Les derniers avis (32210 avis)

Par Nijal
Note: 4/5
Couverture de la série Les Maîtres de l'Orge
Les Maîtres de l'Orge

"Les maîtres de l'orge", j'adhère complètement ! C'est tout bonnement une des meilleures sagas familiales en bande-dessinée. Une fois le premier tome commencé, je ne pouvais plus m'arrêter. Tout d'abord, le dessin est vraiment d'une qualité irréprochable : net, précis, clair, sans bavure. Vraiment un must. Certaines planches sont magnifiques, parmi les plus belles et les marquantes que j'ai jamais vues. Je crois que l'avenir de la ligne claire, si caractéristique de la BD franco-belge (je pense à Tintin par exemple), se situe là. Bref, tout ça pour dire que j'aime ce dessin. Ensuite l'histoire. C'est une autre paire de manches. Je ne sais pas si c'est l'exacte vérité. C'est en tout cas au moins inspirée d'une histoire vraie. La bière est un prétexte, bien évidemment. Toutefois, l'aspect romanesque, qui a été ajouté, ou pour employer le terme plus flatteur "insufflé", dans cette série est indéniable. En fait, celle-ci est une saga, il est donc presque indispensable de lire les tomes dans l'ordre. On suit la destinée de la famille Steenfort à travers ses plus illustres représentants. Efficace. Quel charisme en effet. Julienne en particulier, est un personnage vraiment profond. Car n'oublions que l'analyse psychologique, plus important selon moi que l'aspect romanesque, est ici poussée assez loin. Je pense que tout est fait pour rendre ces personnages les plus "humains" possible. Conséquence logique : on s'y attache. Quelques détails qui m'ont particulièrement plu : le panorama de Dorp qui change au fil du temps et des épisodes, et les introductions qui situent efficacement le contexte, et donne une portée historique à la série. Pour résumer, un ensemble très homogène aux dessins impeccables, très bien adaptés et parfois superbes, et qui tire sa force d'un certain "souffle" romanesque, des histoires imbriquées entre elles, et des personnages charismatiques. Le tout est d'une cohésion remarquable. Bref, ce n'est pas un chef-d'œuvre, cela ne marquera pas l'histoire de la bande dessinée, mais "Les maîtres de l'orge" sont d'une virtuosité technique, scénaristique -et aussi commerciale telle-, que l'on ne peut s'empêcher de se dire que Van Hamme est vraiment un sacré malin...

13/06/2005 (modifier)
Par Nijal
Note: 4/5
Couverture de la série Johan et Pirlouit
Johan et Pirlouit

Une des meilleures BD pour la jeunesse, tout simplement. Un graphisme attachant, pas prise de tête, mais qui ne verse pas dans le naïf non plus: du pur Peyo. De très bonnes histoires, bien pensées, Peyo ne prenait manifestement pas son public pour un imbécile! Et point d'orgue: une des rares bandes-dessinées qui se laisse relire bien des années après l'enfance! Personnellement, quand je finis un "Johan et Pirlouit", il ressort toujours cet espèce d'optimisme si caractéristique des BD de Peyo. En définitive, un classique incontournable de la BD jeunesse que je conseille à tout le monde, et particulièrement à la classe d'âge des 7-13 ans à qui cette série est évidemment destinée !

13/06/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Bureau des prolongations
Bureau des prolongations

Quelle magnifique BD ! J’adore le trait de Simon Hureau et l’excellente qualité d’impression du livre rend vraiment un grand hommage à cet auteur. C’est la première fois que je lis un album de Simon Hureau, je ne savais pas qu’il avait réalisé « Palaces » avant que j’entame la lecture de cette BD. Le « bureau des prolongations » est la suite des aventures de Simon Hureau en Indochine dont la première partie avait été raconté dans « Palaces ». Ce qui est frappant lorsqu’on lit cet album, c’est la relative distraction de notre auteur qui se fait voler ses papiers dans un pays où la lenteur de cette administration est incomparable à la réputation de la nôtre ! Il y a aussi le fait que Simon Hureau est un homme qui aime les contacts avec les habitants et qu’il arrive à travers ses péripéties à nous transmettre ses impressions, à nous faire partager ses contacts. Lorsque j’ai feuilleté le « bureau des prolongations », j’ai ressenti cette envie de découvrir ses aventures, ce plaisir de lire ! Merci donc à l’auteur pour ces moments d’aventures exotiques ! Va falloir que je « déniche » « Palaces » maintenant !

13/06/2005 (modifier)
Par Manuel
Note: 4/5
Couverture de la série U-29
U-29

Je suis de même avis que Yannick sur la bd, les graphismes sont un peu spéciaux, assez lugubres, mais bien faits à mon goût. Le scénario est très bien illustré, mais le jeu des acteurs l'est davantage. Pour les amateurs de "Sanctuaire", vous y trouverez des similitudes (je préfère ce dernier ou l'ambiance du sous-marin est plus prédominante que dans U-29). Bonne BD, ça fait plaisir.

12/06/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série U-29
U-29

Cette BD est une adaptation d’une nouvelle de Lovecraft, auteur connu pour ses récits fantastiques. L’histoire se passe pendant la première guerre mondiale, un sous-marin allemand torpille un cargo. Le lendemain, un survivant de ce massacre est signalé sur le submersible et les hommes d’équipage le rejetteront en mer après que le second ait récupéré une étrange figurine dans une des poches de ce marin. Ensuite, des phénomènes surréalistes vont apparaître dans le sous-marin… Ce qui frappe à la lecture de cette BD, c’est son traitement informatique d’une forte intensité qui pourra rebuter de nombreux lecteurs. L’encrage est très très fin et il est assez difficile de distinguer les contours des personnages qui sont noyés dans des couleurs froides aux dégradés très lisses. Et pourtant ! Ne vous laissez pas décourager par ce graphisme ! Cet album possède d’indéniables qualités. Tout d’abord, la mise en scène est excellente, la narration est d’une fluidité exemplaire. Ensuite, malgré son imposant traitement informatique, le choix des couleurs desserte parfaitement l’ambiance inquiétante de ce récit fantastique. Et enfin, il y a ce scénario qui accroche le lecteur, qui nous force à se poser des questions, qui nous captive. Il y a aussi ce détestable sous-marinier allemand, archétype de ce que le Reich voulait imposer comme « race supérieure ». Au final, je suis ressorti dérangé de cette lecture et très agréablement surpris par ce scénario dont le traitement graphique me présageait le contraire. Agréablement surpris aussi par cette nouvelle de Lovecraft, un auteur que je viens de découvrir grâce à cette BD !

10/06/2005 (modifier)
Par wiizzzz
Note: 4/5
Couverture de la série Sambre
Sambre

J'étais franchement réticent à cette BD, j'avais feuilleté le tome 1, le trait ne m'avait pas plu plus que ça. L'histoire me semblait trop romanesque pour moi et l'histoire pas très intéressante. Mais voilà, le sort à voulu qu'on m'offre les 5 tomes de cette série il y a peu. Alors je me suis dit, pourquoi pas. Maintenant que je l'ai, faisons l'effort de le lire. Et la surprise, passé le premier tome qui est celui que j'aime le moins, on entre dans un univers passionnant. Je ne sais pas si c'est l'évolution du trait ou le scénario, mais je me suis surpris à apprécier le tome deux et j'ai adoré chaque tome de plus en plus. Pour en arriver logiquement à préférer parmi tous le tome 5, celui qui ouvre un nouveau cycle. Je suis même impatient de découvrir la suite. C'est une vraie surprise vu que j'avais un a priori très négatif. Tant mieux finalement ^^

09/06/2005 (modifier)
Par Perle
Note: 4/5
Couverture de la série Love My Life
Love My Life

Une très bonne bd qui sait traiter de l'homosexualité sans révolte, message ou activisme, en la montrant telle qu'elle est : une simple question d'attirance, de sentiments et de rapports humains. Les dessins sont très agréables, simples et épurés à l'extrême mais expressifs et délicats. Contrairement à d'autres posteurs, je n'ai pas été dérangée par les scènes de sexe qui m'ont justement parues peu nombreuses et bien distillées... Comme dans n'importe quelle histoire d'amour d'adultes quoi... Par contre, le choix d'une histoire de parents homosexuels accouchant d'une fille elle-même homo alors qu'elle ne sait rien de la sexualité de ses parents m'a paru un peu absurde à la première lecture, même si je n'y ai vu aucune ségrégation. C'est en lisant d'autres œuvres d'Ebine Yamaji que j'ai compris que, dans chaque album, elle montre une facette de l'homosexualité, et une histoire probable, chacune étant très différente des autres. A cette lumière, j'ai mieux compris ce choix. Ce manga réussit en tout cas l'exploit de nous faire oublier, à la lecture, qu'il s'agit d'une histoire homosexuelle, tant les héroïnes sont crédibles et proches de nous. Ca fait plaisir de voir enfin une telle histoire s'éloigner du militantisme gay ou des fantasmes hétéros.

08/06/2005 (modifier)
Par deajazz
Note: 4/5
Couverture de la série Love My Life
Love My Life

Ce manga traite avec finesse et sensibilité d'une problématique peu traitée en bande dessinée à savoir l'homosexualité féminine (ce type de manga s’appelle les « Yuri »). C'est un très beau regard sur la sexualité et les manières différentes d’aimer. Ce manga nous offre ainsi un aperçu de cette altérité et témoigne de la complexité des émotions, des sentiments, des comportements de ce type de couple. Il montre que finalement tout cela est une histoire d'amour avec ces moments de joie et de difficulté. Quant à l'écriture, elle est légère me faisant penser à certain moment à un journal intime. Le seul point qui m’a un peu irrité est cette image un peu ségrégationniste entre hétéros et homos. En effet, on a l'impression que les hétéros ne sont pas conviés et que les homos vivent de père en fille dans un univers parallèle. Bien que pouvant retranscrire une réalité, je n’aime pas cette vision et préfère souligner que c’est par le mélange et le métissage que sort le plus de richesses. Enfin au niveau dessin, le trait épuré est très agréable. C'est très stylisé et j'avoue bien aimer...

08/06/2005 (modifier)
Par Nijal
Note: 4/5
Couverture de la série Achille Talon
Achille Talon

Achille Talon, c'est vraiment magnifique! Franchement je ne puis m'empêcher de m'extasier devant le délicieux et prolifique délire verbal dont nous fait part Achille Talon et tous les protagonistes, en particulier ce sacré Lefuneste ! Il y a des tirades tellement incroyables, mirifiques, avec des métaphores sorties de je ne sais où, que j'étais mort de rire ! Vraiment certains dialogues sont d'une puissance comique rare. Evidemment il ne faut pas être en froid avec la langue française. De par le vocabulaire usité et la longueur de certaines phrases, c'est du haut niveau. Mais paradoxalement c'est la principale attraction de la série car les chutes de la plupart des gags ne sont vraiment pas terribles (mis à part quelques uns qui sont géniaux !) Le dessin de Greg se prête admirablement à la série, tout en rondeur, bonhomie et générosité. Mention spéciale pour les histoires longues, dont certaines peuvent presque être classées au rang de chef-d'œuvre (et ce n'est pas un vain mot !), je pense en particulier à "l'archipel de Sanzunron". Seule la "facilité" (pour ne pas employer le mot stupidité) de pas mal de gags sert de prétexte pour ne pas classer cette œuvre au rang de "culte". En définitive, Achille Talon, un monument de la BD, qui devrait être nommée d'utilité publique dans les écoles!

08/06/2005 (modifier)
Par Bert
Note: 4/5
Couverture de la série DareDevil - La Mort d'Elektra
DareDevil - La Mort d'Elektra

Deux épisodes phares dans la carrière du Daredevil de Miller ont été regroupés dans cette édition, sous le titre "La mort d'Elektra". Mais la "mort" d'Elektra (il va la "résurrectionner" dans un épisode ultérieur) n'est que l'introduction de l'étape que nous propose Miller dans la saga Daredevil. Ce passage est dramatique, certes (il a d'ailleurs été repris au dialogue près dans le pourtant très moyen film "Daredevil"), mais n'est que le déclencheur du combat, physique et psychologique, que va mener DD contre son ennemi intime Bullseye. L'apothéose étant atteinte dans le deuxième épisode "Roulette Russe", où Miller nous fait entrer dans la tête de DD, alors qu'il tient son ennemi le plus haï, celui qui a tué la femme de sa vie, à sa merci. Lors d'un long monologue, il va remettre totalement en question la place du super-héros. Grâce à un sens de la narration et du cadrage hors pair, Miller va nous livrer là la réflexion la plus aboutie sur les super-héros. Un must.

07/06/2005 (modifier)