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Couverture de la série Les Aventuriers de l'Urraca
Les Aventuriers de l'Urraca

Chouette Bd que je recommande chaudement si vous êtes en soif d’aventures et de divertissements. Une histoire de pirates un peu à l’ancienne avec sa bonne dose de péripéties et une certaine verve dans les textes et dialogues à l’image de l’éloquence du charismatique capitaine Sherman. La majorité des attendus pour ce type de récit sont cochés. Même si ça saigne, ça tranche et ça meurt pas mal, je trouve la BD au final plutôt lumineuse et positive. Les dessins bien qu’ils manquent de personnalités et dans l'ensemble de détails sont vraiment très plaisants et remplissent pleinement leurs missions premières, être au service du scénario et rendre la lecture fluide. Entre autre, malgré la multitude de protagonistes et pirates, on les identifie assez facilement. Du solide donc. Pour conclure, du classique vraiment bien fait et un très très bon divertissement! Laissez vous tenter et embarquez sur l'Urraca, le voyage vaut le détour!

14/05/2024 (modifier)
Couverture de la série Octopolis
Octopolis

Amateur des fonds marins, je ne pouvais décemment laisser passer cet album, qui plus est quand son contenu jusqu’à son titre est profondément dédié à mes congénères. Trois nuances de bleu. C’est en effet à travers le formidable Le Rapport W que je me frottais pour la première fois au travail de Gaétan Nocq, je tombais ensuite sous le charme de Les Grands Cerfs, BD qui m’avait fortement enthousiasmé à l’époque. Un de mes coup de coeur 2021. C’est donc ma troisième incursion dans son univers et pour le coup, je ressors quelque peu déçu de ma lecture même si j’y ai pris beaucoup de plaisir dans l’ensemble. Toute la première grosse partie du récit est fascinante avec un mélange parfait entre l’histoire et donc l’enquête de notre héroïne sur la disparition de son père, et des parties didactiques supportés par des visuels de toute beauté. L’immersion est parfaite. D’ailleurs, la partie graphique ne décevra pas du début à la fin. L’attente suscité par ce début idyllique était probablement trop fort. Là où ça se gâte, c’est dans la deuxième moitié du livre coté scénario. Trop d’incohérences, de révélations tirés par les cheveux et de raccourcis dans le récit à mon goût. Vraiment dommage car cela nuit fortement au ressenti global. Fort heureusement, l’aspect écologique et les messages qui vont avec (entre autre...sur l’évolution, les extinctions et l’action de l’homme sur ces deux phénomènes) sont bien fichus, beaucoup mieux amenés en tout cas et maturés que dans La Brute et le Divin ou on frôlait l’indigeste tant le discours était bien trop simpliste (simplet !), enfantin et caricatural. Pour conclure, vous l'aurez compris, on passe un très bon moment de lecture et on en prends plein les mirettes malgré un scénario bancal. J'applaudie de mes huits tentacules. 03.75/5

14/05/2024 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Là où gisait le corps
Là où gisait le corps

Le nouveau polar du trio magique Brubaker/Phillips/Phillips m’a beaucoup plu. Brubaker s’éloigne un peu de son style habituel, et propose une enquête de voisinage intrigante mettant en scène une multitude de personnages racontant la même histoire, à savoir les évènements qui ont amené à la découverte d’un corps dans ce petit cul-de-sac habituellement calme. Le ton est très humain, on découvre petit à petit les secrets inavouables du voisinage, les drogués, la petite fille marginale qui fourre son nez dans les affaires des autres, et une aventure extra maritale représentée de façon assez explicite. La narration est aux petits oignons, avec des va-et-vient parfaitement orchestrés, notamment grâce à la mise en couleur judicieuse de Sean Phillips. Tout s’emboite parfaitement, et la fin est bien amenée, logique et satisfaisante. Le début de l’album propose un trombinoscope bien pratique, mais aussi une petite carte du voisinage montrant l’agencement des maisons, preuve de la rigueur narrative employée par l’auteur. J’ai passé un excellent moment de lecture. Pas le meilleur album de ces auteurs, mais un bon cru, assurément.

14/05/2024 (modifier)
Par Titanick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un océan d'amour
Un océan d'amour

Un couple de bretons, lui marin pêcheur et elle au foyer, elle lui fait des crêpes. Les pages sont muettes, ils n’ont pas besoin de parler, on sent qu’une grande tendresse, appuyée par la force de l’habitude, les unit. Tout est dans le regard et l’attitude. Ils sont touchants et il pourrait ne pas y avoir d’histoire. Mais le hasard en a décidé autrement, notre marin pêcheur connaîtra toutes les vicissitudes de la vie en mer, les avaries, le naufrage, la surpêche industrielle, les pollutions des dégazages sauvages, le continent de plastique, ...Le message écologique est bien là mais ce n’est pas l’essentiel de l’histoire. La vraie héroïne est Madame, bigoudène pur jus, truculente à souhait… et sacrément pugnace ! Elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour retrouver son homme qui n’est pas rentré au port. Elle consultera une voyante, parcourra la moitié de la Terre, subjuguera Fidel Castro himself, et fera tourbillonner la culture bretonne dans le monde, crêpes et dentelles en tête. Admirable. Je n’aime pas les histoires d’amour, c’est toujours cucul la praline et ça me gonfle. Là, c’est une histoire d’Amour, avec un grand A, et j’adore. Je n’imagine pas un autre dessin pour aller avec cette histoire. L’angoisse, la tristesse et l’humour également y transparaissent pleinement. Les trognes de notre couple sont à croquer. Et en bonus, j’aime bien la mouette aussi. C’est simple, j’ai couru l’acheter après l’avoir emprunté en bibli !

14/05/2024 (modifier)
Couverture de la série La Neige était sale
La Neige était sale

Un album intriguant et assez hypnotique. Pour moi, en grand inculte que je suis, Simenon ce n’était que Maigret. Je suis ravi de découvrir une nouvelle facette de l’auteur à travers cette collection consacrée à ses romans durs (un terme non usurpé). C’est la première adaptation que je lis mais je me pencherai volontiers sur tout autre. Pourtant à ma sortie de lecture, j’étais plutôt perplexe. Si j’ai aimé l’ambiance et le travail des 2 auteurs, je sentais qu’il y avait des choses qui m’échappaient, je n’ai pas compris le personnage principale (par ex. sans mes prédécesseurs je n’aurai pas saisi l’étoile rose). Nous sommes maintenant quelques semaines après ma lecture, et si je n’ai plus retouché l’album, son histoire a continué à me « hanter ». Honnêtement, Frank continue à être mystérieux et obscur à mes yeux, mais y a un truc obnubilant avec ce personnage, il ne cesse de m’interroger. Le tout est sublimé par 2 auteurs au sommet, la narration et voix off sont ciselées à la perfection, comme les dessins et couleurs qui vous attrapent pour ne plus vous lâcher. Le lecteur est alors entraîné dans un univers glauque et malsain dont il aura bien du mal à s’extirper. Une œuvre sombre et dérangeante qui ne vous laissera pas indifférent.

14/05/2024 (modifier)
Par Montane
Note: 4/5
Couverture de la série DareDevil - Jaune
DareDevil - Jaune

La genèse de Daredevil a ait déjà été évoquée dans « Thé Man Without a Fear » de Frank Miller et John Rominya Junior de manière exhaustive. Loeb et Sale reviennent sur cette période mais de manière toute autre. Le scénariste a choisi cette fois l’introspection. On y voit Matt Murdock s’adresser à l’amour de sa vie Karen Page, son ancienne secrétaire, en « off » au moyen de quelques. Cartes postales qui ont jalonnées leur rencontre. Celle ci est désormais morte et le célèbre Avocat peine à s’en remettre. Loeb et Sale revisite donc les débuts de Daredevil de manière originale, et nous apprennent pourquoi son costume, en partie jaune a l’origine, est devenu rouge par la suite. La aussi Karen Page en est à l’origine. On connaît les qualités de scénariste de Sale déjà largement entrevues avec son traitement de Batman. Le découpage de Loeb est toujours aussi remarquable avec des dessins réalisés au lavis pour la première fois. L’album tout en jaune avec le titre de l’album c’est n’existe est également superbe. Bref un très bel album paru aux éditions Panini qui ravira les fans de ce super héros atypique.

13/05/2024 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Canary
Canary

Scott Snyder a signé un contrat avec ComiXology Originals (la branche éditoriale de Amazon) pour réaliser plusieurs séries disponibles exclusivement sur la plateforme Kindle, avant d’être publiées en version papier par Dark Horse Comics. Après les excellents Clear et La Nuit de la Goule, je découvre « Canary », et je ressors encore une fois ravi de ma lecture. L’histoire débute comme un western assez classique, avec un duo de personnages (un Marshall et un scientifique) qui viennent faire des relevés scientifiques dans une ancienne mine abandonnée, située près d’un bled paumé : Canary. L’ambiance tourne rapidement à l’horreur vaguement lovecraftienne, avec des découvertes de plus en plus inquiétantes, une société secrète, et surtout le passé trouble du protagoniste principal. L’intrigue est prenante et bien racontée, j’ai avalé les chapitres avidement. La mise en image est réussie. Le trait est maitrisé et lisible, les scènes d’horreur sont parfaitement retranscrites, avec notamment des double-planches du plus bel effet. La mise en couleur participe grandement à l’ambiance du récit – j’aime beaucoup les ciels orangés. « Canary » est une histoire certes classique, mais prenante et très bien dessinée. Encore un excellent moment de lecture.

12/05/2024 (modifier)
Couverture de la série L'Ecureuil
L'Ecureuil

J'ai apprécié cette lecture à la fois rythmée et pleine de fraicheur. Grolleau nous propose un conte aventureux dans une ambiance Victor Hugo. Le grand auteur est très présent dans le récit et les références à son œuvre sont multiples (ND de Paris, Les misérables...). Le scénario s'inscrit dans le contexte historique de la défaite de Sedan jusqu'à l'incendie de l'Hôtel de Ville pendant la Commune. Les principaux et nombreux événements historiques sont évoqués (abdication de N III, République, Gambetta, début de la Commune) mais sans rentrer dans les détails. L'Ecureuil prend de la hauteur et de la distance sur ces évènements dramatiques et il ne nous fait redescendre sur terre que pour résoudre les questions du quotidien ou du passé. Le procédé d'inscrire une petite histoire dans la grande histoire est classique mais ici les personnages n'ont aucune prise sur les évènements (même Victor Hugo !). C'est la vulnérabilité des personnages qui les rend tous attachants face aux troubles de la rue ou aux surins d'Hector. Le récit est très fluide et se lit avec un grand plaisir pour un vrai divertissement accessible à tous dès 10 ans. Le graphisme de Bonelli-Cresta et Malet est une belle réussite. Dans un style qui rappelle Sfar, les auteur(e)s donnent un vrai dynamisme aux cabrioles de notre gentil voltigeur. Les monte-en-l'air d'Hector ne sont pas en reste dans l'élégance de la gestuelle. De très belles peintures pour une mise en couleur attrayante complète l'agrément de cette série. Une bonne lecture divertissante d'une aventure originale sur un fond historique dramatique.

12/05/2024 (modifier)
Couverture de la série L'Alcazar
L'Alcazar

Je fais partie des biens satisfaits avec cet album. J’ai bien aimé l’idée que le « héros » de l’histoire soit un immeuble en construction, le « remplacement » des personnages en cours de route ne m’a pas choqué. Un parti pris plutôt original qui permet à l’auteur de montrer une petite part de la diversité de la vie en Inde. Le dessin est simple mais accompagne bien le récit, on reconnaît bien les persos et les couleurs donnent une belle chaleur à l’ensemble. On ajoute à ça, un auteur complet que je découvre et une belle qualité d’édition pour un bon moment de lecture. Bien construit, intéressant et dépaysant, du bel ouvrage. 3,5

11/05/2024 (modifier)
Couverture de la série Les Six Fonctions du langage
Les Six Fonctions du langage

Je me retrouve très bien dans l’avis très positif de Mac Arthur, c’est une lecture très amusante, qui plaira à tous ceux que l’absurde ne rebute pas (aux amateurs de Fabcaro par exemple). C’est un peu inégal, et le fait d’avoir lu l’album d’une traite a sans doute nui un chouia à mon ressenti (je pense qu’il faut piocher des histoires et qu’il est préférable de lire par petits bouts cet album). Mais globalement, ces histoires m’ont bien amusé. L’auteure réutilise de vieux romans photos, à l’esthétique très marquée « années 1970 », avec une qualité du rendu volontairement médiocre. Les photos sont parfois remises dans un ordre différent (du coup les changements de vêtements ou de situation incongrus accentue l’absurde du récit). Car c’est bien sur l’absurde, le loufoque, le grotesque que joue Clémentine Mélois. Les histoires sont niaises et sans intérêt en elles-mêmes, mais les dialogues, volontairement décalés, valent souvent leur pesant de cacahuètes ! Toutes ne sont pas réussies, mais certaines sont vraiment marrantes. On est ici dans la lignée des série TV ayant joué sur les mêmes registres (les premiers en changeant les dialogues d'une telenovela brésilienne, les seconds en création originale) "Amour, gloire et débats d'idées", ou des québécois de "Le coeur a ses raisons". Note réelle 3,5/5.

11/05/2024 (modifier)