, foisonnant de détails "qui font vrai", parcourus par des personnages dotés d'un background solide et réaliste, et bien entendu desservi par un dessin extraordinaire. Je n'aurais qu'un seul regret (mais c'est peu de choses): la révélation finale aurait peut être méritée d'être un peu plus étoffée plutôt qu'expédiée en une quinzaine de planches. Mais bon, quel talent, quand même!
6666
Dans la continuité de 666!!! On ne peut pas dire pour le moment que cette suite soit de trop! 1000 ans après sa destruction Lilith revient et on peut dire qu'elle n'est pas contente!!! Carmody lui de son coté a été cloné et devient le nouveau Pape d'un clergé qui a plutôt bien évolué depuis notre époque!!!:D Toujours autant d'humour (et toujours aussi fin!!!:D :D) Les dessins quant à eux sont toujours aussi bons si ce n'est meilleurs (certaines planches comme celle de la nef amirale cathédrale sont vraiment superbes!!!). Les couleurs ont quant à elles bien changé, passage à l'ordi oblige, ce qui n'est pas un mal bien que certaines pages soient trop flashy à mon goût (saluons l'extermination d'Amazonia, le rose bonbon très peu pour moi!!!:D) En Bref amis du jour bonjour, Amis des tripes bon trip!!!
Les oubliés d'Annam
Comme souvent, les voyages proposés par la collection "air libre", ne sont jamais décevants. Ce recit qui prend la guerre d'Indochine pour cadre, ne fait pas exception. On y apprend plein de choses, on est tenu en haleine par l'enquête du journaliste de l'histoire, on se pose plein de question tout au long de son parcours, bref, on est pris au jeu. Encadrée par un graphisme très précis et agréable, cette mini série, dispose de toutes les qualités idéales pour un bon, un très bon moment de lecture. Mon bémol ? La fin, digne d'un mauvais film du Delon des années 80. C'était inutile de boucler l'histoire de cette manière. Mais là, je chipote certainement... Par contre, l'intérêt premier que je vois dans cette bd, c'est de constater combien la France (qui parfois se prend à donner la leçon aux autres pays), a du mal à éclaircir les points douloureux de son histoire. Le constat de la censure portant sur les événements cités dans la bd, qui date de 1986 est à ce titre, éloquent... Comme pour la guerre d'Algérie, on se rend compte que la France a du mal à exorciser les parties sombres de son histoire. Sur ce plan précis, nos amis ricains sont beaucoup plus prompts que nous à faire leur mea culpa... A méditer...
666
Vraiment excellent!!! Sang, sexe et tripes chantait Gainsbourg... à moins que ça ne soit Carmody! Un bon gros délire à boire sans soif!!! Du Froideval pur et dur... Une série à prendre au 3e 4e voir 5e degré!!! Le monde est menacé par les hordes Démoniaques de Lilith venues des enfer, le père :D Carmody un prêtre aux penchants peu catholiques est mandaté par Rome pour repousser l'invasion!!! Les dessins m'ont fait un peu peur au début et puis tout comptes faits on s'y habitue très vite et je peux même dire être assez fan aujourd'hui de ce que fait « il doctor Tacito »!!! Amis des tripes à l'air et des gros bonnets vous allez trouver votre bonheur avec cette série!
Pilules bleues
Mes félicitations à l'auteur qui a su traiter d'un sujet mortel sans prétention mais avec légèreté, humour et tendresse. Il a su reproduire les angoisses du compagnon d'une femme séropositive, quitte à faire appel à un rhino métaphorique. Il parvient à dédramatiser le sujet sans le banaliser pour autant : il le remet à sa juste valeur. Nous sommes de la génération sida, et pourtant, à moins d'avoir été personnellement, directement ou non, touché par la maladie, elle reste assez mystérieuse et empreinte de préjugés très négatifs. Alors ne parlons pas des générations qui nous précèdent! La morale de l'histoire est simple : les séropositifs ne sont pas que séropos, la vie continue, bon gré mal gré. Cette "morale" peut s'étendre à pas mal de sujets, plus précisément à toutes les personnes qui vivent avec une différence dérangeante (handicap, origines, personnalité, etc). Simple mais pas évident à transmettre! Alors bravo.
Sumato
Magnifique album. Difficile, bien sûr, de ne pas le comparer avec "Betty Blues". C'est un album du même calibre, qui lui ressemble dans ses grandes lignes. Peut-être qu'avec un tel album comme prédécesseur, "Sumato" aura un peu plus de mal à percer, on verra bien, l'avenir le dira... Difficile aussi de dire lequel des deux j'ai préféré. Je viens de refermer l'album, et à chaud comme ça, je dirai que je préfère encore "Sumato" à "Betty blues". Cela dit, la différence est bien maigre, tant ces deux albums sont excellents. L'histoire est d'une incroyable poésie et d'une réelle beauté. Page après page, l'envoûtement opère, la magie de l'album nous gagne, et on est emporté. Les personnages sont touchants, on prend plaisir à les voir vivre, si simplement et si joliment. L'histoire est bien construite, sans aucun remplissage. C'est fin, en partie grâce aux sublimes dialogues, qui font mouche à chaque coup. Mais Dillies sait aussi se taire, laisser des cases, voire des planches vides de dialogues, qui se suffisent à elles-mêmes. Et là encore, le charme opère. Le dessin est plus clair que dans "Betty Blues", notamment grâce à la colorisation. Il est très mignon. Bref, sur tous les plans, c'est un bel album rempli de poésie, très touchant et magique.